Après le drame de Notre-Dame, Macron propose une Europe du patrimoine

LUDOVIC MARIN / AFP

L’incendie de la cathédrale a poussé le gouvernement français à unifier les états membres de l’UE pour mieux protéger les édifices et hauts lieux culturels.

Ce vendredi 3 mai, une réunion des ministres de la Culture et des Ministres des affaires européennes s'est déroulé à Paris, pour répondre au souhait d’Emmanuel Macron de “créer un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire”. D’après la Secrétaire d’État aux Affaires européennes Amélie de Montchalin, le Président imagine “un réseau d’experts” partagé entre les - bientôt - 27 États membres pour pallier aux accidents et préserver au mieux l’histoire et la culture européenne.

Mais le patrimoine n’est pas une compétence européenne inscrite dans les Traités, même si l’Union a déjà encouragé l’exploitation de ces lieux à plusieurs reprises. Depuis 2013, 38 sites ont été sélectionnés par des experts et labellisés “patrimoine européen”. Parmi eux : le centre antique d’Athènes, les chantiers navals polonais de Gdańsk et l’Abbaye de Cluny en France. Mais le label est uniquement symbolique et aucun financement n’est attribué aux États pour développer ou préserver ces lieux. L’UE tient tout de même à mettre en valeur le patrimoine européen, au point de le célébrer “l’année du patrimoine culturel”, en 2018.

L’Union a aussi investi 300 millions d’euros dans le développement et l’innovation du patrimoine depuis 2014 à travers le plan “Horizon 2020. Un exemple : le fonds européen de développement régional (Feder) a notamment revalorisé la grotte de Lascaux.

Mais pour certains, il faut redoubler d’efforts pour préserver les trésors de l’Europe.

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