Berlin veut éteindre la flamme des becs de gaz

Comment concilier héritage du passé et besoins du présent ? C'est toute la question que se pose l'Allemagne. En cause : les becs de gaz.

Ces lampadaires qui font le charme de Berlin avec leurs pieds en fonte, leurs cloches de verre et leurs lumières jaunes ... Et qui sont aujourd'hui menacés de disparition.

L'Allemagne, en bon élève de la transition énergétique, ne peut décemment pas garder son éclairage public en l'état. Les becs de gaz, reliques de la Guerre Froide, sont très friands en énergie et coûtent donc très cher. 546 euros par an et par réverbère contre 43 euros pour un éclairage électrique !

Des économies non négligeables pour l'Etat allemand. Mais c'est sans compter sur la mobilisation des Berlinois, qui souhaitent défendre le patrimoine historique de la ville.

La modernisation de l'éclairage publique, une vieille histoire

Alors que le maire de Berlin Michael Müller ne veut conserver que 3 000 des 36 000 becs de gaz surtout aux abords des sites historiques et des rues typiques de la ville, des associations de citoyens organisent la résistance.

Pétitions, site Internet, ils se mobilisent pour préserver le paysage urbain de Berlin.

Et ils ont des raisons de croire à l'abandon de ce projet. En 1990 déjà, une loi proposait de moderniser les lampadaires à gaz pour diminuer les coûts financiers et écologiques. Le Sénat avait dû céder devant la pression des habitants. Et oui, on ne retire pas aussi facilement leurs lampadaires aux Berlinois !

 

 

 

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