Déclassement des instits, suite

MYCHELE DANIAU / AFP

(Billet modifié le 28 novembre à 10h23. En effet, une partie des informations relayées était erronée)

Voilà qui ne va pas redonner le moral aux enseignants du premier degré, même si leur quotidien ne s’en trouvera pas modifié pour autant. Eux qui ont souvent le sentiment d’un déclassement de leur profession ne risquent pas de changer d’avis après la publication de données sur l’état de la fonction publique et la rémunération de ses agents.

Statistiques salariales

Le rapport publié par la DGAFP (Direction générale de l’administration et de la fonction publique) fournit d’intéressantes données sur le salaire du corps enseignant. Il apparaît notamment que la politique menée depuis une décennie envers les fonctionnaires a favorisé le développement des primes et des indemnités, au détriment du salaire indiciaire. Or les enseignants du primaire bénéficient de très peu de primes et indemnités : le salaire effectif perçu par les instits a donc fortement stagné, malgré le coup de pouce aux jeunes entrants dans le métier. Un professeur des écoles touche aujourd’hui 1660 € nets en début de carrière, 2132 € en milieu de carrière et 2531 € en fin de carrière.

Comparaisons

En comparaison avec les profs du secondaire, qui font des heures supplémentaires (ce que ne peut faire un instit), touchent primes et indemnités en plus d’un traitement indiciaire supérieur (c’est-à-dire un salaire de départ plus important), le salaire perçu par un instit en milieu de carrière est en moyenne de 600 € inférieur chaque mois ! Pourtant, même niveau d’étude au recrutement, bac +5, et même statut officiel, cadre A.

Certains cadres B de la fonction publique, recrutés à bac ou bac +2, touchent même davantage que les instits par le jeu des heures supplémentaires et des indemnités : un fonctionnaire de police, malgré un traitement indiciaire inférieur, touche en moyenne 200 € de plus chaque mois.

Profession intermédiaire

Désormais, l’administration ne considère plus, dans ses classements internes, les professions selon leur catégorie (cadre A, B…), mais selon la grille des PCS (Professions et Catégories Sociales) de l’Insee. Instaurée en 2003, cette grille avait déclassé les enseignants du primaire de « profession intellectuelle supérieure » à « profession intermédiaire », alors que les enseignants de secondaire restaient aux yeux de l’Insee des « professions intellectuelles supérieures ». Depuis plusieurs années, enseigner en primaire n’est donc plus considéré comme une profession intellectuelle. Mais c'est la première fois que l'administration, à travers la DGAFP, considère officiellement que les instits exercent une profession intermédiaire.

En considérant les enseignants sur la base de leur rémunération et les catégories de l’Insee, et non plus leur niveau d’étude, l'administration isole donc de fait les profs du primaire des profs du secondaire, entérinant une inégalité de traitement qu’elle avait tenté de réduire en créant le corps des professeurs des écoles en 1990.

L’OCDE, déjà…

Une inégalité que l’OCDE avait mise en évidence il y a quelques semaines dans ses Regards sur l’éducation 2012 : en France, les instits sont les parents pauvres de l’enseignement, la 5e roue du carrosse éducatif, et les écarts avec les profs de secondaire sont particulièrement importants. Le rapport révélait notamment qu’un prof de primaire enseigne plus de 30% de plus qu’un prof de secondaire (un des plus gros écarts de l’OCDE) ou encore que l’écart entre le salaire perçu par un instit par heure d’enseignement et celui perçu par un prof de second degré est l’un des plus élevé de l’OCDE.

Pire, les chiffres de l’OCDE doivent être amendés vers le bas. En effet, pour ce qui est des salaires en fin de carrière, l’OCDE fonde son étude comparative sur le traitement maximal. Or, dans les faits, seuls 3,42% des instits terminent leur carrière à l’échelon terminal ! Autant dire que les chiffres annoncés par l’OCDE dans ce domaine sont loin de la réalité.

Morosité

La grogne des instits, ces derniers temps, est parfois mal comprise, y compris par les autres corps de l’enseignement, qui voient trop rapidement les mouvements d’humeur du premier degré comme relevant de la réaction, voire de la plainte. A chacun sa réalité, qui ne permet pas toujours de voir celle de l’autre. On sous-estime largement, à mon avis, le malaise des enseignants du primaire : leur net déclassement, hier de l’ordre du ressenti, aujourd’hui officiellement entériné, est une des raisons non pédagogiques majeures à l’actuel état des troupes : morose. Très, très morose.

 

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A lire aussi

  • Charivari Eklaprof

    :( ... en même temps, cela reflète bien la réalité. Mais 600€ d'écart avec les profs de collège, mazette...

    J'ai mis un lien de chez moi vers chez toi.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1647472505 Henri Schaerer

    Les politiques laissent tomber l'enseignement et l'éducation ! Alors que le primaire reçoit tous les jeunes .C'est bien là qu'il faut agir et donner un maximum d'ouverture sur le monde pour les apprentissages de base.

  • uapiti

    Après bac +5 ( voir khâgne et hypokhâgne ) , et plus de 40H par semaine, super!

  • delphine nicolas

    Pour comprendre un peu...

  • Alice Lonné

    C'est au primaire que tout ce joue, et comme toujours, c'est au primaire qu'on alloue le moins de moyen

  • Jean-pierre L

    cela fait bien longtemps que, comme bcp de collègues, je ne travaille plus pour la Nation, la gloire, les palmes académiques, le fric, mais simplement et sincerement pour mes élèves, mes "gamins" (de CM). De quoi rager
    Un ancien prof de college lycee qui confirme les ecarts flagrants de salaires entre les 2 côtés

  • http://www.facebook.com/cathy.morin.77 Cathy Morin

    Merci Lucien de remettre les choses en place. Ton dernier paragraphe me fait sourire. Grands -parents instit, parents prof et principal de collège et pourtant aujourd'hui mes remarques concernant mon métier en réunion de famille sont toujours prises pour des plaintes par la génération précédente(qui devrait pourtant être ralliée à ma cause). Cette génération aujourd'hui déconnectée qui  a vécu une toute autre carrière que la nôtre(enseignants respectés, élèves plus calmes, effectifs de classe incomparables, primes ISOE, réunions payées et retraite confortable) . Il est encore plus difficile de convaincre des personnes issues du secteur privé pour lesquelles nous sommes bien des privilégiés. Après quinze ans de carrière, 2000€ en passant toujours au grand choix, travaillant en moyenne 50h par semaine et bossant 5 semaines pour l'école sur mes vacances : est-ce la panacée?
    Cependant,je lis en ce moment des études faisant état de nos conditions et de plus en plus relayées par les médias(Le Monde..) ...peut-être est-ce le début d'un VRAI CHANGEMENT? 

  • AL

    "Comparé à un fonctionnaire de police, qui fait peu d’heures supplémentaires "Professeur des écoles et femme de policier , je ne suis absolument pas d'accord avec cette phrase.
    Mon mari femme sur chaque vacation environ 3 heures supp alors cela fait beaucoup sur un mois.
    Pour ma part, je fais également environ 40 heures par semaine + 2 heures de trajet quotidien.

    • Martin94

      D'accord avec toi. On est certes déclassé mais ce n'est pas une raison pour chercher abusivement des privilégiés dans n'importe quel secteur de la fonction publique. Bon nombre de flics alignent les heures - voire les demi-journées - sans avoir réellement le choix. Avec les infirmiers, on peut dire qu'on est les trois parents pauvres de la fonction publique. Paradoxalement, on est peut-être aussi les plus utiles...

  • Laeti7331

    Ca me laisse sans voix ... après tout maintenant que je ne suis plus une intello je ne sais plus quoi dire !!!

  • Sev85

    bonjour - je suis paneliste pour plusieurs instituts de sondage.. cela fait longtemps qu'ils considerent les enseignants comme "profession intermédiaire"!!!

  • Lili

    Ceci étant nous sommes déclassés par l'INSEE depuis la nomenclature de 2003, ce n'est donc pas nouveau. Mais c'est bien dommage d'en être arrivé là ! http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=nomenclatures/pcs2003/pcs2003.htm

  • Jean

    Les "pov" instits........2000 euros pas mois et 14 ou 15 semaines de congés !!!! ça fait 60 jours de congés sans compter les mercredi et le WE. Bon aller,  soyons objectifs, ça compense leur "stress" d'enseigner aux enfants plus difficiles qu'avant non !
    Sinon il faut aller travailler à l'usine............moins de stres il parait...mais aussi moins de congés.......
    Courage, vous êtes fort non ?!?

    • Benedamour

      En même temps, les instits sont recrutées à bac +5, aujourd'hui... Il s'agirait peut etre de comparer ce qui est comparable..

    • Audrey

       euh..... Et les cours, et les corrections, ça se fait tout seul???????????

    • Lili

      Encore la réponse d'une personne qui ne connait notre métier que par les clichés. Je vous invite à venir préparer et enseigner pendant une semaine dans ma classe... vous verrez que nous faisons largement autant d'heures que dans le privé. Lissées sur 47 semaines je travaille mes 40 heures par semaine... à savoir environ 45h par semaine d'école et environ 15h par semaine de vacances scolaires. Soit 1820h par an environ... quand la durée légale est de 1607h... pourtant je n'ai pas vu d'heures supp sur ma paie !

    • Thebaboon-17

      Naze !!!!

    • Annaga2000

      Visiblement, vous n'avez aucune idée du temps de travail alloué aux préparations et aux corrections. D'accord, il y en a moins dans le primaire, mais quand même ! Par ailleurs, les profs travaillent aussi pendant les vacances. 

      • Xavax

        Il y aurait moins d'heures de préparations et de corrections dans le primaire ??? Euh, Annaga2000, revenez faire un tour en CM2 !!! 1h30 à 2 heures de corrections par jour, et toutes les séances de la journée à préparer : après 12 ans de carrière, je n'arrive toujours pas à reprendre 25% des préparations des années précédentes, et je passe environ 3 heures par jour pour préparer ma journée du lendemain ; hors progressions, programmations, répartitions qui se font sur une douzaine de jours de vacances par an ; hors organisation de la salle de classe, rangement quotidien, affichages, fixation d'étagères, changement des hauteurs de tables à mi-année (car les élèves grandissent en une année) ; hors veille éducative...

    • Taldebert

      Les congés ne sont pas payés depuis une circulaire de 1950. Les instits sont payés 9 mois étalés sur 12. Autrement dit les vacances nous les payons! Avant de parler renseignez vous!

    • Thibault

      Il faut savoir que les "instits" n'ont pas 14 ou 15 semaines de congés, mais 8 semaines en fait.
      Les deux mois de "vacances d'été" ne sont pas rémunérés. Nous sommes payés sur 10 mois, mais notre salaire a été annualisé afin d'éviter les problèmes de trésorerie.
      Pour ce qui est du mercredi et du week-end, nous travaillons aussi. Puisque nous préparons les journées de classe de nos élèves et cela prend beaucoup de temps (sans parler des corrections, livrets, rdv avec les familles, attentes des parents en retard non comptabilisées et j'en passe). Bref quand on est professeur, l'école c'est partout et c'est tout le temps ou presque. 

    • herv02

      Courage ? C'est bizarre, votre nom semble avoir disparu... et pourtant la touche de M. Pradeilles semble planer derrière cet intelligent commentaire

  • V36

    Et oui, et oui, vilains enseignants jamais contents avec tous leurs congés ...Je sais ce que vous  pensez, mais rajoutez les heures de correction et de préparation du soir, non comptabilisées dans les heures de présence, et je vous assure que ça en fait des heures...
    Enfin, bon tant qu'on sera considéré comme des nantis, ben voilà.
    Mais être à bac plus 5 et être payé 2000 € après 15 ans de service, ça fait parfois mal au coeur.

  • Fanny Lecuyer

    C'est
    en effet consternant mais je suis toujours un peu agacée par ce type
    d'article qui met dos à dos les professeurs du primaire et du
    secondaire. Tout comme l'INSEE fait un constat, nous (et oui j'ai la
    "chance" d'être prof au collège) ne sommes pas responsables des
    différences de traitement, ni du "déclassement" des enseignants du
    primaire ...

  • Jean Pradeilles

    Je comprends le mécontentement des ces pauvres instits et je leur propose donc de travailler dans le privé au lieu de se plaindre !
    Car si beaucoup de gens semblent ne pas se rendre compte de la charge de travail d'un instit, je pense que les instits ne se rendent pas trop compte de la charge de travail d'un Bac +5 dans une entreprise.

    • Pasmuch

      en même temps le salaire d'un bac +5 en entreprise n'a rien à voir avec celui d'un instit !!!

    • Magali V

      Jean,

      Je suis professeur des écoles par vocation et avant cela je travaillais dans le privé. Autour de moi, membres de ma famille ou amis ont un bac +5 et travaillent dans le privé. Je vois mon père qui à bientôt 60 ans fait des horaires indécentes, je vois mon frère sortir du travail à 20h ou plus, je vois leur stress du aux objectifs qu'on leur demande d'atteindre. Je ne dénigre pas du tout leur travail loin de là. J'ai appris le respect de la personne et de son travail. Alors aujourd'hui, l'argument:" allez travailler dans le privé au lieu de vous plaindre", je ne veux plus l'entendre avant que la personne soit venue elle-même essayer le métier d'enseignant et pas seulement dans une classe pour toucher du doigt les raisons de nos plaintes.

    • Tom

      Vous avez totalement raison monsieur Pradeilles. 

      Ma femme, bac + 5, bosse dans le privé.Elle fait 8-17h x 5 hebdomadaires dans une PME de 80 salariés (plasturgie). 

      Après 10 ans d'ancienneté, elle tourne à 2 500€ mensuels... hors prime (900€ à 2 000€ annuels selon les objectifs atteints par l'entreprise) ! Elle ne ramène pas de boulot à la maison, pas de prép, pas de correction. Elle bénéficie de 60h de formation annuelles de qualité sur son temps de travail. Elle a 6 semaines de congés payés... plus des demi-journées de récup pour récompenser son boulot (après un audit client par exemple)... Mutuelle d'entreprise à un tarif dérisoire, téléphone pro, voiture pro, resto plusieurs fois dans le mois avec les prestataires / fournisseurs / clients, cadeau de Noël...Elle n'est pas débordée. Ne souffre pas de stress. Elle bosse, oui, supporte des contraintes. Mais pas plus que moi... Je regarde mes conditions de travail, mes horaires de travail... et je me demande encore ce que je fous là, en dehors du plaisir de participer à la construction de personnes.

    • Guillaumedelporte1

      Cher Monsieur Pradeilles
      Vous comparez les charges de travail, et vous sous-entendez évidemment qu'elles sont plus importantes dans le privé.
      Sachez Monsieur que vous ne tiendriez pas 1 semaine sur le poste que j'occupe actuellement, tellement les conditions sont difficiles. Misère sociale, violences en tout genre, menaces,insultes, le tout à 85km de chez moi (aller bien entendu) c'est le lot de tous les débutants sans remboursement de frais de déplacement comme vous le saviez déjà. Alors ce qui me fait lever tous les matins vous me direz:
      Pas le salaire c'est sûr, mais un travail d'équipe, une entraide, et la passion du métier le tout pour 1 687 euros par moi en réalité 1 400 puisque je dois bien payer mon essence.
      Alors oui les vacances sont les bienvenues, oui nous ne travaillons que 4 jours semaines, oui nous avons la sécurité de l'emploi.
      Si vous avez envie de nous rejoindre vous serez le bienvenu mais attention il va falloir passer le concours. ( 5 000 candidats et .................110 reçus dans l'académie de Lille en 2011
      Bonne chance

    • http://twitter.com/Sann_Larue Sann Larue

      Bien sûr que si!!!! Seulement les profs ne se permettent pas de juger les autres professions monsieur.... Ils veulent juste que leur métier soit reconnu à sa juste valeur....On ne demande rien de plus....Tous les jours, les parents, les gens critiquent notre métier. Si un enfant y arrive à l'école c'est qu'il est doué, si un enfant n'y arrive pas c'est que l’enseignant est nulle!!!! Mais laissez nous faire notre métier sans critiquer, laissez-nous défendre nos droits comme nous le souhaitons. Car sachez que lorsque nous faisons grève, nous défendons avant tout le droit de VOS enfants à pouvoir APPRENDRE dans les meilleures conditions. Et oui, avec un bac +5, on a le droit de vouloir un salaire qui est à la hauteur des années d'études que nous avons fait. Comme tout le monde! Maintenant si vous êtes jaloux, si vous estimez que le métier d'enseignant est une planque et le métier idéal.. alors libre à vous de passer le concours. Ah, mais oui, c'est vrai, plus personne ne passe le concours en ce moment. Bientôt il faudra juste s'inscrire et l'on deviendra prof.....MAIS POURQUOI?????

      • Cathy

        J'ai l'impression de m'netendre parler... Bravo pour avoir relayer ma pensée si clairement !!

    • Delf

      Oui en effet, on ne s'en rend pas compte... ni du salaire d'un BAc+5 en entreprise... 

    • herv02

      Cher Pradeilles, je t'invite quand tu veux à passer une journée dans ma classe. Tu  réfléchiras peut-être davantage avant de parler !

  • Caroline Barthes

    Je suis d'accord avec l'idée que la profession d'enseignant n'est plus du tout valorisée mais dites vous que pour les professeurs contractuels c'est encore pire. Bac + 5 comme les autres, 27 H par semaine comme les PE (donc pas possibilité d'heure sup), des grandes vacances non rémunérées et 1350 euros par mois alors que j'en suis à ma troisième année.

  • Marie Virgule

    Instit est un métier passionnant, un métier de vocation, et un métier d'abnégation. Mais là, j'avoue que je suis atterrée! Déjà le manque de considération ambiant, le métier qui se complique et le salaire qui ne suit pas, on encaisse; par contre certains des commentaires ci-dessus me font bondir.

  • guest

    Et je signale également à M. Pradeilles que les professeurs des écoles sont aujourd'hui également à Bac+5!!!!! Master obligatoire en plus du concours d'admission!! De plus, les jeunes professeurs (dont je fais partie) ont pour la plupart travaillé dans le privé avant d'entrer dans le métier d'enseignant. C'est mon cas et je confirme que dans le privé les conditions de travail sont différentes mais ce n'est pas le bagne non plus!! Pourquoi cet acharnement???

  • Alex

    je ne suis pas d'accord avec les salaires, on ne gagne pas 1660€ NET en début de carrière. Mon premier salaire était de 1282€ NET et je fais partie des "privilégiés" du secondaire. Je suis maintenant en milieu de carrière et je touche 1780€ NET sans les primes. Par contre, je suis d'accord qu'il est totalement inacceptable que les collègues du primaire n'aient pas de prime puisque nos salaires n'ont pas eu de réels évolutions depuis ... 25 ans.

  • H Gentiane

    Il y a des instits qui sont mariées avec des bacs +5 et qui se rendent tout à fait compte de la charge de travail qu'il peut y avoir dans une entreprise. Mais mon bac +5 de mari est souvent bien désolé de voir que je travaille autant, notamment les w e  et pendant les vacances.
    Comparons ce qui est comparable!

  • http://www.facebook.com/severine.eve Séverine Butez

    Ce qui est encore plus aberrant  c'est l'instit qui travaille en SEGPA et qui gagne moins que les collègues du collège pour le même travail, mêmes réunions, mais avec un public plus difficile ! et cela toute la journée !
    Quant aux instits en école, vu le nombre d'heures effectuées, les années d'études ... nous touchons des cacahouètes ! La passion oui je l'ai et je ne compte pas mes heures mais à quand la revalorisation de notre statut, de notre salaire et de notre image de "glandeur" ? Marre d'être toujours la dernière roue du carrosse !!!
    Et bientôt nous devrions travailler plus sans compensation ... avec le droit de se taire ! Youpi !
    Moi aussi je vais relayer cet article sur mon blog !

    • Lolo

      Bien d'accord, enseignant en SES devenue SEGPA pendant 29 ans, nous n'avions aucune des indemnités accordées aux profs du Collège, Scandale aussi pour les heures de synthèses, souvent non payées, pas d'indem de Prof Principal, visites des stagiaires avec nos véhicules et pas d'indem, etc... A présent en retraite je n'ose vous dire pour ne pas vous faire pleurer. courage

      • Lo-sarri

         J'enseigne en SEGPA depuis 15 ans. Je fais 21 h devant élèves alors que mes collègues en font 18. On m'attribue un rôle de prof principal malgré mon refus puisque je ne touche pas d'indemnité. Les heures de synthèses me sont payées (quand elles le sont...) 24 euros alors que les PLP ou PLC touchent environ 36 euros. En salle des profs on me regarde de haut car je ne suis qu'un simple PE et pourtant je suis le seul à être spécialisé...Je suis un sous-prof et tout me pousse à m'en rendre compte.

  • Lyseam

    Alex a raison pour les salaires.
    Ce qui pousse à conclure selon les critères de l'INSEE (mais comment peut-on mettre en rapport le salaire et le niveau intellectuel nécessaire, et surtout de nos jours ???), qu'il faut déclasser aussi les profs ....et ne parlons pas des remplaçants contractuels non TZR, voire pas même en CDI, qui se doivent d'avoir au moins un master II ou équivalent et ont souvent encore plus ..... pour gagner encore moins....
    En revanche, je suggère alors, que toute personne gagnant (à juste titre ou pas) un salaire élevé dans un métier " non intellectuel" (ce n'est pas péjoratif sous mes doigts) passe à la catégorie supérieure : il faut que l'INSEE soit logique jusqu'au bout dans ses critères stupides.

  • Lothi 118

    je suis prof en secondaire et personne ne m'a proposé d'heures supplémentaires. C'est un peu hallucinant de lire des bêtises pareilles : les heures sup sont réservées à ceux qui sont favorisés par la hiérarchie.

    • cad

      Oh là! Et les heures d'accompagnement éducatif? Dans tous les collèges où je suis allé, elles sont proposées à tous.... Et elles sont en bien en heures sup. Rizen à voir avec une quelconque favoritisme hiérarchique. Certains font 4 heures par semaine. Ne me dites pas que ça ne beurre pas les épinards.

      Mais bon, je crois que l'article pointe suffisamment les différences entre primaire et secondaire pour qu'il ne soit pas besoin de venir nous faire pleurer. Si vous voulez, comparons nos études, nos salaires et nos heures d'enseignement. Voulez-vous que nous parlions de l'ISOE, par exemple? Non attribuée aux profs de primaire en segpa, alors que le travail est "le même" (et je suis gentil, orienter en 2nde générale va plus vite que d'orienter l'élève vers un apprentissage ou un lycée pro....)

    • edenblues

      Il y a quand même les indemnités pour prof principal, les heures de réunions rémunérées, et j'en passe !

  • Delf

    Très franchement, ça me donne encore plus envie de pleurer et de quitter ce métier... ras le bol... de toutes parts... Et encore heureux que j'ai une équipe d'enfer sur laquelle je peux compter... Mais pour TOUT le reste, je n'ai plus envie...

  • Laurent Veronique

    N'importe quoi, mon mari est prof en secondaire et les heures sup sont proposées aux profs qui veulent, pour remplacer les profs absents

    • edenblues

      Ce que ne peut prétendre faire un "instit" !

  • Sylviolon

    J'étais prof des écoles et j'ai passé un capes en documentation. Je gagne guère plus, sauf que j'ai deux heures  d'accompagnement éducatif (atelier théâtre) en plus et que j'ai gagné un échelon à la réussite du capes. Mais certifiée, j'ai gagné un autre regard de la part de mon entourage et surtout mes 30 +6 heures* sont respectées. Je travaille intensément, gestion, séances péda, partenariats culturels, théâtre, club lecture mais le jeudi soir ça s'arrête jusqu'au lundi matin. Mon conjoint est très content de ce changement... Les certifiés des autres disciplines (surtout lettres, histoires, sciences) bossent plus et ne comptent pas les heures de correction, préparations, rendez-vous parents...
    *30h en établissement + 6h pour les contacts extérieurs, la veille documentaire, les librairies...

  • Gontrane

    600 € de différence en milieu de carrière, c'est faux ! Je suis dans le secondaire, mon compagnon dans le primaire, et la différence de salaire est de 300 €. En plus on a assez de boulot comme ça dans le secondaire pour ne pas courir après les heures sup, loin de là ! Et les primes ZEP sont les mêmes dans le primaire et le secondaire. Je ne vois là qu'une tentative de monter les enseignants les uns contre les autres... 

    • herv02

      Facile à dire lorsqu'on est du côté de ceux qui ne gagne "que 300 €" de plus (enfin pas tout à fait si on regarde le salaire p/r au nombre d'heures)

  • Nico

    L'écart de 600€/mois est faux, les indemnités sont de l'ordre de 200 à 300€/mois en moyenne (ISOE 80€/mois + première heure sup année 85€/mois nets si on répartit sur 12 mois...)

  • Antoine

    "Un professeur des écoles touche 1660 € nets en début de carrière". Je ne comprends pas, je suis dans ma sixième année en tant que professeur des écoles, échelon 6 depuis peu (septembre), et j'en suis exactement à 1659 € nets. Quand j'ai commencé, c'était environ 1500 € nets , il va falloir m'expliquer...

    • Aurelie

      Je suis d'accord, moi c est pareil: 8 ans d ancienneté, je suis passée 2 fois au grand choix, echelon 6...je touche 1709 euros nets...moi j ai commencé a 1355 euros...????

    • Ptitejulie

      Maintenant c'est quasi ça quand on débute, faut penser à enlever la cotis MGEN de son salaire, et selon les zones ça change...Je suis comme toi (promue échelon 6 hier youhou!!), et je me souvient avoir débuter en PE2 à 1200€. Ca fait toujours bizarre de lire ces chiffres du coup...

  • http://www.facebook.com/vanessa.vasselin Vanessa Desvages Vasselin

    On n'est plus des intellectuels?? Dire que la professionnalité enseignante repose sur sa réflexivité, on n'est donc plus des professionnels c'est ça?? dire que j'ai repris mes études depuis deux ans, master en sciences de l'éduc et que j'enchaine sur une thèse, tout ça sur mon temps perso juste pour comprendre ce que je fais en classe, moi petite instit de primaire, mais tout sans sans être une intellectuelle, bien sûre! Au delà du salaire, il y a aussi les droits qui ne sont pas les mêmes: ainsi, impossible d'obtenir un 80% payé 85 après la naissance de ma deuxième louloute parce que je ne suis pas dans le secondaire (ni dans le bon département!) Avouons que le métier d'instit, c'est souvent tout sauf un doux rêve...

  • Laurene

    il y a de quoi déprimer... c'est injuste, surtout qu'en plus de l'écart de salaire et de nombre d'heure, on notre petit package de 108 heures dues comprises dans le salaire que n'ont pas les PCL... Un conseil de classe, c'est heure supp chez eux.. nous, un conseil d'école, c'est dû d'office....

    • Anokhi

      "Un conseil de classe, c'est heures sup' chez eux", dites-vous. Ah bon ? Il faut se renseigner avant d'écrire : les profs du secondaire touchent, depuis l'ère Jospin, je crois, une "indemnité de suivi et d'orientation" qui couvre tous les conseils de classe, rencontres parents-profs, etc. En ce qui me concerne - agrégée hors-classe -, elle est de cent euros par mois, soumise à charges sociales et imposable, bien sûr. Pour info, un conseil de classe dure deux heures.

      • Fransoretchristine

        Ha l'Isoe !!! Chez nous, prof des écoles, on a l'immense bonheur de faire les conseils de cycles, les conseils d'écoles, les conseils de maîtres, les rencontres avec les parents, les PPRE, les APE, j'en passe et des meilleurs pour une prime de 0 euros !!!!!

        Il me semble tout de même que c'est un travail équivalent à ce que font les profs du 2ndaire

    • Velay Laurence

      Non un conseil de classe n'est pas heure sup, pas plus que les diverses réunions d'équipe pédagogique, de parents profs, de réflexions diverses. Heure sup, c'est seulement les heures de cours effectuées en plus de celles obligatoire (18h devant les élèves pour un temps plein pour un certifié). Cela n'enlève rien aux inegalités constatées, mais diffuser de fausses informations fait perdre de la crédibilité...

      • Gregaline

         Je suis d'accord. Je trouve que les profs de collége-lycée méritent leur salaire. Je suis PE et je pense qu'il faut revaloriser les salaires des instits et PE et non dévaloriser ceux des autres profs. Il ne faut pas se tromper d'ennemi, si je puis dire...

      • Sofy Anne

        Ok ce ne sont pas des heures sup mais vous avez l'I.S.O.E ( indemnité de suivi et d'orientation des élèves) + l'indemnité de prof principala.

    • http://twitter.com/ssssandrine S@nd

      Les conseils de classe ne sont pas des heures sup mais sont compris dans l'ISOE (indemnité de suivi des élèves). Pour info, en tant que prof de langue, j'ai 160 élèves et 11 conseils de classe.

      • gagou

        Je suis prof en SEGPA depuis 4ans, et franchement je trouve que c'est faire bien peu cas de nos collègues du primaire qui ne touchent pas notre prime annuelle de 1500 euros, nos heures sup de synthèse (environ 100 euros par mois en moyenne), qui ont 24h de cours, bien plus de corrections à réaliser, pas de directeur de SEGPA qui les dédouanent de bien des choses, des réunions péda imposées certains mercredis, des conseils de cycles, d'écoles, des parents très très régulièrement qui viennent vous voir, et ce, sans toucher aucune heure sup... Ca me paraît très délicat de se plaindre par rapport à notre corps de métier. Après, si certains jalousent nos collègues du secondaire... et bien tentez le CAPES... bizarement beaucoup plus difficile à décrocher... Je suis professeur des écoles et pourtant je me range complètement de l'avis de Sand ou on oublie le nombre d'élèves et de copies à corriger !!! Après le regard des autres en salle des profs... pas sur que ce soit en lien avec la spécificité du poste. J'ai fait 3 collèges différents et n'ai jamais senti de distance avec les collègues.

  • Anokhi

    Un peu facile, d'inclure d'office un certain nombre d'heures sup' dans le salaire des profs du secondaire et de calculer ce dernier sur cette base. Tout le monde ne peut pas en effectuer, même s'il le souhaite, de même que tout le monde ne peut pas être prof principal,e, non que l'indemnité à ce titre ait un impact significatif sur le salaire, au demeurant. Six cents euros d'écart moyen entre primaire et secondaire, ça m'étonne bcp, sachant que profs des écoles et certifiés, qui forment, et de loin, le gros des troupes du secondaire, ont la même grille de rémunération.

  • Ptitpneu

    Il n'y a pas de les instits qui en ont assez, il y a leur conjoints !!!
    Si je pouvais faire embaucher ma professeur des écoles préférée comme secrétaire dans mon entreprise, je le ferai de suite !! Raz le bol des préparations, corrections et autres à la maison, des réunions le soir pour tel ou tel sujet !!! La classe finie à 16h30 mais pas à la maison avant 18h00 !! Mal payée par rapport à ce que je peux voir dans le privé à ancienneté égale, perte de 7 ans de retraite en quelques années (grosse arnaque que le statut de prof des écoles qu'elle n'a pas demandé par ailleurs !!).
    Je ne l'imagine même pas à 60 ans dans une classe de 30 petits braillards auxquels on ne peux plus rien dire. Bref, j'ai failli moi-même être instit et maintenant, je ne regrette pas ma situation dans le privé. Faut vraiment avoir la foi et un entourage compréhensif. Pour ma part, je ferai tout pour qu'elle puisse quitter avant 62 ans donc adieu la retraite à taux plein. Mais ce calcul a largement été anticipé par nos instances !! Autant ce métier était sympa pour elle comme pour moi, qui n'hésitait pas à m'investir dans sa classe, autant aujourd'hui, aprés avoir vu l'évolution sur 25 ans, c'est une véritable galère!!  Elle a encore la vocation, non reconnue, j'en ai maintenant une totale aversion !!! 

  • non mais!

    Je suis prof du secondaire dans le privé. Je ne me sens pas concernée par les primes, indemnités (sauf ISO part fixe de 97 €brut/mois) ou heures supplémentaires car je n' en perçois pas. Je suis certifiés depuis 11 ans et je ne gagne toujours pas 2000€ net par mois. Je n'ai pas l'impression d'être une privilégié et en plus s'enseigne à des SEGPA et je n'ai aucune formation pour cela. Je comprends que vous soyez remontés en lisant cette article mais je pense que ce sont les enseignants en général qui sont de plus en plus considérés comme des moins que rien, primaire, secondaire, public ou privé. 

  • Laurene

    vous faites bien de le souligner, car c'est ce qui se dit dans toutes les écoles :). Enfin, pour moi "avoir une indemnité de suivi et d'orientation" c'est toujours mieux que "vous devez ces heures et c'est comme ça" :)  et un conseil d'école, ça dure deux heures aussi ^^

  • Sevnunes

    Pas d'emballement non plus, je suis professeur principal en 1ères, des rdv avec les parents j'en ai toutes les semaines la prime est de 50e par mois. Pour les ISOE et prime de conseil je suis désolée, mais leur  nombre varie en fonction du nombre de classes. Moi par exemple cette semaine je suis prise tous les soirs jusqu'à 21h à cause de mes conseils( j'ai 4 classes), un prof d'art plastique ou de musique va étendre ses conseils car il a plus de classes...la durée des conseils dépend des établissements, j'ai fui un collège où l'on achevait nos conseils à 23h! Après je n'ai plus d'heures sup depuis le changement de gouvernement...on en viendrait à regretter le "casse toi pauvre c..."

  • Brunoblandine

    Inutile de se tirer dans les pattes entre profs du primaire et du secondaire, ce n'est pas le but recherché. Pour info, je suis dans le primaire ... Au contraire serrons-nous les coudes et soyons solidaires !!

  • http://www.social-advertising-blog.com/ Sylvain Briant

    dans notre société, nous ne valorisons pas assez les personnes qui s'occupent de nos enfants, ni même la place de nos enfants dans la société. c'est pourtant notre avenir.

  • Marie

    Mieux payés, les profs que les instits? Ah bon! Si je compare les montants annoncés dans l'article et mon salaire, il y a un rectificatif à faire. A l'échelon 6 sur 11, (milieu de carrière donc au moins administrativement), mon salaire est de 2032,98 € exactement (y compris le supplément familial-2OO€- qui est en plus du traitement initial) . Or  vous annoncez un salaire de 2132€ en milieu de carrière pour un instituteur. Je m'interroge ... Et il n'y a pas non plus de quoi se réjouir sur le montant d'un salaire à l'échelon 11 : changer d'échelon offre une augmentation inférieure à 50€, c'est le constat fait à chaque changement d'échelon jusqu'à maintenant.
    Quant à l'image de "glandeur" c'est tout le corps professoral qui en souffre.

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=100004576230891 Nat Grr

      Marie,
      Pour être claire , de mon côté PE , promotion 1992 (la première) salaire net au bout de 20 ans , donc milieu de carrière, actuellement à l'échelon 9 : 2234 euros (supplément familial pour 2 enfants inclus).

  • Caro

    Heures sup en tant que prof principal ou classe à examen mais rien du tout quand on apprend à lire en CP par exemple !

  • Anne Marie Marc

    Eh ben, y du boulot comme dirait l'autre. Se tirer dans les pattes entre enseignants me paraît complètement stérile. Ce qu'il faudrait c'est rallier la majorité des instit (et ce n'est pas forcément gagné), des parents d'élèves (encore moins, la FCPE étant pour) à adopter un moratoire sur la modification des rythmes scolaires tant qu'une évaluation (puisqu'ils n'ont que ce mot là à la bouche) de l'impact de la semaine de jours n'a pas été réalisée.   Instit 295

  • Luc Perrin

    Pouvez-vous donner les sources exactes ( rapports de l'INSEE et de la DGAFP) ? Je n'arrive pas pour l'instant à trouver l'information brute, mais il y a un copier/coller entre votre site, celui du SNUIPP et d'autres qui reprennent à peu près le même texte.
    Luc Perrin
    professeur des écoles

  • PurpleRain

    Je tire sur la corde depuis presque 3 semaines... Je suis crevée entre ma classe, les corrections, les évaluations à corriger, les parents qui veulent me rencontrer car on arrive en fin de trimestre... Une sciatique, il y a 15 jours mais j'allais bosser quand même comme ça pendant une semaine puisque j'arrivais encore à marcher.... Et on gère notre quotidien, la vie de famille, les soucis du mari au boulot (lui aussi mais dans le prive), les soucis du gamin en pleine pré-adolescence... Et sur ce, jeudi matin, même pas le temps d'arriver à l'école que, sur le parking, une mère me prend la tête... comme si je n'avais que son gamin à m'occuper et qui monte sur ses grands chevaux quand je lui rappelle que j'ai 28 gamins et pas que le sien, que j'ai les évaluations à corriger, d'autres parents à rencontrer et au comble de l'audace, une famille et une vie privée!!!!!! J'ai tenu jusqu'à la fin de la semaine mais là honnêtement, je sature et j'ai bien envie de m'arrêter pendant une semaine! Je ne suis pas indispensable et je n'aurai pas de médaille à la fin de toutes façons de l'Education nationale! Là, le citron est pressé et n'a plus de jus!!!!!!

  • Sonia Convercey

    Moi j'aimerais savoir comment se faire entendre...
    Manifester ? En période de crise, on va nous traiter sans doute de nantis...
    C'est vrai que cet article, plus la charge de boulot quotidienne qui augmente dans ce métier,  remettent en cause mon intérêt premier pour cette profession.
    Ma mère, elle-même enseignante dans les années 70, s'est élevée socialement grâce à cette profession et a acquis un certain respect lié à son titre. Mais quand est-il maintenant?
    Je ne suis pas nostalgique de l'instituteur du village véritable hussard de la IV ° république respecté au même titre que le curé ou le médecin, mais là j'avoue que je ne sais pas où on va...
     

  • GuestOunet

    Peut-être aurait-il été préférable de passer le concours afin d'être prof du secondaire plutôt que de se plaindre et critiquer entre collègues,non? (réflexion que l'on peut entendre fréquemment lors de critiques envers les congés ... T'as qu'à passer le concours !! Ah! Ah! Ah!)
    À chacun d'assumer ses choix ... 1700€ dans sa residence natale de province ou 2000€ dans l'academie de Créteil sans famille ni amis ... Si vous ne voyez que le montant du chèque à la fin du mois, il serait peut-être temps d'une remise en question ...

    • marboeuf

      Peut-être que je ne voulais pas être prof de secondaire, mais bien instit ? Peut-être aussi que personne ici ne vise les profs du secondaire et qu'il n'y a pas lieu de se sentir attaqué ?!! Peut-être que, tout simplement, il ne s'agit pas d'enlever aux uns, mai bien d'ajouter aux autres ?... Peut-être enfin qu'on regrette de sentir chez certains si peu de solidarité, entre enseignants... N'est-ce pas, GuestOunet ?

  • Contact

    Dites voir, vous avez choisis vos métiers, ou il vous ont été imposés/? . Pensez à ceux qui n'ont pas eus la chance d'avoir les capacités ou facilites d'avoir vos diplômes et qui en bavent tous les jours dans une tranchée sous la pluie ou en plein soleil, ou ceux qui devront passes toute leurs vies en usine ... laissez les dire, et enterrez vos egos. Rappelez vous que c'est en parti ces gens là qui payent vos salaires et pire encore vos retraites de 2000 ont été payes par la caisse des artisans. Arrêtez de toujours demander plus à ceux qui en ont le moins.

    • marboeuf
    • dirlette

      Monsieur, Je suis fille de maçon et de VRP.

      Mes parents sont effarés de la somme de travail, de responsabilité et d'âneries administratives que je vis au quotidien.
      D'autre part, je paie aussi des impôts qui servent aussi aux payes et aux retraites des fonctionnaires.
      A l'heure des 35 heures j'en ai marre qu'on me crache dessus alors que je fais plus de 50h par semaine (ce qui, en étalant mes heures et en gardant 5 sem de congés payés représente plus de 40h).
      J'aime mon métier, mais je ne suis pas sûre que si j'avais su ce qui m'attendait, j'aurai fait le même choix de formation.
      Mais maintenant, avec 2 enfants, il faudra que j'attende pour la reconversion.

  • Nathelle16

    A force de : 
    couvrir les livres avec le transparent qui ne va jamais, arroser les graines plantées en sciences, donner à manger aux escargots - pour le vivant un élevage c'est mieux, préparer les imprimantes sans oublier d'acheter l'encre et le papier qui va avec, allumer et paramétrer SEULE les ordis et changer les ampoules de la classe, accrocher les vêtements perdus à la cantine ou dans le bus, nettoyer tous les tableaux, taper les brosses, changer les piles des pendules et autres engins remettre les cartouches dans les stylos, coller les étiquettes, ouvrir le courrier de ministre, passer à la déchetterie à 10 km, changer les pantalons et autres habits des élèves en période de gastro, tailler les crayons, ranger les étagères et casiers de la classe à longueur de journée, préparer les cadeaux crétins de marché de noël ou de fête des mères, arpenter les magasins pour trouver du matériel toujours moins cher, galoper à la mairie pour voir le maire et remplir des plans sécurité, vérifier les extincteurs avec la société, récupérer dans les cartables les paiements ou livres égarés, raccrocher avec des trombones des fermetures éclair défaillantes,faire tenir des cheveux en bataille avec des barrettes saugrenues, refaire les lacets de certains 10 fois par jour, passer remettre de l'essuie tout et des mouchoirs en papier, collecter et recycler papiers, cartons et bidons pour faire de l'art, raccrocher des boucles de cartable cassées, nettoyer et réajuster des lunettes, gonfler les ballons pour la gym ou le foot, passer au super u du coin pour acheter du citron et du café pour le goût et les 5 sens, repasser par la pharmacie pour prendre des pansements sans oublier la poste pour déposer les chèques de la coopérative et en plus bien choisir et envelopper en cachette les cadeaux de père noël de l'école.....ETC et j'en oublie.
    C'est ce travail là, ingrat, invisible, chronophage et bénévole que personne ne voit !!!
    Le travail de classe bien sûr devient quasiment anecdotique dans ce magma de polyvalence.
    Alors NON je ne m'étonne plus de ne plus être une intellectuelle mais une pauvre bonne à tout faire d'une école de campagne.

    • retraitée E.N

       TTB! vous devriez faire un copié/collé à Hollande, Peillon et au Premier Ministre.
      ps: je ne sais pas si ils lisent mais leur cabinet répond(j'ai testé )

  • Lucius Sergius

    Avertissement, suite à un gros ras le bol, mon message ne va pas faire dans la dentelle.

    Franchement pas étonnant, ni même les réactions stéréotypées de gens qui n'ont jamais travaillé dans l'enseignement alors que nombre d'enseignants ont déjà travaillé dans le privé.
    Ce qui est super bien fait, c'est qu'une fois le cursus fait et les difficultés passées pour devenir enseignant titulaire, ce qui prend généralement du temps, il est très difficile de se reconvertir, cela étant souvent considéré comme un trou" dans le CV par beaucoup de trépanés de RH... 

    Les partis politiques qui se succèdent au pouvoir mènent la même politique en matière d'éducation depuis trente ans avec une constance incroyable pour arriver à un point de convergence à l'échelle du continent malgré les discours en apparence différents pour donner le change. Cela s'est décidé hypocritement dans des assemblées qui n'ont absolument rien de démocratique. L'évolution de la considération sociale et la dégradation générale ont été soigneusement calculées depuis longtemps...

    Un petit lien (c'est long, l'intervenant n'est pas neutre du tout, mais tout ce qu'il avance de factuel est parfaitement vérifiable) :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ccu6CkmN2_Y

    Voir aussi sont livre assez ancien écrit avec Gérard de Sélys : "Tableau noir". Enquête narrée sur le ton d'un roman d'anticipation. Maintenant nous y sommes.

    Suivant cette startégie, tout est joué par avance : si les enseignants font grève, c'est contre-productif (voir les efforts du gouvernement précédent pour la rendre inopérante sauf en ce qui concerne les retenues de salaire). Et vu les mentalités couramment exposées sur les forums, fruits d'années de désinformation démagogique auprès des non-enseignants, on a parfaitement travaillé l'opinion... Beaucoup de syndicats poussent aussi à la grève pour faire bonne figure, tout en négociant discrètement les reculs de la professions (et en s'arrangeant pour les présenter dans un premier temps au moins, comme une "victoire", une "avancée", etc... Ailleurs on appellerait ça des syndicats jaunes...) 

    Un autre solution est pratiquée par des professions ou des groupes de pressions qui arrivent toujours à obtenir gain de cause tout en étant minoritaires (pour qui la grève serait ridicule voire pour qui elle est interdite par statut): ne plus se comporter gentiment du point de vue politique, en tout cas plus du tout comme la politicasse l'attend. Ca ne correspond pas à la mentalité "pacifique" de la profession, mais puisque ça marche comme ça et qu'on n'est pas dans un monde de bisounours...
    En gros : puisque les gens sont pris pour des imbéciles, qu'ils agissent comme des imbéciles. 
    Par exemple aux prochaines élections, locales ou nationales, si la situation ne s'améliore pas très vite et si les "réformes", selon lesquelles les enseignants sont très bien "sentis" pour être les dindons, ne sont pas reprises de plus près plus honnêtement, sans se contenter de promesses qui ne sont que chèques en blanc tirés sur un compte imaginaire, il s'agit de se donner le mot d'ordre de boycotter les "gros" partis politiques.
    Ceux-ci assurent toujours un bipartisme de fait pour se partager les avantages entre leurs membres, et ils se défoulent sur la profession depuis des lustres par démagogie. Ils comptent souvent sur la modération des catégories socio-pro de l'enseignement dans leurs projections et leurs modèles de marketing politique (eh oui, le stéréotype de l"instituteur systématiquement "rouge" ne correspond pas du tout à la réalité statistique, les partis "de gouvernement" de droite ou de gauche adorent l'adhésion des "enseignants" dans les urnes), et aujourd'hui c'est encore plus vrai vu leur état de délabrement et les menaces aux extrêmes.
    Des groupes de pression patronaux ou autres agissent ainsi sans vergogne depuis toujours, en étant bien moins nombreux, et avec l'efficacité que l'on sait. Ca ne sera jamais dit parce que les lobbys sont constitutionnellement interdit, mais la pratique est un secret de Polichinelle.
    Vous verrez qu'avec la perspective d'une Saint-Barthélémy pour leurs sièges ou strapontins de toutes sortes, certains Machiavels à la petite semaine et mal intentionnés risquent de vite devenir moins méprisants.

    Cette pratique n'est peut-être pas dans la culture du monde de l'enseignement, ce n'est peut-être pas "bien", "républicain" et tout et tout, mais c'est ça ou continuer à se faire descendre de droite ou de gauche (et rassurez vous, c'est partout partout en Europe, sauf que chez nous on part déjà de bas). Et au point où on en est, quelque soit le résultat qui en sortira, ça ne pourra de toute façon pas être bien pire.

    Pensez-y au moins cinq minutes.

    De la part d'un type qui après classes prépa a fait divers cursi entre bac +3 et bac+10 dans sa jeunesse, tous diplômes avec mention maximale, qui a aussi un peu bossé dans le privé avant d'opter pour un métier qui lui était accessible sans "relations" ou "réseaux", et qu'il croyait être le plus noble et le plus utile parmi d'autres (autres concours et entretiens réussis simultanément, mais choix de ce qui semblait le plus sérieux). Métier auquel il s'est consacré comme si c'était un retour d'ascenseur pour ce que l'école lui a permis alors qu'il était d'origine modeste, auquel il a consacré des jours et des nuits, qui maintenant le laisse à moins de 2000 euros par mois avec 22 ans d'ancienneté, suite à une jolie "revalorisation" qui a été une magnifique escroquerie soigneusement mise au point par la racaille politicienne professionnelle. Et qui, écoeuré, n'écoutera désormais plus les escrocs.

    Au cas où les modérateurs n'effaceraient pas ce message, ceux qui ne seront pas d'accord ou choqués, allez-y, vous pouvez bien vomir votre bile, je ne répondrai pas, pour moi c'est plié..

  • Nathelle16

    Pardon, je dois mal comprendre, les "pauvres artisans" de ma région ont villa à la mer ou chalet à la montagne. Ne mélangeons pas tout et moi qui ai passé 20 ans dans le privé, je connais les deux aspects des métiers respectifs et nous n'aurons jamais le choix de faire du black nous !!
    Mais contrairement à vous, je suis respectueuse des gens et des métiers qu'ils font. Chaque métier a ses avantages et ses inconvénients, ses atouts et ses défauts. Il faudrait juste que de chaque côté on cherche à comprendre intelligemment les revendications. S'il y en a de plus en plus, c'est que le malaise est réel, tout comme dans la police et à l’hôpital  Et non tous les fonctionnaires ne sont pas des fainéants, mais continuez à faire écho aux médias et à leurs torchons du café du commerce. 
    Si ce métier semble si "relax" faites le donc. Passez vos nuits et vos jours à préparer le concours.  

  • Florence Meynier0805

    et que dire des enseignants en maternelle: 6ème roue du carrosse, baby-sitters surpayés, un dessin et une comptine et hop on fait la semaine. Je passe 26 heures avec les enfants, j'en bosse autant chez moi, j'ai des réunions pour des enfants en difficultés, rien n'est payé en plus et me voilà, maintenant une "intermédiaire". Vraiment réconfortant, rassurant...
    J'aime mon métier, je ne sais rien faire d'autre, je ne VEUX rien faire d'autre. Etre considérée comme une "sous-prof", là je ne comprends plus. J'ai bac+4 et c'est tout ce que je suis, tout ce que je vaux? Un salaire qui stagne, aucune considération de la part des "vrais profs" qui parfois se contentent de coller des exercices toute la journée. Je suis une PROF comme tous et toutes les autres, un point c'est tout. De ne plus être considérée comme exerçant un métier intellectuel, je m'en contrefous: intellectuel, intermédiaire, ce ne sont que des mots mais arrêtez ce petit jeu stupide et malsain qui fout la merde entre enseignants plutôt qu'autre chose ! mais "diviser pour mieux régner", c'est le seul but de la manoeuvre ...

  • Marie 44

    Et ceux , qui comme moi , ont été victime d' accident du travail , qui gardent de grosses séquelles et à qui on n' accorde pas de poste-Adapté , ni cours , ni long , et dont le seul avenir est la mise en retraite pour invalidité faute de reclassement possible : pas de poste !!
    Avec 28 années de carrière , pas de possibilité de reclassement , on me promet 900 euros/mois bruts ! 
    Dans le secondaire , il y a des Poste- Adaptés ET des aménagements de poste conséquents !
    Que vais-je devenir : clocharde avec BAC + 3 plus 28 ans d' instit? Aller travailler dans le privé (la conjoncture s'y prête ! ) , alors que l'Etat est responsable de mon état de santé , que je peux travailler , mais dans les conditions que l' on m'impose , en toute connaissance de cause!
    Si quelqu' un a une bonne idée, je suis preneuse.
    Marie 44

  • Avot Christelle

    De plus les 2 jours de  vacances de la  Toussaint ne seront évidemment rattrapés que par les enseignants du 1er degré puisque le mercredi les profs  ont déjà cours et qu 'au mois de juillet ils sont déjà " en vacances" depuis longtemps ce qui creuse encore les inégalités. 

  • Fredval77

    Allez, j'en rajoute une couche. Certes, les profs du second degré ne touchent pas d'heure sup pour les diverses réunions, en revanche, ils ont droit à l'ISOE (environ 1500 annuel pour tous les profs du second degré et environ 1500 de plus si tu es prof principal). Cette ISOE est un prime pour :  suivi individuel et à l'évaluation des élèves, comprenant notamment la notation
    et l'appréciation de leur travail et la participation aux conseils de classe (donc entre autres pour corriger les copies et remplir le bulletin).
    J'ai encore mieux.Le service des prof du second degré est de 18h +1 heure sup (payée) qu'on peut leur imposer. Jusque là, pas de problème. Sauf que la plupart des collèges travaillent sur des crénaux horaires de 55 min. La conséquence : les profs du secondaire ne travaillent que 16h30 sur leur 18h obligatoires. Mais comme la plupart ont droit à leur heure sup obligatoire, cela implique qu'on les paye en heure sup pour une heure qu'ils doivent déjà.Dans le premier degré, ont leur demande de faire 1h20 (bientôt 1h30) gratos pour accueillir les élèves (2*10 minutes par jour) et dans le second degré, on leur donne gratos 1h30 (ou on les paye en plus pour faire juste leurs obligations de service).
    Pour moi, il y a clairement de l'argent à prendre dans le second degré et à injecter dans le premier degré. 

  • Dominique de Dijon

    Et vous n'avez pas idée de ce que vous allez toucher comme retraite... Trente-trois ans d'école primaire (25 ans instit, puis le reste prof des écoles) + quatre trimestres comme salariée pendant mes études universitaires (à la poste et dans la restauration) pour une retraite mensuelle brute de 1298 €... brut... alors en net... et après les impôts... je ne suis pas prête d'obtenir la nationalité suisse, monégasque ou belge...
    Mes parents  m'avaient dit "Fais des études, tu assureras ton avenir"... Bof... Si on ne reconnaît pas le "talent" de certains "artistes" français fort bien payés, eh bien, moi, on n'a pas reconnu mes études, ni ma patience, ni mes talents, ni mes efforts...
    En tout cas, je ne voudrais pas être à la place des gouvernants français qui vont devoir faire tourner une économie avec des très riches et de plus en plus de pauvres... ça ne va pas être du gâteau...
    Enfin, pour moi, ce sera pain...mais pas brioche au petit-déjeuner! C'est meilleur pour la santé... Vu ce que coûte la médecine... 
    Dominique de Dijon

  • THBO31

    Oserais-je donner un avis de "candide"?
    Je suis papa et, en parallèle, conjoint d'une enseignante en primaire. D'où mon doute sur l'objectivité de mon avis...
    En tant que papa, je constate que mes enfants ont suivi une évolution naturelle liée à l'âge... Plus ils étaient "grands", plus ils étaient matures, et moins j'avais à consacrer d'énergie pour leur apporter des bases d'éducation.
    C'est quand ils étaient petits que j'ai galéré le plus pour leur inculquer les bases.
    D'où ma question, et c'est là que ma condition de conjoint d'enseignant de primaire me fait douter de mon objectivité : Pourquoi les enseignants du primaire sont ils "moins bien payés" que ceux du secondaire alors que ceux-ci bénéficient du terreau créé par les premiers?

    Veuillez me pardonner si ma question met à mal l'image de l'enseignant travaillant uniquement pour l'amour de l'art, comme un sacerdoce qui ferait que parler d'argent serait en soi une dérive dangereuse...

    Et puis je ne dis pas que les enseignants du secondaire sont trop payés (loin s'en faut), juste que ceux du primaire ne le sont pas assez.
    Bravo pour votre blog

  • champelogne

    Merci Laurence pour cette rectification.  Article reflétant bien le gros malaise enseignant  !! Il ne sert à rien de s'épuiser à s'expliquer chers collègues PE. Il ne nous reste plus qu'à suivre à la lettre nos obligations de service sans donner une minute de plus ! Nos vies s'en trouveront bien améliorer ! 

  • http://www.facebook.com/sylvie.baudouin.14 Sylvie Baudouin

    Je suis ok avec tout, sauf le salaire net d'un jeune prof. A l'indice 349 et valeur du point 4.6302, ca n'a jamais fait 1660 net. il faut arreter de nous prendre pour des c...

  • http://twitter.com/ssssandrine S@nd

    Tout à fait d'accord. Je lis beaucoup de com en ce moment de PE qui s'attaquent aux profs du secondaire et je trouve ça affligeant. Les salaires de PE doivent être revalorisés et les inégalités gommées, c'est certain. Inutile pour cela de vous en prendre aux collègues.

  • http://twitter.com/ssssandrine S@nd

    L'ISOE n'atteint pas 1500 euros par an mais 990 euros (99 euros sur 10 mois). Pour être crédible, soyez précis.

  • http://twitter.com/ssssandrine S@nd

    Nous allons rattraper les jours de la Toussaint les mercredis après-midis. Chers collègues PE, vous vous trompez d'ennemis et ça me désole.

  • http://twitter.com/ssssandrine S@nd

    Et pour ce qui est des "vacances" en juillet, sachez que nous, collègues de lycées, sommes de bac jusqu'aux environs du 10 juillet (corrections, commissions, oraux, rattrapage).

  • http://twitter.com/ssssandrine S@nd

    "et j'en passe"? ah oui? dites-en plus: je meurs d'envie de connaître toutes ces indemnités qui me passent sous le nez.

  • Anne-Marie

    Contrairement aux idées ressuent nous travaillons mais il est vrai que je ne me plains pas de mon salaire et recommande vivement à toutes personne qui souhaite une vie nouvelle et particulière de postuler. Les impératifs : ponctualité, aimer les horaires et manger de manière décalées au quotidien, travailler les weekends et jour de fête, aimer les déplacement (un jour sur 2). Si vous rentrez dans ce cadre là n’hésitez surtout pas vous serez un conducteur heureux! Si ce n’est pas le cas surtout ne postulez pas vous ne serez pas embauché, et si vous passez au travers vous serez malheureux dans votre travail!

    http://www.salaire-brut-net.net/methode-de-calcul/