Etude inédite sur l’impact de l’arrivée des réfugiés sur la criminalité [ revue de presse 04/01]

Alors que le meurtre d’une jeune allemande par un réfugié à Kandel fait toujours la une dans les médias (cf Ici Berlin d’hier), une étude publiée hier prend une résonance toute particulière. Début 2017, le ministère fédéral de la Famille a mandaté trois criminologues pour analyser en profondeur les liens entre l’arrivée des réfugiés depuis 2015 et l’évolution de la criminalité. Le travail de ces experts s’est concentré sur le Land de Basse-Saxe. Le Tagesspiegel s’en fait l’écho ce matin. Entre 2015 et 2016, le nombre de crimes a augmenté de 10,6% dans cette région, 92,1% de cette hausse pouvant être attribuée aux réfugiés, selon les statistiques compilées par les trois experts. Selon eux, cela est dû au fait que les actes commis par des migrants sont signalés deux fois plus souvent que ceux commis par des Allemands. De plus, la cohabitation entre réfugiés de différentes origines dans des centres d’hébergement surchargés a pu encourager la violence. Mais ces mêmes réfugiés sont aussi les premières victimes de la délinquance et la criminalité . Une victime sur trois de délits ou de crimes commis par des réfugiés est elle-même un réfugié. Ils représentent 91,1% des victimes d’homicides, 74% des victimes de violences corporelles les plus graves. L’étude permet aussi de mieux cerner quels migrants sont les plus à même de basculer dans la violence et la délinquance. Sans surprise, il s’agit de ceux qui ont le moins de chances d’obtenir l’asile, et donc de s’intégrer durablement, et au premier rang les migrants originaires d’Afrique du Nord. Les auteurs de l’étude recommandent donc de tout faire pour que les réfugiés s’insèrent le plus vite possible dans la société, notamment via les femmes et donc souvent grâce au regroupement familial. « Le manque de femmes a un impact négatif », souligne l’un des experts. Dernière recommandation: que la loi définisse très clairement les conditions de naturalisation afin d’offrir des perspectives claires et inciter les réfugiés à respecter les lois et leurs devoirs.

« Demi-nègre »: un élu de l’AfD attaque le fils de Boris Becker et provoque un scandale

Il s’appelle Jens Maier et est élu au Bundestag. Dans un message posté sur Twitter, ce député de l’AfD a qualifié Noah Becker, le fils du célèbre tennisman et de Barbara Becker, de « demi-nègre ».  Ce tweet raciste a provoqué une avalanche de réactions. « Quand on voit comment l’AfD attise la haine, cela rappelle les heures les plus sombres de l’histoire allemande », déclare dans la Bild ce matin un responsable des Verts, alors que le vice-président du Bundestag a exigé des excuses de la part de l’élu AfD pour cette sortie « répugnante et inacceptable ». Maier ne s’est pas excusé mais a précisé que ce message n’avait pas été écrit par lui mais par l’un de ses collaborateurs. Le vice-président de l’AfD, Alexander Gauland, a de son côté seulement déclaré: « ce n’est pas mon style ». Pour l’éditorialiste de la Bild, le parti d’extrême-droite montre ici son vrai visage: « le mot « raciste » est souvent utilisé à la légère comme jugement de valeur. Mais à l’AfD,  on peut l’utiliser avec une régularité terrifiante. Cette expression « demi-nègre » n’a rien à voir avec la liberté d’expression, c’était du racisme. […] Ce n’est pas l’Allemagne de 1938, mais l’Allemagne de 2018 et la racaille est dans le Bundestag. »

En bref, les Bliztactus

La bouteille de vodka la plus chère du monde, dont la valeur est estimée à plus d’un million d’euros, a été volée tôt mardi matin dans un bar branché de Copenhague. Le prix vient moins du contenu que du contenant, le flacon étant recouvert de trois kilos d’or et de trois kilos d’argent. Le voleur court toujours.
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Plus de la moitié des voitures mises sur le marché l’année dernière en Norvège étaient électriques ou hybrides, selon des chiffres publiés hier par la fédération des transports routiers. Le pays est bien parti pour respecter son objectif de supprimer les moteurs à combustion d’ici 2025.
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Accusé d’exhibition sexuelle sur son balcon, un Suédois niait farouchement devant le tribunal sortir ainsi dévêtu.Avant d’être confondu par une image issue de Google Street View et condamné  à de la prison avec sursis.

 

Bonne journée.

 

Toute l'équipe du bureau de Berlin.

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