VIDÉO NO COMMENT // Musiques et danses nomades au Rajasthan

Un rapide tour musical et chorégraphique du Rajasthan…

La danse, la musique, le dressage des serpents sont avant tout affaires de gypsies au Rajasthan, le pays des rois : dans cette région du Nord de l’Inde, plusieurs tribus nomades sont célèbres pour leur maîtrise de la musique et de la danse traditionnelle. C’est d’ailleurs aujourd’hui devenu leur principale occupation : présents dans les sites historiques, dans les restaurants ou hôtels touristiques, ils jouent et dansent pendant la saison touristique indienne (de novembre à mars) pour gagner leur vie.Dans la plupart de ces groupes, avoir un enfant de sexe féminin est une chance puisqu’il sera source de revenus pour la famille.

Vêtues de longues jupes (Ghagra) qu’elles font tourner à l’infini, les jeunes femmes nomades exécutent des danses vieilles de plusieurs siècles, symbolisant la séduction ou tout simplement le travail agricole. Au Rajasthan, la plupart d’entre elles portent un voile devant leur visage, pour mieux dissimuler leurs émotions. Leurs vêtements sont souvent incrustés de petits mirroirs et sont réputés pour leurs couleurs vives.

Rajasthani-Ghaghra-Choli

Parmi les percussions du Nord de l’Inde, le Kartal est sans doute le plus spectaculaire : sorte de castagnettes indiennes composées de deux paires de bouts de bois plats frappés les uns contre les autres, celui qui en joue semble autant danser que faire de la musique. Bien sûr, il y a aussi les fameuses Tablâs, au son aquatique, ou encore les Nagadas, frappées par des bâtons. Elles accompagnent souvent les flûtes traditionnelles indiennes (Shehnai).

Au Rajasthan, on retrouve aussi l’ancêtre primitif du violon, le Ravanhatta qui aurait été inventé par le démon Ravana, roi mythique de l’actuel Sri Lanka. Dans cette vidéo, il est fait main, par celles de son musicien. La caisse de résonnance est composée d’une noix de coco et l’archet, courbé comme un arc, est en bambou.

Les chants et danses du Rajasthan racontent la vie nomade de ces tribus, leurs travaux aux champs, leurs rêves et déboires. Certains chants sont repris de la musique soufie (comme le deuxième dans cette vidéo – reprise de la chanson célèbre en Inde : Dama dam mast Qalandar -) et louent le divin.

Amanda Jacquel (St.)

A lire aussi