En Grande-Bretagne, un petit coin d'euroscepticisme pour tout le monde

Russel White, leader de la "Populist Alliance", le 26 avril 2014 à Londres.

"Nous aussi on est eurosceptiques!" Devant l'Emmanuel center de Londres où le lobby anti-européen Campaign for an Independant party tenait sa réunion annuelle, Russell White et deux compagnons font de la retape pour leur propre micro-parti "Populist Alliance".

"On défend une Grande-Bretagne neutre sur le modèle de la Suisse", lance-t-il alors qu'à l'intérieur, l'organisation transpartisane opte plutôt pour le modèle norvégien. Côté économique aussi la Populist Alliance essaye de creuser son sillon. "Nous sommes pour le protectionnisme, nous voulons nationaliser toutes les énergies : le charbon, le pétrole et l'électricité", lance l'employé des chemins de fer qui a quitté Ukip en 2006 pour créer son propre parti, resté à l'état d'embryon jusque là. Contre la "globalisation", pour "défendre le prolétariat", Russell White se voit en "José Bové" britannique.

Et s'il réclame des référendums pour décider de tout, "la vraie bonne définition du populisme" qu'il revendique, il ne se présente pas aux élections européennes. "On boycott ces élections car elles ne sont pas démocratiques", assène-t-il. Mais ceux de ses troupes qui voteront le feront pour Nigel Farage et Ukip (United Kingdom Independance Party).

 

Publié par Souriez vous êtes soignés / Catégories : Royaume-Uni

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