On regarde quoi comme séries en mars ?

On ne va pas se mentir, ce mois de mars s'annonce chargé pour les amateurs de séries télé. D'abord parce que deux de nos programmes préférés reviennent enfin après une attente de plus de deux ans. Ensuite parce que de très prometteuses séries font leur début.

"The Widow" (le 1er mars sur Prime Video)


En regardant à la télévision un reportage sur les émeutes en République Démocratique du Congo, Georgia Wells (Kate Beckinsale, surtout connue pour ses rôles dans la saga Underworld) aperçoit en arrière-plan son mari, supposément mort dans un crash d’avion dans le pays trois ans plus tôt. La jeune femme décide alors de partir sur place enquêter, sans se douter dans quel pétrin elle va se fourrer.

Les huit épisodes de The Widow ont été créés, écrits et co-produits par les frères Harry et Jack Williams (également producteurs de Fleabag) et seront disponibles sur Prime Video le 1er mars.

"Le Nom de la Rose" (à partir du 5 mars sur OCS Max)


Plus de 30 ans après la remarquable adaptation cinématographique de Jean-Jacques Annaud, le polar moyenâgeux d’Umberto Eco devient une série télévisée italienne en huit épisodes. Niveau casting, c’est John Turturro (The Big Lebowski, Barton Fink, The Night Of) qui marchera dans les pas de Sean Connery en incarnant le moine franciscain Guillaume de Baskerville, le jeune acteur allemand Damian Hardung (inconnu chez nous) reprend le rôle du novice Adso de Melk, incarné au cinéma par Christian Slater tandis que l’inquisiteur Bernardo Gui est cette fois joué par Rupert Everett (Le Mariage de mon meilleur ami) en lieu et place de Michael Lonsdale.

L’histoire, elle, reste inchangée et se déroule toujours dans une abbaye italienne en 1327 où des meurtres très étranges sont commis. Une adaptation pour le moins ambitieuse au regard de celle d’Annaud qui avait connu un succès commercial et critique à sa sortie en 1987.

"After Life" (le 8 mars sur Netflix)


After Life marque le retour de l’humoriste Ricky Gervais (The Office), devant et derrière la caméra. L’occasion pour le Britannique d’explorer des thèmes aussi graves que la dépression, le suicide ou le ressentiment sous la forme d’une dramédie pas forcément très drôle. Il incarne Tony, un journaliste, qui perd pied après avoir perdu soudainement sa femme d’un cancer du sein. D’abord suicidaire, il décide finalement de continuer à vivre en s’autorisant à dire désormais tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Bref, en faisant fi des réactions de chacun sans plus aucun surmoi.

Les six épisodes de 30 minutes seront disponibles sur Netflix à compter du 8 mars.

"Now Apocalypse" (à partir du 10 mars sur Starz)


Attention aux yeux, ça va piquer. Le provocant réalisateur Gregg Araki, à l’on doit Kaboom et The Doom Generation (Queer Palm à Cannes en 2010), se lance dans sa première série télévisée. Au programme, toutes ses obsessions autour de la jeunesse californienne pour laquelle la vie se résume en général à la sexualité et à la défonce.

Produits par Steven Soderbergh, les dix épisodes de 30 minutes seront diffusés sur la chaîne américaine Starz à compter du 10 mars. La série n’est pas encore programmée en France, mais selon Numérama, elle pourrait atterrir sur Starzplay, le service SVoD de la chaîne qui devrait être lancé prochainement en France en partenariat avec Amazon Prime Video.

"American Gods", saison 2 (le 11 mars sur Prime Video)


L’adaptation complètement folle de l’épais roman du Britannique Neil Gaiman, lui-même inspiré par la saga de comics Sandman, est de retour pour une deuxième saison très attendue, même si, on l’avoue, on n’a pas tout compris aux huit premiers épisodes. L’histoire se concentre sur Shadow Moon (Ricky Whittle, bien connu des fans de la série Les 100), un homme qui se fait embarquer à sa sortie de prison par un très étrange Mr. Wednesday (Ian McShane, aperçu dans de nombreuses productions comme Deadwood ou Game of Thrones) qui l’emmène faire un drôle de road-trip au cœur d’une guerre entre les dieux de l’ancien et du nouveau monde.

Aussi belle que violente, cette série fantastique ne laisse pas indifférent. Espérons juste que ces huit nouveaux épisodes seront un peu moins obscurs que les précédents.

"The Little Drummer Girl" (à partir du 14 mars sur Canal+)


Attention, petite claque. Et si vous ne devez regarder qu’une seule série parmi celles qui démarrent en mars, c’est bien The Little Drummer Girl. Adaptée d’un roman d’espionnage de John Le Carré, la série nous entraîne dans les années 70au cœur d’une cellule du Mossad qui recrute une jeune actrice britannique pour venir à bout de terroristes palestiniens.

Confiés aux soins du génial réalisateur sud-coréen Park Chan-wook (Old Boy, Mademoiselle), les six épisodes sont de vrais bijoux d’inventivité graphique et technique qui rendent chaque plan absolument fascinants. Autour d’Alexander Skarsgard (toujours aussi mutique) et de Michael Shannon (toujours aussi mystérieux), c’est bien la jeune et solaire Florence Pugh (The Young Lady) qui est la vraie révélation de The Little Drummer Girl, absolument parfaite en apprentie espionne.

"Charlie, monte le son" (le 15 mars sur Netflix)


A défaut d’incarner James Bond, Idris Elba se glisse dans la peau d’un vrai loser pour les besoins de la comédie Charlie, monte le son (Turn it up, Charlie en VO). Il incarne un ancien DJ tombé dans l'oubli qui tente de remonter la pente en endossant le rôle de baby-sitter de la fille de son meilleur ami, une pré ado pas franchement facile.

Pas tant un rôle de composition que ça pour l’acteur britannique qui officie aussi en tant que DJ sous le pseudo de DJ Big Driis the Londoner. Il est par ailleurs à l’affiche du prochain festival de Coachella (Californie) en avril prochain. Les huit épisodes de 30 minutes de cette comédie seront disponibles sur Netflix le 15 mars prochain.

"Love, Death & Robots" (le 15 mars sur Netflix)


"Réservé à un public tordu" prévient d’emblée la bande-annonce de Love, Death & Robots dévoilée mi-février par Netflix. Au programme de cet étrange programme, 18 courts-métrages d’animation "déconseillés aux âmes sensibles" et produits par David Fincher (Gone Girl, Seven) et Tim Miller (Deadpool).Un projet aussi fou que foutraque dans lequel pourraient bien se trouver quelques pépites.

"The Act" (le 20 mars sur Hulu)


Avec The Act, la plateforme américaine de SVoD Hulu lance sa série d’anthologie inspirée de faits-divers réels. Pour cette première saison, elle retrace l’histoire de Gypsy Blanchard, une petite fille victime du syndrome de Münchausen par procuration, puisque sa mère (incarnée par une Patricia Arquette méconnaissable) la fait passer pour une enfant gravement malade depuis qu’elle a 8 ans. Mais à l’adolescence, la jeune fille commence à se rebeller.

Les huit épisodes seront disponibles sur Hulu le 20 mars prochain mais aucune diffusion n’est pour le moment prévue en France.

"The OA", partie 2 (le 22 mars sur Netflix)


Après plus de deux ans d’attente, nous allons enfin savoir ce qu’il est advenue de Prairie Johnson que l’on avait laissée mal en point dans une ambulance à l’issue du dernier épisode de The OA. On la retrouve désormais bien vivante, mais visiblement dans une dimension parallèle où Barack Obama n’est absolument pas connu et où elle est une héritière russe.

La série The OA avait débarqué sur Netflix sans annonce préalable en décembre 2016 et avait immédiatement séduit les spectateurs qui s’étaient laissés entraînés dans ce mystérieux conte pour adulte absolument bouleversant. Si la série semble partir dans tous les sens, ses créateurs, Brit Marling (qui incarne Prairie) et Zal Batmanglij ont toujours assuré que leur projet était parfaitement maitrisé et qu’il savaient exactement comment The OA devait se terminer. Idéalement, la série devrait se boucler en 5 saisons (si les audiences le permettent).

"Osmosis" (le 29 mars sur Netflix)


Après Marseille et Plan Cœur, Netflix dégaine Osmosis, sa troisième série "original" française. Après le soap politique et la comédie de mœurs, direction la SF pour cette fiction d'anticipation adaptée d’une web-série d’Arte diffusée en 2015. Dans un futur proche, les rencontres entre les êtres sont régis par Osmosis, une technologie qui trouve notre partenaire idéal en sondant nos données cérébrales. Mais peut-on vraiment laisser un algorithme décider de notre vie amoureuse ?

Attendu comme le Black Mirror français, Osmosis n’a pas vraiment le droit à l’erreur. Les huit épisodes de 52 minutes seront disponibles sur Netflix le 29 mars prochain.

Et comme ce mois de mars a décidé d'être fantastique jusqu'au bout, on pourra également découvrir sur Netflix la suite de deux de nos programmes "unscripted" préférés. D'abord, la sixième et dernière partie de notre télé réalité japonaise adorée, Terrace House : Opening New Doors (le 12 mars), puis la très attendue saison 3 de Queer Eye (le 15 mars).