"Gears of War 4" : l’art de la guerre, version porno

Ne pas faire l’amour, mais la guerre. Saga phare de Microsoft depuis ses débuts sur Xbox 360 en 2006, Gears of War a droit à un quatrième opus, disponible depuis le 11 octobre sur Xbone One. Un nouvel épisode développé pour la première fois par les studios The Coalition, qui remplacent les créateurs de la franchise, Epic Games, et dont l’ambition est de donner un souffle nouveau à ce jeu de tir à la troisième personne (TPS).

Pour y parvenir, Gears of War 4 s’appuie sur deux techniques efficaces. Tout d’abord, s’affranchir de certains codes de la saga tout en respectant son héritage. Le titre de The Coalition met ainsi en scène les aventures du fils de Marcus Fenix, héros mythique de la franchise, confronté aux mêmes monstres, les Locustes, qui ont hanté son père pendant des décennies. Une filiation mêlée à une volonté de tuer le père que l’on ressent tout au long des 10 heures que dure la campagne solo, comme le rappelle Le Monde.

Scènes d'action excitantes

Toutefois, Gears of War se distingue aussi par une volonté obsessionnelle de fournir un plaisir continu au joueur. Pour y parvenir, les studios The Coalition empruntent autant aux blockbusters hollywoodiens de Michael Bay (Bad Boys 1 et 2, Transformers...), avec ses moments de bravoures et sa musique dantesque, qu’aux productions de Marc Dorcel. Attention, pas question d’assister à des scènes sexuelles explicites dans ce titre interdit aux moins de 18 ans, mais Gears of War 4 adopte certains codes des films pornographiques.

Kait Knife Battle

A commencer par sa répétition de scènes d’action excitantes rythmant un scénario prétexte plutôt convenu. Dans Gears of War 4, les humains font face à une nouvelle espèce de Locuste qui a appris à muter pour survivre et détruire l’humanité. Question originalité, on est tout de même pas loin du plombier qui vient régler un problème de canalisation. Toutefois, l’histoire étant bien écrite et scindée en 5 chapitres comportant plusieurs actes, chaque nouvelle scène d’action est plutôt bien amenée et rares sont les moments de lassitude.

D’autant que si certaines séquences offrent d’agréables préliminaires, elles montent rapidement en puissance pour offrir aux joueurs des moments aussi jouissifs que variés. Et que dire des scènes finales qui se concluent en une orgie de fusillades et d’explosions visqueuses qui repeignent l’écran du joueur.

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Muscles portubérants et armes imposantes

Coté personnages, Gears of War 4 respecte les codes de la série avec des hommes massifs à la mâchoire carrée et aux muscles protubérants accompagnés de femmes plantureuses et sauvages. Un casting qui trouverait sans problème sa place dans 90 % de la production des films pour adulte. Sans oublier que tout ce beau monde manie des armes toutes plus imposantes les unes que les autres… De quoi faire soulever un sourcil à Sigmund Freud.

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Offrant un plaisir solitaire indéniable, Gears of War 4 se révèle encore plus satisfaisant quand on s’y adonne à plusieurs. Proposant un mode campagne en coopération jusqu’à quatre joueurs, le titre de Microsoft offre aussi la possibilité d’affronter d’autres joueurs en ligne au cours de traditionnels "matchs à mort en équipe" ou "captures du drapeau".

Mais c’est surtout le mode "Horde 3.0" qui offre les sensations les plus intenses et les plus immédiates. Débarrassé de toute trame narrative, il faut ici résister le plus longtemps possible face à des vagues d’ennemis toujours plus nombreux et agressifs dans un bukkake d’action ahurissant. Une version YouPorn, en somme, de Gears of War 4, qui résume parfaitement l’esprit de cet opus : oui, c’est basique, grossier, limite vulgaire et pas du tout intelligent, mais qu’est-ce que c’est bon.

Siege Beast

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