Audience pour le PSE

C'est le 26 avril que le TGI (Tribunal de Grande instance) de Paris dira s'il retient ou pas les arguments plaidés par Maître Dufresne Castets, l'avocate de la CGT contre le PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) engagé à PSA.

Le PSE qui a déjà reçu l'aval d'une majorité de syndicats  doit être définitivement validé le 19 avril prochain. Un plan social qui doit entraîner au total 11 000 suppressions de postes dans le groupe et la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Au nom de la Fédération des travailleurs de la Métallurgie CGT, l'avocate conteste l'insuffisance du volet social de la restructuration arguant du fait que "le plan de reclassement de PSA n'engage pas fermement le groupe à assurer l'avenir de ses salariés sur le départ, beaucoup trop hypothétique" selon elle.

En attendant le 26 avril, parmi les grévistes on ne se fait pas beaucoup d'illusions: "C'est une carte que nous devions jouer, nous l'avons fait" indique Jean pierre Mercier, le délégué CGT sans trop d'espoir.

Devant le TGI de Paris, l'audience à duré plus de deux heures. Dehors le noyau dur des grévistes de l'usine d'Aulnay, qui entament leur treizième semaine de grève, attendent que Maître Dufresne Castets, sorte du tribunal et leur rende compte de l'audience du matin et de la décision du tribunal.

 

 

La direction de PSA, qui évalue la perte de production à 14 000 véhicules depuis le début de la grève à l'usine d'Aulnay, assure que le calendrier annoncé, une fermeture de l'usine début 2014, sera respecté. 400 ouvriers ont déjà quitté l'usine dans le cadre des mesures de mobilité temporaire, la plupart pour l'usine de Poissy, qui produit elle aussi la C3. Les cadences se sont accélérés à Poissy pour rattraper le retard cumulé à Aulnay.

Publié par Francine Raymond / Catégories : Actu

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