En froid avec Bruxelles, la Roumanie prend les rênes de l’UE

Visite du Gouvernement Roumain à Bruxelles - 5 décembre 2018

Depuis le 1er janvier, la Roumanie a pris la tête de l'Union européenne, faisant craindre une présidence agitée alors que la majorité de gauche au pouvoir dans le pays a multiplié les diatribes contre Bruxelles.

Le pays, qui va chapeauter l'UE pour la première fois depuis son adhésion en 2007, a longtemps été classé parmi les pays les plus europhiles parmi les 28 états membres, mais elle a vu ses relations avec Bruxelles se détériorer fortement ces derniers mois, sur fond de réformes controversées de son système judiciaire, initiées par le Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir. La Commission européenne a publié un rapport au vitriol mi-novembre sur l’État de Droit en Roumanie, et le Parlement européen a voté une résolution demandant à Bucarest de revoir ses projets de réforme de la justice.

Le semestre s’annonce pourtant chargé au niveau européen : finalisation du Brexit d'ici mars, élections européennes en mai avec des forces souverainistes en embuscade, difficultés à boucler le budget communautaire… rarement une présidence tournante aura été confrontée à autant de défis. Dans un entretien paru il y a quelques jours dans le quotidien allemand Die Welt, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a estimé que « le gouvernement de Bucarest n'a pas encore pleinement compris ce que signifie présider les pays de l’UE ».

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