Les petits Anglais parmi les enfants les plus malheureux du monde

Les enfants anglais plus malheureux que les Roumains, Algériens ou Sud-Africains? C'est ce qu'affirme un rapport publié aujourd'hui par The Children's society, un centre de recherches sur le bien-être des enfants en Grande-Bretagne.

9 années d'études, quelques 50 000 enfants interrogés sur la façon dont ils se sentent dans leur vie, et un constat étonnant: l'Angleterre se classe 30ème sur un panel de 39 pays localisés en Europe et en Amérique du Nord. Le rapport propose une seconde comparaison entre 11 pays éparpillés un peu partout dans le monde. Une fois de plus, l'Angleterre est en bas de tableau, soit 9ème derrière l'Espagne, le Brésil ou le Chili.

90% des enfants anglais sont satisfaits de la vie qu'ils mènent. Et pourtant, leur bien-être subjectif est plus faible que celui de leurs voisins du Pays de Galles, d’Irlande du Nord ou d’Écosse. Plus surprenant encore, ils s'estiment moins heureux que les petits Roumains et Sud-Africains.

The Children's society a identifié les facteurs qui contribuent au bien-être de ces enfants : l'argent, la présence d'une famille, une maison, des copains, et le fait de bien se sentir dans sa peau sont autant d'éléments jugés indispensables au bonheur. L'un de ces composant fait défaut et c'est tout leur monde qui s'écroule.

"Je ne me sens pas bien car je vis dans une ville pauvre, moche, et dangereuse", témoigne un enfant de 7 ans.

A l'adolescence, c'est surtout leur apparence et le regard des autres qui créent en eux un sentiment de mal-être : "Les gens jugent sur les apparences. Parfois vous avez l'impression que vous ne pouvez pas exister si vous n'êtes pas jolie" (jeune fille de 8 ans). "Être populaire, c'est quelque chose de très important, mais pour être populaire il faut être beau, riche, mince et intelligent. Si vous ne l'êtes pas, alors vous êtes persécuté." (jeune garçon de 9 ans).

Le rapport explore quelques pistes pour rassurer ces enfants, souvent anxieux pour leur avenir. Le rôle des parents est bien sûr primordial, et passe par une bonne communication avec l'enfant, savoir lui expliquer ce qui, dans la vie, est important ou non.

Le rapport complet à télécharger ici (en anglais)

Élise Dherbomez