Face à la désinformation : resserrer les liens entre familles et école

Après l’offensive portée contre l’école cette semaine, nombre de ses acteurs se retrouvent avec une bonne gueule de bois. Les directeurs, les enseignants, en première ligne, particulièrement les témoins directs, mais aussi des parents d’élèves, pris à parti et menacés, sans parler des enfants, forcément impactés par la prise en otage d’une frange tout à fait minime mais organisée et bruyante.

La plupart n’a pas vu le coup venir. Les signes précurseurs existaient mais personne, pas un parent sensé, par un enseignant, n’aurait pu imaginer de telles rumeurs, une telle énormité. Pensez donc : des cours de masturbation, des garçons forcés de mettre des robes, des démonstrations de baiser homosexuel… Quand j’y repense, j’hésite entre l’éclat de rire – tant c’est grotesque et ridicule ! – et l’atterrement – car certains y ont cru, malgré tout.

Ce devrait pourtant être clair : pas un enseignant n’accepterait le quart de la moitié du début du commencement de tout ceci ! L’incroyable dans cette affaire est bien que certains parents aient pu penser une seconde que cela était possible, concevable. Que des gens puisse imaginer que des instits vont entraîner leurs élèves à la masturbation ou les forcer à s’habiller en robe me laisse sans voix : ils pensent donc que nous sommes capables de faire, de manière programmée et en toute connaissance de cause, du mal à leurs enfants. Depuis lundi, je me demande pourquoi. Pourquoi et comment certains ont pu croire l’incroyable.

Cet interstice dans lequel s’engouffre la rumeur

Mettons de côté le talent manipulateur des auteurs, la viralité des moyens de communication actuels. Mettons de côté le contexte sociétal, idéologique et moral(e) de ce pays. Mettons également de côté la crédulité et le manque de repères et de discernement de certaines cibles. Que certains parents aient pu être inquiets peut se comprendre vu ce qu’on leur annonçait, mais que cette inquiétude ait tourné aigre implique nécessairement que ces parents n’aient pas eu de rapport direct avec l’école de leurs enfants. Certes il y a ceux, déjà loin, partis en croisade, qu’aucune discussion ne rattrapera jamais. Mais il y a tous ces autres, dont je ne peux douter un instant qu’une bonne discussion avec les enseignants ne les auraient rassurés ; ceux qui, si l’information, la bonne, était arrivée jusqu’à eux, n’auraient pas donné de crédit aux dires délirants.

Il apparaît en creux de cette affaire que l’école a laissé, d’une manière ou d’une autre, la place, l’interstice, un espace d’incertitude dans lequel s’est engouffrée la rumeur. Un espace institutionnel, un espace communicationnel, un espace relationnel. La leçon de cette affaire, c’est que l’école doit absolument resserrer les liens avec les familles.

Des programmes transparents, une communication limpide

L’un des arguments utilisés par la rumeur est le changement à venir des programmes – avec son lot de déviances quasi-démoniaques. Avec tous les changements de programmes, depuis quelques décennies, il peut être difficile pour un parent (qui n’a pas grandi ni appris dans le même monde ses enfants) de s’y retrouver : que fait-on à l’école, en fin de compte ? Qu’apprennent vraiment les enfants ? De l’extérieur – parfois aussi de l’intérieur – une  certaine dérive de « l’éducation à » (éducation aux premiers secours, éducation au permis piéton…) semble caractériser les programmes scolaires, l’école est chargée d’éduquer à tout et la multiplication des objectifs qui lui sont assignés nuit à la lisibilité de ses actions essentielles. Les programmes doivent cesser de changer tout le temps, à chaque ministre, il faut un consensus général et qu’on n’y touche plus qu’à la marge. Il faut ensuite porter ses programmes à la connaissance du plus grand nombre, que tout le monde sache ce que l’école de la République apprend à ses enfants. Quand elle décide de mener une campagne précise et ciblée, par exemple sur l’importance de l’égalité citoyenne entre les filles et les garçons, l’école doit communiquer davantage, de manière plus claire, plus offensive, moins compassée, plus "grand public", et utiliser les moyens adaptés – campagne TV, affichage, pages web, etc. C’est peut-être regrettable, on aimerait que l’école inspire naturellement la confiance, mais force est de constater que ce n’est plus le cas. Alors, sans état d’âme, il faut communiquer, avec force, pour amener l’information jusqu’aux oreilles les moins averties, lesquelles ne seront plus disponibles pour la désinformation – sauf si, bien sûr, elles sont prêtes à croire l’incroyable.

Des parents associés à la vie de l’école

Il semblerait que dans les écoles où les parents inquiets sont venus discuter, se renseigner, rencontrer l’équipe enseignante, notamment la direction, la rumeur se soit quasiment éteinte d’elle-même. Les parents inquiets se sont généralement rendu compte que les enseignants tombaient des nues et que rien ne permettait dans les faits, sur le terrain, d’accréditer la rumeur. Mais il ne suffit pas que les principaux élus de parents d’élèves se renseignent et propagent l’information, il faut que les parents d’élèves dans leur ensemble soient plus fortement associés à la vie de l’école. Cela passe par une attitude volontariste de cette dernière, qui a tout à gagner de relations plus étroites avec les familles. A chaque école d’inventer ses solutions en fonction du public qu’elle accueille, cela peut prendre la forme de fêtes, de spectacles, de manifestations préparés de concert, instits, élèves et familles main dans la main, de parents mis à contribution dans différents aspects du quotidien de l’école – rencontres autour de thèmes, participation active sous forme d’intervention dans les classes, en sorties, demi-journée parent-enfant en début d’année…  –, d’ateliers d’accompagnement aux devoirs en présence des parents volontaires, voire d’alphabétisation au sein même de l’école, le soir, etc. Il faut de la vie, des projets communs, il faut de la dynamique collective : tout ce qui peut créer du lien, des rapports sains et répétés, ira toujours dans le sens de l’école. Ne resteront alors à la marge que ceux qui le souhaitent, ils s’excluront d’eux-mêmes de la communauté éducative.

L’action des directeurs et directrices est ici décisive : ce sont eux qui peuvent donner le ton, l’élan, faire le lien, créer du liant, entre l’école et les familles, entre les familles et les enseignants, aussi. L’école française se méfie traditionnellement des familles, a peur de la confusion des rôles, de l’intrusion, mais en laissant trop souvent les familles à la porte de l’école, elle s’est parfois coupée d’elles, laissant se creuser ce fameux interstice.

Des équipes enseignantes stables et disponibles, soutenues par la hiérarchie

Dans mon école, comme dans la plupart des écoles du pays, il ne s’est rien passé lundi. Pas d’absence suspecte, pas de remous (disons-le une fois de plus : une infime minorité de parents ont retiré une infime minorité d’enfants, mais cela s’est fait de manière ciblée, spectaculaire, exagérément relayée par les médias). Il me semble que si la rumeur est arrivée aux oreilles de certains parents de mon école, si certains, inquiets, ont envisagé la chose, ils ont, à un moment ou un autre réfléchi aux interlocuteurs qui sont les leurs à l’école : les instits en place. Des instits qu’ils connaissent depuis un certain temps parce que l’équipe est stable, avec qui ils communiquent, régulièrement, encadrés par une direction très présente et attentive. Autrement dit, une relation de confiance est installée qui constitue le meilleur pare-feu.

Bien sûr il ne faut pas en déduire que, dans les écoles où le taux d’absences était important lundi, la direction ou les enseignants ont manqué à leurs devoirs : il était difficile à certains endroits de résister à l’attaque, venue de loin et parfaitement préparée. Mais on sait que parmi les écoles cibles qui ont essuyé un fort taux d’absences, figurent un certain nombre  d’écoles classées sensibles, où les équipes ne sont pas très stables et l’investissement de chacun forcément aléatoire.

Stabilité des enseignants, cohésion de l’équipe, mais aussi disponibilité. Je pense qu’il ne faut pas hésiter à multiplier les réunions avec les parents, ne pas se contenter de celle de début d’année (décisive, on y présente les programmes, notamment…) ou des rencontres individuelles : à chaque enseignant de créer les conditions d’un dialogue véritable, d’une confiance réelle, avec les parents (cela passe aussi, par exemple, par l’exposé, dans l’année, du travail fait par les enfants).

Un certain nombre d’heures est institutionnellement consacré à cette mission, qui fait partie de notre métier mais doit dépasser la contrainte. Il faut lui donner plus de poids encore et augmenter ce volume horaire. La hiérarchie doit aussi se montrer plus présente dans le dialogue avec les familles. On regrette que des Inspecteurs aient fait profil bas devant la détresse et le désarroi d’enseignants confrontés à la rumeur, les invitant plus ou moins à se débrouiller seuls. Le ministre a envoyé jeudi un courrier aux directeurs afin de leur demander de convoquer les familles ayant retiré leur enfant : cela ne suffit pas, d’abord parce qu’il faut accueillir les familles en amont, pas uniquement pour les rappeler à l’ordre ; ensuite parce qu’il faut soutenir les enseignants autrement qu’avec une lettre de soutien, être plus réactif et leur donner les clés (il aurait fallu qu’une note de synthèse présentant la situation, les sources de la rumeur, les réponses logiques à apporter, soit portée aux enseignants en première ligne), et l’Inspecteur doit être plus présent, prendre si nécessaire la responsabilité de réunions d’informations.

… Il est d’autant plus urgent de réfléchir à des solutions pratiques, à tous les niveaux, particulièrement les plus hauts, que cette première attaque contre l’école n’est vraisemblablement pas la dernière : le but des auteurs de la JRE est le long terme…

 

Nota : on pourra prolonger ce billet par la lecture de quelques autres sur le même sujet :

- en premier lieu, la tribune de Jean-Louis Auduc sur le Café Pédagogique : cet ancien directeur d'IUFM constate les lacunes en terme de formation des enseignants et donne "dix conseils pratiques pour bien gérer les relations parents-enseignants".

- l’interview sur LeMonde.fr de François Dubet, sociologue, pour qui "l'école ne sait pas travailler avec les familles" et qui pense lui aussi que "quand il y a a vacance d'information la rumeur s'en saisit".

- le billet de Jean-Michel Zakhartchouk, sur educpros.fr, qui parle d'un "dialogue indispensable et qui s'apprend".

- et aussi cette analyse d'un spécialiste du web, qui décortique la méthode employée...

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A lire aussi

  • Stéphanie Fromaget

    merci pour cet article!

  • pianto

    merci, c'est très juste et ça met des mots sur ce que j'ai ressenti moi aussi.

    La relation de confiance familles/enseignants se construit et s'entretient avec du temps, du temps vécu (stabilité des équipes qui donne légitimité sur la durée au travail des enseignants) et du temps donné (partage et échanges avec les parents de chaque année scolaire).

  • OumY

    Bonjour, je fais partie des parents qui ont reçu plusieurs sms. Je dois avouer que les messages m'ont tout d'abord inquiétée.En effet, dans certains pays d'Europe, la théorie de genre est déjà appliquée, pourquoi pas en France? J'ai fait ensuite des recherches sur l'origine du mouvement. Puis, parce que je fais confiance à l'équipe pédagogique qui encadre mes enfants, j'ai décidé d'en parler au directeur de l'école. Il m'a bien sûr tout de suite rassurée et était profondément surpris et choqué de la teneur des sms. Je n'ai donc pas retiré mes enfants et ne les retirerai pas. En revanche, je reste attentive à ce qu'il sera dit à mes enfants dans ces "modules".

    • Takumo

      N'oubliez pas non plus de vous renseigner sur le Gender et des objectifs de ces etudes... ca vous permettra je pense d'eviter de vous inquieter pour des choses qui ne peuvent etre QUE benefiques pour vos enfants.. et sans aucun doute aussi de completer les efforts des enseignants dans ce sens.
      Merci d'avance

    • Francois

      Pouvez vous nous donner les pays où s'applique cette "théorie de genre" ? Et comment elle l'applique ?

      J'ai cherché, je n'ai rien trouvé. Pouvez-vous m'aider ?

      • OumY

        Bonjour, la Suède et les Pays Bas par exemple.

        • Francois

          Où avez vous trouvé vos infos ?
          Parce que, à part une sensibilisation aux stéréotypes masculins et féminins, je ne vois pas de "théorie de genre" s'appliquer dans de tels pays.

          Enfin... je saisie pas exactement ce que signifier "théorie de genre" si je lis Wikipédia. Je ne voit pas comment on peut transposer une analyse sociologique scientifique à une théorie qui s'applique à des gosses de 4 ans :
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(sciences_sociales)#L.27expression_.C2.AB_th.C3.A9orie_du_genre_.C2.BB

          D'ailleurs, il y a toujours des discriminations hommes/femmes professionnelles en Suède et aux Pays-Bas.

          Et si elle s'applique, comment s'applique-t-elle ? Sachant que je n'ai toujours rien trouvé et que personne ne m'aide à trouver de l'information, je m'imagine un peu tout et n'importe quoi. Je n'ai trouvé aucun auteur qui affirme qui promeut la "théorie de genre". Or, si l'éducation nationale l'appliquerait, il lui faut comme même des apôtres à cette théorie.

          Après, en Suède et Pays-Bas, ils ont parmi les meilleurs résultats scolaires en Europe et en moyenne de meilleur QI et compétences à la sortie qu'en France. De même, leur société ne sont pas plus désordonnée que la notre (au contraire !!).

          • OumY

            Faites comme moi, lisez les journaux et vous trouverez tout seul ces informations. En Suède on explique aux enfants dès la maternelle qu'ils ne sont ni fille ni garçon, tout comme aux Pays Bas. (ce qui ressemble étrangement à la fameuse théorie non?) Qu'ils pourront choisir, le moment venu leur sexe. Si ils ont des meilleurs résultats scolaires c'est peut être dû au fait que leur rythme de travail est moins chargé qu'en France, certainement pas parce qu'on leur explique ceci ou celà!

          • Francois

            En Suède comme aux Pays-Bas, il n'est pas question de proposer aux enfants de choisir leur sexe mais de construire leur propre identité sexuelle.

            L'objectif est de déconstruire les stéréotypes qui sont liés à la masculinité ou à la féminité. Aussi, on explique aux enfants qu'il n'y a pas d'orientation sexuelle prédéfinie.
            Nous ne sommes donc pas dans une théorie, mais bel et bien dans la présentation de la réalité telle qu'elle est.
            Les exemples phares sont, une femme peut devenir pompier, un homme peut devenir sage-femme.

            Car sociologiquement, le "genre" sont des constructions sociales. Le genre est la représentation de ce qu'est socialement un homme ou socialement une femme ; ex : une femme doit porter le voile en Arabie Saoudite parce que c'est une femme, alors que l'homme est libre de s'habiller comme bon lui semble. Pourtant, un femme d'occident n'est pas obligé de porter le voile => C'est le "genre".

            L'orientation sexuelle, de fait, est variée. Il existe des homosexuels, des bisexuels comme des hétérosexuels. La nature autre qu'humaine nous en offre un panel d'exemple important. Là aussi, la tolérance à ces orientations sexuelles est une construction sociale. Alors que dans des pays intégristes c'est la peine de mort, un gay ou une lesbienne peut vivre légalement en Scandinavie. Donc, on a bien une construction sociale de la tolérance ou de l'acceptabilité des orientations sexuelles. C'est ce qui est enseigné par ces écoles scandinaves.

            Personnellement, je suis plus un lecteur de revue scientifique que de journaux. Voici ce qu'en pense des chercheurs du CNRS.
            http://www.sciencesetavenir.fr/decryptage/20140129.OBS4127/en-sciences-la-theorie-du-genre-n-existe-pas.html

          • OumY

            Je vous cite: "Aussi, on explique aux enfants qu'il n'y a pas d'orientation sexuelle prédéfinie."
            Selon vous c'est à l'école d'aborder le thème de l'orientation sexuelle!??? Dès l'école primaire????! Les enfants ont surtout besoin de construire leur langage base de tout autre apprentissage futur. Ils n'ont pas besoin de se poser ce genre de question!
            L'école doit apprendre à nos enfants le RESPECT de toute personne quelle que soit sa différence. Mais pourquoi rentrer dans des détails qui ne concerne au final qu'une minorité?
            Cela viendra naturellement avec l'âge, à l'adolescence par exemple.
            Bref, nous n'avons pas le même avis.
            En ce qui concerne mes enfants, je rectifierai ce qui leur sera dit dans ces futurs modules, en fonction de mes propres principes et de ma propre éducation, qui je crois est très tolérante et se base encore une fois sur le RESPECT de toutes les différences.

          • Francois

            "Selon vous c'est à l'école d'aborder le thème de l'orientation sexuelle!??? Dès l'école primaire ???".
            Non, pas forcément. Ceci est un autre débat que je n'ai pas abordé. De plus, ces programmes ne se concentrent pas vraiment là dessus mais sur les stéréotypes qui sont associés aux hommes et aux femmes.

            "Bref, nous n'avons pas le même avis."
            Vu que je n'ai pas partagé mon avis sur la question, je ne vois pas comment vous pouvez imaginer mon avis. Je corrige juste votre propos par rapport à ce qu'apporte ces écoles sur le "genre" qui se base sur la déconstruction de stéréotype et non sur une idéologie de choix son sexe. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit.

            "Mais pourquoi rentrer dans des détails qui ne concerne au final qu'une minorité?"
            Ce thème ne concerne pas la minorité. C'est méconnaitre l'élaboration des identités, de surcroit sexuelles. Une identité se fait en partie dans le regard de l'autre, par la façon dont l'autre vous regarde, vous perçoit. On agit et on se comporte toujours au regard d'autrui et dans un processus relationnel. Donc, pour changer le regard sur cette minorité, c'est bien par la majorité des gens que le sujet doit être abordé.

            Aborder ce thème hors de la sphère familiale permet de dépasser les principes moraux familiaux, qui sont très variés d'une famille à l'autre. C'est l'objectif même de l'école. Ca permet de désamorcer les impensées. Aussi, ça permet de désamorcer des psychodrames chez les enfants qui vont devenir de "normal" des personnes seulement "tolérées". Beaucoup de famille sont tolérants envers l'homosexualité mais hors de leur famille.

            Après, effectivement, je ne sais pas si l'école primaire est judicieuse. Mais c'est aussi à ce moment que se transmet et se forge le plus de stéréotypes impensés dans la famille et chez enfant. Il suffit d'écouter et de voir ces enfants pour s'apercevoir qu'ils incorporent très rapidement nos codes (ex: les styles vestimentaires et les activités sportives pratiquées dés la grande section).

            De plus, l'école n'aborde pas l'aspect moral de la chose, si c'est bien ou mal, mais que ça existe et que c'est possible. Rien n'empêche, à la maison, de transmettre ses propres principes moraux, d'acceptation ou de tolérance envers ces minorités.

            Si vous voulez mon avis, c'est que j'en sais rien de ce qui est bien ou mal. Perso, je laisse les débats moraux à d'autres sur ce qu'il faut apprendre ou non à l'école. L'Education nationale est mal au point du fait des ingérences multiples que sont le gouvernement, sa propre administration et les parents d'élèves sur le corps enseignant et la formation d'enseignant.

            Le débat sur l'éducation devrait plus se tourner sur "Comment mettons-nous les gens autour d'une table pour définir ce qu'est l'école de la république ?". Puis revoir la méthodologie de constitution des programmes pour intégrer plus de partie prenante (en contribution ou consultation) en amont de la constitution des programmes.

            La question de ce que l'on doit apprendre ou non à l'école devrait être institutionnalisée, car elle est vraiment pertinente et intéressante. Surtout, l'aborder permettrait de lever les impensés des parties prenantes.
            C'est le "vrai" débat public que je souhaite, celui où on s'ennuie, où en s'endort parce que c'est très compliqué, qui fait intervenir des sociologues, des neurologues, des professeurs, des parents d'élèves, des élèves et qui dure 10 ans, qui pose plus de question qu'il n'apporte de réponse, qui permet l'expérimentation et les initiatives locales, de rentrer dans une démarche proactive plutôt que de réclamation. Pas un théâtre télévisuel, qui s'appelle "mots croisés" ou "des paroles et des actes".

    • hgo04

      Je suis extrêmement favorable à l'égalité entre hommes et femmes sur les compétences/salaires...

      Je suis très attentif également à ce qui est dit aux enfants, surtout sous les 15 ans...

      Par contre, je suis gêné car c'est le rôle des parents.
      D'autant plus quand j'entends ce qu'il se passe au sein même de nos institutions: qu'une femme se fasse traiter de guenon ou une autre de salope, sans grande réaction de leurs entourages voire même pour l'une d'elle la compréhension des médias...

      • magnum31

        A une époque certains refusaient d'envoyer leurs enfants à l'école parce que c'était le rôle des parents d'éduquer...(mon arrière-arrière grand père)

        Quand j'étais élève, certains parents se plaignaient des cours contre le racisme, parce que c'était le rôle des parents de "faire la morale".
        J'ai connu des gens qui ne voulaient pas que l'école explique à leurs enfants comment on fait les bébés parce que "ils sont trop jeunes, c'est aux parents de le faire" et "les chous et les fleurs, c'est plus mignons".

        La vérité c'est que, en matière d'éducation sexuelle, les plus mauvais éducateurs sont les parents (statistiquement). Les parents se trompent systématiquement sur les capacités de compréhension de leurs enfants et leurs connaissances réelles. J'ai vu des parents qui pensaient que leurs enfants ne devaient pas entendre parler de contraception avant la 3ème sans se rendre compte que leurs enfants de 10 ans savaient parfaitement ce qu'était un préservatif.
        Et surtout les parents oublient les autres mauvais éducateurs de leurs enfants, à savoir la télé et les autres enfants. Alors en refusant l'éducation purement factuelle de l'école, les parents laissent leurs enfants à la merci de l'éducation de la rue, celle qui leur fait croire qu'un garçon c'est mieux qu'une fille, qu'il suffit de ne pas se mettre en mini-jupe pour ne pas se faire violer, qu'on ne peut pas tomber enceinte au premier rapport sexuel, qu'être homo c'est pire que tout et qu'il y a des métiers de filles et des métiers de garçon.

  • Alain le Moyec

    A quand les parents prendront directement leurs renseignements auprès des instits, aux lieux de soit disant personnes" bien informées"; croire que des enseignants font apprendre a des enfants la masturbation à l'école est d'une DEBILITE sans noms.

    • Pat

      En effet, le mieux que puissent faire les parents, c'est d'en parler avec les enseignants de leurs enfants.
      Dans mon école pourtant en zone sensible, pas d'absence malgré les mails reçus par de nombreuses familles. Mais certains sont venus nous en parler. Une maman m'a interpellé et devant mon regard ahuri ( je ne comprenais pas de quoi elle me parlait), elle a dû être rassurée et a fait suivre l'info.
      En revanche, une école proche de la mienne a vu toute la communauté turque garder ses enfants.
      Tout à fait d'accord avec M.Marboeuf quant à la pertinence d'avoir des équipes stables que les parents connaissent et à qui ils peuvent s'adresser sans crainte.

      • hgo04

        Voila... c'est une réponse que je trouve mesurée...

        Peut être même, pour bien démontrer ce qui se passe, aurions nous droit à une réunion parents-prof, pendant lesquelles une partie des cours est montrée, discutée, expliquée...

    • hgo04

      Croire ce que la presse rapporte est également du même niveau...
      Je n'ai aucune opinion sur ce projet... Mais il aurait été plus judicieux d'en faire part aux parents AVANT.

      Par exemple: qui est à l'origine? Qui a écrit les cours? sous le contrôle de qui?? Bref, un résumé de ce qui est proposé aux enfants.. plutot que de dire: je suis le chef et je convoque les récalcitrants...

      • Alain le Moyec

        le problème est que nous sommes dirigé par des technocrates qui n'ont plus de sens commun ,ils pensent entre eux et pensent que tous le monde pense comme eux.(là je ne parle pas de parti politique)Les "soit disant )élites de la nation sont tellement déconnectés de la réalité et des préoccupations du peuple ;que quand ils veulent faire une réforme (qui peut -être vas dans le bon sens)mais sans aucune explication et de concertation, donne libre court a toutes personnes en mal de notoriété a dire n'importe quoi juste pour faire du mal.

  • Yannick Marti

    Peut être d' abord apprendre à lire aux mères, afin qu' elle puissent comprendre le monde qui les entoure et ne pas se soumettre aux dictats des vidéos YUTUBE, des extrémistes, intégristes de la religion/politique que certains hommes leur interprete à la sauce patriarcale.

    • Takumo

      apprendre à lire aux mères?

      Et aux pères? Le raphael en question me semble de sexe masculin!
      Peut-etre devriez-vous rectifier votre sauce personnelle!

    • LEVADOUX

      Vous avez parfaitement raison. Ei les mères savaient lire, nous n'aurions pas tous les problèmes de banlieue actuels.

    • hgo04

      Joli commentaires, qui est justement à l'origine de ces cours sur la théorie suivante: les mère ne comprennent rien, les pères oui. Les mères emmènent les enfants à l'école quand papa boit son café au bistrot....

      C'est justement pour cela que ces cours sont donnés... l'égalité entre femmes et hommes commencent par éviter les stéréotypes de ce genre la...

  • getrey

    Monsieur le professeur,
    soit vous n'êtes pas bien informé, ce qui est regrettable car l'une de vos obligations est de vous tenir au courant des faits, du réel,
    soit vous faites partie de ces idéologues assez nombreux dans l'Education Nationale qui prennent leur fonction pour une tribune politique, ce qui contredit la mission de neutralité de l'école.
    La reprise dans les faits de la théorie du genre et de l'idéologie LGBT, et de l'idéologie égalitariste dans les enseignements sont des réalités. Allez donc sur les sites du ministère et les sites académiques pour vérifier vos sources, ou encore sur celui du snuipp-fsu dans le cadre de sa lutte contre "l'homophobie", dont on présuppose - sans aucune preuve si ce n'est quelques faits divers dont certains renvoient à des réalités par ailleurs toutes autres après vérification- l'existence à une échelle massive dans notre pays.
    France-Info n'est pas en reste : quid de ces journalistes qui osent parler de "rumeurs", d'entreprise "extrémistes", de "manipulation" inexistantes, alors qu'ils se livrent eux-mêmes à une entreprise de communication idéologique - de propagande même - destinée à enfumer le peuple.

    • Balretho

      http://www.gouvernement.fr/gouvernement/ouverture-de-la-table-ronde-sur-les-stereotypes-de-genre-par-luc-chatel-ministre-de-l-e

      Donnez les preuves concrètes de ce que vous avancez !

      Dire a une petite fille qu'elle peut devenir mécanicienne auto n'est pas ce que vous appelez de la propagande pour l'homosexualité !

    • H2SO4

      Je travaille dans le service scolaire d'une commune et Mr Marboeuf est lui-même sur le terrain chaque jour. Je peux vous affirmer qu'en ce qui concerne l'école dans laquelle je travaille, tout se passe exactement comme il le décrit. Coïncidence? Peut-être. Mais mon instinct et mon expérience me laissent à penser que vous devriez vous rendre sur place et constater par vous-même plutôt que d'interpréter le contenu de certains sites internet.

    • Jacques Herry

      Monsieur,
      Vous ne paraissez pas sot. Donc, vous n'avez pas pu croire réellement à la "théorie du genre" dont "l'enseignement" est une contre-vérité calomnieuse et malveillante. De vos "réflexions", je retiens que vous ne voulez voir et entendre que ce qui vous arrange. Sachez qu'en mon temps, quoiqu'ayant des opinions personnelles libertaires dans la mesure où cette liberté n'empiète pas sur celle d'autrui, je n'ai jamais "endoctriné" de quelque façon que ce soit les enfants qui m'étaient confiés. Mieux: je me suis "affranchi" à l'époque, sans en envoir l'air, des "maths modernes" et autres "consignes" qui préconisaient plus ou moins de négliger l'orthographe et la grammaire. Mon rôle était d'éduquer les enfants de mon mieux, en toute liberté de pensée et je pense y avoir pas mal réussi. Je ne doute aucunement que mes actuels collègues n'ont pas d'autres buts. Vos assertions ne sont rien d'autre que de la médisance, des suppositions gratuites présentées comme des certitudes et j'en passe. Si j'étais Jean-Christophe Averty ou François Cavanna, je vous passerais bien "'à la moulinette", vous et vos semblables...

  • Jacques Herry

    Bonjour. Ancien professeur (et directeur) d'école moi-même, je tiens à féliciter Lucien Marboeuf tant pour son analyse que pour ses conclusions. Il est en effet effarant de constater qu'un SMS malveillant et calomniateur ait pu être considéré comme le reflet de la vérité par un certain nombre (minime, il est vrai) de parents. Comme si les enseignants n'étaient pas des gens responsables. Il y a trop souvent (heureusement pas partout) une sorte de fracture entre les familles et l'école. Je ne pensais tout de même pas qu'elle pouvait atteindre ce point pour une accusation volontairement malveillante et manifestement infondée, ce qui aurait dû sauter aux yeux de chacun. Il est impératif que revienne la confiance envers l'école et ses acteurs.

  • Takumo

    Merci monsieur pour ce brillant article.
    Et merci d'etre la vous et vos collegues pour l'education des jeunes generations de notre pays.

  • Balretho
  • Joseph Lamain

    Le problème est que le gouvernement socialiste provoque la peur et que la
    peur est mauvaise conseillère !

    Les parents n'ont pas peur des enseignantes ou enseignants, mais ils
    craignent ce gouvernement qui balance des réformes sociétales en opposition
    frontale aux valeurs de grandes parties des citoyens.
    Pour avoir une démocratie et une laïcité apaisée , il faut que le pouvoir politique retiennent des valeurs réellement communes à la quasi totalité des citoyens et ne lancent plus de confrontations civiles en taxant régulièrement ses opposants d'extrémistes pour soutenir ses amis les plus radicaux contre les convictions des autres citoyens.

    Il est évident en effet que 90% des citoyens sont pour une égalité
    Homme./Femme; Garçons, filles, mais certainement pas pour des sexes
    indifférenciés. Chacun veut pouvoir s'identifier comme homme ou femme, père ou
    mère et non pas comme des "étants asexués".

    • hgo04

      La réaction la plus posée et modérée du we.. merci bien Joseph...

  • Francois

    La relation des parents et des enfants à l'école est une point essentiel du problème. Mais comment juger de la bonne dose et de la relation efficace entre école et les parents ?

    Il arrive que les élus parents d'élève fassent œuvre de quasi-lobbyisme auprès des directions d'établissements pour imposer leur point de vu, pour imposer leur type de bonne éducation ou ne cesse de partager à tous de façon gesticulatoire leur point de vu sur untel. Comment introduire le parent, lui laisser un espace pour qu'il puisse s'investir (et dans ce cas, qui s'investit ? qui en a le temps ou les moyens ? qui se sent avoir les moyens ?) sans que s'opère des formations claniques au sein des parents d'élève, un parasitage de ces derniers sur l'éducation ou sur la vie de l'école ? Qu'en est-il de la diffusion de l'information par les élus de parents d'élève ?

    Introduire le parent dans l'école est à double tranchant et doit être réaliser avec précaution.

    Cependant, informer plus les parents est une bonne chose ! C'est étonnant que les parents d'élèves connaissent trop peu les règlements intérieurs sur les portables, le tabac, la prise d'autre substance ou la violence. Certains remettent même en cause le bien fondé des sanctions. C'est étonnant aussi de voir comment si peu de parents connaissent le fonctionnement des cours de leurs enfants. Il faut dire que le relai de l'information est bien souvent l'enfant et que les parents ne lisent pas ou peu ce qu'ils signent.

    L'école a besoin de se redéfinir : son objectif, ses moyens, ses acteurs, ses attributions et ses responsabilités. L'ingérence en yoyo permanente par le Ministre de l'Education doit aussi cesser pour redonner de l'initiative à l'école.

  • capsnew

    très bon article très réaliste, j'ajouterais que les parents aussi pourraient prendre plus souvent la démarche de s'informer des programmes et des équipes enseignantes, après tout leurs enfants passent leurs journées à l'école ce serait bien de s'y intéresser...

  • hgo04

    La grosse artillerie, n'est ce pas??? Plus c'est gros, plus ça passe... Les instit vont apprendre aux élèves à se masturber.. Tellement ridicule, qu'on ne peut qu'être d'accord avec les pro...

    Problème, c'est que ce n'est pas de cela dont il s'agit...

    Quand j'étais plus jeune, et que l'école a mis en place l'apprentissage global, j'ai dit à une de ces prof qu'ils fabriqueraient des élèves ne sachant pas lire ni écrire. J'ai eu raison.
    Je vois que le démantèlement continue... L'école est employée non pas pour la transmission des connaissances, mais pour inculquer des idées, des théories, des idéologies. On se veut moderne???

    Mais dans les années 70-80, certains (on les retrouve parmis les pro de ce projet d'ailleurs...) prônaient la liberté sexuelle des enfants, autrement dit la légalisation de la pédophilie.. Bon, ils disaient l'amour avec des enfants, cela passait mieux...

    Ce n'est pas passé...
    Alors comprenez la méfiance de tous ces projets concernant les écoles... Comment dit on déjà??? quand on refuse un truc qu'on ne comprend pas et dont on doute du résultat??? le principe de précaution, non???

  • Jean-François Martin

    La désinformation, c'est le ministre Peillon... Le programme ABCD, sous prétexte d'égalité filles-garçons qui est un principe qu'il faut défendre, a bien pour objectif de progressivement nier les différences biologiques des sexes. Ce programme, avec la destruction souhaitée de la famille traditionnelle et la fin du caractère sacré de la vie, a pour but de mettre en place un lavage de cerveaux pour nous conduire sournoisement à une révolution culturelle qui nous fera vivre dans le "Meilleur des mondes" tel que l'a imaginé Aldous Huxley.
    Cette dictature prévisible s'établit avec l'aide des syndicats enseignants les plus connus (UNSA et FSU), les médias nationaux (France télévision et radio France en particulier) pour lesquels un seul courant de pensée (les soi-disant modernes...) est respecté, et des ministères de la justice, de l'éducation nationale et des droits des femmes.
    Les parents ont donc raison d'être vigilants par rapport à ce qui passe à l'école. C'est, en toute simplicité, la question même de la nature humaine qui est au centre de cet endoctrinement planifié.

    • Francois

      En réalité le programme de SVT est catégorique, il y a des différences biologiques entre sexe pour les espèces sexués dont fait parti l'homme et la femme.

  • nanettebes

    Mais pourquoi y a-t-il besoin de perdre du temps, sur un creneau spécifique pour ca, à l'école, pour expliquer l'égalité filles-garçons : Montrer l'exemple tous les jours devrait suffir! quitte à faire un rappel si un élève "dérape" à ce sujet.

    Le programme ABCD ouvre justement la porte à toutes les confusions possibles! Un simple rappel aux enseignant pour dire qu'il doivent bien faire respecter l'égalité fille-garcons dans leurs classes etait suffisant. Peut etre que dans certains quartiers l'instituteur devra s'y arreter plus longuement tandis que dans d'autres, les enfants auront parfaitement admis cette égalité et n"auront pas besoin d’être repris, l'exemple des adultes étant suffisant!

    • magnum31

      Où est-ce que vous avez vu que les adultes étaient égalitaires sur le sujet?

  • getrey

    Excellente idée que de geler les avancements des fonctionnaires, et des profs en particulier. Enfin une bonne idée de Peillon !

    Quant à ceux qui veulent me passer à leur moulinette :

    http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/document_telechargeable-2013-30-05.pdf

    Après les élucubrations des "théoriciens", voyez page 52 et suivantes les résultats. Il ne s'agit pas d'entraîner plus de filles vers la mécanique, cela, c'est l'alibi ! Il s'agit de faire croire à des enfants, de la maternelle au CM, qu'ils peuvent changer de sexe, ne pas être ce qu'ils sont !

    C'est tout simplement monstrueux. Il est vrai que cela commence toujours par de l'anodin : ah oui, "égalité" hommes-femmes au niveau des salaires, mais derrière ce bon sens vous avez tout ce que vous ignorez !

    Et puis, lisez donc ce joli rapport commandité et donné à Mme Belkacem :

    [PDF]

    Rapport sur l'égalité entre les filles et les garçons dans les modes d ...

    http://www.culturecommunication.gouv.fr/.../2/.../Grésy_petite_enfance.pdf‎

    Bonne lecture, et allez bien jusqu'au bout !

    • Lucien Marboeuf

      Vous n'avez pas du bien lire, getrey, je ne vois à aucun endroit que des enfants de maternelle "peuvent changer de sexe, ne pas être ce qu'ils sont"... Travailler sur l'homophobie, ce n'est pas franchement vouloir faire des enfants des homosexuels (ce qui n'a rien à voir avec un changement de sexe), pas plus que travailler sur le racisme, c'est vouloir faire des enfants blancs des noirs, par exemple !
      Bref, il ne suffit pas de renvoyer à des liens, à des textes, il faut encore savoir qu'en faire...

    • magnum31

      "Il s'agit de faire croire à des enfants, de la maternelle au CM, qu'ils peuvent changer de sexe, ne pas être ce qu'ils sont !"
      Il y a effectivement des gens qui changent de sexe, ça s'appelle des transsexuels, et il y a des gens naturellement de sexe indéterminé. C'est rare, mais ça arrive, et franchement en quoi c'est gênant? Qu'est-ce que ça change pour vous?
      Et qui êtes-vous pour décider ce que sont les enfants? Au nom de quoi décidez-vous qu'un garçon ça doit être de telle manière et pas d'une autre? Et pareil pour une fille? Pourquoi cette uniformisation par sexe aurait-elle une quelconque valeur?
      Et ne me sortez pas que c'est notre nature, ou alors prouvez-le, sources scientifiques à l'appui.

  • ange91

    L'école doit jouer son rôle émancipateur et promouvoir les valeurs d'égalité et de tolérance.