Schulz pendant la campagne: "je fais de la peine, les gens rient de moi" [revue de presse 02/10]

Un journaliste du Spiegel a pu suivre Martin Schulz tout au long de la campagne. Ce journal de bord apporte un éclairage exclusif et saisissant sur les doutes du candidat SPD, qui a peu à peu compris que la victoire allait lui échapper. La Bild consacre ce matin sa une à cette enquête, qui démarre en mars dernier quand l’ancien président du Parlement européen était encore au plus haut dans les sondages et dépassait d’une courte tête Angela Merkel. C’est là que le candidat a sans doute commis sa première erreur, celle de ne pas détailler son programme. « Je ne veux pas être concret, sinon [la CDU] va me tomber sur le râble », confie Martin Schulzt. Les choses se gâtent en mai, quand le SPD essuie plusieurs revers à des élections régionales. « Je suis maintenant le commentateur en chef de la défaite ! », analyse, déjà fataliste, Schulz. Le 6 juillet, il constate: « nous sommes en chute libre », « peut-être que je suis le mauvais candidat. Les gens sont gentils avec moi mais ils ont pitié… » Le doute prend le dessus. « Je n’ai plus envie, je veux rentrer chez moi », confie-t-il fin août alors que la campagne démarre vraiment. Début septembre, il prépare le débat télévisé avec un membre de son staff de campagne dans le rôle de Merkel. Mais celle-ci joue si bien que le candidat s’énerve. L’exercice tourne court: « j’ai du arrêter, car je ne pouvais pas faire face à l’agression ». Les jeux sont faits, personne ne semble croire à une victoire de Martin Schulz qui confie: « je dois chaque jour expliquer que je veux être chancelier. Mais chacun sait: il ne le sera jamais. Je fais de la peine aux gens, ils rient de moi. ». Un peu plus tard, il expliquera de façon beaucoup plus crue le fond de sa pensée: « tu te casses le c** et tout ce que tu reçois, ce sont des doigts d’honneur ».

L’Autriche interdit le voile intégral, exception pour les clowns

THEMENBILD: ARABISCHE TOURISTINNEN

Il est interdit depuis hier de porter un voile intégral dans l’espace public en Autriche. La loi a été portée par le gouvernement actuel, une grande coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs, et vise selon Vienne à faire respecter « les valeurs autrichiennes » pour une « bonne cohabitation entre la majorité de la population autrichienne et les personnes de pays tiers vivant en Autriche ». Mais ce changement de législation n’arrive pas à un moment anodin, alors que des élections législatives anticipées auront lieu le 15 octobre, et que le parti d’extrême-droite FPÖ devrait terminer deuxième. Le non-respect de l’interdiction entrainera une amende de 150€, des exceptions étant prévues notamment pour les clowns lors «  d’événements culturels », pour le port de masques médicaux ou encore pour les écharpes et foulards  lorsque le temps est froid. Les professionnels du tourisme s’inquiètent eux des conséquences de cette législation sur la clientèle en provenance des pays du Golfe. Elle représente pour certaines communes des Alpes la première source de revenus.  

Incroyable erreur d’aiguillage au marathon de Cassel 

Que s’est-il passé hier lors du marathon de Cassel pour que les cinq coureurs du groupe de tête soient tous disqualifiés ? Le journal local HNA revient sur cet incroyable imbroglio, un événement rare dans ce genre d’épreuve. Tout allait pourtant bien pour les quatre kenyans et l’allemand qui faisaient la course en tête. Mais à 11h30, ce groupe bifurque dans la mauvaise rue, empruntant ainsi un raccourci de 5 km avant de retrouver le tracé du marathon. Les organisateurs décident alors de les arrêter et de les disqualifier. Les favoris sur la touche, c’est le coureur d’un club local qui va finalement remporter l’épreuve. Pourquoi cette erreur d’orientation ? Visiblement un véhicule de l’organisation, qui affichait le chrono, est à blâmer. C’est lui qui se serait trompé d’itinéraire, emmenant avec lui le groupe de tête…

Bonne journée !

Toute l'équipe du bureau de Berlin.