Peillon : les instits seront les dindons de la farce

Mine de rien, c’est une petite bombe qu’a lâché le Café Pédagogique en révélant le premier la teneur des propositions faites mardi 16 par le ministre Peillon lors de la concertation qui a débuté cette semaine. Une bombe, peu relayée dans les médias, dont la déflagration n’a pas fini de secouer les enseignants de primaire et qui dévalue nettement la réforme des rythmes scolaires, semant au passage le trouble quant à la méthode Peillon.

Abordant la question des rythmes scolaires, Peillon a confirmé que le mercredi matin serait travaillé, que la journée de classe serait bien ramenée à 5 heures de classe au lieu de 6, et a formulé la proposition suivante : l’heure restante (15 h 30 – 16 h 30) sera prise en charge moitié par les collectivités locales, moitié par les instits, qui feront l’aide aux devoirs à leurs élèves dans leur classe entre 15 h 30 et 16 h 00.

 

Dindons

On comprend que le ministre ait eu du mal à trouver qui allait prendre en charge la fameuse 6ème heure d’école. On comprend que le gouvernement ait voulu éviter que cette charge ne soit trop grande pour les collectivités locales, invitées à financer l’encadrement de cette 6ème heure. On comprend que l’état ne voulait pas verser un centime dans cette affaire. On comprend surtout que les enseignants étaient la solution idéale : déjà sur place, déjà payés. Les voici donc chargés d’éponger le manque de moyens d’une réforme qui ne se donne pas les moyens. Les instits vont prendre sur eux les contradictions de la réforme. Ils permettront, seuls, de colmater les brèches nées du décalage entre les intentions et la réalité. Ils paieront les impossibilités structurelles et les empêchements économiques. Les instits, « variables d’ajustement d’un jeu de dupe » (Christian Chevalier).

Voilà un coup qui risque de peser assez lourdement sur le moral des enseignants. On leur avait dit, pas d’augmentation, malgré la perte vertigineuse et constante du pouvoir d’achat depuis 10 ans (cette semaine encore un rapport d’Eurydice confirme l’énorme perte de pouvoir d’achat des enseignants français sur la dernière décennie). Ils ont accepté, la gorge nouée, les instits ne sont pas plus cons que d’autres, ils sont capables de comprendre que les caisses de l’état sont vides, pas d’augmentation.

On leur avait dit, venez une demi-journée de plus par semaine. Ils ont dit d’accord, ils étaient de toute façon les premiers à dire majoritairement que 4 jours d’école était la pire solution. On leur a donc dit, venez le mercredi à l’école. Ils ont dit d’accord, dans l’ensemble, même si certains auraient préféré le samedi. On leur a dit que le mercredi, c’est mieux pour les familles et le tourisme et ils ont dit c’est pas faux, ça s’entend.

Ils ont dit d’accord à tout ça, malgré tout, avalant leur chapeau à l’occasion, dans l’espoir que cela change les choses, pour les élèves, pour leur classe, pour eux.

Voilà qu’on leur demande de venir travailler plus pour gagner pareil. Eux qui travaillent en moyenne 40 heures par semaine, d’après l’Inspection Générale, eux qui sont parmi les enseignants qui travaillent le plus de tout l’OCDE, pour un salaire nettement inférieur à la moyenne.

Surtout, au-delà de leur propre sort, ce qui apparaît de plus en plus nettement aux instits, c’est que cette réforme est en train de se vider de son sang, victime de trop d’incohérence, grosse de trop de contresens, et que tout ce qu’elle était censée apporter, changer en profondeur, s’est perdu en route.

 

Farce

Dès le départ, quand on a annoncé que les journées des élèves seraient moins denses, moins chargées, on était dans l’imposture. Plus courtes elles seront, les journées, certes, mais avouez que 5 h 30 au lieu de 6 heures, ça ne risque pas de changer grand-chose. Et puis, ces journées ne seront certainement pas moins chargées, car dans l’affaire on perd une heure de classe par semaine (23 h au lieu de 24), soit 36 heures sur l’année. Pour faire la même chose qu’avant. En plus vite, donc. En plus pressé, ou alors pas en entier. Dans tous les cas, les élèves en difficulté seront les premiers à trinquer.

Imposture 1 : les journées seront en fait plus denses.

Les devoirs faits à l’école, c’est dans l’air depuis un moment et pourquoi pas, après tout. Question d’égalité, certains n’ont pas la chance d’avoir des parents derrière eux. Mais ce que propose Peillon frise le ridicule : 30 minutes dans la classe, avec tous les élèves. Soit une minute par élève, en gros. Ah, ils vont être bien faits les devoirs ! Ah elles vont être bien sues les leçons !

Imposture 2 : faire croire que les devoirs peuvent être faits dans ces conditions relève de la supercherie.

Sans compter que, après les devoirs, les collectivités locales prendraient le relais pour… 30 minutes. Si on compte les déplacements, le passage aux toilettes, etc., il restera 20 minutes aux collectivités pour faire quoi ? Rien. On parle d’éveil artistique et sportif, on aura à peine de la garderie dans la cour de récré.

Imposture 3 : en 30 minutes, le périscolaire ne pourra rien mettre en place.

Tout se passe donc comme si on voulait sauver les apparences : laisser penser que le nouveau rythme de l'école va enfin permettre des journées plus calmes, plus légères, et ainsi la progression de tous ; laisser croire que les devoirs seront faits correctement et les leçons sues lorsque les enfants rentreront chez eux ; laisser imaginer que les élèves s’enrichiront et se cultiveront sur le temps périscolaire de fin de journée.

 

La fin de l’aide personnalisée, mauvaise solution

A moins que tout ceci ne précède une autre annonce : la fin de l’aide personnalisée. Ce dispositif avait été mis en place par Darcos en 2008 suite au passage à la semaine de 4 jours. Parmi les 108 heures annuelles de travail des enseignants dégagées par la mesure, 60 avaient été affectées à ce qu’on appelle communément le « soutien ». Ce dispositif a toujours été décrié : d’abord parce qu’il a permis à Darcos puis Chatel de démanteler les RASED, les Réseaux d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté chargés d’une expertise que ne possède pas l’instit lambda ; mais aussi parce qu’il n’a pas montré, sur le long terme et à grande échelle, son efficacité, ajoutant de surcroit une heure de classe à la journée déjà chargée d’élèves facilement débordés.

Peillon s’est déjà prononcé en faveur de l’arrêt de l’aide personnalisée. Ira-t-il au bout de sa logique ? Dans ce cas, deux heures de travail devant élèves seraient libérées dans le planning des instits, ce qui correspond exactement aux 4 x 30 minutes d’aide aux devoirs à venir… Sauf que la fin du soutien ne serait de toute façon pas une réponse aux problèmes soulevés plus haut. A l’imposture de l’aide aux devoirs telle que proposée s’ajouterait la suppression de ce qui reste sur le papier une aide aux élèves en difficultés. Et comme Peillon n’a pas les moyens de relancer les RASED…

 

A quoi joue Peillon ?

Peu importe les contradictions, au fond, pour Peillon : d’une part il donne le change aux familles (« aucun enfant ne sera hors de l'école avant 16 h 30 », et plus de corvée de devoirs à la maison), d’autre part il évite la grogne des collectivités locales, enfin surtout il ne débourse pas un sou. Gagnant gagnant.

Reste que du côté des enseignants, c’est plutôt perdant perdant. Les syndicats sont interloqués. « Où est passé l’ambitieuse réforme des rythmes scolaires et ses objectifs de réussite pour tous ? » demande le SNUipp, principal syndicat du primaire, qui déplore « une journée pratiquement aussi longue, une demi-journée supplémentaire le mercredi matin, un deuxième trimestre toujours aussi déséquilibré ». « Si on ne fait que réduire les journées des élèves d’une demi-heure, on sera loin de la grande réforme promise », déclare le SE-Unsa. Le SNES met en garde contre un « risque de désillusion ». « Si les enseignants ont l’impression qu’on les mène en bateau, cela peut déclencher une vague de colère ».

Une colère qu’on a pu vérifier cette semaine sur les réseaux sociaux, où les premiers intéressés se pincent pour y croire : hébétude, atterrement, frustration, incompréhension, déception. Rage. Sentiment, une fois de plus, que la réforme se fait en dépit du bon sens, dictée par tous les impératifs sauf ceux annoncés : le bien des élèves, de la classe.

Peillon pourrait bien sûr faire comme si de rien n’était : après tout il lui serait facile de retourner l’opinion contre ces instits corporatistes qui ne pensent qu’à leur bien-être et sont incapable d’accepter la première réforme venue, de venir travailler une heure de plus chaque semaine. Car les choses ne manqueront pas d’être résumées ainsi. Les enseignants connaissent la musique de la dévalorisation, de la stigmatisation, la Nation prise à témoin, ils l’ont entendue pendant des années.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’eux, ici, pas seulement. Que ce soit clair : ce sont les buts que s’est fixés Peillon lui-même qu’il est en passe de manquer. Les intentions de la réforme étaient louables, la tournure qu’elle prend la vide de tout son sang.

Après les espoirs suscités à son arrivée, réels, et la lune de miel qui a suivi, les rapports entre Peillon et les enseignants pourraient se dégrader sérieusement. Parce que le ministre n’hésite pas avec cette proposition à faire des instits les bous-émissaires de la réforme, mais surtout parce que la connaissance des dossiers, le volontarisme, la justesse des diagnostics et la vision pertinente dont avait fait preuve jusqu’ici Peillon ont commencé à se lézarder, et avec, les espoirs de changement.

On sait les sentiments qu’inspirent les plus grandes déceptions.

 

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  • Pfffffffff

    Je cite "On leur avait dit, venez une demi-journée de plus par semaine. Ils ont dit d’accord, ils étaient de toute façon les premiers à dire majoritairement que 4 jours d’école était la pire solution. On leur a donc dit, venez le mercredi à l’école. Ils ont dit d’accord, dans l’ensemble, même si certains auraient préféré le samedi. "

    Je ne me souviens pas avoir jamais dit être d'accord pour la demi-journée supplémentaire, aucun(e) de mes collègues non plus, et encore moins pour le mercredi... Remarquez, pour donner mon avis, encore aurait-il fallu qu'on me pose la question!!!

    • L’instit’humeurs

      Vous aurez compris, cher Pfffffffffff (oups, un f de trop), la figure de style : l'idée est que nous sommes capables de comprendre certaines choses, leur bien-fondé éventuel, malgré les sacrifices demandés. Quant à nous demander notre avis, encore faudrait-il ne pas avoir peur des réponses... 😉

      • Pfffffffff

        Le problème est bien là, où est le bien fondé dans la semaine de 4 jours 1/2? Je ne le vois pas... Les élèves qui rentrent en 6ème sont très fatigués de ce lever matinal supplémentaire, donc on va le leur imposer 5 ou 8 ans plus tôt?

        • L’instit’humeurs

          Vous arrivez à faire tout le programme en 24 h par semaine, vous ? Pas moi...
          Reste la possibilité d'alléger les programmes. Mais on enlève quoi (à part l'histoire des arts) ?

          • klaric

            Plein de contenus à enlever !!!La division en CE1 c'est utile? Mes collègues se plaignent toutes des contenus trop lourd en cycle2!En cycle 3, en histoire, en géographie en sciences si on suit les programmes à la lettre, on leur fait passer le BAC en juin!!Avant la réforme des programmes de 2008, nous y arrivions très bien dans nos écoles bretonnes
            même sur 4 jours!!!

          • Aurélie

            Pareil ! Plein de choses à virer ! Je ne suis pas (plus) instit, mais après avoir donné des cours de soutien à un petit garçon cet été, j'ai vu qu'il avait étudié la Guerre Froide en CM1 ! Non mais sérieusement, la Guerre Froide, on y capte déjà pas grand-chose en terminale, alors en primaire ???
            On pourrait supprimer l'histoire des arts, ça oui ... réduire un peu les programmes en histoire-géo et en sciences (vu que tout va être revu dans le détail au collège), ça ne ferait pas de mal à la maîtrise de la langue et aux maths ...
            Et puis si on laissait les devoirs à la charge de parents, l'heure de 15h30 à 16h30 pourrait servir à faire du sport tous les jours et donc à dégager du temps scolaire pour les autres matières (parce que le sport, ça en bouffe du temps ! préparer le matos, aller sur le terrain de sport ou au gymnase, expliquer les règles 40 fois, faire et refaire de la discipline ...) ...

          • Tybenb

            1) Est-il possible de faire tout le programme ? La réponse est non. Ce non, dans la plupart des classes et écoles, est même justifié par certains IEN lorsqu'ils comparent les programmes et le socle.

            Est-il possible de dire non à toutes les injonctions nouvelles faites, chaque jour, à l'école afin qu'elle comble ce que la société se refuse maintenant à faire : oui et ce serait même salutaire !

            2) Alléger les programmes, ne rien enlever ? Palier nous affirme-t-on. Etre capable, en face d'une situation complexe, de mobiliser des compétences et des connaissances pour trouver les informations pertinentes (cf web), les structurer; construire une problématique et y répondre en argumentant et en communiquant de façon appropriée.

            Est-ce cela à quoi nous travaillons dans nos classes ou, tout au contraire et en respectant l'ahurissante urgence de nos emplois du temps, nous attelons-nous à bourrer le crâne pas encore chauve de nos pauvres élèves ?
            Pourquoi, selon vous, ce magnifique programme et toutes ces contingences disciplinaires ne nous permettent-ils de briller déjà au firmament du PISA? Est-ce, calembourprestement, un pis-aller sans retour que ce programme au firmament ne nous autorisera pas à atteindre ?

            De façon plus anecdotique et sans que cela figure sur un quelconque cahier journal, il est parfois très plaisant de laisser les élèves prendre le temps, vraiment prendre leur temps, de terminer un travail, de le corriger et d'imaginer les suites possibles à cet exercice, à cette divagation...

            Refonder l'école cela aurait pu aussi être refonder la manière dont nous envisageons l'acte d'apprendre, non pas simplement avec une visée encyclopédiquement exhaustive mais également avec une visée intelligemment citoyenne.

            Alléger les programmes, réformer notre langue pour qu'elle ne soit plus uniquement accessible à de très doctes grammariens, une fois oui, mille fois oui : que la langue et le verbe se réjouissent de réfléchir et de nous montrer tout ce qu'ils comprennent, avec leurs têtes, ne fussent-elles pas déjà pleines...

      • klaric

        Tout à fait d'accord!!! Parmi les collègues la grande majorité est CONTRE la classe 1/2 journée de plus!!!C'est les programmes qu'il faut alléger. Cela fait plus de 10 ans qu'en Bretagne nous sommes à la semaine de 4 jours et nos élèves ne sont pas plus bêtes et fatigués qu'ailleurs:au contraire ils apprécient tous de "faire autre choses" comme ils me disent le mercredi et AUCUN ne veut venir à l'école le mercredi!!!

        • Pfffffffff

          Dans la version proposée, nous n'avons plus que 23h de classe, moins qu'avant mais en venant plus souvent, c'est un comble!!!

        • Maxime

          C'est les élèves ou les professeurs qui ne veulent pas venir le mercredi ? A mon époque, j'avais cours tous les mercredi matins, et je ne me rappelle pas m'être indigné de cela. C'est une question d'habitude.

          C'est sur qu'une fois qu'on a connu la grasse matiné du mercredi matin, c'est dur de revenir en arrière, mais je trouve que, pour une fois, la réforme va dans le sens des gamins et pas des profs (difficile de plaire aux 2 en même temps).

          Quand à l'article sur les enseignants qui disent amen à tout pour l'amélioration de l'éducation, j'ai failli m'étouffer en lisant cela. Ils disent non, non et renon et l'article en lui même en est la preuve !

          Et quant aux 40h par semaine, j'ai du mal à y croire.. Du moins, dans mon entourage, il s'avère que je connais plusieurs professeurs des écoles (qui font, je crois 27h de présence, pas 18...) et qui, effectivement, travaillent chez elles... environ 3h par semaine (le mercredi généralement). Jamais le soir en semaine (trop fatiguée après être rentrée à la maison à 17h quand son compagnon rentre rarement avant 18h30) et jamais le WE (sinon on a pas le temps de voir les potes, de s'amuser... je cite : "on est pas des bêtes non plus"). du coup, 27 + 3 ou 4 ça fait 31, pas 40.

          Et pourtant elles se plaignent qu'elles ont du travail à la maison ,que c'est pas normal et que leurs compagnons du privé ont de la chance, une fois rentré (vers 18h30), de pouvoir penser à autre chose.

          Alors il y a surement des instits plus consciencieux qui les font, mais a mon avis, cette fameuse enquête est basée sur des sondages, et quand on demande à un instit combien d'heures ils font par semaine, même mes amies répondront 40 voir 45h alors que dans les faits, on tourne autour de 30...

          • angel

            Oui alors je suis instit en maternelle, et pour préparer correctement ma classe (préparation de la semaine, les ateliers, le matériel, création de jeux mathématiques, conception d'outils linguistiques, etc etc etc) et en finalisant mes projets (confection de livres, tenue des classeurs, affichages divers, etc etc etc) je travaille mes 26 heures devant élèves mais également mes récréations où je ne suis pas de service (le service est un travail en soi, beh oui) et une heure trente sur ma pause déjeuner. Je ne quitte pas l'école avant 18h, je viens très souvent travailler environ 3h le mercredi dans ma classe, et entre 5 et 8 heures le dimanche. J'ai calculé sur 4 jours de travail à l'école j'arrive à 8h20 je repars à 18h, je prends une pause d'une demi heure pour manger, ça fait 9h de taf par jour. Sur la semaine on a déjà 36h de travail REEL. Ensuite on ajoute facile 2h de travail le soir sur la semaine, paf, 38h. Les 3h du mercredi? 41h. Les 5 heures du dimanche? 46 heures dites donc. Et je parle même pas des rendez vous avec les parents, des réunions d'équipe, de cycle, des conférences péda, des animations pédagogiques, des bouclages de gros projets, il arrive parfois que je travaille 60h par semaine.

            Pour 1865 euros net à l'échelon 7.
            AH et bien sûr je reprends une semaine avant la rentrée de septembre pour tout remettre en route (ben oui une classe de maternelle, ce sont des tonnes de trucs individualisés, qui changent donc chaque année) tout ranger impec, préparer par écrit progressions et projets pour la première période, etc...
            Et je travaille plusieurs jours pendant mes fameuses vacances que tout le monde m'envie.

            Alors oui j'ai la vocation, j'adore mon job, la reconnaissance des parents, et les progrès des élèves sont des choses formidables, mais je commence à en avoir un peu ras le pompon d'être prise pour une feignasse.

            Dans mon école de 3 classe, ma directrice bosse tout autant que moi (voire même plus!!!) et ma collègue bosse 40 heures par semaine.

            Franchement, si le boulot doit être bien fait dans l'intérêt des enfants, je ne vois pas comment réduire mon taux horaire hebdomadaire. Ou alors je les colle devant des fiches toute la journée (passionnant, ouééééééé!).

            Et toutes les instits de maternelle que je fréquente travaille énormément!
            (surtout si comme dans mon cas elles n'ont quasiment pas d'ATSEM).

          • Copelia

            Maxime...vous êtes PE ? Moi je le suis devenue...cela fait 5 ans...après avoir été avocate pendant 8 ans. Parce que là était ma vraie vocation, parce que j'aime vraiment le contact avec les enfants... Mais OUI ! je travaille tous les soirs ! Et le week end ! oui ! Je ne ménage pas mon temps ni ma propre famille. Et j'ai un salaire vraiment très faible, déjà bien en dessous de ce que je gagnais sans me forcer avant ... Alors arrêtons ces balivernes et passez le concours puisque la situation semble si formidable ! Cette réforme c'est du n'importe quoi. Il faut le reconnaître. 30 minutes pour faire les devoirs qu'on vient de donner. Je rêve...puis 30 minutes avec les animateurs de mairie ! A s'étrangler de rire ! Qui est venu voir comment cela se passe vraiment dans les écoles ? Rien que le temps de ranger leurs affaires...et puis..et puis...ben rien, ce sera fini ! Une vraie réforme nécessitait du temps...de la vraie réflexion...des cas PRATIQUES ! Pas cette précipitation....mais il fallait du changement car le changement c'est maintenant pas vrai ?

    • Oliv

      Tiens c'est amusant, on se faisait la même réflexion avec tous les collègues : je n'ai encore pas vu un seul instit en faveur de cette semaine de 4 jours et demi ! Il semble que seuls les hauts dignitaires syndicaux aient été en accord avec Peillon. La base n'a jamais été interrogée et cela fait déjà quelques semaines que l'on sait qui va trinquer. Que les syndicats ne soient pas surpris. Merci Peillon, tu as déjà réussi à te mettrre à dos la majeure partie des enseignants du primaire !!!

      • coacolo roland

        Et ça t'étonne,les aparatchiks syndicaux sont des pare feu des gouvernements,on fait trois fois le tour des boulevards,à 1000 10000 1000000mème plus...Un jour de grève tous les trois mois...Histoire d'entrenir,de faire semblant...Il y a longtemps qu'ils ont abandonné la lutte des classes,l'idée d'une grève générale,c'est à nous de virer ses "collabos" et de nous prendre en charge !

    • bougelés

      Votre avis vous a été demandé quand vous avez voté au mois de mai ;vous avez votés tous
      pour le meme F.HOLLANDE !!!!!
      Il faut maintenant accepter ses reformes!!! et se taire

      • Mantu

        Non , pas tous heureusemement sarko voulait diminuer pour augmenter ,je pense qu' ils sont vraiment cons ceux qui ne l ' on pas compris.

      • lisa

        Non, non.

      • Institallergic

        Eh oui ! Remarquez....soyez contents....votre salaire n'augmente pas....vous ne payez donc pas d'impôts !!!! Vous ne vous plaindrez au moins pas pour ça ! Pour les reste....faites donc la grève ! Ça fait si longtemps !

  • Yvon

    Bonjour

    Les mesures proposées par Mr Peillon sont navrantes.

    Le plus important à changer, ce sont les programmes qui sont impossibles à faire sauf dans les classes d'élites: c'est bien beau sur le papier de mettre de l'histoire de l'art aux enfants de CP ou de l'anglais que l'on impose d'ailleurs à des enseignants qui n'ont pas été recrutés il y a quelques années dans les conditions actuelles. On "invite" les enseignants à quelques conférences pédagogiques de langue et ça y est, ils sont aptes à faire de l'anglais en cp ou en ce1. Surtout que tout est oral à cet âge là! Cherchez l'erreur. Volontaire d'office, ça ne vous rappelle rien? Moi si!

    Je souhaitais que la classe se fasse le samedi matin mais, les contraintes économiques en décident autrement. Mr Peillon ne le dira pas, bien évidemment.

    Je suis scandalisé par les propositions annoncées par le ministre.Il est en train de "taper" sur les instituteurs (PE) mais manifestement évite de se mettre trop les professeurs à dos.
    Ah oui! C'est un ancien professeur de Philo bâchelier à 16 ans... Il a sans doute conscience des difficultés de certains enfants.

    Bonne journée.

    • Michel

      Quand je vois qu'une amie instit est en train de caler ses conférences pédagogiques pendant son congé maternité histoire de les "secher", c'est sur que ça va pas aider...

      • YVON

        Bonsoir Michel

        Et oui, imaginez qu'elle "sèche" une conférence du type " construction du nombre en cycle 1" au cours de laquelle elle aurait peut-être appris que pi est un nombre irrationnel transcendant. c'est unp'tit vicieux ce pi qui vaut à peu près 3.14...
        Vous vous rendez compte du manque de formation de cette personne face à des enfants de 3, 4 ou 5 ans.

        Et encore bien pire, s'il elle "sèche" une conférence sur les compétences sociales et civiques à enseigner aux enfants:

        "Avoir conscience de la dignité de la personne humaine et en tirer les conséquences au quotidien ".

        D'ailleurs, non dirigeants ont -ils validé cette compétence vis à vie des enfants ,des instituteurs ou professeurs des écoles? Hummmm...j'ai un doute

        Pour la démonstration de la transcendance de pi, on verra cela une prochaine fois...(lol)

        Amicalement.

  • HARCHIN Jean Marc

    Une question:
    Quand il y a eu la réduction de 4,5 jours à 4 jours de classe:
    Y at-il eu une diminution du salaire des enseignants?
    Dans une entreprise normalement l'un va sans l'autre. Pourquoi y aurait-il une différence avec un ouvrier ou un employé?
    N'y a t-il pas un horaire hebdomadaire?
    Je ne vois pas où est le problème!..

    • L’instit’humeurs

      Il n'y a pas eu de réduction de salaire parce que les enseignants ont continué à travailler autant : 108 heures de moins devant les élèves, mais 108 heures réparties différemment (soutien, 60 heures, formation, 18 h , etc...). Il n'y pas un horaire hebdomadaire (ça, c'est pour les élèves), mais un volume horaire annuel. C'est un peu comme les prix de l'essence à la pompe : le prix du baril augmente, les prix aussi ; le baril basse, les prix à la pompe non.
      Par ailleurs, le problème est aussi, et surtout, ailleurs : dans l'incohérence et le peu d'efficacité de la réforme... pour les élèves.
      J'espère avoir répondu à votre question. 😉

      • oups

        non vous n'avez pas, à mon sens, répondu à la question.

        non les enseignants n'ont pas continué à travailler autant.

        Enfin, effectivement, le baril baisse (les enseignants travaillent moins) et pas les prix à la pompe (leurs salaire reste le même).

        • L’instit’humeurs

          Ah, je vois.

        • Joelle Coutrot

           Quelle brillante analyse! je plaisante bien sûr, et je ne peux qu'admirer la laconique réponse de l'Instit'humeurs" , qui résume toute l'étendue de sa compassion pour votre bêtise. Courage , un jour peut-être vous comprendrez

    • bergeron

      les heures des instits n'ont pas diminué=soutien scolaire !

    • Lilura

      Parce que les élèves sont passés de 4,5 à 4 mais que les instits, eux, ont rajouté le soutien plus des conférences pédagogiques obligatoires sur des mercredi matin. En clair, ils n'ont pas fait moins d'heures!!

    • Guimaron

      Monsieur, nos horaires à nous enseignants n'ont jamais changé puisque nous faisons l'aide personnalisée et des réunions de concertation les mercredi pour combler les 3 heures de la demi-journée de classe en moins. Une bonne fois pour toutes que les gens qui
      ne savent pas de quoi ils parlent se taisent.

      • cil

        exact, non seulement nos horaires n'ont pas diminué, nos salaires n'ont pas augmenté... et ce pendant une période où les autres professions sont passées de 40 à 39h puis de 39 à 35h... pour le même salaire...

        • Pierrick

          35, pour aller à 27 voir 18 il reste encore quelques heures de différences.

          Du travail à la maison ? Oui il y en a je vous l'accord, mais pas de quoi arriver à 40 voir même 35.

          Source : Mes amies instits (il se trouve que j'en ai 3).

          • Pauline

            Personnellement j'arrive à l'école le matin à 8h15 et repart généralement à17h30 (le temps de préparer la classe le matin: le tableau, afficher le programme, installer le matériel...et de ranger et faire les photocopies pour le lendemain le soir) le midi je m'octroie une pause repas de trente minute le reste de la pause tous les enseignants que je connais et en tout cas ceux de mon école on travaille dans notre classe, on corrige etc...
            La journée fait donc 8h45
            multiplié par 4 (ça doit être le coté instit qui me fait faire ces calculs!) soit 35h (ah ben tiens même pas fait exprès et j'y arrive pile!)

            Ajoutes à cela le soutien du mardi soir (1h), le travail du soir, bon soyons fou admettons que je ne fais rien de la soirée (youpi!), je vais quand meme travailler le mercredi et le week end, allez admettons seulement 1h chaque (je suis bien loin de la réalité mais admettons!) on arrive à 38h.

            Quelle tristesse d'en être à tout calculer pour se justifier du travail fourni !

            Je ne connais pas vos amies instits, elle sont peut etre très organisées ou bien mettent un point d'honneur à ne pas travailler en dehors de la classe (ce qui est selon moi indispensable ne serait ce que pour faire des recherches, se renouveler, monter des projets) il se trouve que moi j'en ai plutot une trentaine d'amis instits et qu'ils ont plutot mon profil.

            C'est dommage qu'on ne nous croit pas sur parole lorsqu'on dit qu'on travaille autant que les autres et qu'il faille cohabiter avec nous pour s'en rendre compte !

        • Alex

          En même temps, vous ne pouvez nier avoir été privilégiés parmi les privilégiés pendant des dizaines et dizaines d'années (bons salaires, vacances scolaires, sécurité de l'emploi, avantages sur les retraites, jours de carences) et j'en oublie.

          Alors pour une fois ou c'est, admettons, le privé qui a peut être eu le plus de "bonus" ces dernières années, cela me semble plutôt un juste retour des choses.. et pourtant... il y a encore de la marge.

          • fandislano

            désolée mais les vacances d'éta par exemple ne nous sont pas payées.. nous sommes payés 10 mois mais annualisés sur 12...
            un exemple de ma journée : j'arrive à 8h00, 30 mn pour manger à la cantine et je pars à 18 voire 18h30 ( qd je ne reçois pas de parents après le soutien) ben ça fait 10h00 par jour soirt sur 4 jours donc 40 heures...

          • la flémarde

            Je suis prof des écoles depuis presque 20 ans et la profession ne cesse de décliner depuis une bonne decenniee. Chaque politique veut laisser son empreinte, une marque de passage. Seulement, on oublie les premiers concernés: les enfants. Je pense que la refondation de l'école aurait du commencer par traiter et remettre en question les programmes scolaires inappropriés et surchargés. De quoi décourager nos petits chérubins.
            Le ministre a choisi de privilégier les rythmes scolaires: bilan: Quelle réforme! Quel changement ! Baliverne...
            D"autre part, à tous les internautes qui pensent qu'être prof, c'est la planque. travailler 24h, mercredi libre, vacances scolaires.... je ne répondrai pas à un tel raisonnement. Ils tiennent des propos qu'ils ne maitrisent ABSOLUMENT pas. Et puis s'ils sont en admiration devant cette profession, s'ils jalousent les enseignants, je les invite à passer le concours. Ils se rendront compte par eux-même........
            Une dernière info, nombreux sont les enseignants qui souhaiteraient jeter l'éponge. Allez savoir pourquoi?......

  • onagre

    En quelques lignes vous résumez parfaitement mon état d'esprit et celui des mes collègues...Dindons de la farce ! Et que dire de l'émission sur Médiapart hier soir sans un seul professeur des écoles sur le plateau alors que l'école primaire est le coeur même de la "refondation"...
    Merci pour cet article.

  • paris

    Pourquoi tirer la France vers le bas? Encore et toujours? Pourquoi pénaliser les enfants qui ont la chance d'avoir soit des capacités soit un suivi à la maison? Ce n'est pas de leur faute si tel n'est pas le cas pour tout le monde! Parle t on d'égalité des "chances" dans la réussite ou des "malchances" dans l'échec??? En gros, si t'as la chance d'avoir des parents éduqués et surtout qui éduquent leurs enfants, les aident à faire leurs devoirs...beh t'as pas le droit d'en bénéficier car comme tout le monde n'est pas logé à la même enseigne-ce qui est, a été et sera toujours!!!, behhh plus de devoirs à la maison! C'est dingue!!!! Pays de m...................!!!!!!!!!!!!!!

    • mine16

      C'est ce qu'on appelle le " nivellement par le bas " ! L'égalitarisme socialiste , quoi !

    • http://legolegitislegimus.blogspot.fr/ LegoLegitisLegimus

      Euh... On va arrêter la mauvaise foi : rien n'empêche les parents de continuer à suivre leurs enfants à la maison...

      • Institallergic

        Effectivement ! En primaire, mes enfants n'avaient quasiment pas de devoirs. Mais ça ne m'a jamais empêché de travailler les tables de multiplications ou les conjugaisons avec eux ! Heureusement d.ailleurs car il y a des instits qui soutiennent qu'on n.a pas besoin de connaître ses tables!!!! Ça nous donne des caissières au supermarché qui pensent que 4 packs de 6 bouteilles font 20! Affligeant !

      • cil

        ce qui va donc accroître les inégalités au lieu de les lisser : entre les parents qui feront travailler leurs enfants à la maison quand même et tous ceux qui partiront du principe que leur enfant a eu 30 minutes à l'école pour faire son travail...

        • Hrfimpel

          J'avoue ne pas vous suivre.

          Avec cette réforme, on s'assure que tous les élèves vont faire 30 min de devoirs dans les classes quand aujourd'hui on a des élèves qui les font et d'autres qui ne les font pas du tout.

          On ne pourra jamais empecher les parents zelés de faire des devoirs supplémentaires avec leurs enfants. L'égalité des chances dont vous parlez n'existe pas.

        • Institallergic

          Donc .,.. Toutes ces conneries ne servent à rien.... Des idiiots resteront toujours des idiots .... Et voteront pour des idiots !!!

        • Institallergic

          Il y aura toujours des gens qui comprendront que la réussite passe par le travail personnel...et les gens qui mettront leur échec sur le compte des instits....de l'Etat....bref ...sur le dos des autres!
          Alors oui ....excusez-moi ! Je vais continuer à m'occuper de mes enfants...on va travailler le français, les maths.... Et je leur apprends aussi les bonnes manières....parce - que pour ça aussi....les idiots comptent sur l'école! Et je ne vais pas arrêter de faire tout cela sous prétexte que d'autres n'en sont pas capables !
          Des inégalités ....il y en aura toujours ! Les hommes peuvent être égaux pour des tas de choses !!!! Mais ce ne sera jamais le cas pour ce concerne l'intelligence !
          Comme le disait une chanson très sympathique ! " quand on est con .... On est con!!! "

    • cassebonbon

      En même temps, rien n'empêche les parents zélés de s'intéresser au programme de leur enfants et de leur faire faire des compléments. Au moins, les devoirs en classe assurent qu'un minimum de devoirs soient fait par TOUS LES ELEVES.

      Sinon il y a ceux qui les font, ceux qui font rien du tout, et ceux qui font rien du tout et qui recopient sur ceux qui les font pour faire croire qu'ils les ont fait.

      La au moins, tout les éleves y passeront au moins 1 heure, je trouve que c'est plutôt bien. Et qu'est ce qui empêche les parents de faire faire encore 1 heure une fois rentré à la maison ?

  • Telemac

    Le MEB s'en tirera avec la formule que l'on connait déjà chez les profs et qui est un prétexte pour ne pas augmenter les salaires tout en augmentant la présence et la charge de travail "c'est dans le domaine de vos missions" et la mission comme cela ne cesse de prendre de l'ampleur.
    Le MEN maltraite ses enseignants et le pli est pris au nom d'une idéologie que la gauche a mis en avant vers la fin des années 90 "l'élève au centre du système" idéologie qui montre ses limites .

  • Pingback: Philippe Masfrand (tactus68) | Pearltrees()

  • Nathaly

    Faisons grêve ! faut pas laisser faire sans rien dire !!!
    Que font les syndicats ???!

    • sandhom

      Comprends pas : Quand l'ancien gouvernement a fait passer la semaine à 4 jours, il y a eu grèves, manifestations, c'était indigne pour les enfants... Et la semaine passe à 4.5 (au lieu de 5 comme prévue dans le programme) et effectivement, pas un seul mouvement. Étonnant. On se demande pourquoi.

    • Fregate

      C'est rigolo ça !

      Le truc sort parce que précisément "les syndicats" (enfin surtout Un - et ce n'est pas le majoritaire -) font du foin et il se trouve des gens qui demander "que font les syndicats ?".

      Ben il font du foin pour faire monter la pression justement, et moi je trouve ça pas mal !

      Avant de gueuler sur "les syndicats", soutenez leur action. En adhérant par exemple.

      Enfin moi je dis ça...

      • Nathaly

        Mais je peux me permettre de critiquer puisque, bien sûr, je suis syndiquée !

    • Mylène Roméas

      Les syndicats, c'est nous! Bougeons-nous, les collègues!

    • ELODIE

      Tout à fait d'accord avec toi Nathalie. Faisons grève mais pour cela où sont donc passés les syndicats?

  • Pingback: Peillon : les instits seront les dindons de la farce | L’instit’humeurs | Nouvelles des TICE | Scoop.it()

  • Eric

    Jamais je n'ai entendu aucun collègue se prononcer contre la semaine de 4 jours ! Bien au contraire, je pense que l'immense majorité des enseignants est satisfaite de ce rythme, on s'est même battu pour il y a quelques années et on souhaite le conserver !

    Quant au choix du mercredi matin, là encore nous n'avons jamais été consultés, et si on doit faire 5 jours de classe par semaine beaucoup d'entre-nous préfèreraient le samedi matin que le mercredi.

    Bref, encore une réforme cache-misère, on pouvait vraiment espérer mieux de la part d'un gouvernement de gauche, quelle déception...

    • L’instit’humeurs

      On ne doit pas avoir les mêmes collègues... Dans l'école on est assez nombreux à regretter le samedi matin, qui permettait de mieux travailler et d'être moins speed.

      • Eric

        Comme tu dis on ne doit pas avoir les mêmes collègues ! Mais à l'époque (lorsque la semaine de 4 jours a été mise en place) j'étais brigade départementale, je tournais dans beaucoup d'écoles au gré des remplacements, et franchement je me rappelle que la très grande majorité des enseignants était plutôt pour les 4 jours (les autres étaient plutôt dubitatifs, mais en général pas franchement opposés).

        D'ailleurs à part dans ton école, penses-tu vraiment que beaucoup d'enseignants regrettent le samedi matin ? La seule qui le regrette chez nous c'est une instit de maternelle, parce que le samedi matin en maternelle elle n'avait toujours qu'une poignée d'élèves auxquels elle donnait quelques petits exercices en autonomie pendant qu'elle faisait tranquillement son travail administratif !
        Donc en réalité je crois que c'est surtout pour des motifs personnels et pas du tout pédagogiques que certains regrettent le samedi matin...

        • aline

          Je suis désolée mais je fais partie des personnes qui regrettent l'école le samedi matin. Et beaucoup de mes collègues partagent cet avis.

          D'un point de vue personnel et familial, il est évident que je suis contente d'être chez moi le samedi matin mais d'un point de vue professionnel, cette demie-journée me manque. C'était le moment propice aux projeys de classe, celui aussi qui permettait de finir les travaux laissés en supens dans la semaine...;
          Enfin bref, il permettait de travailler à un rythme plus souple dans la semaine.

          • cri

            l'école le samedi matin? Avez vous pensé aux nombreux enfants dont les parents sont séparés? 2 jours le WE avec son enfant c'est déjà court alors à peine une journée....

      • Elsa

        tout à fait d'accord, depuis qu'il nous manque une demi-journée, eh ben... il nous manque une demi-journée! Avec ces fichus programmes complètement aberrants, l'école, c'est la course permanente et le sentiment chaque fin d'année de n'avoir pas eu le temps de tout faire et d'être mauvais.... bac + 3, concours difficile, 15 ans de métier, toujours pas 2000€ par mois, de moins en moins en fait, avec augmentation CSG et mutuelle... Ca devient trèèèès déprimant... Alors j'ai été bien naïve devant l'annonce de la réforme Peillon, bêtement, j'ai cru que ça allait être mieux...

        • Orlando

          Je suis une de ces PE qui ont regretté le samedi matin quand il a été supprimé en 2008. Dans l'école où j'étais alors, nous travaillions un samedi sur 2 avec les élèves et nous reprenions 4 jours plus tôt en août. C'était parfait ! Tout le monde y trouvait son compte, élèves, parents, enseignants ! Mon mari et ma fille pendant que j'étais à l'école allaient aux bébé nageurs sans moi alors ce n'était pas pour des raisons personnelles qu'il m'a manqué ce samedi matin en classe car c'était bien un des seuls avantages de la semaine de 4 jours ; j'ai pu accompagner ma fille et mon mari tous les samedis à la piscine !!!

          Je n'ai expérimenté que 3 mois la semaine de 4 jours en 2008 car je suis partie en congé maternité en décembre. Cela a été les pires 3 mois de ma courte carrière en terme de fatigue, de stress, d'impression de ne pas pouvoir faire son boulot comme il faut pour tous les élèves et j'en passe.

          Maintenant que je suis en disponibilité suite à la mutation de mon mari, je suis la refondation de l'école de loin et tout ce que je lis par ci par là me fait un peu peur quant à mon retour dans un futur plus ou moins proche dans l'enseignement.

  • Lil33

    Merci pour cet article, tout ceci est navrant!
    Et en quoi ça réduira les inégalités la fin des devoirs à la maison?? Je suis PE et mes enfants auront des devoirs le soir imposés ou non par l'école. Mais je ne les laisserai pas végéter devant la télé sous pretexte de l'égalité des chances et que d'autres n'ont pas ce suivi.
    Cette aide au devoirs finira en chacun fait ses devoirs de son coté et le PE préparera sa classe pour le lendemain.

    Et les frais de transport? de garde pour la demi journée supplémentaire? personne n'en parle?

    Il est temps que nos syndicats se fassent entendre et nous informent des actions qui vont etre mises en place!

    Jeune PE mais déjà écoeurée du système....

    • Sandhom

      Ce que vous dite est hallucinant : Vous oubliez que beaucoup de parents rentrent de plus en plus tard et que beaucoup, malgré une bonne volonté, n'arrive plus à faire faire les devoirs. En quoi c'est mal d'essayer de donner l'habitude, au primaire, de consacrer une heure aux exercices, relire les cours...
      "Et les frais de transports, de garde ?" : Et comment font les autres ?!!!
      "Cette aide finira en préparation de cours" : Bel exemple de conscience professionnelle dans l’intérêt des enfants.
      Et après, vous vous étonnerez d'être "stigmatisés".

      • lily

        Donc, qu'on soit bien d'accord, cette réforme va permettre aux parents d'avoir moins de frais de garde.... peu importe que cela soit réellement au profit des enfants et de leurs apprentissages ou non...
        je me demande pourquoi on nous demande ce niveau d'études...
        c'est navrant

      • Ludovic

        Cher Sandhom
        Je suis professeur des écoles avec une classe de CP-CM2
        L'idée de faire les devoirs le soir, n'est pas une mauvaise idée mais comment peut on concevoir de faire les leçons en 1 heures à un nombre d'élèves compris entre 20 et 30?
        Comment faire lire 25 CP en 1heure?
        Comment interroger 25 CM pour préparer l'évaluation d'histoire en 1 heure?

        Alors oui on fera les devoirs mais il ne faut pas rêver, les enfants rentrerons avec des devoirs à finir à la maison. Car ce n'est pas avec les 5 minutes que l'enseignant pourra consacrer à chaque élève que ceux ci pourront progresser.

        • Sandhom

          Compte tenu que beaucoup d’enfants ne font plus ou mal les devoirs à la maison (semble-t-il) je crois que le but est plus de leur donner l'habitude de se poser pendant 1 heure et d'essayer de s'organiser un peu, seul , de lire. Il est clair que ça ne résoudra pas tout et ne supprimera pas le travail à la maison. Mais ça vaut le peut-être le coup d'essayer. En réalité, je crois que cette réforme doit favoriser les plus en difficultés, quitte à sacrifier les autres en étant moins exigeant.
          Pour @LiLY "cette réforme va permettre aux parents d’avoir moins de frais de garde". Et comment vont faire les parents qui travaillent pour récupérer les enfants à l'école le midi ? On dirait que vous haïssez les parents.

        • drinsande

          à priori on n'est pas d'accord sur le nombre d'élèves par classe
          en consacrant 5 min à chacun çà fait au minimum 125 min par soir soit 2h05!

      • Le vengeur masqué

        Ce que vous dites est hallucinant ! Vous oubliez que ce n'est pas parce que des parents rentrent tard le soir qu'ils ne doivent plus s'intéresser à leurs enfants. Cette suppression des devoirs à la maison, c'est encore plus désinvestir les parents de l'éducation de leurs enfants... alors que c'est un gros problème de notre société actuellement : on ne s'occupe plus des enfants, ce sont des enfants-rois ou des enfants-perdus en manque d'attention qui n'ont pas conscience des limites.

        Après, vous êtes certainement bien placé pour parler de conscience professionnelle puisqu'en temps que parent, vous ne voulez surtout pas vous impliquer dans la scolarité de vos enfants, car vous n'avez pas le temps de jeter un coup d'oeil sur les devoirs (ce qui prend moins de 5 minutes) et non les "faire faire". Quand on assume pas le minimum qui est son devoir de parents, je ne crois pas qu'on ait de leçons à donner sur le métier des autres.

        • Gaëlle

          Le débat m'interesse car je suis parent d'élève (3 enfants grands, master1, 1ère et seconde) et aussi éducatrice spécialisée en ITEP(Institut thérapeutique éducatif et pédagogique) et enfin bénévole au secours populaire. La dernière réponse me semble extrèmement choquante car elle énonce des vérités en les associant à des analyses fausses et stigmatisantes : les devoirs à la maison n'ont jamais montré l'intérêt des familles pour leurs enfants mais leur capacité à accepter et à porter une institution qui parfois les a exclus durablement et douloureusement d'un avenir de connaissances...L'éveil au plaisir d'apprendre, le plaisir partagé de lire, mais aussi de faire des choses ensemble (jeux, balades, cuisine, discussions...etc) : voilà ce que les parents peuvent et devraient apporter à leurs enfants en plus d'apprendre à socialiser la bête sauvage qui est en chacun de nous en verbalisant les ressentis émotionnels et pulsionnels ...Mais qui aide les familles à savoir cela ? comment leur donne-t-on les moyens d'être porteurs du projet scolaire cohérent et bienveillant ? Parce que là est le problème : avant (et loin de moi l'idée d'être passéiste !) les instituteurs étaient porteurs d'une idéologie : chaque enfant a droit à la culture, à la connaissance et notre société sera meilleure, plus éclairée, plus riche d'humanité... Forts de ces convictions laïques, les enseignants allaient voir les parents, les convainquaient du bien fondé de l'école et amenaient les enfants à investir les apprentissages si riches de promesses !
          Les instituteurs en CP avaient 60 enfants dans leur classe ( exemple de ma grand-tante en 1964) et leur apprenaient à tous à lire !
          Je ne nie pas l'évolution de la société et l'idée répandue que la culture a été démocratisée, rendant moins cruciale la tâche de l'enseignant...et pourtant !
          La question des rythmes scolaire est importante car effectivement, chacun sait qu'il faut répéter et sectionner les leçons pour une meilleure intégration des concepts par tous. Alors 1/2 journée de plus ça parait normal et porteur d'espoir. Mais alors pourquoi pas le mercredi ? La plupart des enfants jeunes se lèvent de toute façon de bonne heure, école ou pas école...
          Quant à la question de qui va garder les enfants des enseignants... j'ai envie de rire : ben leurs enseignants pardi !
          Personnellement, j'aime bien avoir la journée du mercredi qui représente une pause dans la semaine mais je n'irai pas chercher des arguments pédagogiques ou autres pour le justifier !
          Et je pense aussi que 40 h de boulot par semaine ça n'est pas normal.
          Mais je reste persuadée que de nombreux enfants gagneraient à pouvoir au moins commencer leurs devoirs en classe, prendre ce rythme de travail, seul s'ils en sont capables, avec l'aide de leur enseignant s'ils ne le sont pas ... Et les enseignants savent faire cela, je l'ai observé tout au long de la scolarité de mes enfants !

          • jerkor

            "Quant à la question de qui va garder les enfants des enseignants… j’ai envie de rire : ben leurs enseignants pardi ! "ah bon, et bien quel collègue acceptera de garder ma fille de 15 mois?, cette reforme me fait payer 3h30 supplémentaire à ma nourrice, alors, je dois dire que je l'ai un peu mauvaise! faut reflechir avant d'ecrire!!!!!!!!!!! merci pour la baisse du pouvoir d'achat...

          • L’instit’humeurs

            J'ai du mal à vous suivre, Gaelle... Vous trouvez anormal de travailler 40 h par semaine, mais vous voulez faire travailler les enseignants une demi-journée de plus ! 😉

          • vengeur masqué

            C'est sûr que votre analyse est très pertinente :c'est sûr que comparer la société en 1964 à la société actuelle est très pertinente... Pourquoi n'y ai-je donc pas pensé.

            De plus, quand on déforme les propos on arrive aussi par faire dire ce qui n'est pas dit. Je n'ai pas dit que les devoirs à la maison montrait l'intérêt des familles pour leurs enfants, j'ai dit que supprimer les devoirs à la maison c'était encore plus désinvestir les parents de la scolarité de leurs enfants. Donc si on prend la chose à l'envers, je dis exactement la même chose que vous: enlever les devoirs à la maison, c'est enlever la capacité à accepter et à porter une institution comme vous le dite. Comme cela si l'enfant échoue, c'est la faute de l'institution mais certainement pas celle de la famille.
            Moi aussi, je suis dans des classes où les élèves sont en difficultés. ils sont en difficultés non pas parce qu'il ne sont pas assez intelligent mais parce qu'ils sont livrés à eux-même et que leur famille ne joue pas le rôle qu'elle devrait jouer.

            Ce qui est choquant c'est d'asséner des vérités sans justification, que faites vous d'autrte ? " les instituteurs n'ont plus d'idéologie" : vous avez une étude qui le prouve ? (ça c'est faux et stigmatisant) Vous lisez dans mes pensées ? Parce que vous êtes en ITEP, vous avez le droit de dire n'importe quoi ? Moi je vis tous les jours, le fait que des enfants ne sont pas suivis par leurs parents, et qu'ils aimeraient que cela change.Moi, j'essaie de limiter les dégâts faits à cause de ce manque de suivi, je dois faire progresser des élèves qui sont tellement préoccupés par leur situation familiale qu'ils sont à peine concentrés pour le travail. Je leur donne de petits devoirs pour que leur famille essaie de s'intéresser à ce qu'ils font à l'école. Et qu'est-ce qu'on me dit : supprimons les devoirs, ils seront faits en classe. Alors non, je ne suis pas d'accord ! Et mon analyse, contrairement à ce que vous prétendez n'est ni fausse ni stigmatisante, elle est ce que je vis au quotidien et pas ce qu'il se passait il y a 50 ans.

      • manue318

        Et bien sur c'est a l'école de régler le pb si vous rentrez tard. Et aussi à l'école de gérer les enfants le mercredi matin parce que bcp de gens travaillent... Et puis après tout de quoi ils se plaignent ces instits, ils ont toutes les vacances....... C'est à cause de comportement comme les vôtres, en plus des massacres organisés par les divers gouvernements successifs que l'école va mal...
        Continuez à dévaloriser les enseignants, continuez à dénigrer l'école, continuez à ne la considérer que comme un moyen de garde pour les pauvres parents travailleurs que vous êtes... Parce que vous travaillez vous, pas comme les instits!
        Tellement marre d'entendre ces discours... Si vous saviez combien d'enseignants à la conscience professionnelle hyper développée sont au bord de la rupture car considérés tjs comme les dindons de la farce comme le montre si bien cet article. Si vous saviez le nombre d'heures réelles faites par les enseignants par semaine justement. Si vous regardiez un peu plus loin que le bout de votre nez et au delà de vos simples intérêts?!? Si vous saviez à quelle enseigne sont logés les jeunes enseignants changeant de niveaux, d'école, tous les ans voire même toutes les semaines pour certains comme moi qui passent d'une ecole a l'autre d'un jour sur l'autre... Tout simplement si vous cherchiez à savoir avant de juger et de véhiculer ce type de discours stérile? Alors peut être auriez vous le courage de passer le concours et de devenir enseignant??? Mais peut être ce métier n'est il plus aussi attractif? Je vous l'assure pour rien au monde je ne voudrais que mes enfants se lancent la dedans... Ah elles sont chères ces vacances scolaires a porter! D'abord parce que pour 2 mois d'entre elles, elles ne sont pas payées. Et puis pour le mépris, la jalousie voire la haine qu'elles engendrent...
        Sachez pour information qu'en passant à 4j par semaine, on ne nous a pas fait cadeau d'une seule heure... Par contre en passant à 4,5j nous devrons faire cadeau d'heures... Évidemment il ne nous faudra rien dire sous peine de passer comme d'habitude pour des feignants, sans conscience professionnelle... Si encore elle était un plus pour nos élèves?!?!?!?!?
        Par pitié ouvrez les yeux................

      • Noopy

        Évidemment! Et des chips devant la Tv aussi car faire la cuisine ça devient trop dur pour ceux qui rentrent tard...

      • fandislano

        parce que vous croyez que des enfants de Cp relisent un cours tous seuls ?

  • http://google denise chon

    les enseignants ont un métier très difficile mais ils ne sont jamais contents!!et veulent le changement pour les autres mais jamais pour eux!!qu'ils changent de métier!!

    • L’instit’humeurs

      A-t-on le droit de vouloir un changement cohérent et pertinent ?
      Et au fait, si on change de métier (ce que beaucoup font), qui le fera ? 😉

    • Eric

      Denise, le problème n'est pas de changer, le problème est de changer dans le bon sens et pas n'importe comment.
      Or ceux qui font les réformes n'écoutent JAMAIS les professionnels de l'enseignement que nous sommes. Il semble que chaque ministre de l'éducation soit toujours pire que le précédent, et comme dirait Coluche, parfois on a même l'impression que le suivant prend de l'avance.

      On attend toujours de voir ces fameuses études qui prétendraient que le rythme à 4 jour est néfaste (où sont-elles ????), et surtout on aimerait vraiment être consultés avant que des réformes aussi importantes soient mises en place dans la précipitation.

      En réalité tout le monde sait pourquoi le gouvernement se précipite pour modifier les rythmes scolaires et ne consulte surtout pas les professionnels de l'enseignement qui pourraient le contredire : c'est uniquement pour satisfaire les lobbies du commerce et du tourisme, ainsi que les entreprises privées que ça arrange bien de pouvoir attirer les enfants dans leurs locaux plus tôt (il ne faut pas rêver, JAMAIS les municipalités ne prendront en charge gratuitement les enfants après l'école !).

  • Merinos

    Tant que le primaire sera pensé par cette noblesse d etat bis a vomir que sont les IGEN( pour la plupart anciens profs de prépa ...comme Darcos! ) et ces pseudo experts des sciences de l' educ qui pour bcp n ont eu comme 1er objectif de ne surtout plus avoir d eleves, que les débats( radios,télé, ...) sur le primaire n invitent jamais d instits,que les inspecteurs du primaire (veritables rois de l activité linguale de bas étage à des fins obséquieuses et complaisantes envers leurs supérieurs et reniant d ou ils viennent > anciens instits pour la plupart) ,tant que ces inspecteurs continueront a taire l inapplicabilité et l echec des exigences ministerielles sur le terrain (combien de coups de gueule d'IEN comme certains grds patrons de médécine?aucun; la lacheté leur est consubstantielle),tant que bcp de journalistes ne feront que survoler le sujet (Quel plaisir de lire ce blog!!) ,tant que l acces a la hors classe ne concernera que 25% du primaire, la démotivation gagnera de plus en plus la profession et toute reforme ira ds le décor.L absence de grève temoigne de la defiance grandissante ds les syndicats,les partis,la politique et les politiques,le moidre investissement pour notre travail ,non par paresse mais pour eviter la déprime d etre pris pour des c....Jamais je n ai vu autant de collègues partir en retraite dépités et ecoeurés,et d autres compter les jours d ici les prochaines vacances.Que les politiques continuent a jouer aux c...,le jour ou les instits vont se trouver ,a l instar des pays de l est, des activités parallèles pour ameliorer leur ordinaire n est plus tres loin.

  • Lil33

    oups AUX devoirs bien sur....

    Et Denise, nous sommes pour le changement faut il encore que cela serve les enfants!!!!!

  • Sie_Am

    Un petit complément à cet article concernant le pouvoir d'achat : dans un métier qui comprend une majorité de femmes, que feront-elles de leurs propres enfants le mercredi matin ? Il faudra bien qu'elles les fassent garder non ?!
    Du travail en plus pour devoir dépenser toujours plus ...

  • Val

    On voit toujours midi à sa porte.
    Êtes-vous ok pour n'avoir que les 5 semaines de congés légaux ? Vous travaillez 40 h par semaine sur les 36 hors vacances ? Annualisées sur une année ?
    Parce que les autres font 35 et moi c'est 44 même ! À l'éducation nationale en plus parce je travaille sur le temps de présence des élèves, et du coup je rattrape chaque semaine les heures des vacances .... Et vous croyez que je gagne 2000€ par mois ouh la la juste un peu plus de la moitié.

    Pis dire qu'on veut que ça serve les élèves c'est bien beau mais dans ce cas le tourisme ça n'irait plus, les vacances d'été c'est pas demain la veille qu'elles seront plus courtes ....

    • magp

      Oui, je suis prête à n'avoir que 5 semaines de vacances, si les journées face aux élèves sont moins lourdes, si quand je rentre ma journée est terminée, si je ne passe pas des heures pendant les week-end et les vacances à préparer ma classe, si... si... si...

      J'aime mon métier, je l'ai choisi, c'est important, mais marre de ce regard posé sur nous, comme si nous n'étions qu'une bande de fainéants attendant leurs vacances... Il y en a, oui, comme dans toutes les professions... est ce que cette généralité cessera un jour?

    • bloumbloum

      Quand nous sommes devant élèves : pas le droit de surfer sur internet, pas le droit de rêver, pas de pause café, pas de blabla ne serait-ce que 5 minutes à son chef de service, pas de pause cigarette, pas de pause café, pas de pause pipi, pas de déplacement à la photocopieuse. Nous sommes à 150 % pour les élèves, pour leur faire cours, pour les aider.

      VOus me direz qu'il y a la pause de midi, une partie des récréations. Oui, mais il faut préparer le matériel, les photocopies, ranger le matériel, parfois laver pour les arts plastiques... il ne reste plus grand chose comme pause.

      Aucune profession ne demande autant d'énergie, d'attention... à part peut-être les médecins dans les opérations délicates, mais ce n'est pas en présence de 30 personnes qui demandent chacune de l'attention. Alors peut-être que vous considérez que l'on ne travaille pas assez.
      Passez le concours et vous serez mieux payés, mais au final vous n'aurez pas beaucoup plus que 5 semaines de vacances et pas beaucoup moins que 44h de travail par semaine, à moins que vous ne soyez pas un enseignant sérieux (comme il y en a dans toutes les professions MAIS ce n'est pas la majorité, comme dans toutes les professions).

      • sandhom

        Alors donc, la seule solution serait de passer du statut de fonctionnaire à un statut de droit privé tant idéalisé, où les conditions de travail sont tellement mieux, où l'on peut glandouiller devant la machine à café avec son chef de service compréhensif, faire son pipi, se balader et butiner à la photocopieuse et où un employé Bac +3 gagne un salaire de ministre durement négocié. Un bonheur. Vous devriez essayer.

    • Beauquis

      Les vacances sont utiles ... pour travailler! la moitié des vacances à travailler (8h par jour), 8h le mercredi et 5h le week-end en moyenne. Je suis à l'école à 6h30 tous les jours et je ne la quitte jamais avant 18h. A midi je m'octroie 10 minutes pour manger en lisant les mails professionnels. 5h de congés légaux et 44 par semaine je veux bien mais alors plus de préparation pendant ce temps là!
      Je ne pense pas que nous soyons à plaindre, loin de là mais on ne peut pas accepter toute réforme sous prétexte que nous avons des longues vacances! 30 minutes d'aide au devoir, pour 30 enfants c'est une ineptie! Alourdir finalement la semaine pour des enfants qui selon les chronobiologistes ont déjà maintenant des journées trop chargées n'a pas de sens.

    • Biche39

      Petit rappel : nous sommes payés 10 mois, la paie est répartie sur 12 mois, nous ne sommes pas payés les 2 mois d'été. Et autour de moi, je ne connais PERSONNE qui n'ait que 5 semaines de congés payés...

      • ELFENIMUE

        euhhh si moi ! j'ai 5 semaines et pas 1 jour de plus (pas de RTT je suis agent de maitrise pas cadre !) j'ai un bac +3 et gagne 1550€/mois (pas de 13°mois) et g une belle soeur instit qui en gagne 1700, qui est de longue en maladie et voyage tous les étés pendant minimum 4 semaines ! oh je ne dis pas qu'elle ne travaille pas attention ! j'ai conscience du travail fait en classe devant 30 élèves de 4/5 ans mais au bout de 7 ans ses polycopiés sont près, ses cours aussi, juste un peu de découpage par ci par là , un projet de classe ou d'école à préparer ... j'ai conscience depuis longtemps que toute discussion est inutile car nous évoluons dans 2 mondes complètements distincts et le débat stérile !! maman de 2 enfants (en PS et le 2° CP/CE1) je pense à eux en priorité je me suis mise à 80% depuis 3 ans pour m'occuper d'eux le mercredi (on galère les fins de mois car perte de salaire) mon grand est en passe de sauter une classe et du coup doubles devoirs le soir à la maison (quasi 1h/1h30)
        concernant l'égalité des chances l'étude existe déjà et elle est proposée de 16h30 à 17h30 ds l'école de mon fils donc la décaler d'1h changerait quoi ???
        pour les parents qui rentrent tard !! arrétez de les culpabiliser mon dieu !!! l'instit de mon petit nous dit ts les soirs "oh la la il est fatigué vous vous rendez compte il mange et dors tous les jours à l'école le pauvre petit !!" que dire ????? oui mais je dois bien travailler ? comment faire ?
        Bref nous avons tous de bonnes raisons et je suis heureuse de constater que l'enfant, nos enfants sont au cœur de tous ces commentaires alors par pitié la gueguerre privé/public n'a pas de place ici

    • Marie

      Ça me ferait mal de travailler pour 1000€ par mois après 5 ans d'études....

      • bougelés

        C'est pas parce que vous avez fait 5 ans d'etudes que vous devez gagner plus que les autres
        Il y en a qui vive toute leur vie avec 800 euros par mois et qui mange aussi tout les jours!!!

  • Gillain

    Je ne comprends pas bien que les enseignants français soient ceux qui travaillent le plus de l'OCDE. !!!!!!!!!!!!!!!
    Les enseignants belges du même niveau prestent 5 jours par semaine, 28 heures de cours
    pendant 182 jours par an !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Le nombre de jours d'école en France est bien moi élevé.
    Et le salaire des enseignants belges (francophones) est plus bas que celui des Français.
    Les heures de travail à domicile doivent être équivalentes.
    Cessez donc de toujours vous plaindre !

    • L’instit’humeurs

      Cher Gillain,
      Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le rapport de l'OCDE Regards sur l'éducation 2012. Cf ce post : http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2012/09/22/locde-releve-des-inegalites-entre-lecole-primaire-et-le-secondaire/
      Vous pourrez y lire aussi (tableau D3.2 p.476 et D3.1 p.482) que le salaire minimal est plus élevé en Belgique qu'en France en début de carrière : 31193 € contre 24334 €. En revanche c'est l'inverse en fin de carrière. L'écart se réduit avec l'avancement. Il apparaît en revanche une vraie différence entre les wallons et les flamands... Enfin, entre 2000 et 2010, le pouvoir d'achat d'un enseignant belge a augmenté de 11%. Celui d'un français a baissé de 8% (tableau D3.2 p.185).
      S'agissant des heures d'enseignement par an : en primaire, un instit français travaille plus qu'un instit belge (tableau D4.2 p.491). C'est l'inverse en secondaire.
      Le tableau D4.1 p.496 est éclairant : en primaire le nombre d'heure d'enseignement pour un instit est de 732 à 761.Pour un instit français : 918 heures.
      Comme quoi, on y voit plus clair quand on a les vrais chiffres...
      2. Quand bien même la situation des enseignants belges serait déplorable, doit-ce nous empêcher de nous battre (et non se plaindre), nous français ?...
      Amicalement,
      Lucien

      • lily

        bonsoir,
        en effet le sort des enseignants belges est déplorable... a tel piont qu'il ne reste que très peu d'enseignants formés et diplômés:ecoeurés par le système, ils l'ont fui... ( mes sources : le livre témoignage d'une collègue partie enseigner en Belgique "madame, vous êtes une prof de merde")
        résultat, en belgique, des personnes s'improvise prof, et il vaut mieux tomber sur la bonne école...
        tels que nous sommes partis, il en sera de même bientôt en France, mais nous sommes les seuls à nous en inquiéter!

  • Sabzaina

    Chez nous aussi, on regrette le samedi matin.

    Je rejoins la personne qui a écrit: MAIS QUE FONT LES SYNDICATS !!!!!!!!!?????????

    • L’instit’humeurs

      On n'est donc pas les seuls ! Merci !

    • jerkor

      oui, syndicats réagissez!

  • maman en colère

    Par quel miracle un enseignant pourra t-il faire faire les devoirs en 30 minutes à 30 élèves et plus ?

    En tant que parent en tête à tête avec un ou deux enfants c'est difficile, alors dans cette configuration ... Pensez aux leçons à réciter et ça devient impossible.

    Comment un ministre peut-il avoir de telles idées? il manque totalement de sens pratique et se gargarise de belles phrases.Ou il n'a jamais eu d'enfants ou il ne s'en est jamais occupé réellement.
    J'espère avoir raison et que l'on n'est pas dans le cas de quelqu'un qui sait pertinemment qu'il soutient une absurdité et qui l'assène à la France sans aucune honte. Cela fait peur pour le reste ...

    • Yvon

      Bonsoir

      "Par quel miracle un enseignant pourra t-il faire faire les devoirs en 30 minutes à 30 élèves et plus ?"

      (Mode humour)
      Sur un CP de 25 élèves, ce qui est courant, et bien, il fera lire individuellement deux enfants pendant quinze minutes. Les autres travailleront en autonomie, évidemment.Tout le monde sait bien qu'un enfant de CP est autonome et peut parfaitement faire ses leçons seul, allons! c'est une évidence!

      En ce moment, à l'école, on fait beaucoup de choses, programmes obligent et éventuellement de la lecture en CP si le temps le permet.

      Bonne soirée.

  • Clarisse

    Ce qui m'étonne, c'est que personne ne soulève le problème du mercredi après-midi. Avant, on déposait les enfants le mercredi matin au centre aéré, on allait travailler et on les reprenait le soir. Quand on travaille, qui va prendre les enfants à 11h30 à l'école pour les emmener au centre aéré? À la campagne, le centre aéré n'est pas forcément dans le même village que l'école. Les maman vont prendre des 4/5 car elles ne sauront pas quoi faire des enfants le mercredi après-midi et les centres aérés vont licencier!! Super le mercredi matin au lieu du samedi matin!!

  • JC83

    Bonjour à tous

    J'ai lu cet article et tout ce qui est évoqué me navre au plus haut point !

    Je me permets de faire quelques remarques sur certains points évoqués dans l'article-même et dans les réactions.

    "On leur a donc dit, venez le mercredi à l’école. Ils ont dit d’accord, dans l’ensemble, même si certains auraient préféré le samedi. On leur a dit que le mercredi, c’est mieux pour les familles et le tourisme et ils ont dit c’est pas faux, ça s’entend."

    Personne ne m'a demandé mon avis, ni à aucun collègue de mes connaissances ; la plupart d'entre eux d'ailleurs sont contre le mercredi à l'école et je n'ai entendu personne justifier le choix du mercredi par les arguments que vous évoquez.
    Je suis farouchement contre le mercredi-matin travaillé, d'abord parce que cela me prive d'une journée où je peux corriger le travail de mes élèves et leur proposer ensuite des travaux individualisés selon leurs erreurs, ensuite parce que pour les élèves c'est une pause courte mais nécessaire dans le rythme de la semaine.

    "Les devoirs faits à l’école, c’est dans l’air depuis un moment et pourquoi pas, après tout. Question d’égalité, certains n’ont pas la chance d’avoir des parents derrière eux."

    Il faudrait déjà se mettre d'accord sur le sens de ce mot. A l'origine, cela désignait le fameux "devoir sur table" ou composition" que certains d'entre nous ont connu, et que d'aucuns donnaient à faire à la maison, ce qui explique l'interdiction des "devoirs à la maison". Ce n'est pas le cas des rares exercices ou des leçons que nous donnons à apprendre aujourd'hui. Et laisser à entendre que ce travail pourrait être fait à l'école est une vaste fumisterie (une de plus), à moins de trouver - je ne sais par quel miracle - un précepteur (de qualité) par élève.

    Maintenant, à l'intention d'Eric, dont les propos m'ont quelque peu interloqué :

    "Jamais je n’ai entendu aucun collègue se prononcer contre la semaine de 4 jours ! Bien au contraire, je pense que l’immense majorité des enseignants est satisfaite de ce rythme, on s’est même battu pour il y a quelques années et on souhaite le conserver !
    [...] à l’époque (lorsque la semaine de 4 jours a été mise en place) j’étais brigade départementale, je tournais dans beaucoup d’écoles au gré des remplacements, et franchement je me rappelle que la très grande majorité des enseignants était plutôt pour les 4 jours (les autres étaient plutôt dubitatifs, mais en général pas franchement opposés)."

    Là, je reste sans voix ! Je dois connaître une bonne centaine d'enseignants du primaire que je côtoie assez régulièrement ; je n'en connais pas UN SEUL qui ait approuvé la semaine de 4 jours ; la quasi-totalité d'entre eux ont même été révoltés de cette décision arbitraire.

    "Quant au choix du mercredi matin, là encore nous n’avons jamais été consultés, et si on doit faire 5 jours de classe par semaine beaucoup d’entre-nous préfèreraient le samedi matin que le mercredi."

    Là, je suis bien d'accord à titre personnel, mais beaucoup d'instits - pour des raisons de confort familial ou perso - apprécient le samedi-matin chômé. Mais quand on parle de travail scolaire et de réussite éducative, le choix du samedi matin plutôt que le mercredi devient évident.

    "D’ailleurs à part dans ton école, penses-tu vraiment que beaucoup d’enseignants regrettent le samedi matin ? La seule qui le regrette chez nous c’est une instit de maternelle, parce que le samedi matin en maternelle elle n’avait toujours qu’une poignée d’élèves auxquels elle donnait quelques petits exercices en autonomie pendant qu’elle faisait tranquillement son travail administratif !
    Donc en réalité je crois que c’est surtout pour des motifs personnels et pas du tout pédagogiques que certains regrettent le samedi matin…"

    Ta dernière phrase est non seulement une assertion erronée, mais en plus elle est incohérente (désolé pour la virulence de mon propos, mais ça m'a mis un peu en colère).
    Si l'on excepte l'instit de maternelle que tu cites, peux-tu me dire en quoi des enseignants du primaire pourraient regretter le samedi-matin travaillé pour des motifs personnels (lesquels?) ? C'est le contraire en réalité : ce samedi-matin était un jour particulièrement fécond pour le travail scolaire, le meilleur de la semaine sans conteste, et TOUS mes collègues sont d'accord sur ce point. Et cela avait d'autres conséquences indirectes : le vendredi après-midi, les élèves n'étaient pas excités comme ils le sont actuellement et la coupure plus courte du week end faisait que ces derniers n'étaient pas déconnectés le lundi matin au retour à l'école.

    "On attend toujours de voir ces fameuses études qui prétendraient que le rythme à 4 jour est néfaste (où sont-elles ????), et surtout on aimerait vraiment être consultés avant que des réformes aussi importantes soient mises en place dans la précipitation."

    Pas besoin d'études à la noix : mon expérience personnelle et celle de mes collègues ne laisse aucune place au doute : le rythme de 4 jours est néfaste, pour nous comme pour nos élèves. Par contre, j'attends moi-aussi les "études" qui ont conduit le gouvernement précédent à rayer d'un trait de plume ce samedi-matin...

    Voilà, et au plaisir d'échanger...

    • lolo35

      Et bien nous notre expérience en Bretagne de plus de 10 ans de semaine de 4 jours avec un petit peu moins de vacances est tout à fait positive!!!!Nous apprécions (et les parents aussi) cette pause du mercredi pour faire autre chose que du scolaire . Peu d'enseignants chez nous souhaitent le retour à la semaine de 4,5 jours qui va être un vrai bouleversement! J'ai connu le samedi matin travaillé au début de ma carrière et franchement on était loin du "paradis" évoqué par JC83!!! Je n'ai jamais vécu un samedi matin particulièrement "fécond" et les élèves ne souhaitaient qu'une chose c'était de rejoindre leurs parents pour le week-end...Il faut vivre avec son temps :avec la quantité de famille recomposées que nous avons dans les classes ce n'est pas imaginable de revenir à l'école le samedi.Vous connaissez beaucoup de pays d'Europe où les élèves vont à l'école le samedi? Si on se recentrait sur l'essentiel c'est à dire la lourdeur des programmes depuis 2008? Car en effet nous avons connu la semaine de 4 jours avant 2008 et je peux vous assurer que nous avions le temps de boucler le programme à l'époque!!! Depuis 2008, on n'y arrive plus et ce n'est pas en étalant sur 4, 5 jours avec des journées plus courtes qu'on va y arriver...Alléger les programmes n'aurait rien coûté et n'aurait pas obligé à remettre en cause la semaine de 4 jours avec tout ce que ça entraîne de bouleversement (plus particulièrement pour les enseignants et familles bretonnes).

      • JC83

        @ LOLO35 :
        Il faut croire qu'en Bretagne la valeur du temps n'est pas la même que dans le Var...

        Personnellement, en CM2, je n'ai plus "bouclé le programme" depuis 1988, l'année où furent institués les 12 samedis libérés par an.

        Et depuis leur suppression totale, et malgré des coupes drastiques, j'ai un retard d'environ deux mois environ, qui correspond à peu près au nombre de leçons de maths que je ne peux plus assurer.

        Et comme mes collègues sont dans la même situation aux autres niveaux...

        • lolo35

          Conclusion:revenir à la semaine de 4,5 jours avec des journées plus courtes ne va pas changer grand choses au problème!!!Votre retard de 2 mois ne sera pas rattrapé tant qu'on n'aura pas allégé les programmes...Je suis en CM1 et avouez que ce qu'on demande à nos élèves actuellement est beaucoup trop dense (avec l'histoire des arts en plus!!!).La priorité pour beaucoup d'entre nous est bien de revoir les programmes:on cavale alors qu'avant on avait le temps (même avec la semaine de 4 jours!!) Bon c'est vrai qu'en Bretagne on a moins de soleil que dans votre belle région du Var donc au mois de juin on travaille autant qu'en décembre... :)

  • Renard

    Last, but not least, disparition des études municipales, avec pour conséquence * -15 % *de pouvoir d’achat d’un seul coup d’un seul pour ceux qui font 4 études par semaine, soit plus de 4000 € par an! Et ça concerne des dizaines de milliers de maîtres !
    Cette réforme touchant les devoirs ou les leçons a été voulue par pure idéologie ( Il n'est pas normal que certains puissent travailler à la maison et tous doivent être égaux, ils seront donc tous égaux et tous plus incultes et leurs maîtres tous appauvirs) . Sûr que ce doit être une bonne idée du conseiller PS en matière d'éducation et bureaucrate Bruno Julliard qui n'a jamais travaillé de sa vie.
    Qu'aurait-on entendu si Sarkozy avait imaginé le quart du tiers ?
    Les maîtres sont des salariés comme les autres et défendre leur paye est un devoir. Aucun ne doit perdre un euro au motif de satisfaire les délires égalitaristes d'une certaine gauche qui n'a plus les pieds sur terre.
    Sur cette question les syndicats jouent très très gros : Une très forte majorité d'enseignants ont porté Hollande au pouvoir. Si les syndicats laissent passer une telle saloperie, je peux vous dire que le retour de flamme sera terrible pour la gauche. Les maîtres, pour ceux qui sont déjà informés sont atterrés et d'ores et déjà révoltés. Et ils agissent, en ce moment.

    PS: l’honneur du PS est sauf : Mme Najat Vallaud-Beljkacem vient de décider une campagne de lutte contre le sexisme en maternelle ...

    • comptine

      oui, c'est exactement ça ! Sarko l'a rêvé, Hollande l'a fait ! Darcos n'aurait pas osé.. mais Peillon n'a pas hésité ! heureusement qu'il s'agit d'un gouvernement de gauche... une telle réforme il y a 5 mois, et nos syndicats seraient déjà dans les rues. Nous sommes tous d'accord, cette réformette se fait en dépit de tout bon sens, au mépris des élèves, au mépris des instits. A un moment donné, faut savoir dire haut et fort que trop c'est trop !
      Si pour dindons ils nous prennent, volons leur dans les plumes !

    • boubou

      RENARD votre commentaire est d'une criante lucidité !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Je suis tout à fait d'accord avec vous !!!!!!!!

      Le combat est déjà perdu puisque nous sommes très peu à nous plaindre de cette perte de pouvoir d'achat !
      La gauche est paraît-il du côté des enseignants .Pour preuve , cinq mois seulement après sa mise en place , le gouvernement de François HOLLANDE parvient à délester notre porte monnaie de plus de 600 euros mensuels !

      Ah il est loin le temps des heures supplémentaires exonérées établi par un gouvernement de droite et qui a profité à bon nombre d'enseignants !!!!

      Ce qui m'effraie , c'est qu'il ne s'agit que du début ... de la fin ....

  • Pierre

    Juste une petite remarque... J'ai une classe de CP, les devoirs du soir sont de relire le texte de la journée. On fait comment, là, concrètement, en 30 minutes ?

  • L’instit masqué….

    Ah cette fameuse demie-heure consacrée aux devoirs directement en classe! Quelle idée de génie!
    Les devoirs écrits sont normalement interdit depuis 1958, nous avons la consigne officielle de ne pas donner trop de travail à la maison: pas plus de 15 minutes par jour (non, non, pas trente, 15 minutes!)
    Et j'attends avec impatience de pouvoir mener cette aide aux devoirs... en maternelle, on va se marrer...

    • L’instit’humeurs

      1956, voir le com de Laurent plus haut...

  • Marie-Hélène

    Bonjour,

    La lecture de l'article publié par l'instit'humeurs et des réactions de ses collègues me laisse un peu mitigée.

    Toujours le même vieux débat "entre soi", des enseignants complètement vissés dans leur univers et qui n'en sortent pas. Nulle volonté de dialoguer avec les parents - je ne parle pas des parents délégués et encore moins de ceux qui adhèrent à une des deux grosses fédérations : non, le parent lambda, qui bosse en entreprise et qui suit comme il-elle peut, entre le retour du boulot, les courses, ses cinq semaines de congés annuels et quelques RTT qu'il-elle distribue comme ça s'arrange, entre les jours de grève des enseignants, des ATSEM/ATSEP, les fermetures de cantine, les enfants malades ... Ce parent qui, le soir, se trouve aux prises avec un enfant qui ne "rentre" pas en sixième, mesdames et messieurs les PE, mais qui y entre (c'est suffisant, pas besoin du "r" superflu).
    Ce parent se trouve avec un enseignant qui donne par exemple, en quatrième (eh oui, son enfant a grandi), 17 exercices de maths à faire du jour au lendemain pendant que le prof d'allemand prépare son contrôle du mois et que le prof d'histoire-géo distribue trois pages à apprendre pour deux jours après, mais il faut s'avancer, et .. Ah oui, en français on a un monologue à apprendre et quatre questions auxquelles il faut répondre, j'oubliais l'anglais et le contrôle de SVT pour la fin de la semaine.
    Cela ne fait rien, l'enfant avait de l'entraînement. En primaire il-elle avait déjà eu des kyrielles de devoirs et leçons à faire (totalement hors textes, mais ça ne fait rien, les enseignants ont l'habitude de faire leur petite cuisine en louvoyant entre les circulaires).
    Si vous voulez que la demi-heure en question soit productive, ne donnez aucune devoir, c'est tout.
    Maintenant, il est certain que le corps des PE a davantage d'heures de présence que le corps des certifiés - et ne parlons pas des agrégés. Il est certain qu'il a en charge des enfants souvent (collectivement) épuisants. Bon, ce n'est tout de même pas le bagne qu'on décrit dans ces réactions.
    Je précise que j'appartiens à la même maison, que j'ai fait une carrière tardive (courte mais bonne, merci) dans le secondaire à des postes enviables tels que prof de lycée professionnel, chef de travaux puis chef d'établissement adjoint. A l'époque, j'avais le plaisir de voir les feuilles de paie de mes collègues enseignants qui gagnaient plus que moi avec leur heure supp. syndicale (19 heures au lieu de 18, tenable) et les indemnités diverses. Et qui partaient en vacances le soir de la sortie au lieu de se mettre à trimer quand tout le monde s'en allait ou de faire comme moi des semaines de 70 heures de présence dont 50 heures de travail administratif et 20 heures de SAMU-tous-azimuts.
    J'ai pu apprécier de l'intérieur à la fois le professionnalisme et le dévouement de certain-e-s, mais aussi hélas le je m'en foutisme d'une majorité peu préoccupée déjà d'enseigner dans un français correct (je vois dans ces colonnes que le mal s'étend et qu'on ne maîtrise plus que les temps de l'indicatif, et encore). Je dis bien "d'une majorité". Cette majorité est celle qui "s'occupait" de mes enfants, qui s'occupe de mes petits-enfants, et je passe une partie non négligeable de ma retraite à pallier les insuffisances, je dirai, du système, pour ne pas accabler les enseignants mais il y a un peu d'eux tout de même dans ce système, non ?
    Vos réactions montrent cette médiocrité, au-delà de la justesse de certains arguments à propos d'une réforme qui ne devrait pas porter ce nom d'ailleurs.
    Une réforme, c'est une remise à plat du système et une refondation des grands principes qui le gouvernent, une nouvelle façon de penser l'enseignement et l'éducation, une entreprise de grande envergure précédée si possible d'une très large consultation nationale.
    Il y a, dans ce beau ministère, des gens qui savent penser et qui sont les IGAEN. J'en ai rencontré quelques-uns au hasard d'audits d'établissements. Ils auraient pu être partie prenante du débat car ce sont de bons techniciens et de bons intellectuels. On ne les a pas beaucoup entendus ...
    Comme vous tous, je ne vois rien d'enthousiasmant dans la réforme Peillon qui en effet, est minimaliste, incohérente et va faire porter l'effort, comme le dit le billet de l'instit'humeurs, à la fois sur les communes et sur les fonctionnaires d'état que vous êtes. Je conçois que cela vous embête, mais rappelez-vous bien que ce sont des générations d'enseignants et leurs syndicats qui ont ficelé le système comme il est aujourd'hui : immobiliste, inamovible, étriqué, où toute "réforme" au sens plein du terme met généralement l'ensemble des salariés dans la rue, conduisant ainsi les gouvernants, d'un gouvernement l'autre, à une prudence qui prend le pas sur le sens.

    Quant à Peillon, en effet, sa carrière dans l'EN ne lui donne aucune légitimité pour penser quelque réforme que ce soit. Il a d'ailleurs commencé son boulot de ministre en disant quelques sottises passées inaperçues sur l'enseignement professionnel, il la continue en commettant des boulettes hélas lourdes de conséquence sur l'enseignement primaire ... Bon, il est conforme à l'ensemble de l'équipe, non ?

    Hé bien, on a eu voici trente ans un premier ministre plutôt apte à comprendre les Français, il s'appelait Bérégovoy, on l'a poussé au suicide.

    Alors nous méritons nos technocrates et nos crânes d'oeufs.
    Désabusée et néanmoins vôtre.

    • L’instit’humeurs

      Marie-Hélène, vous m'avez plombé le moral.

      • Marie-Hélène

        Désolée, mais mon humeur n'est pas non plus au beau fixe. Je précise que, au terme de ma carrière à l'EN (16 ans en tout, et même quelques années avant dans les dispositifs de formation jeunes chômeurs - ah les belles années 80), j'ai comme tous les gens investis dans ce beau métier d'enseignant-e, ce petit leitmotiv en tête : ans de lutte contre l'échec scolaire, trente ans d'échec.
        C'est que - mais ceci est un autre débat - l'on charge l'école de tout et du reste, et qu'elle a déjà bien assez à faire avec ses propres missions !
        Mais voici pourquoi mon moral est plombé une fois pour toutes, et que du coup je réagis mal aux débats sur l'enseignement, que je lis souvent "pour me faire mal".
        Bah, un petit sursaut et ça repart !
        Gardez le moral tout de même, y a des bons côté comme on dit,
        Amicalement,
        MH

  • Sergio

    On ne pourra jamais empêcher les parents qui en ont les compétences, de fournir à leurs propres enfants du "soutien scolaire" à domicile après l'école. Je ne vois aucune, mais aucune solution garantissant à tous les enfants les mêmes chances. C'est ainsi, c'est injuste, mais depuis 40 ans qu'on fait des réformes, s'il y avait une formule magique, cela se saurait.

    • mavisou

      Je n'ai pas LA solution mais de réduire considérablement le nombre d'élèves par enseignant serait un grand pas vers un enseignement plus efficace...
      Perso travailler plus, je ne peux pas faire beaucoup plus. Certaines personnes pourraient me proposer pendant les vacances mais je le fais déjà!
      Le salaire honnêtement, ce n'est pas une priorité.
      Ce que je veux c'est travailler sans avoir l'impression de bâcler les choses. Je sors des fois de classe en ayant l'impression d'avoir couru un marathon et d'avoir été complètement inefficace car partout mais nulle part.
      Jeune enseignante, très très investie de sa mission comme une grande majorité de collègues.

      • chipek

        Le salaire n'est pas une priorité?????
        Vous en avez de la chance !
        Pour moi si .... 2 mômes étudiants, un seul salaire de PE, c'est pas la fête tous les jours....................
        Depuis quelques années, je regrette tous les jours le choix de ce métier merdique.
        Pas à cause des élèves, non, en classe tout va bien, à cause de cette administration méprisante, incompétente qui n'a de cesse de nous jeter en pâture aux bouffeurs de fonctionnaires et a le culot de nous dire par la bouche de notre bon ministre " les instits ne font pas ce métier pour l'argent"
        Si, je bosse pour bouffer et si demain un généreux mécène me donne la même chose pour bouquiner et boire du thé, je signe immédiatement !

  • Gildaen

    J'ai lu l'article et je ne peux m'empêcher d'être très inquiète pour l'avenir de notre métier. Faire grève, certes, j'en serai ravie mais impossible avec la situation économique actuelle alors comment faire? En cette fin d'année, il m'est difficle de tenir les deux bouts, j'en suis à un vrai repas par jour ! Je proposerais bien aux syndicats une grève pédagogique : on accueille les enfants en classe mais on ne ferait pas classe.

  • foutaise

    FOUTAISE : j'ai connu les 3 rythmes, 4 jours, mercredi matin ou samedi matin, je n'ai jamais vu des élèves plus fatigués avec un rythme ou avec l'autre.

    4 idées pour M. Peillon :

    - Laisser la semaine à 4 jours
    - Alléger considérablement les programmes
    - Dégager les grands penseurs pédagogos complètement inefficaces
    - Ordonner aux inspecteurs d'arrêter de demander des trucs complètement inutiles aux directeurs d'école

    Ce sera un bon début :-)))

  • deuxtel

    40h par semaine fois 36 semaines
    les instits vont pouvoir calculer que cela fait 1440h par an
    Or les 35 h correspondent à un temps annualisé de 1607h ...

    Comment allez vous faire les 167 h manquantes
    l'aide aux devoirs me semble une bonne idée pour cela

    Faire disparaitre l'aide individualisée est une hérésie car cela permettait comme aux pays bas de mieux individualiser les parcours
    enfin les syndicats SNUIPP en tête vont gagner et faire en sorte que les profs travaillent deux heures en moins par semaine
    donc beaucoup moins que 1440h par an....
    Cela s'appelle une revalorisation des salaires qui ne dit pas son nom et ensuite vous demanderez une augmentation....

    • L’instit’humeurs

      Cher Deuxtel, je signe tout de suite pour votre scénario ! (je plaisante)
      Puisque vous voulez jouer aux épiciers : il faut vraiment méconnaître le métier d'enseignant pour croire que le travail commence quand les élèves reviennent de vacances et s'arrête quand ils y repartent... Pour ma part, malgré mon expérience, le fait que je sois très organisé et connaisse bien mon niveau de classe, impossible de consacrer moins de deux jours de vacances à la préparation de la période suivante ; c'est évidemment plus pour préparer la rentrée scolaire. Tout ceci n'est pas comptabilisé. Pas plus que les nombreux rdv avec les parents (déjà 14 pour ma part !, entre 1/2 h et 1 h, parfois à 7 h 45 pour arranger certains parents). J'en passe.
      Et puisque vous comparez avec le privé, je vous rappellerai juste que nous n'avons pas de 13ème mois (cela se pratique dans de nombreux pays pour les profs), pas de prime. Le tout pour un salaire que l'OCDE a constaté à 73% du salaire moyen à qualification égale (l'un des pires ratio).
      Maintenant que vous êtes en possession de ces données, n'hésitez pas à nous rejoindre, il y a comme une crise des vocations en ce moment. Etrange pour un métier où on bosse si peu, et où les syndicats obtiennent des revalorisations en claquant des doigts (j'en suis ravi vous pensez bien : les profs français sont les champions du monde de la baisse du pouvoir d'achat, entre -14 et -20 % depuis 2000).

    • ESTELLE

      avez-vous des enfants ? si c'est le cas, j'ose espérer que vous ne les ayez pas confiés 6 heures par jour à des enseignants aussi perfides que nous, capables de véhiculer uniquement des valeurs telles que la fainéantise, la cupidité et la tromperie.

      une enseignante motivée par ses élèves mais trop souvent lapidée par leurs aînées

  • SF

    Pour ma part je suis choquée par les propos de certains. Je fais partie de ces enseignants qui ont travaillé dans le privé avant d'entrer dans le métier. J'ai bac+5, j'étais cadre à Paris et je ne comptais pas mes heures. Et bien vous savez quoi ? Depuis que je suis instit je travaille encore plus ! Aujourd'hui je suis directrice d'une petite école de 48 élèves sans décharge. J'ai 26 élèves du CE2 au CM2 et je travaille quelque chose comme 50 heures semaine. Entre les copies à corriger, l'aide perso la sécurité de l'école, les 36 réunions avec les parents, le maire, les collègues, mon petit garçon me voit à peine certains jours. J'enseigne par vocation et j'adore mon métier. Pas pour le plaisir d'être traînée dans la boue à longueur d'année par des personnes qui ne connaissent de nous que les clichés, mais pour l'étincelle dans les yeux de nos élèves quand ils ont compris une notion qui jusque là leur échappait.
    Je suis fille d'ouvrier, et étudiante, j'ai travaillé comme caissière. Oui certains collègues sont peut-être déconnectés de la réalité, mais qui se bat aujourd'hui pour entrer dans le métier ? Pas grand monde ! Je suis heureuse d'aller à l'école chaque matin mais combien de temps encore ? Si j'étais dans le privé - où cela dit en passant je vaux deux fois le salaire que je gagne actuellement - au moins le soir, une fois à la maison je pourrais m'occuper de mon fils, tenir ma maison, sans me dire qu'après, une fois tout le monde couché, j'ai encore des cahiers à corriger.

    • Gaëlle

      " mais pour l’étincelle dans les yeux de nos élèves quand ils ont compris une notion qui jusque là leur échappait"
      Merci Madame ! C'est cette passion là qu'il ne faut pas gâcher et laisser filer !

    • Estelle

      Je suis exactement dans la même situation. J'ai travaillé 10 ans comme ingénieur en informatique. J'ai changé de métier il y a six ans. J'adore mon métier. Mais je dois bien reconnaître que j'ai beaucoup moins de temps libre qu'à la période où j'étais ingénieur.
      D'autre part, en changeant de métier, je m'attendais à une baisse de salaire consentie pour faire un métier qui me plairait. La coupure du mercredi et les vacances scolaires la rendaient acceptable. Avec cette "réforme", ces contreparties disparaissent. Ne reste que la baisse de salaire ! Pour autant, je ne quitterai plus ce métier qui me passionne. Je reverrai ma façon de travailler pour récupérer du temps pour moi (alors que je n'ai encore jamais compté mes heures jusque là), sans pour autant pénaliser mes élèves.
      Je veux transmettre des connaissances aux enfants. Je n'ai pas pour mission de les garder. D'ailleurs, pour mes propres enfants, j'attends de l'école qu'elle leur donne accès au savoir. Leur garde en dehors de l'école, je l'assume. Quant aux devoirs, ce n'est pas à l'école de leur faire faire, mais bel et bien à moi. S'ils ne me sentent pas impliquée, ils ne s'investiront pas. Même lorsqu'ils vont à l'étude, je regarde leurs devoirs. Quel que soit le niveau des parents, tous peuvent s'impliquer dans les devoirs (avec l'aide des enseignants de l'étude si besoin, qui se chargeront d'aider à la réalisation du travail).
      Enfin, l'aide aux devoirs annoncée me paraît être un moyen de décharger les communes de la charge financière des études. Je ne peux pas la cautionner, que ce soit en tant que parent ou en tant qu'enseignant. Les effectifs seront bien plus lourd que dans les études actueallemen

  • Tom Trac

    J'enseigne en primaire depuis 13 ans. Lorsque je lis les uns et les autres, je me demande si je suis cynique. Les commentaires et l'article me laissent pantois. Grosso modo : "Notre pouvoir d'achat est en berne.", "Nous allons, encore une fois, être les dindons de la farce"...

    Comment le dire, sans déchaîner les foudres de mes pairs ?

    Vous considérez-vous réellement comme précaires ? Vous êtes à 1200 net par mois pour 35h / semaine ? Vous faites les trois postes en vous levant une semaine à 4h et une autre en vous couchant à 6h ? Vous mettez les mains dans le cambouis (au sens propre du terme) en revenant éreinté physiquement ? Vous avez un supérieur qui vous emm..., qui surveille vos allées et venues, qui vous demande d'augmenter votre productivité ? Votre boîte est en petite santé et votre poste est sur la sellette ? Vous n'avez pas le temps de vous consacrer à vos enfants ? Vous avez des fins de mois difficiles ?

    Soyons honnêtes. Pour ma part, à l'ensemble de ces questions, la réponse est non. Oui la situation est dure, oui il faut consentir des efforts. Mais c'est le lot de tous les actifs de ce pays. Notre métier a quand même de sacrés avantages et vous êtes nombreux à les "oublier". Petit rappel :

    - Dans le 1er degré, 145 jours travaillés, soit 220 à la maison.
    - La possibilité de changer d'établissement chaque année pour se renouveler, pour changer d'ambiance, pour voir... le tout, sans quitter la boîte.
    - Une inspection "visite" avec une note encadrée par l'échelon, et ce une fois tous les 3 ans. Si j'ai un petit investissement dans mon boulot, j'aurai une petite note et je changerai d'échelon à l'ancienneté, un an après les premiers de la classe... Dura lex.
    - Pas de contrôle de l'efficacité de mon travail, pas d'objectifs à tenir, sauf ceux que je m'impose.
    - Pour ma part, un salaire net de 2175€ par mois (j'ai une direction quatre classes). D'après l'observatoire des inégalités, 73% des salariés gagnent moins que moi.
    - ah... oui... j'oubliais : la sécurité de l'emploi.

    Quant à la réforme, que dire ? Une de plus. Va-t-elle changer quelque chose ? Non. Pourquoi ? Parce que l'école ne réduit pas les inégalités, sauf pour quelques rares exceptions.Il y a quelques temps un rapport de l'OCDE montrait que la courbe de l'échec scolaire se calquait sur celle du paupérisme national. En Suède, 6% de pauvres ; et bien 6% d'enfants en échec scolaire.

    Chez nous, 14.5% de personnes vivent dans la pauvreté. En considérant les 75 familles de mon école (qui accueille 100 têtes blondes), 20% supplémentaires doivent être précaires. Cela donne 35% d'enfants qui ne partent pas avec les mêmes chances que ma propre progéniture. Dans ma classe de 24 élèves, cela veut dire 8 enfants en plus ou moins grandes difficultés à court ou moyen terme.

    Je prépare ma classe avec envie, je fournis un travail personnel conséquent. Porte-t-il ses fruits ? Pour les gamins sans difficultés, oui. Pour les enfants qui se situent dans un no man's land de la courbe de Gauss avec un "ballottage" favorable (accompagnement à la maison, valorisation du travail scolaire, prise en charge externe si besoin), oui. Pour les autres, je suis sans illusion. Passer du vernis sur une toile de petite qualité ne fera pas un chef d'oeuvre. C'est inepte, c'est écoeurant, mais l'école de Condorcet n'existe pas.

    • L’instit’humeurs
    • Christie 75

      Des fins de mois difficiles? oui... Il me reste exactement 5€ pour finir le mois et des factures impayées.... Il faut dire que je suis célibataire en région parisienne, ce qui n'aide pas...

      Et je ne vais pas au travail avec le sourire aux lèvres, j'y vais avec la peur au ventre...
      Parce que dans mon école (une ZEP), nous, les instits, sommes insultés, méprisés, agressés par nos élèves.

      Des supérieurs casse-pieds? Notre IEN nous demande toujours plus de paperasse, ce qui, comme vous le savez, est fort utile pour enseigner.
      Tant mieux pour vous si vous n'avez jamais subi un ou une IEN toxique...

      Du temps à consacrer à mes enfants? Heureusement je n'en ai pas... J'ai hérité d'un CP-CE1 et malgré mon expérience, cela me demande un temps de préparation assez conséquent....

      L'inspection? Même si j'ai un gros investissement dans mon boulot, je n'ai pas pour autant une grosse note, puisque la note n'est pas toujours le reflet de la qualité du travail fourni...

      La possibilité de changer d'établissement? ha ha ha je ris jaune... 3 ans que j'essaie de quitter cette école. J'aimerais bien être juste une enseignante et non assistante sociale, éducatrice spécialisée, infirmière, psychologue, gardienne de prison....

      Et pour changer de département d'exercice, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur le blog "mutez-nous", certaines familles sont dans des situations lamentables parce que le MEN gère son personnel comme des numéros...

      Il y a plus mal lotis que les PE, c'est sûr... il y a aussi plus mal loti que celui qui gagne 1200€ ou que celui qui fait les 3/8...
      Doivent-ils pour autant s'abstenir de dire ce qui ne va? Doivent-ils se résoudre à rester toute leur vie dans la même situation?

      Personnellement, je ne me plains pas, j'ai choisi un métier que j'ai exercé avec plaisir. Mais mes conditions de travail ne me conviennent plus. Je me prépare à une reconversion, voire à un départ à l'étranger.... Et, autour de moi, nous sommes de plus en plus nombreux dans ce cas...

      D'ailleurs, il y a une pénurie mondiale d'enseignants qui inquiète l'OIT: http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_008391/lang--fr/index.htm

      Pour finir, une petite chose que je trouve illogique:
      On reproche aux enseignants de ne pas connaître le monde du privé mais quand un enseignant cherche à travailler dans le privé, on le regarde avec méfiance et on ne lui laisse aucune chance de faire ses preuves....
      Et pourtant, ils en ont, des compétences, ces enseignants...

    • bloumbloum

      Vous considérez-vous réellement comme précaires ?
      Oui, il faut faire garder les enfants quand je travaille, il faut payer les trajets, le loyer, certaines fournitures de classe et certaines fournitures pour s'auto-former, plus tous le quotidien...

      Vous êtes à 1200 net par mois pour 35h / semaine ?
      Un peu plus, mais tant que ça non plus : 1800 pour 40 heures...

      Vous faites les trois postes en vous levant une semaine à 4h et une autre en vous couchant à 6h ?
      Je fais prof, secrétaire, psychologue, conseillère, infirmière, parfois le nettoyage...donc non ce n'est pas 3, c'est plus. Lever vers 7 heures, coucher vers 23h. Je ne me plains pas, la première année c'était lever à 5h12 pour rentrer vers 19h... heureusement que les trajets ne sont pas compris dans le temps de travail...

      Vous mettez les mains dans le cambouis (au sens propre du terme) en revenant éreinté physiquement ?
      Oui, tous les jours, mais j'ai de la chance, les élèves sont propres donc pas de cambouis. Moi je fais mon boulot correctement...

      Vous avez un supérieur qui vous emm…, qui surveille vos allées et venues, qui vous demande d’augmenter votre productivité ?
      Oui, des dossiers, des programmations, les élèves classés par quartile , le résultat des évaluations... Mais peut-être pour vous, c'est du bidon ?

      Votre boîte est en petite santé et votre poste est sur la sellette ?
      Oui, changement de postes tous les ans, loin car pas assez d'ancienneté pour être proche de mon domicile. C'est épuisant.

      Vous n’avez pas le temps de vous consacrer à vos enfants ?
      Oui, je les pose à la garderie le matin, je les récupère à la garderie le soir 15 minutes avant la fermeture. Ensuite, c'est devoirs, toilettes, dodo. On peut rêver mieux comme temps consacré aux enfants

      Vous avez des fins de mois difficiles ?
      Ca arrive régulièrement

      Vous êtes-vraiment instit ? C'est quoi votre secret ?

  • Céline

    Je suis tout à fait d'accord avec ce billet d'humeur.
    J'élève seule mes deux enfants, et oui je suis comme tout le monde, j'ai besoin de nourrir mes enfants moi aussi ! C'est bien beau la vocation mais nous sommes des salariés à qui on demande de plus en plus, sans compensation ! La seule façon pour nous PE de faire des heures sup est de faire l'étude surveillée le soir, que va t'elle devenir ? Est ce vraiment raisonnable pour des enfants de maternelle déjà bien fatigués (à 4 ans on nous interdit de leur faire faire la sieste, même pour ceux qui s'endorment sur la table, vous imaginez l'état de fatigue et d'agitation en fin de journée pour ces petits : 30 dans ma classe avec un enfant autiste qui a très peur du bruit et se met fréquemment à hurler !).Quel est l'intéret ? Qui pense à ces enfants ? Qui va payer la demi heure supplémentaire ? Les parents , les collectivités? Et nous : une heure supplémentaire en classe entière qui ne nous sera jamais payée. Alors oui ! nous avons vraiment l'impression d'être les dindons de la farce !

  • http://www.ecoledejulie.fr ptitejulie

    Effectivement, j'étais prête sans problème à sacrifier mon mercredi matin, à raccourcir mes vacances, mais là, quelle désillusion!

  • Paco

    Quelques questions iconoclastes...

    1 C'est quoi (qui) la chronobiologie?
    Mes recherches ont confirmé mes soupçons. Cela ressemble autant à une science qu'un poisson à une mobylette. A sa tête, un gourou: Testu. Son obsession: il y a un temps de faible attention après le repas du midi qui n'est pas due qu'à des problèmes digestifs...
    D'où la nécessaire réduction des heures scolaires l'après midi...
    Ceci explique sans doute son assourdissant silence quand les élèves en difficultés se sont vu ajouter 2h d'AP hebdo... Il n'était pas question du midi...
    Laquelle AP n'aura produit que des "abonnés à l'AP" et autres stages de remédiation qui n'ont visiblement (comme prévisible) produit aucune amélioration des résultats scolaires...
    Voire pire avec le sentiment d'être "puni" et stigmatisé pour les élèves concernés.
    Mais bon, si les chronos l'ont dit... Il n'y a plus qu'à le répéter en boucle au 20h.

    2 Les enfants sont ils des animaux?
    Pour les chronos peut-être (entièrement soumis à leur "biologie")...
    Je pense que ce sont des êtres sociaux comme tous les humains...
    Et que la prise en compte des "rythmes" a des limites sociales.
    Ainsi dans nombre de régions d'Espagne, les cours ont lieu de 8h à 14h... Repas après...
    Biologie espagnole? Non, contrainte sociale liée au climat (chaleur insupportable pendant de nombreux mois dans le Sud). Nombre de services publics et entreprise sont calées sur ce rythme.
    Tout cela pour dire qu'il y a une différence entre organiser des séances de moindre concentration à certaines heures et supprimer ces heures.

    Instits ou caissières?

    Je n'ai rien contre les caissières mais beaucoup de choses contre les conditions de travail qui leur sont imposées.
    Avec les "propositions"du MEN, nous allons "gagner" une demi-journée de "présence" en plus (je ne raisonne pas en heures annualisées) et environ une heure devant classe hebdo en plus auxquelles il faudra ajouter les réunions et animations (après la classe, le mercredi AM, le samedi matin....).
    Des horaires de caissières variant d'une semaine à l'autre....
    Quant à la demi-heure à problème... Simple... Il va suffire d'allonger la pause méridienne... Les élèves sortiront bien à 16h30... Et pas un centime de plus à débourser pour les collectivités locales...

    Une semaine plus longue pour les élèves?

    Cette question pose celle des programmes et des résultats sur la réussite scolaire et le tri social à l'école.
    Les programmes actuels et les conditions de sa réalisation (suppression de 2 h hebdo. depuis 4 ans et bientôt 1h en moins encore...) ne sont pas acceptables.
    Un mélange de bric à brac médiatique et de SMIC scolaire (le socle...).
    Passons sur l'histoire des arts... interrogeons nous sur l'anglais (1h30 hebdo dans les textes et posons une question simple dans une salle des maîtres ou un conseil d'école "qui a parlé anglais les 10 dernières années?" sans parler des "compétences imposées" aux instits)... Observons ce que font les familles des catégories socio -professionnelles dont les enfants réussissent scolairement: théâtre, musique, informatique à la maison mais pas seulement pour télécharger ou facebooker, sorties culturelles... Les enfants des milieux en difficulté n'y auraient pas droit?
    Revoir les programmes dans le sens d'une culture commune de haut niveau, augmenter raisonnablement le temps scolaire des élèves, déconnecter le temps "élèves" et le temps "enseignants" (sur le modèle des temps partiels) avec des enseignants "spécialistes" là où cela s'impose (musique, anglais...).
    Cela ressemblerait à une "refondation", non?

  • virgine

    Juste une question: quel est l'intérêt d'accueillir les élèves de Petite Section l'après midi???

  • Florinella

    30 minutes pour faire faire les devoirs à une classe de 30 élèves, ça laisse donc 1 minute par élève ...... Allez faire apprendre et réciter une poésie en 1 minute, faire une lecture, réviser une leçon ...... Comptez aussi sur cette minute le temps qu'il faudra passer à faire de la discipline, à gérer le matériel .......
    Les élèves repartiront donc chez eux sans avoir terminé leurs devoirs, et les parents pourront alors se plaindre que la maitresse ou le maitre n'est même pas capable de faire son travail correctement puisque leur enfant ne connaît pas la poésie en rentrant à l'école .......
    eh oui, ça fait des années que j'essaie d'impliquer les parents dans le travail de leurs enfants, de faire en sorte qu'ils s'intéressent au travail, qu'ils montrent à leur enfant que la maitresse et les parents veulent le meilleur pour eux .......et là on nous demande de faire l'inverse, je trouve cela déplorable.

  • ELODIE

    "Dindons" c'est certain...mais vaches à lait également!
    Voici une parodie de réforme, un très mauvais sketch.
    La copie est à revoir pour M. Peillon qui n’atteint pas le palier 1 du Socle Commun de Connaissances et de Compétences...

  • irisou

    Et bien moi, je n'ai plus rien à dire, je pleure vraiment : de notre image, de cette incompréhension, nous ne sommes plus grand chose ....

  • Madelaine

    Je suis stupéfaite de voir les réactions négatives des professeurs d'école concernant l'instauration des cours mercredi matin (je ne parle pas du côté financier). S'agit-il d'un manque cruel de connaissance en psychologie et physiologie de développement? Plusieurs rapports de scientifiques et de médecins mettent en avant les dégâts de la semaine de 4 jours incompatible avec le fonctionnement optimal de l'attention et de la mémoire. L'académie de médecine l'a d'ailleurs appelée " véritable contresens biologique". En gros, pour les instituteurs, les enfants sont la dernière des priorités! Choquant!

    • Céline

      Ah bon, quels rapports ? Je n'en connais aucun qui préconise que des enfants de 4 ans , déjà bien fatigués par des journées TRES longues (et qui le resteront pour les gamins ne nous leurrons pas!) seront plus en forme si on leur enlève la coupure du mercredi! Une demi-journée de plus dans une classe surchargée, bruyante, etc..; C'est sur ils seront moins fatigués et plus instruits à la fin de l'année (humour) !!

      • Madelaine

        .
        Vous pouvez trouver ces documents en ligne sur http://www.refondonslecole.gouv.fr. Concernant le fonctionnement des rythmes scolaires il est possible de lire les ouvrages d'alain lieury,le livre "comment fonctionne le cerveau" de david sousa ou un bon manuel de neurosciences éducatives.

    • Christie 75

      Justement, ce qui posait problème lors de l'instauration des 4 jours, c'est le repos du week-end et de la coupure de rythme qu'il constituait. Que les élèves avaient du mal à se remettre au travail le Lundi puisqu'il ont passé leur week-end à se coucher et se réveiller comme bon leur semble.
      Si vraiment le but était d'adapter les horaires au rythme des enfants, on aurait remis la classe le samedi... Personnellement, je serais pour ! J'aimais bien le samedi.

      On leur remet le mercredi SANS alléger la journée, puisqu'ils ne gagnent qu'une demie-heure, voilà le problème !
      Tout en enlevant une heure de classe: on passe de 24 à 23h à l'école (dont il faut déduire 2 heures de récréation) et on doit faire le programme de 26 heures de classe en 23 heures.... Il n'y aura donc AUCUNE amélioration des conditions d'apprentissages de nos élèves. Ce sera encore plus de gavage, c'est tout !

      Et puis la refondation de l'école qui passe par l'école le samedi ou le mercredi, finir à 15h30 ou 16h00 ou 16h30, laissez-moi rire.

      Je travaille en ZEP.
      J'ai eu un CE1 de 25 élèves avec 12 élèves en difficulté, un CP de 24 avec 11 élèves en difficulté. Avec en prime de sérieux problèmes de comportement...
      Je suis pleine de bonne volonté mais les miracles, je ne sais pas faire. J'ai limité les dégâts pour certains.
      Il serait temps de se pencher sérieusement là-dessus. Dire "plus de maîtres que de classes" c'est insuffisant.
      Hors ZEP, j'ai eu des classes de 25 à 30 élèves avec 3 ou 4 élèves en difficulté, sans aucun souci de comportement.

      Une refondation de l'école sans AUCUNE réflexion sur la pédagogie. Et ça ne semble choquer personne....
      Pourquoi tant d'élèves ne maîtrisent pas les fondamentaux? Pourquoi ne savent-ils pas lire, écrire, compter, calculer correctement?
      Pourquoi ne présente-t-on pas aux enseignants en formation TOUTES les démarches pédagogiques existantes? Si j'ai amélioré ma pédagogie, c'est bien grâce aux blogs des collègues et aux forums. Merci Internet.
      Je n'ai jamais été formée sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. J'ai dû me débrouiller grâce à Internet et aux discussions avec des instits expérimentés.
      Si je veux me former sur la pédagogie Montessori (que je trouve très intéressante) je devrai payer ma formation de ma poche... Parce que l'EN ne la reconnaît pas...

      Pas un mot sur les enseignants spécialisés, ni sur les RASED, ni sur les AVS, ni sur les classes spécialisées qui sont en voie de disparition...
      Rien sur la prise en charge des enfants en situation de handicap, alors que l'école est incapable de leur accorder des conditions d'apprentissage correctes....

      Et il y en a qui osent appeler ça une...... Refondation??!!!
      Ils s'auto-congratulent et occupent tous les madias avec un sourire d'auto-satisfaction.
      On croirait qu'ils ont découvert le Saint-Graal du changement....

    • actarus

      et bien moi je ne suis pas stupéfait.

      Avec mon double niveau CP:CE1 en zone défavorisée, le mardi soir je suis épuisé nerveusement.
      Le mercredi c'est un peu de récupération, des corrections et des préparations.

      Cette réforme c'est la goutte d'eau qui fait déborder un vase extrémment plein:

      hiérarchie qui ne nous soutient pas et même parfois nous met des bâtons dans les roues.
      Enfants à problèmes de comportements de plus en plus fréquent.
      culte de la réunion et des paperasses qui soi disant règlent tout.
      Taille de classes parfois ingérables alors qu'on vous prône l'individualisé.
      Méprisé, traité de fainéant alors que mes "petites " semaines tournent autour de 45 heures et que les grosses dépassent les 50 heures, dont excusez du peu 24 heures devant 25 élèves qui comme tout le monde le sait sont tous gentils, bien élevés, calmes, courageux...

      Certains parents sont épuisés de s'occuper d'un seul enfant parfois et nous avec nos super povoirs, on doit avec nos 25 élèves en plus leur apprendre des choses sans grogner parce que on va encore détériorer nos conditions!

    • L’instit’humeurs

      Si vous aviez consulté ces fameux rapports, vous auriez lu que les chronobiologistes recommandent le retour du samedi matin, et non du mercredi matin... Etes-vous prête à déposer votre enfant le samedi matin et à sacrifier votre weekend ? Moi, je suis OK pour venir travailler le samedi matin plutôt que le mercredi matin.

  • alain66

    et voila ce que ca donne quand des syndicats d enseignant gaucheux donnent carte blanche à un ministre gaucheux .
    faudrait qu'un jour on sache qu'est ce qui convient le mieux pour les eleves ,et surtout que tous les enseignants appliquent les régles,car on voit souvent des reportages a la tele,qui montrent des instits appliquant des methodes differentes des régles de l education nationnale ???????

  • auboulot

    J'aimerais bien voir l'étude qui ciompte 40h par semaine et par instit alors qu'il y a seulement 23h par semaine de présence à l'école (et on ne parle par d'heure de cours, dans ces 23h il y a les recres ...), et si on faisait une moyenne à l'année, on serait plutôt à 15h à l'année (sans compter les formations , les maladies, etc ...).
    Mais c'est vrai que par rapport aux autres profs français les instits sont ceux qui travaillent le plus (le temps de travail décroissant encore chez les profs de college, puis de lycée, pour arriver aux profs de fac pour lesquels le temps de travail se rapproche de 0...)

    Pour une fois messieurs les fonctionnaires pensez service avant public ... l'intérêt des enfants est que vouis soyez présents auprès d'eux, formez vous pendant les vacances scolaires ou en fin de journée, réduises les vacances scolaires pour alléger les journées et consacrer le temps libéré à des activités culturelle et sportives, c'est ça qui permettra l'égalité des chances...

    A quand un gouvernement qun bravera la "colère" des enseignants qui veulent travailler moins pour le bien de nos enfants (!!)

    Quant à la rémunération, le gouvernement précédent avait pris des mesures qui allaient dans votre sens : "travailler plus pour gagner plus", mais si gagner plus vous convient, travailler plus ... Neanmoins rassurez vous vous avez un salaire horaire largement supérieur a la plupart des cadres moyens qui ont le même niveau d'études que vous.

    Donc oui, les mesures de ce gouvernement sont au service minimum de l'efficacité, patientez, dans 5 ans les services publics vont vraiment progresser, maintenant que les électeurs se souviennent ce que signifie un pouvoir à gauche...

    PS: bravo à TOM TRAC pour sa lucidité et son honeteté

    • PE 71

      Monsieur,
      Vous devriez postuler pour devenir professeur des écoles : d'une part, vous pourriez mettre un coup de pied dans la fourmilière en mettant vos futurs collègues "au boulot" ; d'autre part, vous pourriez bénéficier d'un salaire mirobolant tout en étant en vacances une majeure partie de l'année.
      N'hésitez plus, l'EN recrute !

      ( Un conseil, auparavant, renseignez-vous bien sur le métier, vous risqueriez d'être un petit peu déçu ... )

    • L’instit’humeurs

      Il suffit de demander : le voilà.
      http://cache.media.education.gouv.fr/file/2012/05/8/2012-070_rapport_227058.pdf
      Bonne lecture (qui vous aidera peut-être, rêvons un peu, à délaisser les clichés).
      Et je me suis trompé : pour les instits, c'est entre 41 et 43 heures hebdo. Dont acte.
      Quant au "salaire horaire largement supérieur a la plupart des cadres moyens qui ont le même niveau d’études que vous", je vous renvoie, puisque vous aimez les chiffres sourcés (en quoi vous avez parfaitement raison, moi-même n'essaie de parler qu'en connaissance de cause), au rapport de l'OCDE dans lequel il apparaît qu'un instit français touche 0,73 fois le salaire moyen à qualification égale. C'est ici : http://www.oecd.org/fr/edu/EAG2012_e-book_FR_200912.pdf
      Non non, ne me remerciez pas.

    • Laurène

      Une fois de plus, je remarque que beaucoup ne connaissent pas vraiment ce qu'est le travail des enseigants...

      Pour vous répondre cher Auboulot, en effet un enseignant n'est présent physiquement que 23h par semaine devant ses élèves et que dans ces 23h il y a les récrés, mais avez-vous une seule fois pensé au temps de préparation, je suppose que non, car pour vous les classes se préparent seules. Avec un Cm1-Cm2 je passais mon dimanche en entier et mon mercredi en entier ou presque pour préparer mes classes, quand on veut faire un bon travail en passe du temps. Quant aux récrés, je suppose que vous pensez que nous nous amusons et buvons notre café, nous laissons les enfants sans surveillance, nous adorons lorsqu'il pleut ou fait froid être sous l'eau ou congelés, demandant à vos enfants de ne pas sauter dans les flaques d'eau, de ferner leur manteau, de ne pas taper à Pierre, Paul ou Jacques, de partager ses jeux, de mettre un pansement sur son bobo, de tirer les chasses d'eau qui ont été oubliées... j'en passe et des meilleures

      Je suppose que vous ne savait pas non plus la quantité de documents qui sont demandés par les IEN, programmations, fiches de préparation, cahier journal... Non, non ce ne sont pas des jeux de société mais un véritable travail.

      Oui, pour la formation pendant les vacances, il est vrai que nous ne faisons rien pendant nos vacances, au mois d'août lorsque vous êtes sous le soleil, les chers enseignants de vos enfants pensent déjà à la préparation du matériel de vos chères têtes blondes, car le premier jour de classe nous ne faisons pas garderie...

      Et pour terminer, oui nous avons plus de 6 semaines de vacances par an, mais savez-vous que notre salaire annuel est celui de 10 mois d'un fonctionnaire de même catégorie réparti sur 12 mois... alors oui nous devrions nous former durant les vacances, mais dans ce cas il nous faudrait un salaire de 12 mois sur 12 mois....

      • dante

        Encore ce mythe des enseignants payés 10 mois!!!!!

        un simple coup d'oeil aux grilles des professeurs des écoles montre que ce n'est pas le cas: elle a la même amplitude que celle des attachés d'administration (de 349 à 783 en indice majoré). On pourrait d'aiileurs remarquer d'un attaché doit passer un concours pour accèder aux plus hauts échelons...

        Et le calcul du traitement brut est le même: indice*valeur du point/12.

        Je vous renvoie au site d'un de vos syndicats:
        http://www.snuipp.fr/Grille-des-salaires-au-01-01-2011

    • Christie 75

      Mode ironique On:
      En cherchant bien: il y a nettement plus paresseux que les profs: Les présentateurs télé ne travaillent qu'une demie-heure par jour...
      Les footballeurs 90 min par semaine et même moins s'ils sont remplaçants (ils gagnent des millions en étant moins utile qu'un enseignant ou une infirmière).
      Le top du top de fainéantise, les sprinteurs du 100m: 9s ...
      Mode ironique Off...
      Il est évident pour tout le monde que ces personnes ont un temps travail bien plus important.

      24h devant élèves... (récrés incluses, que je sache, les élèves ne s'auto-surveillent pas!) 27h de travail "visible" formations, conseils d'école, réunions d'équipe, aide aux élèves.

      Ne sont pas incluses: les 20 minutes d'accueil du matin et de l'après-midi (8h20 et 13h20), les rencontres avec les parents, les rencontres avec les équipes des centres spécialisés, les rencontres avec les enseignants spécialisés, les équipes éducatives pour les élèves qui posent problème, les contacts téléphoniques avec les psychologues ou orthophonistes qui suivent nos élèves, la préparation d'une sortie pédagogique ou d'une classe de découverte.

      Le temps de préparation de classe:
      concevoir chaque leçon (et non réciter un manuel, parce qu'il faut s'adapter à son public), préparer tous les supports ( photocopies, montages, plastification etc) ,
      adapter les exercices pour certains élèves (j'ai un élève dyspraxique il a de grosses difficultés à écrire).
      Préparer la salle de classe,
      préparer les cahiers en CP et CE1 (écriture, présentation etc)
      Après la classe, raconter à M. ou Mme X comment s'est passée la journée de son petit. Ranger la classe,
      vérifier et corriger les cahiers,
      revoir les notes qu'on a prises pendant la journée pour adapter la suite.
      Revenir le mercredi pour préparer certaines activités.
      Je suis à l'école de 8h à 18h.... On est loin des semaines de 15h

      Rentrer chez soi et rebelote : concevoir chaque leçon etc.
      Une journée de classe: c'est entre 8 à 12 séances à préparer, plus ils sont petits, plus les séances doivent être courtes (30 min)
      J'ai un CP-CE1: donc chaque jour de classe, en fait, j'en prépare 2. Avec la même paye que ma collègue qui n'a que le CP.
      Il y en a qui s'imaginent qu'on peut reprendre chaque année les mêmes leçons: ça revient à dire qu'un parent en éduquant chacun de ses enfants reproduirait stricto senso la même éducation et que ses exigences seraient les mêmes du 1er au dernier enfant.

    • gadget

      je vous ai déjà parlé de mes conditions de travail. Si on me rajoute tout ce que vous dites, je ne ferai plus du spécialisé mais du "tourne la page". Donc je ne remplirai pas ma mission. D'autre part potentiellement je prendrai plus de risque de violences. Vous savez quand vous vous prenez un projectile, qu'on vous menace de vous casser la g***, même si vous savez que c'est l'institution qui est visée, vous vous prenez quand même ça dans la figure, et faut se remettre.
      Il y a assez de dépressions et suicides dans notre profession. On peut la faire correctement avec des conditions correctes. La coupure du mercredi est nécessaire, pourquoi ne nous remet-on pas le samedi plutôt!

  • costel

    Si c'était la droite on serait dans la rue.
    Ne soyons pas les dindons de Peillon .Les pigeons ont su se mobiliser.......
    Chez nous le péri-scolaire est bradé si une personne est absente c'est la femme de ménage qui remplace .Alors il ya de sérieuses questions à se poser où est la dimension culturelle et sportive que l'on doit donner à ce temps.
    Je respecte beaucoup le personnel de ménage ...mais
    Très remontée nous devons nous faire entendre

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  • Erwan

    Malheureusement les dindons de la farce ne sont pas que les instits mais aussi les parents et malheureusement nos enfants!

    • L’instit’humeurs

      C'est exactement ça.

  • JUJU

    pourquoi ne pas utiliser cette heure de moins pour faire des activités sportives que les enfants ne pourront plus faire le mercredi matin.
    Ça permettrait qu'ils se défoulent après la journée en cours et permettrait d'enlever le sport sur les horaires raccourcis.
    Et pour moi les devoirs doivent être fait à la maison car cela permet de garder un lien avec l'enfant et l'école.
    Pour moi la journée de 4j et demi n'est pas une mauvaise chose si le contenu scolaire est mieux réparti.
    Je vous comprends M. et Mme les profs que vous rallier c'est très français!!!
    Mais si les enfants sont sous la responsabilité de collectivités pour faire du sport par ex. vous pouvez donc rentré chez vous plutot sans VOS enfants à la maison et ainsi corriger les copies que vous faisiez avant le mercredi AU DETRIMENT DE VOS ENFANTS (vu dans un com. plus haut) je pense qu'il faut juste re penser à une nouvelle organisation.
    Mais bon je ne suis ni prof ni ministre et avec des SI on referait le MONDE.
    Bonne journée à tous

    • L’instit’humeurs

      Chère Juju, vous avez sans doute loupé cette partie des débats : si le ministre propose que les instits prennent en charge une 1/2 h après la classe, c'est justement pour éviter que les collectivités aient à le faire : elles n'ont pas les moyens de financer...

  • onésime

    Changer quelque chose au fonctionnement de cette éblouissante institution? vous n'y pensez pas!! Il faut d'abors avoir l'accord de 850 000 professionels qui ont 849 999 opinions différentes, les élèves continueront à avoir leur Bac sans savoir lire et compter correctement, est-ce bien comme ça ?

    • actarus

      OUi vous avez raison, il vaut mieux demander aux gens qui ne sont pas sur le terrain et qui parfois ne veulent pas ou plus y être.

  • lolo35

    Je viens de lire le commentaire de Auboulot et je suis dégoutée. Comment considérer qu'un enseignant fasse si peu d'heures. Sachez cher ami que notre travail ne s'arrête pas aux heures devant élèves. Quand pensez vous que les cahiers et les évaluations sont corrigés? Nous sommes dimanche et je vais me mettre à corriger 27x 3 évaluations de cm1 soit au moins 1h30de travail,hier j'ai déjà passé 2h à préparer 2jours de classe. Demain Je quitterai mon domicile à 7h45, pause de 10mn pour manger le midi(car j'ai plein de travail à faire) avec une récré à surveiller(et oui ils ne sont pas seuls sur la cour).A 16h30 je me remets dans mes corrections, préparations et je rentre chez moi vers 18h30( et même plus tard parfois quand j ai l'aide personnalisée à faire de 16h 30 à 17h30,2fois par semaine...)et souvent après le diner il me reste encore du travail! Le mercredi je prépare ma classe pour les 2jours qui suivent,fais mes corrections,et encore 3h de travail au moins! Alors cher ami on est loin des 23h! Et non je ne suis pas une débutante ni un cas à part. Venez passer une journée avec nous ou demandez à nos conjoints,enfants,amis ils vous raconteront!Je ne vous dis pas cela piur qu'on nous plaigne mais seulement pour qu'on respecte un peu notre travail! Et pour votre information je ne suis pas fonctionnaire étant dans l'enseignement privé sous contrat.

  • Biche39

    En réponse à Marie-Hélène : nous parlons des instits ici. En primaire le professeur des écoles est à la fois enseignant, mais aussi un peu secrétaire, CPE, surveillant, conseiller d'orientation, infirmier... Il ne bénéficie ni d'heures sup ni ne touche aucune prime pour cela (par exemple l'ISOE que touchent tous les autres enseignants du secondaire). Il ne s'agit pas pour moi ici de mettre en cause nos collègues, mais simplement de vous faire comprendre qu'il est difficile d'en demander toujours plus aux professeurs des écoles. Quant à l'idée de ne pas donner de devoirs du tout, je n'y suis pas favorable : d'abord parce que jamais je n'aurais le temps de faire mémoriser les tables de multiplication, les poésies ou les leçons (il est déjà quasi impossible de boucler les programmes), ensuite parce qu'il me semble que cela crée du lien entre la scolarité de l'enfant et les parents. Je reste cependant farouchement opposée à une trop grande quantité de devoirs.
    Pour terminer, je crois qu'il faudrait aussi repenser la place de l'enfant et de l'humain en général dans notre société : est-il bien normal que certaines familles ne puissent même pas consacrer 1/2 h chaque soir à ses enfants ? L'école et ses enseignants ne peuvent pas tout compenser...

  • YVON

    Bonjour

    Un petit HS car les débats concernent l’école élémentaire (pour l’instant).
    ***********************************
    Je lis « que des jeunes ont le bac sans savoir lire, écrire et compter correctement ». Ii y en a certainement mais, je répondrais que « l’exception confirme la règle ».

    Le terme « savoir compter » au bac me semble un peu réducteur pour qualifier les mathématiques: les mathématiciens sont des gens astucieux mais pas forcément des calculateurs prodigieux.

    « Lire correctement », qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Pas si simple ! La preuve, les participants à ce débat n’ont pas du tout la même lecture des mesures annoncées par le nouveau ministre de l’Education Nationale.

    « Écrire correctement », même question ? Sans faire des fautes ? C’est un peu réducteur, non ?

    Les jeunes font peut-être davantage de fautes d’orthographe et calculent moins bien mentalement que leurs aînés mais, au même âge, ils ont une ouverture d’esprit et des connaissances qui n’ont rien à voir avec la plupart des jeunes du même âge des années 60,70,….

    Faites attention à la règle suivante : « plus on est loin de ses études et plus on a l’impression que les choses sont faciles » : Aujourd’hui, les programmes sont très denses (trop !) et plus difficiles qu’on le pense surtout quand on n’est pas élève ou parent d’élève concerné.

    Fin de la parenthèse.
    ***********************************

    Les mesures annoncées se fichent des enseignants, des parents et surtout des élèves et j’avoue ne pas comprendre la position de certaines personnes, qu’elles n’aient pas conscience de cela. C’est grave !

    Bonne journée.

  • Marco

    Et après?
    Quand les éboueurs sont en colère, on a des ordures dans la rue pendant des jours.
    Quand les routiers sont en colère, on a des vacanciers pris dans les bouchons.
    Quand les cheminots sont en colère, on a des voyageurs coincés sur les quais.
    Quand les conducteurs de bus sont en colère, quand les ouvriers sont en colère, quand les commerçants, et même les étudiants...

    Quand les enseignants sont en colère, on en parle le samedi, on râle un peu le dimanche en famille... et on va bosser le lundi.

    Et c'est bien pratique comme ça...

  • Mondon

    Bah ou est le problème...le corps enseignant a voté majoritairement pour Hollande... Et maintenant 6 mois après "çà pleure dans les chaumières" fallait réfléchir avant de voter...
    Bon maintenant 23heures par semaine et 4 mois de congés par an... allez raconter vos misères à la caissière de votre hypermarché...Celà lui remontera le moral :)

    • lolo35

      En réponse à Mondon:Avez-vous lu mon commentaire plus haut? Je ne crois pas! Ecoutez ceci: on est dimanche et je viens de terminer de corriger 2x27 évaluations de CM1 pendant que d'autres(vous sans doute) profitent de leur dimanche!Hier j'ai aussi passé 2h sur ma préparation de 2 jours de classe, ben oui nous n'y allons pas les mains dans les poches et les cahiers et copies ne se corrigent pas seuls, dommage! Alors stop aux idées préconçues!!
      En parlant de la caissière, j'ai discuté avec la mienne hier et elle m'a avoué que le jour où elle rentrait complètement ko était... le mercredi car les gamins couraient partout dans le magasin sans que les parents ne disent quoi que ce soit!!Alors vous voyez les caissières ne sont pas contre nous!Arrêtons de vouloir monter les gens les uns contre les autres!!
      Au fait je connais plein d'enseignants qui n'ont pas voté Hollande(moi la première) et nos vacances ne sont pas rémunérées (salaire annualisé!). Sur ce bonne fin de week-end!

  • boubou

    Je suis enseignante en primaire depuis plus de 10 ans dans un quartier dit sensible.J'aime beaucoup ce métier que je fais par VOCATION ! Je ne vais pas revenir sur le fait que je travaille de nombreuses heures chez moi afin de préparer ma classe.C'est normal à mon sens. Je me vois mal arriver le matin en classe et improviser ma journée.
    Je rejoins un commentaire qui disait que nous n avons pas de pause café , cigarettes et compagnie et que face aux élèves , il faut être plus que PRESENT !
    J'aimerai attirer votre attention mais aussi vos foudres certainement sur mon cas très personnel.
    Je suis célibataire sans enfants et vis en banlieue parisienne.Je touche 1887 euros par mois.Mon salaire seul ne suffit pas à payer toutes mes factures, charges .... et ne permet pas d'avoir des loisirs ni même de partir en vacances.Rappelons qu'une personne célibataire sans enfants est la cible préférée des impôts.Pour arrondir mes fins de mois , je fais donc des cantines et des études dirigées.Jusqu'au 1er août 2012 , les études dirigées étaient exonérées d'impôts.Cela m'a permis de vivre plus correctement et d'être moins étouffée à la gorge.
    Le président HOLLANDE a décidé de revenir sur cette mesure du gouvernement précédent, estimant qu'elle privait des personnes d'un emploi.Un point qu'il faudra éclaircir car si ce ne sont pas aux enseignants de faire les études dirigées , qui doit s'en charger ? Il ne me semble pas que l'on embauche spécifiquement des enseignants afin d'assurer uniquement les études dirigées.Bref , mes heures supplémentaires seront imposables , qu'importe mais au moins , il me sera toujours possible de les faire.

    Et voilà qu'aujourd'hui , j'apprends que je ne pourrais certainement plus faire d'études dirigées (rémunérées par la ville où j'enseigne) l'an prochain, car elles seront faites en classe et donc gratuites.

    Monsieur PEILLON regrette de ne pouvoir mieux nous payer car il ne dispose pas des fonds nécessaires. J'entends bien mais pourquoi alors NOUS SUPPRIMER L UNE DES RARES POSSIBILITES POUR NOUS D AMELIORER NOTRE SALAIRE déjà peu glorieux.

    Où sont les syndicats pour soulever ce problème ?

    Pour résumer , précédemment , je travaillais quatre jours par semaine , gagner plus d'argent en travaillant plus et je réinjectais cet argent dans l'économie française , en ayant des loisirs , voyageant en France etc ... Je consommais ce qui vous me l'accorderez est nécessaire à la bonne santé économique d'un pays surtout s'il est en crise ...

    Mais bon , je referme cette parenthèse sur mon cas très personnel .Dans cette profession , toutes les revendications autour des élèves,des parents , des conditions de travail peuvent être abordées mais pas sur le salaire , c'est mal vu ...

    Enseigner est un très joli métier et très honorable mais il n'est pas interdit de le valoriser aussi financièrement.

  • boubou

    Ah oui , j'oubliais le corps enseignant vote majoritairement à gauche certes MONDON mais pas UNANIMEMENT ... Mais la minorité n'a pas la possibilité de s'exprimer dans les salles des maîtres , il semblerait qu'être enseignant aille de pair avec le vote à gauche .Néanmoins c'est de moins en moins le cas,d'autres alternatives sont choisies par les collègues .Seulement on ne peut le dire , sous peine d'être cloués au pilori !

    Quant à AUBOULOT , oui le gouvernement précédent avait pris des mesures salariales qui allaient dans notre sens :"travailler plus pour gagner plus" , je ne m'y suis jamais opposée, bien au contraire !

  • Nadine

    Nous avons le seul métier où le fait de se plaindre ou de revendiquer des choses normales est interdit !
    Un enseignant doit aimer son métier quel que soient ses conditions...sous peine d'être accusé de ne pas avoir la fameuse vocation.
    Moi métier, je l'aime, certes, (de moins en moins soit dit en passant ...) mais c'est avant tout un travail qui me fait vivre. Si j'étais millionnaire, je ne serais pas instit ! Honte à moi, la méchante maîtresse qui fait ça juste pour l'argent et pas pour l'amour des enfants de la France.
    Alors, oui, j'estime que j'ai le droit de me plaindre et de ne pas trouver normal de travailler une heure de plus.
    Dans quelle autre profession on accepterait de travailler une heure de plus sans râler ???
    Parce qu'on travaille avec des enfants on doit tout accepter et garder le sourire coûte que coûte ? Et bien non, désolée d'en décevoir certains !

  • Christelle21

    Et nos enfants en maternelle ? Ils auront aussi des devoirs à faire ?

  • laeti

    Je suis prof, je suis motivée depuis plus de 10 ans, je m'investis à fond dans mon boulot, pour mes élèves, et ce, comme la plupart de mes collègues bien courageux de travailler parfois dans des conditions désastreuses avec 30 ados à gérer par classe! Mais à force de lire des commentaires aussi stupides et démotivants que ceux de "Auboulot" (que j'invite à passer le capes: si c'est la planque le métier de prof, pourquoi ils ont tant de mal à recruter??? bizarre bizarre) , bref! je me dis que je vais moi aussi abuser du système, me mettre en maladie, faire des cours de merde et un contrôle par trimestre! Et tant pis pour ces pauvres enfants dont les parents sont si bêtessssss! Ils se chargeront de faire notre boulot à la maison- déjà que beaucoup ont du mal à éduquer, alors enseigner... No comment' Mais c'est clair, qu'ils nous prennent pour des billes et mes cours se résumeront à faire écouter Enrique Iglesias puisque de toute façon on peut pas être viré, alors autant en profiter!!!

  • Virginie

    je réitère: quel intérêt d'accueillir des élèves de Petite Section l'après midi???

    • nadine

      Une garderie pour les parents qui travaillent (ou pas...)

  • Pingback: Travailler plus pour gagner la même chose ! « Il faut que j'vous raconte…()

  • christel

    tant que les vacances scolaires feront de nous des enviés, nous ne pourrons rien revendiquer, rien réclamer et surtout nous ne pourrons nous plaindre de rien, m^me si c'est au nom des élèves....

  • au boulot

    Je vois que mon commentaire a baucoup fait réagir, j'y apporte donc quelques complements:
    Oui, les instituteurs sont a mon sens les plus impliqués du corps enseignant et ceux qui ont la plus forte valeur ajoutée, cela se dégrade fortement en montant le niveau des classes, ou les considerations personnelles des profs passent bien avant l'intérêt des élèves (ils suffit de regarder les emplois du temps ...)

    cela est bien visible dans le rapport de l'ocde (p236) (merci l'instit'humeur pour le lien) http://www.oecd.org/fr/edu/EAG2012_e-book_FR_200912.pdf
    nous dépensons beaucoup moins que les autres pour le primaire, et beaucoup plus pour le secondaire et le tertiaire, on sait donc pourquoi les enfants ne savent pas écrire en passant leur bac ...

    Cela n'empêche pas les cas particuliers (dans les deux sens...), mais la généralité est plutôt proche (de mon point de vue) de ce que je décris.
    Sur quoi je me base pour ces affirmations?

    je suis parent d'élève, et j'ai de nombreux amis qui travaillent dans le corps enseignant, et qui me parlent de la réalité de leur travail, ce qui est assez loin du discours des syndicalistes...
    Et la plupart n'échangeraient leur job pour rien au monde...
    Je me passe de vous jetter des études plus ou moins biaisées, je donne juste mon point de vue qui est celui de nombreux français.

    Certes les jeunes enseignants serieux ont un travail important de préparation, mais après quelques années la trés grande majorité ne fait que quelques ajustements aux cours préparés les années précédentes (c'est d'ailleurs pour cela que beaucoup rechignent à changer de méthode au grés des diverses lubies de nos ministères...).

    Oui, les récréations doivent être surveillées, mais la plupart des profs d'ecole se reposent fortement sur les "ass mats" qui sont là avant eux et partent bien après eux (garderie du matin et du soir)

    quand j'entends Marco dire que lorsque les enseignants sont en colère cela n'a pas d'effet, c'est faux, en tant que parent d'élève, je suis comme tout le monde victime des prises d'otage régulières lors des grèves dont la plupart des citoyens ont du mal à comprendre les motivations ...
    C'est pour cette raison que l'éducation nationale comme beaucoup d'autre corps d'état est si difficile à faire bouger (le fameux mamouth ...)

    Je travaille dans l'informatique, la productivité c'est mon métier, et oui elle peut s'appliquer à l'enseignement, si nos amis administratifs des rectorats s'impliquaient un peu, vous enseignants auriez des outils pédagogiques beaucoup plus performants, ce qui réduirait le temps passé à préparer et corriger les cours.
    Pourquoi les methodes des formateurs professionnels ne seraient pas applicables ? trop efficaces ?

    Une petite réponse sur les salaires à l'instit'humeur, certes le rapport de l'ocde parle d'un salaire de base à 73 % d'un salarié du même niveau d'étude (p474), mais c'est sans les primes, et il s'agit de la rémunération annuelle, si l'on parle de salaire horaire annualisé, la tendance s'inverse largement, surtout lorsque l'on sait que de trés nombreux cadres du privé font beaucoup plus que les 35h chères a martine aubry (et je suis bien placé pour l'affirmer...)

    Si tous les profs passent autant de temps en travail personnel, vous seriez donc d'accord pour faire seulement 35h en classe ? (dont 12h de préparation-correction), cela permettrait également de recevoir les parents d'élèves à des heures qui ne les obligent pas à poser une demi-journée de congés pour vous voir ...

    Vous méritez d'être mieux formés, on est tous d'accord, mais pas pendant les heures de cours, 3 semaines de formation par an minimum pendant les vacances scolaires auraient un coût insignifiant (les profs forment les profs: motivant pour tous, capitalisation du savoir, etc ...), vous permettraient de travailler sereinement et donner une meilleure education à nos enfants, et il vous en resterait encore environ 9 semaines ...
    Laurene est bien modeste en parlant de "plus de 6 semaines de vacances" quand vous en avez 12 (hors absentéisme...)

    Une question que tout le monde se pose: la france a un trés fort taux d'encadrement (cf p 462 du rapport de l'ocde) ,et malgré cela les classes sont surchargées (p460), ou est le problème ? la solution est elle de recruter encore des enseignants?

    Bref, ne comptons pas sur François hollande pour améliorer quelque chose à la situation, son objectif est uniquement d'acheter des électeurs (emplois aidés, regularisations massives, etc ...) ça a toujours été l'unique fonds de commerce du parti socialiste, faire avancer le pays ne fait pas partie du programme...

    Je suis désolé de jetter cela au visage des enseignants impliqués, mais même ceux qui ne se reconnaissent pas dans mon discours connaissent parfaitement le système, et la majorité (silencieuse ou pas ...) qui en abuse au maximum... (éventuellement sans s'en rendre compte par méconaissance de la réalité du monde du travail: non tout le monde n'a pas un emploi a vie, a moins de 25h par semaine, et 12 semaines de congés...)

    Je paye des impôts, et comme beaucoup de français, j'aspire à ce qu'ils servent à la collectivité, et pas à maintenir les privilège corporatistes...

    Espérant avoir tort et voir dans les 5 années a venir l'éducation de nos enfants s'améliorer significativement (cela devrait être cela le sujet a débat, pas les minutes en plus ou en moins que chacun doit consacrer a acomplir sa mission...)

    • lolo35

      A Au boulot: et bien vraiment vous ne comprenez rien...Vous confondez profs et instits et avez une image bien décalée de la réalité...J'enseigne depuis 21 ans et j'ai plus de travail personnel que lorsque j'ai commencé . En effet, nous ne pouvons "ajuster nos cours" comme des profs de collège:un cahier journal se prépare au quotidien et pas d'une année sur l'autre...D'autre part c'est quoi vos ass mats???J'enseigne en élémentaire et nous n'avons personne sur qui se reposer dans la journée. Le personnel de garderie prend le relais le matin , une partie du midi et le soir en dehors du temps scolaire et nous assurons toutes les surveillances:récré du matin, récré du midi et récré de l'après-midi sans un centime d'euro! Nous n'avons AUCUNE prime(confusion encore avec le collège).
      Enfin je suis étonnée que vous soyez obligé de poser 1/2 journée pour rencontrer les instits de vos enfants:elles vous reçoivent pendant la classe? Nous recevons les parents quand ils le peuvent et sans toucher encore un centime!!!Je vous invite à venir passer une journée avec moi afin de découvrir notre métier au lieu de le dénigrer. Bon courage aux enseignants de vos enfants!

      • au boulot

        Désolé pour les "ass mat", effectivement il s'agit des ATSEM...

        Je ne confonds pas instits et profs, je sais que beaucoup d'instits font ce métier par vocation, pour voir la petite lumière dans le regard des enfants, pour leur apprendre à apprendre, chez les profs la véritable vocation est beaucoup plus rare, ils pensent beaucoup plus a eux qu'a leurs élèves...
        je sais que ce n'est pas le cas de la plupart des instits.

        Pourquoi je suis obligé de poser une demi-journée de congés pour rencontrer un instit ?
        Car nous n'avons pas la même notion de "journée de travail", quand on me donne rendez-vous à 16h30, c'est pour moi le milieu de l'après midi (comme pour beaucoup de cadres...)

        Je ne dénigre pas votre métier, je dis juste que vous êtes assez mal placés pour vous plaindre sur votre temps de travail.

        Vous pouvez vous plaindre des moyens matériels, du manque de formation, de l'organisation, des classes surchargées en primaire ,de votre image qui n'est plus ce qu'elle était, des lourdeurs administratives d'un autre age, des programmes pédagogiques, de l'absence d'outils pédagogiques, etc ...
        on vous soutiendra!

        Mais s'il vous plait arrêtez de nous dire que vous travaillez trop !

        Travaillez plus, vous gagnerez plus ;o)

    • Bip

      L'éducation des enfants dépend en grande partie de leurs parents, et j'imagine la tête que vous feriez si on vous imposait la formation professionnelle sur votre temps de vacances.

      • au boulot

        sincerement, si j'avais 12 semaines de congés, je serais prêt à en sacrifier un peu pour être meilleur dans mon travail sans pénaliser mes élèves par mon absence.

    • bloumbloum

      " non tout le monde n’a pas un emploi a vie, a moins de 25h par semaine, et 12 semaines de congés"
      Tout ce long discours pour finalement arriver à ce qui est l'essentiel pour vous. Je suis enseignante, et quand vous voulez je signe pour un contrat comme celui-là, mais je vous rassure, ce n'est pas le mien. On pourrait même rajouter 25h par semaine sans élèves, parce que je crois que vous oubliez que toute la nuance est là ! (Au fait, j'aimerai connaître vos amis profs parce que je crois qu'ils ne connaissent pas bien le système éducatif français...)
      Pour ces 25h devant élève, il faut des préparation, de la fabrication de matériel, des corrections, ce qui représente presque le double de travail, mais ça ce n'est pas visible ,donc les enseignants on beau vous le dire, vous ne les écoutez pas.

      Finalement, le mieux serait que l'on fasse nos 35 heures dans l'établissement, et quand on rentre chez nous, on n'a plus rien à faire. Comme cela vous verriez la différence et si les cours ne sont pas prêts, ce n'est pas grave, on utilisera un logiciel très moderne qui apprendra tout seul aux élèves en lui donnant un cours stéréotypé peut-être pas adapté à cet élève, mais ce n'est pas grave, c'est très moderne !

      Quand au 12 semaines de congés, vous pouvez diviser par 2, car justement, une partie de ces congés est occupé à l'administratif et à la préparation de classe.

      Je me demande pourquoi je m'évertue à répondre encore à ces messages, puisque de toute façon, vous ne voulez pas les comprendre. Les enseignants sont des fainéants, point.
      Le jour où vous réaliserez que c'est grâce au dévouement des enseignants que l'éducation tient le coup, car ceux sont eux qui bricolent pour que les élèves arrivent tous à peu près à s'en sortir...on sera sauvé ! A moins que vous ne vouliez dégouter des enseignants motivés d'apprendre quoi que ce soit à vos enfants... parce qu'un jour, on n'aura plus envie de faire des efforts pour vos enfants en entendant de tels propos.

    • gadget

      Bonjour, AU BOULOT.
      J'étais en train d'envoyer du boulot à un de mes élèves actuellement hospitalisé et je fais une pause, là, je tombe sur ce blog envoyé par mail par un ami.
      Les méthodes pédagogiques et autres utilisés avec les adultes (viio conférences...) ne sont pas applicables avec des élèves de maternelle ou de primaire. Les manuels ne sont que des supports et il n'existe plus d'enseignant qui suivent à la lettre ceux ci...Nous ne pouvons pas prendre en charge les hétérogénéités accrues.
      Personnellement je ne travaille avec aucun manuel, j'interviens auprès d'adolescents en difficulté (EREA) en Lettres, Mathématiques, Anglais, Internat, Education musicale, SVT.
      J'ai fabriqué tout mon matériel de base (par exemple en anglais cela représente très exactement 5 classeurs à levier) qui sert toute les semaines pour travailler correctement toutes les compétences du socle et surtout préparer mes futurs élèves à ce qui les attend en C.A.P. ou bac pro...Surtout sur le plan des statégies, la métacognition...(Je fabrique cela pendant mes grandes vacances), j'ai fabriqué lê même type de matériel en Lettres, mais aussi en SVT. En maths je suis en train de tout revoir)
      A cela s'ajoute les projets individuels et donc tâches personnalisées préparées au jour le jour. Et aussi les projets de classe
      En fait je fais un grand projet dans chaque matière, au sein duquel se déroule nécessairement des projets subalternes, séquences où j'individualise pour que chaque élève trouve une place permettant de s'inscrire dans le projet en développant ses compétences à son niveau...

      Je suis obligée de changer les projets chaque année car je m'inscris dans la vie locale, en relation avec le journal du coin...ou avec des évènements de l'EREA
      Je duis obligée aussi de faire de l'individuel: par exemple, puisque je vois que vous travaillez dans l'informatique, je vais prendre un exemple en mathématiques, en 4°.
      J'ai 16 élèves. Parmi eux, j'ai un jeune qui ne parviens toujours pas à utiliser une équerre correctement mais qui par contre arrive à résoudre des problèmes de Thalès et Pythagore alors que nous ne sommes qu'en OCTOBRE...A côté de cela j'ai un jeune qui me calcule de tête 380:13,2 mais qui est incapable de trouver l'opération correcte pour résoudre un problème de niveau CM2, un autre aui ne sais pas faire une soustraction utilisant des nombres décimaux. En informatique, j'ai des jeunes qui ne savent pas enregistrer un texte alors qu'on leur a montré l'année dernière, et à côté de ça un gamin qui s'y connait mille fois mieux que moi...
      Enseigner à l'heure actuelle est devenu d'autant plus complexe que nous devons justement former des jeunes à résoudre des tâches complexes et nouvelles alors qu'ils sont pour la plupart incapables de se concentrer à partir de 11h car parfois ils prennent le bus dès 7H30 dès la primaire (on a fermé les écoles de campagne et les gamins font la navette). Les gosses suivent les rythmes de dingue des parents qui les posent à la garderie, puis école puis cantine puis école puis garderie puis pour les plus chanceux chez eux, et les autres encore une autre personne avant de rentrer...Et on aura beau les faire arrêter les cours à 15 heures, les gosses auront quand même une journée de dingue et rentrerons fin jetés chez leur parents après 3h de garderie en total live dans une pièce de 33 mètres carrés pour 47élèves et une adulte et demi (y'en a une qui part à la mi temps, la mairie peut pas la payer plus.)

      Enfin je fait le S.A.V. j'ai des anciens élèves qui viennent me voir pour que je les aide à préparer leurs exams, par exemple...

      Ah, aussi: j'ai pris une barre en métal sur une jambe par un élève survolté, et un caillou lancé intentionnellement par un autre dans la tête. Depuis je lutte en permanence car si ma jambe est bien réparée (1995), pour la tête, moi qui ne faisait aucune faute d'orthographe je dois réfléchir à chaque phrase que j'écris (et vous avez vu, j'ai pris la peine de vous répondre longuement)...

      Pourquoi je ne demande pas un autre poste, j'ai un bon barème, non?
      Tout simplement j'en demande (car si j'aime mes ados et jeunes adultes, ça fait 20 ans, je voudrais passer à autre chose)...Seulement avec les fermetures, de plus anciens collègues ont obtenu les postes convoités, ou alors ils sont bloqués pour les plus jeunes...Alors je reste là. Je suis fatigué, mais je reste là..Et j'ai les larmes aux yeux d'avoir autant de diplômes et d'en baver autant financièrement malgré tout le travail fourni...Je travaille de plus en plus parce qu'on m'en demande de plus en plus, parce que l'on compte sur la culpabilité, la conscience professionnelle, mais mon niveau de vie a baissé et j'ai du mal à payer ma maison alors qu'au début de mon remboursement je me payais même des vacances..Mais j'ai des enfants aussi......
      Etre enseignant j'en suis fier, très fier, comme chacun doit être fier de la tâche qu'il doit accomplir...
      Mais je suis blessé que l'on me juge, que l'on ne me croie pas quand je dis que je suis fatigué, que mes conditions de travail sont de plus en plus difficile, que les jeunes vont mal. Je pense que l'on doit écouter l'autre, lui faire confiance. Je ne me permet pas de lorgner sur l'assiette du voisin, je ne sais pas si c'est encore comestible malgré l'apparence de fraicheur, je ne me fie pas aux apparences...Par contre j'écoute ce qu'il a à me dire et je reste décent (par exemple je n'ai pas milité pour les retraites car mes amis qui travaillent depuis 16 ans ne seront pas en retraite après 40 ans d'annuité, et parfois en salle état.).
      Bref.
      A défaut de me croire, j'espère que vous aurez lu ce que j'avais à vous écrire...Je dois finir mon travail...Une bonne partie de notre travail s'effectue à domicile ce qui était un luxe à mes début puisque je m'organisait pour le faire à ma guise...Mais on n'est pas dans la pub: dans la vraie vie on t'envoie des mails chez toi auxquels il faut répondre TOUT DE SUITE, des dossiers à boucler POUR DEMAIN...En plus du reste...Et de fait c'est devenu chronophage, comme métier...

      • L’instit’humeurs

        <3

      • au boulot

        tout cela est à votre honneur, mais convenez que vous êtes loin du cas général :o(

        • Gadget

          Je ne pense pas être un cas isolé.
          Nous avons donné un sentiment accru de liberté (nous= la société, moi avec) aux jeunes, et "nous" leurs avons menti en leur faisant croire qu'on avait tout d'un claquement de doigts sans efforts, qu'ils étaient au centre de tout...Et de fait ils ne sont aucunement dociles, n'aiment pas tellement travailler et veulent avoir le choix de ne pas le faire.
          De fait il faut créer en permanence des séances qui les stimulent intellectuellement et qui soient limitées, pour rythmer, qu'il y aie une cadence, pour qu'ils ne s'ennuient pas...Tout ceci demande du temps et aucun enseignat n'a le choix. Un élève qui s'ennuie ou qui ne comprend pas sera en souffrance et il ne souffrira pas en silence, ils vous empêchera de continuer votre séance et perturbera très lourdement le cours.
          Tout enseignant sait que ses journées doivent bien être ficelées parce que sinon il le "paie".
          Dans tous les métiers c'est pareil, c'est la société du "chuis au top", "je vieillis pas", "j'ai la gniaque"...j'ai déjà du m'indigner par exemple à la caisse parce qu'un client s'en prenait à la caissière, pourquoi elle, ça se voyait, trop fatiguée ce jour là, pas au top, mais elle était venue bosser quand même. Le mec avait besoin de vider son sac, il l'a fait sur elle, c'était facile ce jour là. Pareil un coup avec le garagiste, il s'est fait à moitié avoir par un client qui a vu qu'il était surbooké et en a profité pour payer moins que prévu parce que le paov' gars n'avait pas l'anergie ce jour là de défendre son bifteack.
          Quels rapports souhaitons nous entretenir les uns avec les autres. Moi j'ai milité pour le maintien des emplois d'anciennes dans la grande surface (facile tu changes tous les contrats en reprenant, les horaires, les nanas peuvent pas suivre, elles démissionnent...) On s'est battus pour elles, on a gagné, on garde nos mèmères en caisse (et le côté méga épicerie familiale, discut avec les p"tits vieux), le distributeur a flanché.
          Que voulons nous, quelle est notre vision du travail. Nous devons voir en l'autre un nous même, de toutes façons même "je est un autre" alors ça va pas être trop difficile...
          Le travail, c'est exister, c'est être un animal différent qui a pleinement conscience de son utilité au sein de la communauté. Si on pense ça, on pense tout de suite que si je suis utile, si je suis important, l'autre aussi est nécessaire et que s'il manque à l'appel rien n'est plus possible aussi pleinement. Si je pense ça je pense aussi que l'autre doit être heureux au travail, l'autre doit avoir ma considération, mon respect, mon estime. Je dois le comprendre, le "prendre avec moi". L'autre est unique et il doit être bien car comme disait Térence "je suis humain, rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
          Et plus économiquement parlant, Ford disait qu'un employé qui n'a pas pleine conscience de sa valeur ne sera pas au maximum de ses possibilités t donc faillible pour l'entreprise.
          Oui, qu'on se place sur le plan humain ou celui de la productivité, on en arrive au même. Un employé qui n'a plus la tête haute n'est plus au top, et je vous assure que les enseignants ont le moral bien dans les baskets (et c'est pas des chaussures de champion à virgule, c'est du Tisséa...Remarquez ça c'est pareil c'est tout fabriqué à Taïwan)

    • Estelle

      Je tiens à répondre à votre message en me basant sur mon expérience personnelle (sans tirer la moindre généralité, mais en m'appuyant uniquement sur ce que j'ai pu voir dans ma carrière).
      Je suis professeur des écoles depuis 6 ans, en reconversion professionnelle. Auparavant, j'ai travaillé comme ingénieur logiciel pendant 10 ans. J'étais en prestation de service chez les clients de mon entreprise. Je confirme bien que la productivité et la rentabilité financière étaient les maîtres mots de l'entreprise. J'ai encore de nombreux amis en société de service.
      Voici ce que j'ai pu vivre comme expérience.
      1) Sur l'une de mes missions, il est vrai que mon responsable de projet partait très tard du bureau le soir, aux alentours de 19 heures30 (c'était apparent car l'heure d'enregistrement des fichiers sur lesquels il travaillait le montrait). A l'époque, j'étais maman d'un bébé à récupérer chez la nourrice. Mon responsable ne voyait pas d'un bon oeil que je quitte le bureau à 17h30. Tant pis, car il arrivait vers 11h quotidiennement. Il ne me voyait donc pas lorsque j'arrivais à 7h30 le matin. Ensuite, il devait absolument passer dire bonjour à toute l'équipe avant de travailler. Mais cela prend du temps, et nous amène au déjeuner. Du coup, il commençait à travailler à 13h. Comme exemple de productivité, j'ai vu mieux...
      Il est évident que, pour rencontrer les enseignants de ses enfants, il lui aurrait fallu poser une 1/2 journée (voire une journée).
      2) Pour un entretien avec un client, mon commercial (dont la cupidité n'avait pas son égal) n'a pas hésité à mentir au client sur la date de mon départ en congé maternité. Il le trouvait trop long à son goût. C'est un peu loin de mes valeurs personnelles : je préfère l'honnêteté.
      3) Certains de mes amis m'ont dit effectivement que j'ai de la chance d'avoir les vacances scolaires ! Seulement, au moment où ils parlaient, eux se trouvaient en intercontrat (payés avec un salaire de cadre supérieur, sans mission et en restant chez eux) depuis déjà trois mois. J'ai trouvé cette remarque déplacée ...
      4) D'autres amis restés en SSII, avec le jeu des RTT, parviennent à prendre la moitié des congés scolaires. C'est bien sûr moins que les enseignants, mais c'ela représente plus de 5 semaines Par contre, comme leur salaire n'est pas le même que les enseignants non plus, ils peuvent partir à chaque fois.
      5) Dans ma carrière d'enseignante (en éléméntaire), je suis souvent confrontée à l'absentéisme des élèves pour cause de ... départ en vacances (moins chères hors vacances scolaires !). C'est à croire que certains parents, salariés du privé, pensent que nous n'avons pas assez de congés. Bien sûr, comme je suis à leur service, ils me demandent de préparer le travail de l'enfant, parce que c'est important : on peut manquer la classe, mais on rattrappe ... officiellement.
      6) J'ai vu également beaucoup d'enseignants (et je le fais moi-même) qui attendent les parents jusqu'à plus de 18h ou qui les reçoivent à partir de 7h30 pour leur éviter de s'absenter de leur travail.
      7) Tous les ans encore, je vois des enseignants malades qui s'absentent ! ce n'est certes pas le cas des parents qui,eux, travaillent vraiment. Justement : s'ils avaient assumés leurs enfants en les gardant alors qu'ils étaient malades, ces mêmes enseignants auraient pu éviter d'être contaminés par les élèves et ainsi assurer leur service. Cela m'est arrivé. Les enfants ne sont en rien responsables, mais ce qui s'apparente pour moi à un accident du travail m'a coûté une journée de salaire ou une journée en classe avec une fièvre de 40°. Lorsque j'étais ingénieur, ma mutuelle prenait en charge mes journées de carence. Ce n'est pas le cas dans l'enseignement, alors que notre exposition aux maladies est incomparable avec celle que j'ai pu connaître dans les bureaux.
      Donc pour conclure cette partie, dans mes deux carrières, j'ai vu des cadres qui faisaient illusion dans le privé et des enseignants dévoués dans le public. Attention aux raccourcis et aux préjugés. Je ne vous en tiens pas rigueur, je pensais aussi que le rythme de travail dans l'enseignement serait plus serein que celui d'ingénieur. Je ne chercherai même pas à vous convaincre (j'éduque les enfants, mais pas les parents).
      J'ai alors entamé et réussi une reconversion. je n'y ai pas trouvé moins de travail, mais j'y ai découvert le plaisir de travailler. Je ne regrette pas ce choix, même si j'ai perdu environs 1000 euros / mois de salaire à niveau égal.
      Enfin, je ne serais pas contre le fait d'effectuer réellement 35 h dans la classe (avec bien sûr une partie du temps sans élèves pour préparer ma classe et corriger). Ces heures invisibles deviendraient ainsi apparentes. Dans ce cas, le salaire devrait mathématiquement être augmenté : il est impensable d'ajouter 11 h de présence sans modifier les salaires. Hors, nous sommes payés par l'Etat. En toute logique, cela devrait induire plus d'impôts pour pouvoir nous payer. Est-ce que tout le monde serait d'accord (y compris ceux qui le suggèrent) ? Je n'en suis pas certaine.
      Tout le débat actuel, c'est que la réforme annoncée aujourd'hui ne prend pas réellement en compte l'intéret des enfants (ni d'ailleurs ceux des parents qui n'arriveront pas à s'organiser). Nos conditions de travail seront déteriorées et la qualité de notre préparation s'en ressentira. Car oui, même en gardant mon niveau, j'ai toujours une grande charge de travail : ça aussi, je l'ai vraiment découvert en pratiquant. Je pensais, tout comme vous, que les préparations s'atténueraient avec le temps. Force est de constater que c'était une idée reçue (un préjugé). Ce n'est pas une question de conscience professionnelle, mais une contrainte matérielle du temps disponible - qui sera plus court. Je pense que ma mission est d'aider mes élèves à devenir des citoyens, de leur transmettre des connaissances. Je ne cherche pas à avoir un rendement : mon objectif est que 100% des élèves réussissent. Une demi-heure de devoirs en classe avec 30 élèves ne me permettra pas de l'atteindre.
      Pour finir, toute la société sera impactée. Les communes auront un budget conséquent à trouver pour assurer des activités périscolaires après 16h. Où vont-elles le trouver ?
      Sur cette question, je vous laisse méditer. Il serait peut-être plus judicieux de nous soutenir car nous construisons ensemble maintenant la société dans laquelle nos enfants vivront demain.

  • Lotte

    Depuis le temps que tout cela se prépare, il est inadmissible que les syndicats enseignants aient été les complices de ce qui se passe.
    Et mis à part sur leurs sites internet, on entend peu dans les médias leurs réactions contraires à la refondation, comme si l'opinion de la base n'avait aucun intérêt pour eux.

  • YVON

    Bonsoir.

    Mr Darcos qui a occupé différents postes auprès de Mr Bayrou (alors ministre de l’Education Nationale) puis Alain jupé puis Luc Ferry, etc. En mai 2007, il est nommé ministre de l’Education Nationale dans le gouvernement de François Fillon. Il lance le soutien scolaire qui est devenu l’aide personnalisée (60 heures par an). En juin 2009, il est remplacé au ministère par Luc Chatel qui est lui-même remplacé par Vincent Peillon l’actuel ministre.

    Je ne sais pas si François Hollande et le gouvernement actuel vont couler l’école mais, je sais que les prédécesseurs de Mr Vincent Peillon ont déjà bien participé à sa descente aux enfers : fermetures de postes dans les écoles, suppression des postes RASED (aides des enfants en difficultés).
    L’aide personnalisée qui finalement n’était peut être pas une mauvaise idée n’a servit qu’à justifier la fermeture des postes des personnes spécialisées susceptibles d’aider des enfants ne pouvant pas apprendre. Car il y a des enfants qui ne sont pas capables d’apprendre dans une classe dite « ordinaire » et qui devraient être pris en charge dans une structure à effectif très réduit avec des objectifs beaucoup plus basiques que ceux des programmes actuels.
    Aujourd’hui, si votre enfant a des difficultés, soit il continue dans une classe dite « ordinaire » soit il va en CLISS s’il est reconnu par la maison du handicap (et que les parents acceptent). Entre les deux, il n’y a rien ! Ah si ! L’aide personnalisée mise en place par Mr Darcos. Cependant, cette aide ne fonctionne qu’avec des enfants ayant une difficulté « ponctuelle », des enfants ayant besoin d’un « coup » de pouce. Avec les enfants en très grande difficulté, ça ne sert à rien ! Seuls des gens spécialisés dans un environnement particulier peuvent réellement aider ces enfants. Et ce n’est pas une demi journée de plus ou de moins qui va changer quelque chose. Mais ça, nos dirigeants le savent forcément (je l’espère ???).

    Mon intervention n’a rien à voir avec la droite ou la gauche car ils sont pour l’instant aussi incompétents les uns que les autres. Je pensais que les gens de gauche actuellement au gouvernement avaient eu douze ans pour réfléchir sur les mesures à tenter en matière d’éducation et je m’aperçois que je me suis trompé. Lamentable !
    Quant aux guignols que l’on a eu avant, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc ».

    Bonne soirée

  • Eric

    Instituteur puis professeur des écoles, chargé de classe depuis 30 ans, je me permets mon petit commentaire sur ce blog que je découvre (Merci M. Marboeuf).
    D'abord sur la semaine de 4 jours ou celle de 4 jours et demi : on se fait à tout mais c'est vrai qu'il y aura des frais de déplacement en plus.
    La semaine de 4 jours passerait très bien si les élèves n'étaient pas stressés par le rythme et la quantité de travail que les programmes nous imposent. Heureusement qu'avec l'expérience on apprend à prendre de la distance vis-à-vis de cette dictature.
    S'il y a quelque chose à alléger, c'est d'abord les programmes ! Et ça c'est pour quand ?
    Avec un rythme de travail allégé, il devient possible de proposer aux élèves des activités détendues, agréables et intelligentes. Ils peuvent donner libre cours à leur créativité et au travail en équipe, prendre le temps de comprendre, d'expérimenter, de s'exercer ...
    Si venir à l'école n'est plus un déplaisir, ajouter une demi-journée ne sera pas un problème, au contraire.
    Ensuite sur la réforme qui se profile, oui il faut réagir, se syndiquer, manifester, faire grève ... Il ne faut pas admettre ce que M. Marboeuf décrit si bien dans son article. Nous ne devons pas être les dindons de la farce. Sur l'aide aux devoirs (les devoirs écrits étant interdits, il s'agit donc de faire réviser les leçons) en classe à classe entière, c'est une aberration complète : les "devoirs à la maison" dont le synonyme pourrait être le "travail personnel", ça se définit précisément par opposition au travail en classe.

    Quant aux élucubrations de Auboulot, mieux vaut les ignorer.

    • au boulot

      vous avez raison, il vaut mieux débattre entre bien-pensants de comment se plaindre de notre condition plutôt que de chercher des solutions pour nos enfants...

      • Fred C

        Monsieur Au boulot, je vous invite cordialement à me remplacer dans ma classe de petite section de maternelle avec un effectif de 29 enfants de niveaux très disparates.

        Des petits en aussi grand nombre, cela demande une vigilance de tout instant et une implication physique pour parer les accidents possibles (parcours en EPS, rattrapage en speed sur le haut du toboggan, récupération avant la chute, accueil dans les bras pour un câlin...) Suite à un accident de travail dans ma classe, je suis immobilisée dans un corset rigide depuis plusieurs mois, et mon seul espoir reste l'intervention chirurgicale du dos (2 niveaux à réparer avec des suites opératoires longues).

        Nous avons bien besoin de quelqu'un qui ne se plaint pas de ses conditions de travail.

        Pour information, je quitte ma classe à 19 h le soir, les supports d'activités (que nous créons différents chaque année) et les préparatifs d'installation du matériel pour les ateliers du lendemain ne se préparent pas tout seuls.
        Lors de la pause méridienne 1/2 heure est allouée au soutien des enfants en difficulté, puis nous nous réunissons pour harmoniser notre travail d'équipe et nos projets pédagogiques variés.
        Les enfants de notre école possèdent un cahier des activités (cahier de "travail"), un cahier de sciences, un cahier de vie de classe (qui raconte photos à l'appui les évènements vécus, il est broché en fin d'année), un cahier de chants, comptines, un cahier du séjour à la ferme, et ils emportent toutes leurs productions d'arts plastiques.

        J'oubliais... en 32 ans de carrière, j'ai toujours rendu des enfants entiers à leurs parents le soir.

        Nous pourrons ensuite échanger sur les joies de ce merveilleux métier et faire un rapide calcul des heures effectuées... Taux horaire environ 10,50 Euros
        Merci à vous

      • maripa

        Moi je trouve q'u'on n'évoque pas assez le travail des informaticiens , doit -on dire travail d'ailleurs car assis toute la journée sur un siège confortable à regarder son compte facebook et autres vidéos rigolottes , à critiiques sur les forums ces feignasses d'enseignats mais ça marche pour tous les fonctionnaires ; à commencer son aprés-midi de travail à 15h , voire 15h 30 ; est ce vraiment du travail?
        Ah mauvaise foi quand tu nous tiens!

  • Cacotte

    Je ne suis "que parent d'élèves".
    Mon aîné, m'a laissé penser que l'apprentissage de la lecture était une chose aussi facile à faire que d'appuyer sur le bouton de la télé afin qu'elle s'allume.....grande naïve que je suis....
    Cette année, rentrée en sixième, avec la grande chance de participer à une classe expérimentale, avec 3heures de langue étrangère en plus, il a donc 3 heures d'anglais en LV1 ....et 3 heures d'allemand en Lv1 également...
    Bon, c'est vrai, j'ai donné mon avis: mon chéri, ce serait une chance pour toi, tu te rends compte, tu pourrais parler allemand avec ta Grand mère...j'avoue, je n'ai pas eu à pousser bien loin pour qu'il accepte. J'ai précisé, tu auras trois heures de cours en plus que les copains, ça ne l'a pas dérangé.
    À ce jour, il tourne à peu près à 17,5 de moyenne générale....

    Mon second fils, qui lui vient de rentrer en cp, me démontre le contraire. Il n'aime pas l'école, par contre il adore ses copains, et il parle, il parle.....même qu'il se lève pour aller voir les copains de plus près quand ceux ci ne lui répondent plus de peur d'être puni....lui enchaîne les punitions, 5 lignes je me tais en classe, 5 autres je respecte les adultes.....ainsi de suite....il en a trois à quatre par semaine....quand vient le moment de la lecture, Ben forcément, quand on parle, on n'écoute pas....donc, on est plus sur 1 heure de lecture que sur 1/4 d'heure....
    Et puis après, faut apprendre les mots outils.....

    Et que devient notre pauvre maîtresse la dedans????

    Elle le supporte, toute la journée, et elle devra encore se battre pour qu'il se taise en une demi heure, pendant que tout ce qui est décrit plus haut sera fait avec les 28 petits de la classe ( sauf mon fils, il sera puni, mais pas grave, il a tellement envie d'apprendre à lire, qu'il triche et écoute quand même un peu la leçon...)

    Ce n'est pas réaliste....

    Moi, en tant que parent, j'avais naïvement cru que l'égalité proposée, suggérée, serait culturelle, manuelle, physique....
    J'ai imaginé des expos, des intervenants, des animateurs sportifs....
    J'ai imaginé des embauches dans les services jeunesse....

    Et puis, je vous ai menti un peu, je ne suis pas que parent, je suis aussi fille d'enseignante, et certains propos m'ont fait hurler un peu plus haut....
    Combien de fois ado, j'avais le truc super important à dire à ma mère, et elle arrivait juste à temps pour préparer le repas, et puis dodo?
    Même encore aujourd'hui, elle continue son année jusqu'à mi juillet, et redémarre un peu avant la mi août....juste par amour de son métier....
    Suis je vraiment le seul enfant d'enseignant à se dire que tous ces enfants là m'ont privé de ma mère bien plus que 26 heures par semaine?

    Tout et n'importe quoi est dit au sujet des enseignants, j'en est souvent été blessée...ce n'est plus le cas.

    Désormais, je suis la seule à voter non en conseil d'école pour le report "exceptionnel" du pont de l'ascension, et je l'assume...je refuse d'être un mouton.
    Tout comme je refuse que mon fils soit "gardé" par les services municipaux après l'école.
    J'ai voulu des enfants pour les assumer, ma vie a été construite en ce sens, ainsi que mes choix professionnels. L'enseignant doit apporter les bases de l'apprentissage à mon enfant, mais c'est à moi de les faire réviser ou apprendre....

    Nous ne sommes pas tous égaux, c'est une réalité, alors faisons avec, et tirer vers le bas, je n'en vois pas bien l'intérêt....

    Voilà ma modeste contribution de maman, je vous présente par avance mes excuses̀ entre les fautes que je fais naturellement , et la correction automatique et TRÈS fantaisiste de l'Ipad, j'espère que lire n'aura pas été trop douloureux....

    Quoiqu'il en soit̀ je serais une fois de plus dans les cortèges lors des futures manif qu'il ne manquera pas d'y avoir face à une telle absurdité que celle que l'on nous propose là......

    • adem

      Merci...

    • au boulot

      posez vous la question: pourquoi seuls les enseignants et proches d'enseignants sont convaincus qu'ils ont trop peu de temps libre ?
      je suis moi-même fils de fonctionnaire, je connais donc trés bien le phénomène, tout dépend du référentiel que l'on prend pour juger de son temps libre disponible... et tout le monde voudrait travailler moins pour gagner plus, mais ce n'est juste pas réaliste... sauf pour certains qui jugent cela normal que certains travaillent moins pour gagner plus et d'autres (la majorité) travaillent plus pour gagner moins ...

      • L’instit’humeurs

        Hypothèse : parce qu'ils connaissent la réalité ?
        Par ailleurs, avoir des parents fonctionnaires n'a jamais donné d'avantage pour comprendre les profs. De la même manière qu'avoir un parent qui travaille en entreprise ne permet pas de connaître tous les métiers de cette entreprise.
        Par ailleurs, auboulot, il serait temps de mériter votre pseudo.

      • enRepos

        Bonjour cher "au boulot",

        Exactement c'est en connaissance de cause que l'on peut s'en rendre compte.

        Je suis d'une famille majoritairement d'entrepreneurs et de profession libérale, mes parents ne comptaient pas leur heures et je n'avais aucun proche dans l'EN.

        Je travaille dans le privé dans l'informatique (et j'ai donc la chance de faire ma pause de l'après-midi à commenter ce blog), avec environ 45 heures de travail par semaine et strictement 5 semaines de congés par an.
        Ma femme pour me suivre a quitté son poste d'ingénieur et s'est reconvertie PE depuis 3 ans. (avec un concours de bon niveau même avec ses 2 diplômes bac +5)
        Elle a la chance de pouvoir être à 3/4 temps car nos deux salaires nous permettent de vivre décemment ainsi et ainsi son jour libre dans la semaine est intégralement travaillé à préparer ses journées. Les autres jours libres (mercredi, samedi, dimanche) ce n'est que 2 à 3 heures quotidiennes.
        Ces jours de travail visibles, elle est de 8H00 à 18H00 dans l'école avec 30 à 45 minutes de pause pour manger (à la cantine).
        si je compte bien on est déjà à 14 heures plus 3 x 9 heures, soit au minimum 31H pour un 3/4 temps qui a été choisi pour avoir un peu de temps avec nos filles le soir et le W.E. (les trajets sont offerts, ainsi que les soirées à corriger les évaluations)

        Elle à 16 semaines de congés et peut donc se reposer ?
        Notre réalité est qu'on en vacances ensemble 5 semaines par an et que toutes ses vacances scolaires sont partagées avec au moins 50% des jours travaillés.
        Son gain par rapport à moi : uniquement 2 semaines de plus en été où elle ne travaille pas pour l'école. (l'équivalent des RTT dans pas mal de sociétés)

        Avant son changement de poste, je ne connaissais rien de la réalité de ce travail. J'avais une vision d'un métier plutôt sympa avec pas mal de temps non travaillés même si pour rien au monde je n'aurais été capable de supporter ne serait-ce que les 24 heures devant une classe.
        Vu de mon bon fauteuil devant mon bel écran, je ne voyais pas la réalité.
        Maintenant, même de gros horaires et des craintes sur la pérennité de mon emploi et de mon revenu, pour rien au monde je ne choisirais la carrière de PE n'ayant pas la vocation qui me semble indispensable pour rester motivé et assurer ce travail primordial pour l'apprentissage de nos enfants.

        Mon référentiel est une famille libérale et ça ne me permet vraiment pas de dire que mon enseignante de femme a beaucoup de temps libre.

        Dans mon jargon vous êtes un beau Troll poilu et je m'en veux déjà d'avoir gaspillé du temps à vous répondre.

        Bonne continuation à tous

    • muche

      Bonjour,
      Pour commencer je ne suis ni fonctionnaire, ni de famille dans l'éducation nationale, je n'ai plus d'enfants à l'école primaire ils ont aujourd'hui 23 et 20a, j'ai juste envie de vous dire chers instit que je respecte profondément votre métier et que pour rien au monde je n'aurai le "courage" de faire votre métier. Il y a effectivement des instit ou profs non concerné par nos enfants mais par chance mes deux grands en ont rencontrés d'excellent et notamment cp/cm1/cm2. Deux enseignants aimant leur métier mais pas seulement.... aimant "leurs élèves. J'ai participé un peu à la vie de l'école et parconséquent j'ai pu voir ce qui se passait à l'intérieur.... Et non ce ne sont pas des fainéants en tout cas pas tous.... Ces deux enseignants dont je parle m'ont réconcilié "moi" avec le souvenir que j'avais de mes propres instit (j'ai 50a) , d'ailleurs cette année je me suis rendue à l'école primaire et j'ai participé à la fête de l'école ! mais ils sont usés, fatigués par le peu de soutient de leur hiérarchie par le manque de moyen par la bataille permanente avec certains parents, et ne parlons pas de nos chers petits tellement parfait, tellement respectueux.
      Désolée je suis un peu confuse mais je suis touchée. Des incompétents, des je m'en foutiste il y en a partout . Chers Instits expliquez clairement comment on abime l'école,et par conséquent l'instruction donnez à nos enfants. Quant à vous parents arretez de croire que l'école est là pour "éduquer" vos enfants.
      Bonne journée

      • Fred C

        Simplement merci !!!

        Usés et toujours dans le doute... ai-je donné assez à chacun de mes élèves ?

        Quand vais-je enfin avoir les moyens d'être sereine parce que justement, nous aurons des effectifs raisonnables, des moyens financiers, du temps pour travailler en équipe. Et plus cette pression du : "il faut en faire plus, boucler le programme, évaluer, ré-évaluer, rattraper le temps donné à cet enfant qui avait besoin de comprendre et qu'on lui explique autrement, tout simplement !!!"
        Si la magie existait ... mais elle n'existe pas et nous sommes juste des funambules...
        Si cela vous tente, rien ne vous empêche d'essayer Monsieur Auboulot !!!

  • sc

    Alors moi je suis une maman d'une fille qui est en CE2 et voilà ce que je pense de tout ceci :
    Déjà perso, quand j'ai entendu dire la première fois que ma fille finirait peut-etre ces journée à 15h30, pour qu'elle puisse etre moins fatiguée, mais qu'en contre partie elle devrait aller en cours le mercredi matin, voilà ce que j'ai pensé ...

    Je vois mal en quoi le fait qu'elle finisse l'école à 15h30 la fatiguera moins, vu que de mon coté mes horaires de travail ne change pas et que donc j'irais tjs la chercher au mieux à 17h30 (et par ici je suis une chanceuse la moyenne est plutot à 18h! le centre ferme à 19h..)... Au passage, les activités periscolaires, soit elles seront déplacée d'une heure plus tot et alors ma fille ne pourra plus en faire parceque JE travail (encore une fois on facilite la vie de ceux qui ne travail pas!), soit les activités resteront à la meme heure et donc ma fille finira ces journées à 18h ou 19h ou 19h30 suivant les soirs, tout comme aujourd'hui...

    De surcroit, comme la plupart des parents qui le peuvent ici, on fait en sorte de laisser nos enfants en garde du mercredi, dès le mardi soir, pour qu'ils puissent dormir le mercredi matin... Et bien maintenant il faudra que je lève ma fille le mercredi matin aussi :/
    Comme je suis a temps plein, sont activité sportive se situe le samedi, et bien sur le matin, donc il faudra aussi que je la lève le samedi matin...

    Je précise a toute fin utile, que même si ma fille (fait soit disant) ces devoirs à l'école, on aura toujours des devoirs à la maison, parce que j'ai vu ce que donnait l'étude, et qu'il est évident que même si les maîtres se donnent au max, ils ne peuvent pas faire aussi bien en 1h avec 30 élèves (soit 2 min par élèves gouté et pause pipi compris!) que nous en 20 min avec 1 ou 2 enfants, c'est logique et mathématique... Donc 40 min de plus pour l'enfant à rester en place et se concentrer, pour au final avoir à tout refaire à la maison...
    Ma fille a la chance de faire partie des enfants dont les parents peuvent aider l'enfant à la maison, je suis navrée pour les autres enfants, mais je vois pas pourquoi je devrais priver ma fille de cette chance sous prétexte que d'autres ne l'ont pas cette chance!!!

    Je résume donc ce que sera l'emploi du temps de ma fille après cette réforme...
    Elle se lèvera donc à la même heure qu'aujourd'hui, finira aussi tard ces journées, mais avec des chances de perdre des activités périscolaires en cours de route pour profiter de plus de garderie à l'école :/ En plus de cela elle se "tapera" plus de temps de devoirs (1h à l'école et toujours le meme temps avec moi puisqu'il faut tout reprendre!), elle devra se lever le mercredi matin en plus, et regrouper toutes ces activités sur le we...

    Au final faire le meme programme scolaire mais avec moins de temps et plus de fatigue, moins d'activité périscolaire et donc moins de sport pour évacuer le stress... Et j'ai la chance que ma fille soit une élève sans difficulté, je pense même pas à ces pauvres enfants qui ont déjà du mal!!! Bien vu M Peillon, vous avez visiblement tout comprit!!!

    Si vous voulez un conseils Messieurs et mesdames les PE, informé les parents, faite leur comprendre ce qui se cache derrière tout ca, appuyer sur le fait qu'on pénalise les enfants des travailleurs, et les enfants qui sont aidés à la maison, mais aussi les enfants en difficultés, et je pense que pour une fois vous aurez les parents avec vous :)

  • dilou27

    Bonjour,
    Tout d'abord, merci pour cet article qui résume assez bien la situation actuelle. Je n'ai pas lu tous les commentaires, forts nombreux, et risque donc d'être redondante. Cependant, je souhaiterais rajouter deux points:
    1- Qu'en est-il des réunions que nous faisons actuellement le samedi matin? Allons-nous devoir les faire le mercredi matin (et dans ce cas, que faisons des enfants? Les collectivités territoriales devront-elles les prendre en charge quelques mercredis ou les parents devront-ils s'organiser à ce moment-là pour garder leurs enfants? Je trouve cela relativement ingérable!) Ou bien, devrons-nous les faire le mercredi après-midi (encore des heures supplémentaires ou plutôt du bénévolat) . Dans ce cas-là, que ferons-nous de nos propres enfants?
    2- Quid des enseignants ayant des enfants en bas âge (et ils sont nombreux) qui vont devoir payer un moyen un moyen de garde pour s'occuper de leurs enfants le mercredi matin? Cette perte directe de pouvoir d'achat sera-t-elle compenser d'une manière ou d'une autre?

    Voilà, autrement, évidemment, je ne comprends pas comment ajouter effectivement 1 heure de présence à l'école en classe entière à chaque élève va alléger leur semaine de travail.

  • Audrey

    Je ne comprends pas pourquoi tant de gens dénigrent les enseignants, toujours les mêmes stéréotypes, les mêmes reproches sur les vacances. On dirait que tout le monde sait exactement ce qu'est leur métier, comment se passent leurs journées, et comment ils devraient faire leur travail. Pourquoi les gens ne font-ils pas un peu plus confiance aux profs. Ils ont choisi ce métier, pour la plupart ils l'aiment, et personne ne leur demande rien quand il s'agit de le modifier??? Et quand ils réagissent à des réformes qui leur semblent incohérentes, on les soupçonne immédiatement de le faire uniquement pour leur intérêt personnel.
    Pourquoi tant d'a-priori contre les enseignants?

    Pour en venir à cette réforme, je ne comprend pas que les médias ne relaient presque pas l'information. Cela ne concerne pas que les profs, mais tous les parents. Eux aussi devraient réagir davantage. Je crois que si les parents prenaient conscience de ce qu'elle implique, beaucoup réagiraient également contre.

    Le but était bien de mieux adapter les journées d'école au rythme des enfants. Alors tous CEUX qui sont D'ACCORD AVEC CETTE REFORME, REPONDEZ s'il vous plait à ces quelques questions, merci.
    - En quoi est-ce mieux pour les enfants de faire 30 minutes en moins par jour en classe, mais une matinée en plus? Seront-ils plus reposés?

    - Que feront-ils de si passionnant durant les 30 minutes pris en charge par les municipalités, du sport, de la musique?.... Prenez un groupe de 30 enfants, 30 minutes, combien de temps leur faut-il pour rentrer, s'installer, et se mettre dans une activité, idem pour la sortie, alors que va-t-il leur rester?

    - Comment concrètement et financièrement les municipalités des petits villages vont-elles prendre en charge ces 30 minutes?

    - On parle donc de 30 minutes d'aide aux devoirs, 4 fois par semaine, donc il n'y a pas de devoirs le mercredi? bizarre pour la continuité dans la semaine.

    - 30 minutes de devoirs par jour, pour un CP et pour un CM2 même durée???? On parle en général de 15 minutes de devoirs en CP. S'adapte-t-on vraiment aux rythmes (différents selon l'âge) de l'enfant là??

    - Et au fait, qui peut m'expliquer ce qui est prévu en maternelle, 30 minutes de devoirs aussi? Que feront les profs de maternelle? Et les parents ou les gardiennes qui cherchent les enfants à l'école devront-ils attendre 30 minutes avec les petits que les grands aient fini leurs devoirs à l'école?

    - Expliquez moi comment vous faites apprendre une leçon à 30 gamins en 30 minutes, sachant que certains ont besoin de lire dans le silence, d'autres de la raconter à voix haute, d'autres d'écrire pour retenir... là encore c'est vraiment de l'adaptation aux différences des enfants!

    - Il faut du lien entre les parents et l'école. Quand les parents aident les enfants aux devoirs, ce n'est pas pour remplacer les enseignants dans les apprentissages, c'est pour que les parents montrent à leurs enfants qu'ils 'intéressent à ce qu'ils font à l'école, pour les valoriser dans leur réussite, pour que les enfants racontent leur journée et pour que les enfants travaillent dans des conditions différentes, avec une autre approche. Pourquoi voulez-vous supprimer tout cela?

    - Enfin, je croyais qu'un des sujets important pour le rythme des enfants était les vacances d'été trop longues??? Ce point là est passé à la trappe. Lobbying du tourisme? Finalement le rythme des enfants n'est plus si important quand il s'agit d'argent. Et vous avez confiance dans les bonnes intentions de ceux qui ont pondu cette réforme? Ils ont pensé aux enfants avant tout, c'est ça???

    Bref, arrêtez de taper sur les profs, écoutez ce qu'ils ont à dire, je pense qu'ils s'intéressent à vos enfants, eux.

    • Mavisou

      Merci Audrey! Vous lisez dans mes pensées et celles de mes collègues...

    • chrichri09

      tout simplement... merci!

  • anna

    Je suis PE depuis cinq ans !! j'ai plus de 100 élèves/an vive les joies de l'enseignant qui change de classe tout les jours !! une 1/2 journée de plus et hop là 130 élèves par semaine. Un travail de qualité, un salaire impressionnant, BREF je DETESTE mon boulot ... je regrette mes années d'entreprise ... ah mais non j'ai deux mois de vacances non renumérées, oh ben j'ai vraiment envie de continuer finalement !!!!

  • http://monecolevoltaire.org fcpe voltaire

    Ni farce, ni imposture, cette réforme devait permettre une meilleure réussite des élèves en prenant en compte leur rythmes spécifiques pour réorganiser la journée scolaire. Nous espérions en tant que parents, voir des activités culturelles, manuelles, physiques prendre le relais des enseignements en classe pour apprendre différemment, surprendre, voire passionner et aider à se réaliser…
    C'est de cela que l'on s'éloigne. Et c'est là qu'est la duperie !

    Pour les devoirs, c'est toujours ce même argument que nous entendons quand on parle de la difficulté scolaire... celui du partage équitable entre les élèves... "1 minute par élève". Mais chers enseignants, tous les élèves n'ont pas les mêmes difficultés ! les mêmes besoins ! Des élèves passent 1 mn à faire leurs devoirs là où d'autres vont "souffrir" pendant bien plus longtemps ! Et là aussi, ce sont les élèves les plus en difficultés en leur famille qui assument ! Il ne s'agit donc pas de supprimer "une corvée pour les familles" mais de mettre fin à une source d'inégalité entre élèves.

    La FCPE regrette bien que cette réforme prenne cette tournure ! Ce n'est bon pour personne et surtout pas pour nos enfants.

    • EVOQUE

      Réfléchir au moyen d'assurer l'égalité des chances entre les élèves quelles que soient leurs origines sociales, vous honore. Je crois cependant que vous faites fausse route, comme l'avait fait avant vous le ministre Bayrou, en reprenant l'idée que l'école « doit être son propre recours ». Il s'agit d'une idée absolument fausse et qui est une atteinte aux libertés des familles. Je connais une famille d'origine maghrébine dont j'ai eu la chance d'avoir le fils dans ma classe (et dont j'aurais peut-être un jour la fille). La mère a décidé de ne pas travailler en France, bien qu'étant diplômée, pour avoir tout le temps pour aider ses enfants dans leurs scolarité. J'ai été jusqu'à confier des manuels scolaires à cette mère pour réaliser son rêve. Ces parents sont convaincus que leurs enfants auront une bien meilleure situation qu'eux dans leur vie professionnelle et nous avons tout fait pour que leur rêve se réalise. Leur ainé, le garçon qui était dans ma classe est actuellement au collège où il est le meilleur élève de sa génération, avec en plus une année d'avance dans sa scolarité. Ces parents là n'ont que faire d'une étude dirigée par le maitre à l'école et n'ont jamais réclamé notre commisération. Ils veulent prendre en charge les études de leurs enfants, et ils ont raison.

  • Goonette

    Mon premier enfant, depuis le ce1 (il est entré au cp l'année de la suppression du samedi matin) s'ennuie en classe, ça n'avance pas, etc....et pourtant ils ont toujours bouclé largement le programme scolaire, il est en 6e, et heureusement il a choisi de faire classe bilangue (donc anglais + allemand), et a donc au moins 2 matières où il apprend des trucs nouveaux (parce que en maths, français ce sont ENCORE des révisions, mi octobre !!!)
    Ma 2e fille, en ce1, s'ennuie aussi en classe, l'instit lui donne du travail supplémentaire. Elle me réclame que je lui fasse l'école à la maison, et je commence à y penser à vrai dire.... Pour autant ils ne sont pas supérieurement intelligents, ils sont juste attentifs en classe et sérieux.
    Pour ma fille, ce que ça va changer :
    => elle ne pourra plus faire son activité sportive le mercredi car elle devra aller en classe.
    => elle va passer 1h après la fin des cours à s'ennuyer (les devoirs écrits elle les fait en attendant ses camarades en classe, et apprendre une poésie/leçon sans la lire à voix haute, je ne sais pas comment elle fera, donc elle fera à la maison, en rentrant, comme maintenant)
    Du coup des journées aussi longues, moins d'activités sportives et/ou culturelle, elle devra se lever tôt un jour de plus (et oui nous faisons partie des familles où les enfants sont couchés à 20h40 chaque jour, école ou pas, hormis durant les grandes vacances ou on lâche du lest, et bien les enfants se lèvent plus tard le mercredi et le week end, ils en ont besoin)
    Je serai pour qu'au moins les parents qui le peuvent (qui ne travaillent pas donc) puissent récupérer leur enfant à 15h30, qu'ils aient au moins UN bénéfice à cette réforme ridicule.
    J'envisage vraiment de déscolariser mes enfants quand je vois ces réformes, j'apprécie le travail des enseignants (même si j'apprécierai un peu plus d'autorité en classe parfois, et un peu plus de respect de son professeur enseigné par les parents, mais c'est un autre débat), mais franchement les ministres devraient peut être poser les questions aux intéressés avant de faire n'importe quoi.

  • Repetti

    Beaucoup de choses ont déjà été dites, je ferai donc court. tout d'abord, la 1ère réforme à faire serait d'alléger les programmes. Les élèves doivent acquérir de bonnes bases avant d'entrer en 6ème. Primons la qualité et non la quantité!!! Pour faire cela, les politiques devront concerter les enseignants. Concernant les rythmes scolaires , je suis pour la semaine de 4 jours qui permet à chacun de concilier ses activités extrascolaires, sa vie familiale, son travail scolaire et un bon équilibre global pour chacun.

  • Clémence

    Je suis furieuse!!!!!!!

    Je n'ai jamais fait grève en 15 ans estimant que je n'ai pas à me plaindre de mon salaire étant donné que j'ai la sécurité de l'emploi. Pourtant, avec mes 120km de trajet pour aller bosser par jour, mes fins de mois sont souvent difficiles (et avec 5 jours, ça va être l'horreur..). J'attends la prochaine avec impatience car celle-là, je vais la faire c'est certain!

    On ne nous consulte pas, on embobine les parents (car nombreux sont ceux qui n'ont pas encore compris que la réforme des rythmes, c'est juste le contraire de ce qui va être mis en place) et en plus, on se fiche de nous en nous obligeant à garder les enfants alors que les mairies devaient prendre en charge ce temps. On va faire faire les devoirs donc on va en remettre une couche aux enfants. Faire apprendre une leçon ou une poésie à 30 bambins en 30 minutes, c'est juste MISSION IMPOSSIBLE. Certains enfants auront la chance de revoir les notions avec leurs parents qui ne lâcheront pas l'affaire et les autres ne seront plus suivis à la maison. Résultat: un écart qui ve se creuser encore plus. En tant qu'enseignante, il est clair que je ferai travailler mon enfant à la maison même si les devoirs n'existent plus sous la frome actuelle.

    On va où?

  • Fred C

    Encore une fausse réforme qui ne changera rien pour les enfants, alourdira leur semaine. Cinq jours d'affilés à se lever tôt (personne ne pense aux enfants qui prennent les transports scolaires à 7 heures voire plus tôt !).
    Cela alourdira la tâche déjà imposante des enseignants de primaire et maternelle.

    Qui dans le corps enseignant aligne 5 jours de suite devant les élèves, et quel corps effectue autant d'heures (exception faîte des enseignants du second degré qui arrondissent leurs fins de mois à coup d'heures supplémentaires rémunérées) ???

    Combien d’instituteurs (il en reste !) ou PE tiendront à ce rythme ? Eux qui pouvaient se ressourcer le mercredi, réajuster leurs préparations, coller les cahiers, corriger les copies sans la fatigue d'être devant une classe ?

    J'ai personnellement souvent évité un arrêt maladie grâce à cette journée qui permettait de tenir en classe même malade et procurait une pause à la bronchite ou à la gastro entérite inévitable en milieu scolaire, sachant que les remplacements sont quasi inexistants et que la charge en revient aux collègues puisque les enfants sont répartis dans les classes venant gonfler des effectifs déjà absurdes.

    Trente minutes de devoir avec l'enseignant, cela ressemble à trente minutes d'école !!!!
    Puis, s'ajoute trente minutes de périscolaire : temps de déplacements, d'habillage, de passage aux toilettes compris... il ne reste pas grand chose pour installer une activité. Celles-ci sont organisées au gré des budgets des communes (c'est beau l'égalité !) AFFLIGEANT !

  • Lauren

    Bonjour à tous !

    Je me présente, jeune étudiante de 18 ans faisant partie d'une famille de prof (parents, oncles tantes, grand mère, grande tante,...). Bref, les discussions des repas de familles sur l’éducation, je connais !

    Déjà, est ce que quelqu'un à demandé aux élèves (je ne parle pas des primaires et collèges qui sont des feignants) ce qu'ils auraient aimé avoir comme rythme scolaire étant petit ? Moi, j'ai connu le samedi matin. et je peux vous dire que c'était beaucoup moins fatigants que le mercredi matin du collège...

    Pour ce qui est des commentaires que je sens poindre tels que "de toute façon les enfants de profs sont mieux lotis que les autres, eux ils ont les mêmes horaires que leurs parents, ils peuvent les aider dans leur travail".... Et bien, je vais vous dire, vous avez tout faux !
    Ma mère est directrice déchargée à mi temps (13classes et 320 élèves) et avec une classe de 28 élèves (cette année). Son année commence le 10 aout et fini le 30 juillet.
    Et vous savez pourquoi ? parce qu'elle doit gérer tout ce qui est les commandes de matériels, les inscriptions, les listes de classes (ça c'est le pire...).

    Je crois que vu le nombre de fois ou je l'ai vue rentrer en pleurs le soir (j'ai arreté de compter au bout de 1 à 2 fois PAR SEMAINE...) je peux dire que son boulot est épuisant et dur.. Il lui faut aussi gérer une classe de CLIS, et en plus elle a en moyenne 1 à 2 élèves déficients mentaux dan chaque classe donc qui dit cela dit aussi le nombre de rapport d'incidents à faire par jour parce que évidemment ce sont de mignons petits anges qui restent bien sagement assis sur leurs chaises...

    Moi j'aurais aimé pouvoir dire que je voyais beaucoup mes parents le soir et les vacances, mais, oh surprise ! ils sont toujours à l'école.

    Et là avec la magnifique petite réforme, elle va perdre les études dirigées du soir (-900€/3mois), devoir payer un aller retour de plus par semaine sans gagner plus...

    Alors je vais donner mon avis d'enfants (et ancienne élève). Je suis outrée par les avis des gens sur les enseignants (faignants, fonctionnaire payé à rien foutre, tout le temps en vacances, etc....). Mais puis je vous rappeler que je ne suis jamais partie en vacances avant mes 17 ans, années où je suis partie... avec mes amis !!!!
    Être PE est un métier des plus durs parce qu'ils ont sur les épaules la responsabilité de l'avenir des enfants, c'est à dire tout l'avenir de la nation (et oui !!!).

    Et je ne vais même pas parler des privations faites peu à peu au long de mon enfance parce que mes parents n'avaient pas d'augmentation mais que la vie devenait de plus en plus chère....

    Bref, tout ceci pour dire, avant de taper sur les instits, dites leurs merci d'abords parce que EUX ils ont éduqués vos enfants en plus des leurs (et parfois au détriment...), qu'ils se tuent au travail et comment vous les remercier ensuite ? en le enguelant e soir parce que votre fils/fille s'est fait réprimander parce qu'il avait été insolent avec la maitresse....

    je trouve tout ceci juste désolant...

    Juste une petite phrase pour prouver l'évolution des mentalités envers les instits :

    Il y a 10 ans (et oui, pas si longtemps...) :
    une mère demande à son enfant à la sirtie des classes : "as tu été gentil avec la maitresse aujourd'hui ?)
    Maintenant :
    la mère à l'enfant : "la maitresse a-t-elle été gentille avec toi aujourd'hui ?"

    (vous trouvez ceci indignant ? moi aussi...)

  • Faux

    Bonjour,
    Je ne suis pas enseignant mais comme dirait l'autre je pratique !! Messieurs et Mesdames les enseignants, soyez logiques allez jusqu'au bout de votre opinion. ce n'est pas le changement d'une demi journée hebdo qui ne va pas; C'est l'ensemble de l'institution.

    0) quelle est l'utilité sociale de l'éducation naT ?
    1) Sert-elle à mettre à disposition un ensemble de compétences et de connaissances identiques à l'ensemble des enfants ou ados qui fréquentent l'institution ou est-elle une machine à générer les inégalités , Est-elle dans le droit fil des objectifs de ses origines ?
    2) Est-elle une structure propre à éduquer (faire sortir de ) des enfants ou est-elle devenue une grande garderie à but éducatif ?
    3) Qu'etes-vous prets à faire pour défendre et revaloriser votre place au sein de la société ?

    votre utilité sociale est évidente, votre métier est un des plus beau et il est indispensable
    que voulez-vous en faire ?
    Ce n'est pas les ministres ou les gouvernements qui tueront la fonction c'est vous par votre indifference et votre inertie

    • actarus

      Ce n'est pas l'école qui génère des inégalités celles ci sont principalement dues à la cellule familiale.
      Il est vrai que l'école peine à corriger ces inégalités. Mais les enseignants en tant qu'individus font souvent le maximum humain possible pour les diminuer. mais voila nous ne sommes pas des super héros. et on nous met beaucoup de bâtons dans les roues:

      taille des classes, injonctions contradictoires de notre hiérarchie, paperasses et réunions diverses et inutiles,multi niveaux, programmes infaisables sauf par l'élite de nos élèves, réformes venus d'en haut par des gens qui n'ont jamais les pied dans une classe. parfois des enfants non élèves, parfois des géniteurs non parents.

      Quand à se faire traiter de fainéants par certains.

      Mes plus petites semaines font 45 heures, mes plus grosses dépassent les 50 heures avec excusez du peu 26 heures devant élèves qui comme chacun le sait sont tous gentils, courageux et calmes. Une journée de classe c'est épuisant nerveusement, c'est l équivalent du spectacle d'un artiste mais 6 heures tous les jours. Sans la coupure du mercredi, je ne sais pas si je tiendrai et sans "nos nombreuses vacances "aucun être humain ne tiendrait plusieurs années.

      Les enseignants sont souvent d'anciens "bons élèves" comme moi qui l'étaient non pas par leur intelligence mais parce qu'il faisait des efforts à l'école peut être un peu plus que d'autres, encouragés par leurs parents. On ne peut donc pas vraiment être fainéant ou alors 95% de ma génération au collège, l'était plus que moi!

    • Audrey

      "Ce n’est pas les ministres ou les gouvernements qui tueront la fonction c’est vous par votre indifference et votre inertie", je vous cite.
      Quel est votre but quand vous tenez ce genre de discours? Enerver les profs, les critiquer... ce qui est sûr c'est ce que cela ne fait pas avancer le débat.

      Et puis expliquez-moi ce que les enseignants doivent faire, selon vous, pour revaloriser leur place dans la société. C'est eux qui l'ont dévalorisé? C'est encore à eux de se battre pour qu'on les respecte? Bref, toute la faute leur incombe, ils n'ont qu'à changer de comportement et tout le monde va les respecter, c'est ça?

      Votre commentaire est tellement "dans la théorie". Ce type d'approche m'agace, c'est bien beau de vouloir élever le débat sur la fonction et le fonctionnement de l'école mais ce n'est pas la question ici. On est dans le concret, dans la réalité de ce qui va être le quotidien des enfants et des enseignants en France à la rentrée prochaine. C'est facile de dire, je cite " ce n’est pas le changement d’une demi journée hebdo qui ne va pas; C’est l’ensemble de l’institution." , mais les changements qui se profilent sont réels et vont entrainer des conséquences immédiates. Alors, les grandes réflexions sur l'école ont leur place et on devrait d'ailleurs les étendre à la société entière, à la cellule familiale (car c'est facile de dire que les maux de l'école sont dus uniquement au fait que les profs ne se bougent pas, ne croyez-vous pas que les parents et la société entière avec son regard méprisant sur ce corps de métier, y sont aussi pour quelque chose?), mais aujourd'hui il s'agit de réagir à ce qui se passera concrètement demain dans nos écoles.

  • Biche39

    Pour Elfenimue : pour info, j'ai un bac +5 et je gagne moins de 2000 euros par mois avec + de 15 ans d'ancienneté. Qui déclenche la guéguerre public/privé ? Peut-être faudrait-il se poser la question ? Tant que les classes moyennes et les classes inférieures de la société se jalouseront entre elles au lieu de se serrer les coudes, les vrais profiteurs du "système" pourront dormir en paix ! L'important dans l'histoire ce sont les enfants, qui sont les futurs adultes de notre pays : quand leurs parents dénigrent "ces fainéants d'instit' et de prof' qui sont toujours en vacances", améliorent-ils vraiment l'éducation de leurs enfants ?
    Pour Auboulot : dans ma famille, il n'y avait pas d'enseignants, j'ai souvent entendu le discours que vous tenez jusqu'à...ce que je devienne prof des écoles. Bizarrement depuis, le discours de mes parents sur la profession a beaucoup changé, et très souvent ils me disent qu'être enseignant ce n'est pas ce qu'ils pensaient. Malheureusement beaucoup de gens ne voient que les avantages des autres et que les inconvénients chez eux. En attendant, l'enfant est oublié...

  • kopff

    j'envie les collègues qui partent à la retraite. Les devoirs à l'école j'ai un fils de 6 ans et ca c'est mon affaire. Qu'est ce que etre parent mettre les gamins devant la tele et ne plus s'en occuper !

  • lolo35

    Mais,que font les syndicats? On hurle tous que cette réforme est inutile mais RIEN dans les médias qui ne l'indique (à part les réseaux sociaux). Qu'allons nous devenir? Mes collègues syndiqués se taisent à l'école!Quand certains disent ne pas souhaiter faire grève contre un gouvernement de gauche je suis outrée! On ne va quand même pas accepter n'importe quoi par conviction politique?
    Quand à Auboulot vous êtes décidément borné: venez dans mon école vous y verrez de la lumière jusqu'à 19h car la plupart d'entre nous y est à travailler. Vous vous obstinez à ne compter que les heures devant élèves: vous le faites exprès? Quant aux rdv de parents, bien des collègues restent pour les recevoir tard ou arrivent de bonne heure , sans être payés en plus car je vous le répète nous pouvons travailler plus mais nous ne gagnerons pas un centime de plus! Moi j'ai tutoré pendant 2ans des jeunes professeurs en plus de mes journées de classe soit 72h de travail pour toucher 50€ par mois: faites le calcul! Et je rentrais chez moi à 21h parfois!Arrêtez de nous juger!

    • gadget

      Purée moi en plus je suis profondément débile. Des fois je vais même chez les parents de mes collègues ou dans un lieu neutre à côté de chez eux.
      Oui les gens n'ont pas forcément de véhicule...
      Bon je retourne bosser, hier et ce matin j'ai pris un temps fou à parler à Auboulot qui ne me répond que par une phrase. Je suis déçu.
      Au boulot donc.

  • au boulot

    Au fonds nous sommes tous d'accord sur au moins un point: la réforme lancée par le gouvernement n'apportera rien de bon à nos cheres têtes blondes....
    Et les 60 000 profs supplémentaires n'amélioreront en rien la situation, puisque tout le monde sait que le problème des classes surchargées n'est pas problème de manque de profs, mais de manque de présence des profs (pas au primaire évidemment ...)

    Je constate que parmi ceux qui ont répondu sur ce fil,certains s'impliquent fortement dans leur mission, néanmoins, je suis désolé, mais vous ne convaincrez pas que les enseignants sont la catégorie professionnelle qui a le moins de temps libre....

    Je vous rejoins et l'ai dit plusieurs fois sur le fait que les instituteurs sont ceux qui font le plus preuve d'implication (ils sont aussi les mieux récompensés par les enfants... avec les ados c'est certainement moins motivant...)
    Dans les classes au dessus je me permets démettre beaucoup de doutes, mais il y aura toujours des cas particuliers (et heureusement pour nos enfants...).

    Cela ne choque donc personne les emplois du temps "à trous" des élèves de collège/ lycée pour permettre aux enseignants d'optimiser leur temps libre (pardon leur temps de correction/préparation ...) si ce temps était vraiment consacré a du travail, ils pouraient le réaliser entre deux cours au collège ou au lycée, et permettre aux éleves de ne pas avoir un planning de caissiere de supermarché...

    l'apothéose étant dans les universités ou j'ai beaucoup de contacts enseignants "décomplexés" de fac de lettres qui sont totalement conscients d'être les ouvriers d'une usine à chômeurs, mais qui ne font surtout rien pour changer les choses dans le sens des étudiants, car trop attachés à leurs avantages (par exemple année de travail condensée sur un trimestre, et tout le reste en heures sup' ... (du vécu, et les personnes concernées se plaignent de ne pouvoir joindre les deux bouts avec leure paye a 5k€ mensuels, a leur secrétaire payée au smic ...)

    Comme quoi il n'y a pas que des patrons décomplexés :o)...

    Mon message est simple: battez vous pour vos élèves, demandez des moyens matériels (qui font cruellement défaut), battez vous contre les rectorats qui s'auto-alimentent en lourdeurs administratives et contraintes de toutes sortes, proposez des solutions pour votre formation, pour augmenter votre productivité sur la préparation des cours (pourquoi votre savoir n'est jamais mis en commun? cela n'intéresse pas les jeunes instits ?), battez vous sur les programmes, la pédagogie, les outils (notamment systeme d'information), battez vous pour que nos enfants sachent écrire en entrant au collège !!!

    Mais s'il vous plait arrêtez d'essayer de nous faire croire que tous les enseignants sont des bourreaux de travail qui n'ont pas une minute de libre (alors qu'une bonne partie d'entre vous a justement choisi ce métier pour le temps libre, la sécurité de l'emploi, la retraite, etc ... au détriment du salaire (et c'est un choix qui se respecte, au delà de la vocation), vous saviez pourquoi vous signez en démarrant votre carrière...

    Et vous êtes loins d'être les plus mal lotis d'europe au niveau salaire (p478 http://www.oecd.org/fr/edu/EAG2012_e-book_FR_200912.pdf) et p488 vous êtes loin du peloton de tête en ce qui concerne les heures d'enseignement... la moyenne de l'ocde étant plus de 100h au dessus de la france (et avec les ratios que vous indiquez: minimum 1h de préparation pour une heure de cours incluant les recres, vous êtes a 200h de travail de moins que la moyenne de l'ocde (soit prés de 6 semaines de travail, étonnant ...)

    il est dommage que la france soit absente des statistiques p495 à propos du temps de travail hors enseignement... (ce temps de travail est impossible à contrôler, cette statistique aurait trés peu de valeur de toute manière...)

    Ce sont clairement les profs de college et de lycée qui plombent les chiffres du temps de travail (p493), les professeurs du primaire étant plutôt nettement au dessus de la moyenne européenne.

    Lisez ce document il est riche d'enseignements et vous permettra de voir que même si tout le monde a des exemples de cas individuels, la réalité est plutôt proche de ma description que beaucoup ont du mal à l'accepter ici.

    Bref battez vous pour nos enfants, la société vous en sera reconaissante et sintéressera plus a vos résultats qu'a votre temps de travail (dont on n'aurait que faire si les résultats étaient là, l'excellence se paye...) le problème c'est que les résultats sont loin d'être au rendez-vous, et que les mesures de ce gouvernement ne vont pas aider à les améliorrer, malgré tous les grands discours...

    • L’instit’humeurs

      Je ne vais pas m'échiner à vous répondre sur chaque point, cher et omniprésent auboulot, vous me paraissez difficile à bouger sur vos positions, et au fond, peu m'importe (heureusement que nous faisons preuve, dans notre métier, de plus de remise en question...).
      Néanmoins, puisque vous citez le rapport de l'OCDE que j'ai linké, il me faut remettre quelque vérité dans vos propos (ce n'est pas parce qu'on cite un rapport que ce qu'on en dit est vrai) :
      - "vous êtes loin d'être les plus mal lotis en Europe au niveau salaire" : vous renvoyez à la page 478, que vous avez du mal lire ; non seulement le tableau présenté ne parle pas du niveau de salaire (il parle de l'évolution du salaire depuis 2000), mais il montre très bien que seuls les enseignants français et japonais ont vu leur salaire baisser à prix constants sur cette période (ce que montre également très bien le tableau D3.2 p.485)... Vous auriez pu aller plus avant dans votre boulimie d'information, et consulter le tableau D3.1 p.482, très instructif : seuls les instits de Hongrie, Estonie, République Tchèque, Pologne, République Slovaque, gagnent moins que les instits français, mais vous conviendrez que dans la plupart de ces pays, la vie est bien moins chère qu'en France ; dans TOUS LES AUTRES PAYS, les instits gagnent plus, voilà pourquoi les instits français sont en-dessous de le moyenne des pays des l'OCDE.
      - "vous êtes loin du peloton de tête en ce qui concerne les heures d'enseignement" : vous citez le tableau D4.1 p.488, qui ne donne pas de chiffres précis et concerne uniquement le premier cycle de l'enseignement secondaire, autrement dit, le collège. Vous trouverez les bons chiffres, ceux qui concernent le primaire (vous êtes sur un blog d'instit, vous vous souvenez ?), dans le tableau D4.2 p.498 : les instits français travaillent 918 heures annuelles devant élèves, seuls les instits du Mexique, du Chili, des Pays-Bas et des Etats-Unis travaillent un peu plus...
      Bref, c'est tout à votre honneur d'aller consulter les rapports, mais... De deux choses l'une : soit vous ne savez pas lire correctement les données, soit vous les utilisez à votre convenance, quitte à tordre les chiffres présentés pour qu'ils appuient votre démonstration, laquelle, par un effet de boomerang, s'en trouve singulièrement écornée.
      Dans les deux cas, c'est pas joli, joli.

  • YVON

    A l’attention de monsieur Au Boulot :

    Bonsoir !

    Je vous cite :
    « Je suis parent d’élève, et j’ai de nombreux amis qui travaillent dans le corps enseignant, et qui me parlent de la réalité de leur travail, ce qui est assez loin du discours des syndicalistes…
    Et la plupart n’échangeraient leur job pour rien au monde… »

    Je suis très étonné mon cher Au Boulot que vous ayez de nombreux amis dans le corps enseignant avec les propos que vous tenez. Ou alors, monsieur, vous n’êtes pas honnête avec eux dans vos discours.

    Je vous cite :
    « Je me passe de vous jetter des études plus ou moins biaisées, je donne juste mon point de vue qui est celui de nombreux français. »

    Monsieur, c’est vous qui le dites !

    Je vous cite :

    « Je travaille dans l’informatique, la productivité c’est mon métier, et oui elle peut s’appliquer à l’enseignement, si nos amis administratifs des rectorats s’impliquaient un peu, vous enseignants auriez des outils pédagogiques beaucoup plus performants, ce qui réduirait le temps passé à préparer et corriger les cours.
    Pourquoi les methodes des formateurs professionnels ne seraient pas applicables ? trop efficaces ? »

    Je pense que vous avez mal choisi votre pseudo et « modeste » vous irait mieux. Penser que des enfants vont apprendre parce qu’on les place devant un ordinateur ou devant une vidéo filmée avec un « spécialiste super pédagogue » relève de la méconnaissance de l’apprentissage.

    Je vous cite encore :

    « Vous méritez d’être mieux formés, on est tous d’accord, mais pas pendant les heures de cours, 3 semaines de formation par an minimum pendant les vacances scolaires auraient un coût insignifiant (les profs forment les profs: motivant pour tous, capitalisation du savoir, etc …), vous permettraient de travailler sereinement et donner une meilleure education à nos enfants, et il vous en resterait encore environ 9 semaines … »

    Mon cher monsieur, si les enseignants étaient formés pendant les vacances scolaires, il ne s’agirait plus de vacances et ils devraient être rémunérés. Il faudrait trouver des sous!!! Les enseignants ne sont pas payés intégralement pour leurs vacances imposées. Certains souhaiteraient sans doute partir en période creuse avec des prix de location divisés par deux et moins de bouchons sur les routes.
    D’autres aimeraient bien accompagner leurs enfants à la rentrée scolaire ou simplement pouvoir aller les chercher, ne serait-ce qu’une fois par semaine ou une fois par mois...

    Et encore :
    « Bref, ne comptons pas sur François hollande pour améliorer quelque chose à la situation, son objectif est uniquement d’acheter des électeurs (emplois aidés, regularisations massives, etc …) ça a toujours été l’unique fonds de commerce du parti socialiste, faire avancer le pays ne fait pas partie du programme… »

    Là, je partage une partie de vos idées : je suis convaincu que les mesures prise par ce gouvernement en matière d’éducation sont navrantes. D’ailleurs, je l’ai déjà écrit plus haut. Mais elles ne sont pas plus stupides que celles prises par les prédécesseurs.

    « Je paye des impôts, et comme beaucoup de français, j’aspire à ce qu’ils servent à la collectivité, et pas à maintenir les privilège corporatistes… »

    Mais vous n’êtes pas le seul monsieur à payer des impôts. Et ça ne vous donne pas le droit de faire reposer intégralement l’éducation de vos enfants sur l’école ! Si vous avez un enfant de cp, vous le faites lire 15 minutes tous les soirs ou vous chargez votre conjointe de le faire.
    Quant aux privilèges des instituteurs, vous croyez vraiment ce que vous écrivez ?

    Enfin :

    « Espérant avoir tort et voir dans les 5 années a venir l’éducation de nos enfants s’améliorer significativement (cela devrait être cela le sujet a débat, pas les minutes en plus ou en moins que chacun doit consacrer a acomplir sa mission…) »

    Avec les mesures qui sont annoncées, si elles sont mises en application, la probabilité que la situation des enfants ne s’améliore pas est l’événement « quasi probable » mon cher monsieur. Sur ce point-là, vous avez raison.

    Ceci dit, le choix de votre pseudo Au Boulot ne laisse aucun doute sur vos intentions. Et pour vous voici un lien un peu ancien mais bien d'actualité.

    https://youtu.be/XaTsXvTJcEs

    Bonne soirée.

  • Pingback: Peillon : les instits seront les dindons de la farce | L’instit’humeurs | Ressources Ecole | Scoop.it()

  • Noopy

    Moi j'adore ce monde où les parents n'ont plus que des droits... et aucun devoirs!! :)
    Tout va bien, on va dans le bon sens... jusqu'à ce que dans qlq années on nous dise que tout ceci n'est qu'aberration et on essaiera autre chose! Y a que celui qui n'essaie pas qui ne peut faire d'erreurs me direz vous: certes, mais en travaillant avec de l'humain ça peut se payer cher!! (Ça va on parle de "mômes", pas d'argent, détendons-nous, c'est pas si grave................…………………...................)

  • PE (Parent d’élèves)

    Je suis parent d’élèves et ne souscris aucunement aux propos trop faciles de « M. Au boulot ».
    De mon expérience tant professionnelle que de la vie, j’ai pu constater la véracité des paroles de Confucius : « l’homme supérieur demande tout à lui-même, l’homme vulgaire demande tout aux autres ».
    Les instits comme toute profession, ont parfaitement le droit de revendiquer salaires et conditions de travail, ça s’appelle la démocratie.
    Permettez-moi de soulever un point auquel je songe depuis longtemps sans toutefois trouver de solution : s’il est parfaitement concevable que le temps de travail des instits puisse être réduit, cela doit-il nécessairement s’accompagner de la perte d’heures de classe pour les élèves ?

  • gadget

    Au Boulot: vous avez tout de même modifié en partie votre point de vue. Nous ne serons pas totalement d'accord, cependant derrière ce "pseudo", vous l'admettrez un peu agressif, finalement je trouve (moi personnellement tout seul) que vous nous avez quand même fait le plaisir de parler de façon de plus en plus courtoise, et tout de même argumentée, dans un français agréablement construit et plaisant à lire. Merci donc pour cela, nous n'avons pas discuté en vain.

    Ensuite pour la première fois dans ma carrière, je trouve que mon salaire n'est pas tout de même à la hauteur de ce que j'ai pu donner en temps (études, travail en lui même), surtout lorsque je peux le comparer à des cadres de même catégorie.
    Les actes de violence que nous subissons (du "tu pues de la gueule" à "toi j'vais écarteler ta fille comme au moyen âge" (en 4°: c'est bien, je vois que tu as retenu des choses du cours d'histoire de 5°"en passant au "mon pre y va v'nir te pèter ta tronche' -je l'attends, c'est comme à la boucherie au Leclerc, il prendra patience avec son ticket à la main), orale, physiques, nesont cependant pas anodins.
    Même en essayant de distancer, la personne est quand même atteinte au delà du fonctionnaire.
    Parfois j'ai peur pour moi, pour mes collègues. Et quand on vois la multiplication de suicides dans notre métier, ça plombe le moral quand même.
    Voilà, je ne suis pas très drôle ce soir, mais je pense que d'une manière générale nous sommes en train, dans le privé comme dans le public de donner raison à un proverbe déjà vivant à l'époque de Plaute: "lupus est homo homini"...L'homme est un loup pour l'homme. Il ne se fait plus tant la guerre dans le sang que par les mots et la pression psychologique...Et tue l'autre à petit feu, lentement...

  • TEYS

    Ayant fait ma scolarité du primaire dans une école de campagne(classe unique) dans les années 60 j'ai toujours fait les devoirs à l'école , mes parents , paysans ne suivaient pas du tout mon travail scolaire et j'ai quand même fait des études supérieures.Tous mes camarades de classe avaient au moins appris à lire , écrire et compter correctement même certains légèrement handicapés.Je sais que l'on va rétorquer que les choses ont changé etc...Il me semble cependant que dans l'apprentissage c'est quand même le cerveau qui est le plus sollicité.Le cerveau d'une espèce ne change pas en 40 ans.Si les méthodes utilisés il y a 40 ans donnaient de bons résultats c'est qu'elles étaient adaptées au fonctionnement cognitif des enfants de cet âge.Je parle bien des méthodes d'apprentissage et non du comportement des enseignants et de la vision de leur rôle par rapport aux élèves qui est un autre volet de l'enseignement lié à l'état de la société à un moment donné.

    • L’instit’humeurs

      Donc si je vous suis bien, en 40 ans, la seule chose qui ait changé est le comportement des enseignants et la vision de leur rôle par rapport aux élèves ?...

      • TEYS

        Ce n'est pas ce que je dis , relisez mon message.

    • http://blogdeprof.fr Ex-prof

      Mon école dans les années 50-60 était sans doute beaucoup moins bonne, car je me souviens parfaitement de quelques élèves de 13-14 ans qui ne savaient pas lire...

      Au risque de me répéter : nous avons été 2, sur une vingtaine de CM2, à passer en 6ème ; 8 élèves de 3ème (cours "complémentaire") sur 25 environ à passer en 2nde, dont 2 à aller jusqu'au Bac et au-delà. Ces passages se faisaient sur examens.

      Désolée, mais l'école d'hier n'était pas meilleure que celle d'aujourd'hui ! L'école des "hussards noirs" présentait très peu d'élèves au certificat d'études... sans garantie de succès pour autant !

      Tout était-il mieux quand on était jeune ? C'est surtout nous, qui "étions mieux" qu'aujourd'hui !

      • TEYS

        Bonjour.
        Pour clore le débat entre l'efficacité de l'école d'autrefois et celle d'aujourd'hui pourquoi n'a -t-on jamais envisagé de comparer sur un nombre d'élèves suffisemment important les résultats obtenus avec l'une ou l'autre méthode?Ceci bien entendu étant supervisé par une structure indépendante.Et pourquoi les apports récents des neurosciences sur les mécanismes cognitifs sont-ils ignorés dans la formation des enseignants?

  • lagrandevadrouille

    je n'ai pas compris la même chose que l'auteur de l'article : à mon avis il ne s'agit pas de faire 30mn+30mn mais de former des groupes : enfants ayant besoin de soutien et d'aide aux devoirs (accord des familles) et autre groupe pour faire des activités. Groupes pouvant être reconstitués à chaque période de vacances pour qu'il y ait alternance.
    Quant à venir à l'école le mercredi, la plupart des enseignants le font déjà pour préparer, corriger, etc. ce serait donc reconnaître officiellement qu'ils travaillent toute la semaine, contrairement à ce que beaucoup pensent encore. Le métier impose une organisation personnelle du temps, le salaire est un forfait annuel divisé par 12, et non un montant horaire. le principal souci sera pour les petites communes comme la mienne. cela signifie embaucher l'équivalent d'une personne en plus pour les activités, financer les clubs de foot, judo etc. les budgets 2013 vont bientôt être à l'ordre du jour des conseils municipaux, alors si le gouvt veut lancer ce truc-là, qu'il se dépêche au moins, pour que les communes ne soient pas prises à la gorge !

  • Evoque

    L'instithumeurs a écrit: « Mais on enlève quoi (à part l’histoire des arts) ? ». C'est facile: l'histoire des arts, le BII, l'anglais, l'éducation musicale, l'heure supplémentaire d'EPS (de toute façon, personne ne la fait), les premiers secours, la morale à la mord moi le noeud, les tonnes d'évaluations inutiles, les évaluations nationales (près de deux semaines de perdues), les appels quotidiens pour la cantine et l'étude (ou les appels d'argent, d'autorisations administratives en tout genre), la grammaire qui n'a pas d'applications directes en orthographe, les discussions incessantes sur comment éviter la bagarre dans la cour et comment être un bon patriote et chanter la Marseillaise et on commence à se bouger et apprendre des choses qui soient vraiment utiles et fassent de vous un adulte autonome et instruit, capable d'apprendre toutes ces choses par lui-même et en toute indépendance.

    Après, le ministère peut bien dire ce qu'il veut, je ferai ce que j'ai décidé sans attendre son énième avis sur la question.

  • francky

    IL FALLAIT VOTER SARKOZY!!!!!!!!!!
    Ne comptez pas sur les syndicats,ils sont corrompus par la gauche.
    signé un PE de droite.Eh oui,ça existe!!!!!!

    • Evoque

      N'importe quoi ! Sarkozy, c'est lui qui a lancé l'allumette sur le bain d'essence que les gouvernements précédents avaient pissé sur l'école.

  • Cedric

    Bonjour,

    Je suis d'accord pour dire que les conditions de travail des instit ne sont pas superbes et qu'il y a des choses à revoir.
    A mon sens, ce n'est pas qu'un problème d'éducation nationale mais un problème au niveau des parents mais bon, je ne vais pas développer trop sinon j'écris un livre...

    Toutefois, une chose me dérange énormément dans les propos des instit (et des profs en général) : ils ne sont jamais content ! Toujours en train de se plaindre ! Et il se permette même, pour certain, d'affirmer travailler plus et avoir un travail plus pénible que n'importe qui dans le privé...

    Mais il ne faudrait pas oublier quand même que vous avez des privilèges que personne dans le privé ne peux prétendre avoir. A commencer par le plus fort : emploi garantie a vie !!!

    Essayez d'imaginer ce que c'est que de vivre en permanence avec l'épée de Damocles au dessus de la tête que représente le risque de licenciement. L'obligation de résultat, etc...
    Essayez d'imaginer ce que c'est que d'être au chômage (ce qui ne vous arrivera JAMAIS).

    Et je ne parle là que d'un de vos (nombreux) privilèges alors par pitié, battez vous pour améliorer les conditions d'éducation des enfants mais cessez de vous plaindre et de vous croire dans la pire des situations (sans emploi) car ça ça ne vous arrivera jamais !

    • CHARRIER

      Tu as raison CEDRIC de cracher sur tous ces fonctionnaires qui cumulent tant d'avantages !!
      Mais désormais, toi aussi tu vas pouvoir faire partie de ces privilégiés.
      Il te suffit de passer le concours de Professeur des écoles.
      Cette année de grande promo, on le donne à tout le monde. Tu peux saisir ta chance !!
      Vivement que s'ouvre dans les mêmes conditions l'accès au métier de pilote de ligne...

  • eguzkitan

    Bonjour,
    Je suis instit depuis 20 ans dont 10 en tant que directeur (jeune et maintenant moins jeune).
    Je crois que tous les gouvernements de gauche ont fait pire pour l'école que ceux de droite.
    Je crois que tous les maires de gauche avec qui j'ai du travailler ont été pire pour mes petites écoles que ceux de droite.
    Ce qui se passe maintenant ne m'étonne malheureusement pas.
    J'ai connu la fin de l'école normale et on m'a donc "obligé" à passer un concours interne difficile au bout de 10 ans de carrière pour continuer justement cette carrière dans des conditions équivalente à celle de mes jeunes collègues..
    On nous a enlevé le respect des familles en désacralisant le lieu scolaire pour les y faire pénétrer alors que la plupart n'en avait pas le désir, voir même avait et ont toujours peur du lieu.
    Le directeur doit se prostituer en permanence à la Mairie et aux assos de parents pour avoir des sous, expliquer pourquoi l'état ordonne sans donner.
    On doit se justifier en permanence pour expliquer que OUI on fait 40 heures par semaine.
    On doit expliquer que NON, on ne peut plus faire classe à 40 élèves comme il y a 50 ans car on n'instruit plus mais on éduque , rôle autrefois dévolu à la famille, et que l'on ne peut pas instruire sans éduquer a priori.
    On doit donc éduquer malgré tout mais en étant politiquement correct.
    On doit éduquer contre des familles larguées, monoparentales, étrangères, déprimées, apeurées, agressives etc. etc.
    Vous connaissez tous ça et on pourrait en rajouter des kilomètres.
    Mon opinion est que les syndicats sont inefficaces car ils font partis du système qu'ils dénoncent et je crois qu'ils vont avoir du mal à lutter contre cette énième réforme minable qui va nous faire très mal, encore plus aux élèves et par voie de conséquence à la société toute entière comme c'est le cas depuis 44 ans, mon âge et un anniversaire.

    • Cedric

      @eguzkitan : Très juste !!!

    • Marc

      @eguzkitan : très bien dit et très juste ! J'espère qu'il y a beaucoup de directeurs et instituteurs aussi lucides et objectifs que vous...

    • http://revivreenfin@free.fr francky

      Bravo;

      Il faudrait qu'il existe UN SYNDICAT QUI NE SOIT PAS DE GAUCHE!!!!!!!!!

  • Arnaud

    Recul social .
    Il va bien falloir se rendre à l'évidence : merci à l'auteur de cet article qui résume bien la situation. Car enfin , comment appeler une réforme qui impose une journée supplémentaire dans la semaine sans coupure , qui menaçait de raccourcir les vacances d'été ( partie remise ?) et qui bloque les salaires pendant trois ans ?
    Ne parlons pas des impôts et taxes revus à la hausse de manière ininterrompue et qui vont toucher bien évidemment les revenus des enseignants.
    La proximité des syndicats avec ce gouvernement les empêche de se mobiliser , ils se retrouvent pieds et poings liés : c'est donc de la base qui commence à ouvrir les yeux que viendra la révolte . Il est encore temps d'empêcher cette casse programmée .

  • Allis

    En réaction à Eguzkitan...
    L'EN ne devrait-elle pas, plutôt que de recruter des professeurs, recruter des éducateurs ?
    C'est un autre métier et les deux sont complémentaires.

    Il aurait fallu commencé par une réforme des programmes.

    Quant à supprimer la grammaire qui ne sert pas directement à l'orthographe (lu plus haut), cela me fait hérisser un peu les poils car la grammaire sert aussi à la COMPREHENSION d'une phrase ou d'un texte complexe !

    • EVOQUE

      Un enfant de sept ans n'a pas besoin de se prendre la tête avec les sévices envers diptères commis par des grammairiens et linguistes surexcités pour comprendre des textes, il a simplement besoin de vocabulaire et de culture.

      • Allis

        Pour ma part, j'ai eu à faire à des 9/10 ans plutôt que 7 ans, et savoir ce qu'est un pronom et le repérer pour ce poser la question "à quel mot fait-il référence ?", eh bien oui, ça aide à comprendre ; savoir qu'il y a des compléments de temps, de cause, de conséquences, c'est comme prendre une loupe et regarder de plus près comment est construite une phrase. Et ça sert ensuite à pouvoir s'exprimer correctement.
        Et tout ça, c'est de la grammaire.

        Pour ma part, je ne suis pas surexcitée mais je trouve ça intéressant à partager avec les élèves (pour autant je ne pense pas qu'il faille s'acharner dessus, jusqu'à les dégoûter, puisque ça sera étudié de façon plus approfondie un peu plus tard au collège).

        Je suis d'accord pour le besoin de vocabulaire et de références culturelles.

        • EVOQUE

          Je suis également d'accord avec ce que vous avez écrit. Je visais plus, pour des élèves de l'âge de ceux que vous avez en charge, les inutiles savoirs sur la nature des propositions subordonnées, par exemple, qui n'éclairent en rien le sens d'un texte mais sont éclairées par la compréhension du texte. N'étant que du plaqué sur le sens, elles ne sont que de peu d'utilité.

          Vous noterez que je ne tombe pas dans le piège que vous me tendez malicieusement avec votre « pour ce poser la question »: je ne suis pas né de la dernière pluie !

          • Allis

            Ahah, ce n'etait pas un piège mais une faute d' "orhtofrappe" comme je les appelle !

            On est d'accord pour les subordonnées relatives, même si moi personnellement je trouve ça intéressant (j'aime décortiquer), c'est lourd pour des élèves de CM, je ne pense pas qu'ils soient réceptifs à ce qu'on leur raconte là-dessus, à quelques exceptions près.

  • Lirelle

    En tous cas, mes enfants n'ont jamais autant travaillé qu'en étant élèves en primaire...

    Le collège, le lycée puis la fac c'est bien moins fatigant à côté !

    Des journées, des heures interminables à l'école, sachant que pour un enfant jeune, le temps passe encore plus lentement !

    Leur seul jour de repos était le dimanche avec lever tranquille, et "glandouille" le matin. Mercredi : centre de loisir (eh oui les parents indignes travaillent)... Samedi matin : école... et je n'avais pas l'impression qu'ils y faisaient grand chose d'impérativement scolaire (déco, musique, dessin... certes activités géniales mais se lever tôt pour ça le matin et passer la matinée à l'école : bof !).
    Des semaines bouffées sans liberté. Et après l'école : les sacro saints devoirs ! avec tartinée généreuse le mardi soir pour le jeudi, pensant sans doute aux enfants qui avaient "tout leur mercredi" pour les faire. Ce qui n'était pas leur cas... comme plein d'autres gamins !

    Parce que l'école et la société, n'a pas encore compris que les 2 parents travaillent ! Que l'enfant a besoin de liberté aussi. Les soirées devoirs m'ont laissé de très mauvais souvenirs, quel calvaire ! et ceci tous les jours, toute l'année ! Même pas une petite fenêtre libre dans la semaine. Bien sûr j'ai essayé d'en faire malgré tout de bons moments, de ne pas jouer le stress, et heureusement mes enfants n'ont pas eu de difficultés particulières.

    Mais avec le recul je me dis : plus ils sont petits, plus ils font d'heures, et c'est franchement absurde. En plus, je lis partout que les enfants de France ne sont pas plus brillants que ceux des autres pays européens, alors on se demande vraiment à quoi sert ce mic-mac.

  • boubou

    EGUZKITAN, bravo !!!!!!!!!!! Vos propos sont justes et tellement véridiques !
    Oui CEDRIC nous avons un emploi garantit à vie , c'est indéniable et je sais que de nos jours c'est une chance inouïe ! Il y a très peu de professions où l'on puisse dire au bout de six à huit semaines de travail : " Ouf , nous sommes en vacances !", je le reconnais mais je vous assure que travailler au quotidien avec des enfants surtout dans certains quartiers demande une énergie et une attention de tout instant ! Et pour eux comme pour nous , faire une pause de quelques jours est indispensable ! Pour preuve , quand certains parents nous accompagnent en sortie , ils terminent souvent la journée par cette phrase : " comment faîtes vous ?" Pour ma part , je ne suis pas contre nous retirer quelques semaines de vacances .Mais cela ne risque guère de se faire les syndicats veillent au grain ! Ils défilent pour avoir des moyens , contre les suppressions de poste etc. grand bien leur fasse.Mais jamais au grand jamais pour des revendications salariales.C'est indécent quand on est enseignant de demander à être payés plus , très bien !!! Alors je me répète une nouvelle fois : POURQUOI DIABLE NOUS RETIRER LES ETUDES DIRIGEES QUI NOUS PERMETTENT D AVOIR UNE REMUNERATION SUPPLEMENTAIRE et DECENTE ( et non rémunérée par l'Etat mais par les mairies !!! ) afin de partir une fois dans l'année en juillet -août quand les prix seront les plus élevés !!!
    Et enfin , FRANCKY , pour beaucoup d'enseignants voter SARKOZY c'est péché !!! Même si je pense que certains ont préféré s'abstenir entre les deux candidats , conscients qu'HOLLANDE et son potentiel ministre qu'était PEILLON ( son "conseiller éducation" durant la campagne présidentielle ) allait nous pondre une ineptie comme celle ci !
    Ces derniers jours , je suis en colère, furieuse comme le disait une collègue plus haut , je ne fais jamais grève et ne m'arrête pas et là pour une fois , je serai prête à MANIFESTER mon mécontentement !
    Je suis écoeurée par tout ce qui se trame dans l'indifférence totale des syndicats mais fort heureusement nous ne sommes pas totalement bâillonner et nous avons la possibilité de nous exprimer librement sur ce blog, que je découvre ! ça soulage !!!!
    Moi qui suis enseignante depuis des années par vocation et qui n'envisageait jamais au grand jamais d'aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte et bien je m'interroge sur une éventuelle reconversion .

  • Marc

    En même temps, il y a 3 ou 4 ans, quand on est passé de 4,5 jours d'école à 4 jours, les instits n'ont pas vu leur salaire baisser alors que certains (pas tous bien sûr...) ont pris l'aide personnalisée très à la légère (j'en ai pour preuve l'école de mon fils). Donc repasser aujourd'hui à 4,5 jours pour le même salaire et sans l'aide, c'est reprendre ce qu'on leur avait donné à l'époque... Non pas que les instits soient trop payés pour la mission primordiale qui est la leur (ce serait même le contraire), mais il ne faut pas non plus les plaindre par rapport à cette demi-journée supplémentaire sans augmentation de salaire !

    • T.

      Les salaires n'ont pas baissé parce que cette demi-journée a été travaillée en soutien et surtout en réunions. Et là localement les inspections ont même imposé en pratique bien plus qu'une simple compensation (injonction à faire des réunions ou autres tâches qui n'apparaissent pas dans les horaires officiels).
      Quant à cette demi-journée supplémentaire, pourquoi ne pas l'imposer à toute la population, après tout le pays a besoin de gagner en "compétitivité", non ?...
      Quand on voit les pauses à rallonge et les soi-disant grands travailleurs qu'on trouve en pleine journée la semaine se consacrant à leurs loisirs (entraînement "sportifs" ou autres bons restos, "stages" ou "conventions" au soleil, certains "battants" arrivant à compter ça sans rire sur leur temps de travail...), il y a vraiment de la marge dans ce pays. Sans compter la "porosité" de certains boulots où on n'est pas du tout en contact avec le moindre public, où on compte la moindre minute et où on est bien plus payé qu'instit avec un niveau d'étude requis bien plus bas. Mais c'est vrai qu'on n'occupe pas ce genre de poste sans piston, la politicasse ne va pas s'en prendra certainement pas à ses vieux copains...

      Inutile aux enseignants de faire grève, la mafia ump/ps a sans doute prévu les économies de jours de traitement que ça lui ferait faire, et elle table sans doute sur ce genre de réaction pour rendre la profession encore plus impopulaire auprès d'une masse d'anciens cancres qui ne demandent que ça et qui sur le fond se moquent totalement de l'efficacité des réformes du moment qu'on les déresponsabilise de leurs enfants et surtout qu'on les en débarrasse pour qu'ils ne les empêchent pas sur leur temps libre. Trop manifester risquerait de faire comme en 97 quand les limites et l'hypocrisie d'Allègre ont été mises en évidence, "on" risquerait encore d'avoir recours à une jolie manoeuvre du style : tous pédophiles...

      Tout ça se réglera simplement avec les bulletins de vote. Il y a quelques mois avant les prochains scrutins pour faire une bonne campagne bien couillue contre les vieux fils à papa malfaisants au pouvoir depuis bien trop longtemps. Quitte à être pris pour des imbéciles autant voter comme des imbéciles.

      • Cedric

        @T
        Et aller, encore une fois, les travailleurs du privé n'en foutent pas une !!!

        Mais venez donc travailler dans le privé ! Vous verrez que la plupart d'entre nous travaille (et je parle de vraies heures de travail, pauses et trajets non comptés) 50 h ou plus 5 jours par semaines, 47 ou 48 semaines par années.

        • T.

          Est-ce que j'ai parlé de *tous* les travailleurs du privé ?
          Oui, j'en connais qui travaillent vraiment beaucoup.
          Mais eux non plus ne sont pas les copains des politicasses et de leurs complices du MEDEF, et eux non plus ne gagnent pas des mille et des cents.

          Et ne vous en faites pas, si les politiques osent s'attaquer, en utilisant un maximum de mensonges, à une profession pourtant réputée fortement syndiquée, ça n'augure rien de bon pour eux non plus. Ca sent comme la réforme du code du travail façon flexi-sécurité qui sera plus "flexi" et précaire que sécurisante

          Il existe aussi des gens qui se la coulent sacrément douce dans le privé, comme dans l'administration, j'en connais quelques uns, à certains postes où on n'arrive pas que par son talent. Où même le talent ne sert à rien. Et où le saialre d'un instit fait figure de pension de clodo. En principe, comme par hasard, ce sont ceux qu'on entend le plus. Et les partis les protègent puisqu'ils sont des leurs. Qui a un peu vécu le sait, c'est simplement à vômir.

          Revenons donc à l'enseignement. De toute façon le nombre de candidats aux concours s'effondre par rapport au nombre de postes à pourvoir, alors que le contexte de crise devrait au contraire favoriser une ruée sur ce travail soi-disant si enviable (et les drh comptaient bien là-dessus pour se permettre n'importe quoi). C'est que les gens se renseignent.
          Et même mieux, ce qu'on ne dit comme par hasard pas dans les médias : comme la formation se faisait sur le tas selon la dernière réforme, des gens qui se sont tout de même faits prendre ont pu voir tout de suite directement sur le terrain sans trop y passer de temps, ce qui les aurait "bloqués" dans cette voie, de quoi il en retourne vraiment. Et, même s'ils ont été mis sur des postes "réservés" et normalement "tranquilles", un nombre non négligeable a préféré prendre ses jambes à son cou pour s'enfuir.

          L'avenir de l'école et du travail en général est sombre. Il n'y a plus qu'un système en place dans le monde, un camp a gagné, il n'a plus de concurrence et on n'a plus du tout besoin de s'occuper du bien-être de la population en général, le cynisme est de mise. Les classes moyennes sont en train d'être purement et simplement liquidées, on n'en a plus besoin pour un quelconque appui politique, les puissances économique contournant la démocratie. En matière d'enseignement on tourne hypocritement du croupion chez nous pour faire croire à une "réflexion", on lance de pseudo-concertations comme d'habitude, mais l'évolution est déjà décidée, similaire et convergente partout en Europe.

          Voici un petit lien sur une conférence qui explique tout ça. C'est long et complet, l'intervenant n'est pas neutre du tout mais il a le mérite de n'être pas un politique : il énonce des *faits*, et surtout des aspects des "réformes" que la politicasse évite traditionnellement à tout prix d'exposer avec toute l'hypocrisie dont elle est traditionnellement capable :

          https://www.youtube.com/watch?v=ccu6CkmN2_Y

          Moi je m'en moque. Je souhaite bon courage aux instits, aux parents qu'on manipule sans aucun scrupule, et surtout aux pauvres gosses qu'on manie comme du vulgaire matériel économique avec un mépris sans nom.

  • arno72

    après 12ans d'activité cadre dans l'industrie et le conseil avant de devenir PE (depuis 4ans), je peux aisément comparer les 2 milieux:
    je n'ai jamais autant dépensé de temps et d'énergie qu'en étant PE, les journées sont tout aussi longues et nerveusement plus contraignantes.
    les vacances (un vrai faux débat), elles ne nous sont pas payées contrairement à ce qui est habituellement pensé, notre salaire étant amputé de 10% chaque mois.

    un constat:
    - le volume de paperasse demandé aux directeurs et PE toujours grandissant. Les IEN se gargarisent de ces paperasses pour lancer des statistiques plus inutiles les unes que les autres (en les perdant d'une année sur l'autre d'ailleurs) alors qu'un bête outil permettant de gérer évaluations/livrets scolaires n'est pas disponible gratuitement.
    l'inspection, l'occasion de brasser la paperasse entre 2 coups de téléphone pour finalement juger sur la taille du classeur ou la couleur de l'encre.

    -l'écart flgrant entre primaire et secondaire : écart de salaire de 300-400€/mois, pas d'heures sup, pas de déplacement payé pour les réunions, la polyvalence à outrance alors que le secondaire refuse la bivalence....le primaire est le parent pauvre de l'enseignement.
    une infirmière dans un collège gagne plus que le directeur d'une école primaire !

    - la réforme Peillon ne tient pas debout pour un coût considérable:
    - aide au devoir en 30min , tout le monde l'a compris , c'est une ineptie.
    - quels locaux pour garder toute la marmaille jusque 16h30 ? ma classe , pas question. c'est un lieu d'apprentissage, pas de garderie.
    - venir le mercredi matin, c'est un coût supplémentaire pour certains parents, les PE, ATSEM, AVS....en transport (tt le monde n'habite pas au pied de son école)
    - un coût pour les communes et depts (cantine, surveillance, transport scolaire, chauffage des locaux)

    - les programmes : intenables. je n'ai d'ailleurs pas la prétention de pouvoir être suffisamment bon dans chacune des matières pour pouvoir l'enseigner correctement à mon sens.
    instruction civique = poubelle: les gamins savent pertinemment ce qui est bien ou mal.
    programme d'histoire = trop lourd (en général, jamais terminé)
    programme de sciences = trop lourd (en général, jamais terminé)
    histoire des arts = bien mais les arts de la table , clairement on s'en tape.

    - le mercredi matin sera juste l'occasion de faire une séance en plus de maths et français et le reste passera à la trappe...

    voilà grosso modo ma pensée . tant que ce sera des bac+14 qui n'ont jamais vu un gamin de près qui ponderont des réformes de l'ecole et ne valoriseront pas les professionnels de l'éducation à leur juste valeur. ça continuera de fonctionner de travers avec un coût considérable.

    • http://blogdeprof.fr Ex-prof

      Petite rectification : les profs du secondaire, à ma connaissance, n'ont jamais été remboursés de frais de déplacement pour des réunions ! Tout juste pour aller corriger tel ou tel examen (au prix du tarif kilométrique...), à condition qu'il soit au moins à telle distance du lieu d'exercice !

      Quant aux heures sup'... Au risque de vous étonner, rares sont les profs qui courent après ! En général des jeunes, qui ont à s'installer, seuls ou en couple. Outre que certaines heures sup sont moins payées que les heures "normales", les profs trouvent généralement qu'ils ont suffisamment de boulot comme ça... Ils n'acceptent le plus souvent que contraints et forcés à cause du fonctionnement de l'établissement, doté en "heures-élève" par le rectorat ; et aussi parce que donner 2 profs de math ou de français (ou autres...) à une même classe, ça ne marche pas terrible : mieux vaut qu'un prof se sacrifie et fasse 20 ou 21 heures au lieu de 18 !

      On a toujours tendance à critiquer "au-dessus" : les PE critiquent les profs de collège, ceux-ci les profs de lycée, les certifiés critiquent les agrégés qui critiquent les profs de fac... Il est illusoire de penser que telle ou telle classe d'enseignants "profite" davantage et travaille moins. Le travail est différent, certes ; il n'est pas pour autant moins lourd et difficile... cela se saurait !

      Quant à la différence de salaire... elle me semblait justifiée par le nombre d'années d'études (manque à gagner... et pour la retraite !) : si les PE doivent autant d'années d'études que les profs certifiés, cela ne se justifie plus. Mais je ne m'indignerai pas contre les agrégés : ils gagnent davantage, font moins d'heures... mais ont passé beaucoup de temps (plusieurs années en général !) à préparer un concours très difficile !

      • arno72

        pardonnez moi, j'ai manqué de précision, je voulais dénoncer 3 choses qui me semblent absolument illogiques entre le statut de PE et celui prof du secondaire (certifié):

        - la durée d'étude est equivalente et le concours tt aussi selectif , cependant les PE master ne sont pas reconnus au niveau capes avec un écart salarial primaire - secondaire de plus de 300e/m qui ne se justifie pas

        - les PE ont obligation (c'est fait naturellement d'ailleurs) de suivre le parcours et parfois d'orienter leurs élèves (PPRE, Rased , dossier clis, alerte orthophoniste...) mais contrairement au secondaire, ne perçoivent pas d'indemnité (prof principal ou de suivi/orientation des eleves fixe ou variable). et pourtant les PE se déplacent aussi pour les conseils d'ecole, concertation de cycle...ces indemnités sont substantielles.

        - le PE qui voudrait gagner un peu plus n'a pas l'opportunité de faire des heures sup pour compenser ces écarts de rémunération.

        ps: je ne parlais pas des agrégés qui, à mon sens, n'ont rien à faire dans le secondaire. leurs compétences doivent être utilisées à plus haut niveau.

  • Dinde en colère

    PE de maternelle avec pas mal d'ancienneté, je suis trés remontée contre cette réforme qui nous prend vraiment pour des dindons (ou des poires...) !

    Je connais une devise des Shadoks qui dit ceci et que j'ai mis dans ma classe depuis plusieurs années (dessin à l'appui) :

    "Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible il faut toujours taper sur les mêmes !"

    Alors trêve de plaisanterie, le temps presse !! :

    - créons un portail avec pétition pour les PE et instits, rendons nous visibles puisque les syndicats nous snobent

    - faisons des manifs !!

    bien cordialement

  • M.

    Prof des écoles depuis 3 ans, je vois les conditions de notre travail se dégrader petit à petit : des classes toujours plus chargées, des enfants de plus en plus livrés à eux mêmes, qui ne sont peu ou pas éduqués, la liste est longue. Au jour d'aujourd'hui l'école n'est plus considéré comme un lieu d'instruction par les parents mais comme un lieu d'éducation! Fort heureusement on trouve encore dans nos classes des élèves qui ont encore le respect de l'école, de l'enseignant parce que les parents leur ont expliqué pourquoi ils étaient là et pourquoi ils se devaient de respecter leur maitre(sse)!
    Le souci de cette réforme c'est qu'on ne change rien au rythme de l'enfant! Il va finir 30 minutes plus tôt (la belle aubaine!) après avoir effectué ses "devoirs" avec 28 autres enfants à côté de lui, merci la fatigue supplémentaire et comment apprendre sa leçon, sa poésie dans le bruit, le vacarme? Pour moi la journée est déjà plus chargée!
    Et on rajoute aux enfants une demi journée de plus où certains étaient en centre de loisirs donc se levaient déjà certes, mais quel rythme différent entre un centre aéré et une demi journée d'école!
    J'ai connu dans mon enfance le samedi matin et c'est vrai qu'on faisait des choses différentes, plus artistiques, plus cool. Au jour d'aujourd'hui, avec les programmes actuels ce n'est pas possible! On continuera de courir après le temps, de presser les enfants, de laisser les enfants en difficulté au bord de la route! Parce que oui on supprime l'aide individualisée aussi! Celle là même qui permettait de réaborder certaines notions avec des enfants perdus, de travailler en petit groupe!..
    Il faudra changer ces programmes si lourd en GS (on n'a plus le temps de leur faire découvrir des choses!!) et en CE1 notamment où un enfant qui commence à peine à savoir lire doit déjà apprendre le présent, le passé, le futur!...

    Et puis égoïstement peut être aussi la demi journée supplémentaire me fait suer parce que le mercredi et le soir je prépare ma classe. Si on me supprime mon mercredi matin où accessoirement je me permets de dormir quelques heures, je serai beaucoup plus fatiguée (29 enfants toute la journée dans les pattes, avec 15 minutes de pause le midi c'est pas rien!) et je devrai aussi travailler le week end!!! Et les animations pédagogiques, le mercredi après midi bien sûr?
    Est ce qu'il y a beaucoup de travail où on présuppose que vous devez bosser le week end pour pouvoir exercer votre métier dans les meilleures conditions dans la semaine?? Parce que oui on n'est que 6h devant élèves tous les jours mais ça nécessite auparavant de nombreuses heures de préparation!! On n'arrive pas dans sa classe le matin sans savoir ce que l'on va y faire dans la journée!!!

    Le débat est grand et comme certains le disent, si la base ne se bouge pas, ce ne sont pas les syndicats qui le feront!!

  • PITEL Maurice

    Allons ! Allons ! Il n'y a plus d'instituteurs ! Il n'y a plus que des professeurs des écoles ! Il faut le dire, tout de même ! Et ce n'est pas n'importe qui, qui les a créé : c'est M. Jospin. Pour le reste, c'est vrai que les professeurs des écoles ne manquent pas de travail ! Il ne suffit pas de voir le temps passé en situation mais, comme le disent nombre d'intervenants, il y a toute la préparation des cours, les corrections en tous genres ; cela étant, tous les professeurs ne sont pas logés à la même enseigne : voyez plutôt les agrégés qui doivent, jusqu'à plus ample informé, 15 heures par semaine... Certes, il y a aussi les préparations, les corrections mais quand même !!! Bref, ce ne sont sûrement pas ceux-là les plus mal lotis ! S'agissant de réformes, M. Peillon fera non pas ce qu'il voudra mais bien plutôt ce qu'il pourra tant il est vrai qu'il est à la tête d'une administration et d'administrés (je parle des enseignants) qui risquent, par syndicats interposés, de faire voler en éclats ses beaux projets, les plus louables, que sais-je encore ? Ce sont des corps (je songe toujours aux professeurs) qui s'accrochent à leur pré-carré, pour une grande partie en tous cas ! Qu'ils soient contre les réformes proposées par la droite, passe encore, puisqu'ils appartiennent pour l'essentiel à la gauche mais, même sous une majorité de gauche, ils se posent en s'opposant... Alors ? Passer en force ? Non ! Pourquoi ? Parce qu'ils occuperont la rue et que les gouvernements, quels qu'ils soient, n'aiment pas, mais pas du tout, ce type d'action dont on sait toujours comment il commence mais jamais comment il finit !!! Courage, M. le Ministre !

    • Collectifdesdindons62

      Le titre a changé, mais nous sommes dabord et avant tout des instituteurs ! Et nous n'aurons pas besoin des syndicats pour manifester notre mécontentement ! Allez voir sur le site collectifdesdindons ! Mais à vous relire, je me demande de quoi vous parlez... De l'aménagement des rythmes scolaires... ou autre ? Et ce que vous êtes ? Parent... Enseignant... ou autre !

  • vitou

    haaa... ces petits commentaires de "il y a 60 ans, ça marchait bien"... il y a 60 ans, lorsqu'un enfant n'était pas sage, n'écoutait pas et se premettait de perturber la classe surchargée, il recevait une correction PHYSIQUE...

    Aujourd'hui, lorque l'on donne une punition (remarque, phrase à copier), on est presque obligé de se justifier auprès des parents.et puis, je n'ai pas envie de revenir à cela.

    alors s'il vous plait, cessez de comparer l'incomparable: nous n'exerçons plus le même métier qu'à cette époque.

    et aujourd'hui; la déconsidération des parents d'élèves, des autres professions nous usent. tout le monde à besoin de reconnaissance.

    nous nous plaignons sans cesse? non. nous répondons aux attaques que nous subissons sans cesse sur notre temps de travail et notre si célèbre fainéantise.

    pour ce qui est de l'autre coté de la médaille, celle qui brille mais dont on nous parle peu, nous avons les rires partagés avec les enfants, la satifaction de la compréhension, la confiance qui nous lie à la classe (lorsqu'elle n'est pas rompu par les parents, ce qui arrive), la fierté de la réussite, qu'elle soit habituelle ou arrachée de haute lutte par un élève en difficulté (surtout pour celui là, quelle victoire partagée!)

    tout cela rattrape les heures passées, la fatigue, les rendez vous. cela devient plus dur lorsque je pense à mon fils, que je vois certaines semaines très peu.
    cela me pèse lorsque je lis ces pages: un avenir plus difficile, des enfants en classe plus fatigués, des programmes inchangés.

    mais demain, je retrouverai la classe. elle me donne de l'énergie. elle me fait me lever le matin. je retrouverai les collègues, dans le même bateau. je rentrerai fatiguée, mais si les enfants ont compris, ont accrochés aux séances proposées, je rentrerai satisfaite, pour préparer ma journée du lendemain.

    et l'année prochaine, ce sera pareil. malgré tout. jusqu'à ce que je craque, que je sois trop fatiguée, que l'énergie soit épuisée sur la route, en paperasse, en réunion,en perte de temps électorialiste, en défense de mon métier auprès de personnes qui croient le connaître, au lieu d'être utilisée POUR ET SEULEMENT POUR LES ENFANTS !

    allez, demain, pendant les 6 heures devant élèves, je ne penserai pas à tout ça: je n'aurai pas le temps! ^^

    • EVOQUE

      Il n'y a plus que les enfants (non messieurs dames les inspecteurs, pas les élèves, les enfants) qui nous retiennent là où nous nous trouvons, et l'idée de fourbir des armes pour qu'ils puissent mener leurs vies d'adultes, armes qu'on appelle aussi culture, savoir, science, autonomie.

  • Paco

    Quel dommage pour notre collègue Lucien dont la remarque introduction au débat sur la "refondation" est victime dans les commentaires d'une invasion de "trolls", de malades intellectuels, d'anti-syndicaux primaires, et autres...

    "Troll": internaute mal intentionné dont le seul objectif est de saborder ou de détourner une discussion ou de discuter de ce dont il a envie...

    Facile: un échange entre instits sur la "refondation", glissez y un commentaire sur le thème "les instits, tous des tire-au-flanc", "dans le privé, au moins ils bossent" ou "il y a plus malheureux que vous" et hop... le tour est joué... Levée de boucliers... On va parler de tout... Sauf du sujet...

    Les idiots utiles se laisseront aller... Du type celui qui parle de "couillu" (dixit dans un des commentaires) ou:
    "On doit éduquer contre des familles larguées, monoparentales, étrangères, déprimées, apeurées, agressives etc. etc."
    Il est vrai que dans mon pittoresque et verdoyant département, le 9/3 (oui l'horrible Seine-Saint-Denis) je n'ai jamais rencontré de familles en difficulté depuis plus de 30 ans de métier dont 10 comme directeur... le tout en ZEP 9/3....
    Je n'avais même pas compris que tous ces mots (larguées....) étaient synonymes...

    Pour en revenir à nos moutons, deux personnes (un parent et un collègue) me semblent poser une bonne question: "peut-on respecter voire améliorer les conditions de travail des enseignants sans réduire (de 26 à bientôt 23h.) les horaires scolaires?"

    Certains collègues, dans les commentaires, argumentent sur l'allégement des programmes". Cela me semble être une mauvaise piste.
    L'objectif des politiques libérales (y compris de ce ministre) est de réduire les objectifs de l'école à un "socle commun" sorte de SMIC scolaire. Et de reléguer le reste à des "partenariats" (collectivités locales, associations et maintenant entreprises) et/ou à la bonne volonté des familles (surtout en fait à leurs revenus).

    Et bien non! L'EPS, la musique, la maîtrise intelligente des TICE... doivent demeurer ou revenir à l'Education Nationale et être enseignées par... des enseignants...
    De même qu'il faut revenir sur le sabotage de l'histoire/géo sabordées par les réductions horaires dans les programmes... Etc...

    Ce qui n'exclut pas de revoir des initiatives "médiatiques" à destination des couches très supérieures du salariat et de la bourgeoisie "intellectuelle" du type "histoire de l'art"...
    Sur ce que signifie la réduction de 1h30 du programme "maîtrise de la langue" au profit de l'anglais... Une "sensibilisation à une langue et culture étrangères" me semblerait suffisante effectuée par un vrai professionnel (un enseignant, pourquoi pas du secondaire?

    L'on débordera des 23? Oui.
    C'est pour cela qu'il faut dissocier "temps élève" et "temps enseignant" et mettre en place des moyens pour assurer les compléments de service.

    Ajoutons que de jours en jours, la fameuse discussion sur les rythmes apparait pour ce qu'elle est: faire de l'école un lieu "occupationnel"... dépendante des "partenariats",
    L'allongement annoncé de la "pause méridienne" est la cerise sur le gâteau...
    Outre une nouvelle dégradation de nos conditions de travail (laissons les trolls éructer), elle démasque la démagogie de ceux qui ont voulu faire croire à une préoccupation liée aux "rythmes de nos chers zenfants".

    Mon groupe scolaire, ZEP verdoyante du 9/3...
    600 élèves (2 élé., 1 mat.), 50% de demi-pensionnaire (pardon, maintenant on dit rationnaires...)
    Aucun local disponible pendant la pause m., taux d'encadrement 1 pour 33...
    Récré prolongée donc.
    Environ 75 élèves "externes" qui mangent en 15 mn puis traînent dans le quartier...
    Allongeons la pause... le rythme sera respecté... Ils seront dispo. pour l'AM...
    On ne va quand même pas les martyriser avec de l'EPS, musique, arts plastiques...
    (activités scolaires qui demande une concentration moindre)...
    Bien mieux dans la cour ou dans la rue, à apprendre lois lois des bandes, l'occupation sexiste du territoire...
    Travailler à l'école... Ils pourraient tomber malades et faire de... L'arythmie...
    Même que M. Peillon a dit que c'était une maladie grave...

    Pour résumer, je pense qu'il faut s'opposer à cette "réforme" en articulant nos intérêts professionnels et une vision ambitieuse de l'école. Parce que les deux vont ensemble.

    • L’instit’humeurs

      Merci, Paco...
      Quant aux trolls et autres bestioles aussi indésirables que néfastes, ma foi, je préfère retenir la haute tenue globale des commentaires, les nombreux débats réels soulevés et discutés, les beaux témoignages. Y d'la vie ! 😀

    • eguzkitan

      "idiot utile, bestiole indésirable"..je ne crois pas avoir insulté personne dans mon témoignage (qui n'était pas un "troll" quoique celà veuille dire en français).
      Mais je ne suis qu'un pauvre petit directeur d'école en milieu rural défavorisé qui essaye de faire son boulot, j'ai l'habitude.

    • EVOQUE

      Je ne partage pas votre avis, Paco, et j'ai enseigné quatorze années en zone sensible. L'enflure des programmes est bien une réalité, je dirais même que l'E.N. veut faire des vents plus haut qu'elle n'a le derrière, autrement dit, les programmes et instructions officielles sont prétentieux. J'ai en mémoire un intitulé qui date de la fin des années 90 ou du début des années 2000 et qui concerne le Cycle III (jusqu'au CM2): « Comprendre les enjeux de la mondialisation ». Je trouve qu'il résume toute la dérive de ces vingt dernières années.

      Vous parlez des TICE. On ne peut nier qu'il faille réduire la fracture d'expérience chez les enfants des classes sociales les moins favorisées, dans ce domaine. Mais pourquoi le faire à l'école élémentaire, et surtout avec un programme aussi peu pensé que celui du BII, de source, non pas pédagogique mais bien technocratique européenne ? A l'école élémentaire, quelques ordinateurs en fond de classe accessibles de temps à autres pour chercher une information sur la toile, saisir un texte ou simplement utiliser une application ludique et pédagogique serait bien suffisant pour apprendre à utiliser la souris, l'unité centrale, le moniteur, à sauvegarder et récupérer un travail. Si l'on veut rendre un élève capable d'utiliser plus tard, lorsqu'il sera dans le second degré, puis adulte autonome, un ordinateur, il n'a pas besoin de plus que cela dans le domaine des TICE, mais il ne peut se passer d'une maitrise experte de la lecture, de l'écriture et du raisonnement logique, et pour cela, il n'a pas besoin du BII, ni d'un ordinateur. Rendre idiot pour réparer une fracture est une tragique méprise. C'est l'équivalent de poser un garrot à la jugulaire pour soigner une fracture ouverte de l'humérus.

      Le Socle Commun, ce n'est pas ce que vous dénoncez, c'est le seul et unique résultat d'une consultation, la seule, de vous et de tous vos collègues, dirigée par l'équipe de Claude Thélot. Oui, il faut définir des priorités pour l'école primaire et oui, il faut s'y tenir. Et non, cela n'a pas été fait, ou du moins, pas réalisé dans les faits. Et pourtant, le Socle Commun a été défini, il manque juste la volonté de le mettre en oeuvre. Ce socle commun, c'est le passeport pour vivre en adulte autonome et responsable. Ne pas le faire exister en annihilant les priorités à l'aide de projets et de missions se multipliant à l'infini, cela a quelque chose d'inacceptable, parce que c'est socialement, profondément injuste.

  • kiki

    Paco...oui oui et re oui...sauf sur un point: les programmes de 2008 sont à revoir car trop lourds et ce n'est pas une question d'ambition pour l'école:
    juste que la phonologiie en l'état en GS (où les 3/4 des enfants n'ont pas encore la capacité de distinguer bon nombre de sons),
    la division en CE1 (quand l'addition et la soustraction relève encore du parcours du combattant)
    ou la guerre froide en cycle 3 (qui oblige les guerres mondiales à être abordées de façon quasi anecdotique ) c'est un poil aberrant non?

    bref

  • Laetitia

    Je rejoins Renard pour la perte sèche de pouvoir d'achat due à la suppression des études municipales. Ceci n'a pas été repris, du moins pas dans ce que j'ai lu mais cela mettait du beurre dans les épinards, surtout avec 2 enfants en bas âge et un 2ème salaire peu élevé. Je suis actuellement à 80% pour élever mes enfants, si les études disparaissent, je serai contrainte de reprendre à plein temps car nous n'aurons pas les moyens d'assumer cette autre perte (4000€/an). Les enfants des enseignants trinquent encore...
    C'est un peu la double peine (voire triple si l'on considère que l'on n'aura plus que le mercredi après-midi à consacrer à sa vie de famille, et encore, car personnellement, je prenais le mercredi pour préparer ma classe, corriger toutes les traces écrites, les évaluations...mais les après-midis seront sûrement consacrés aux réunions en tout genre et autres conférences pédagogiques...) Reste la nuit ou le week-end...ou autre solution, ne plus corriger les leçons des élèves mais cela m'est impossible. Voici pour le volet pédagogique mais les finances entrent encore en jeu. 2 enfants en bas âge à faire garder une journée de plus par semaine en nourrisse, cela fait 160€ de plus par mois à débourser.
    J'aime mon métier mais l'écoeurement devient de plus en plus important, je suis en colère et comme beaucoup je me demande ce qu'attendent les syndicats. Je n'ai jamais fait grève de toute ma carrière, mais pour cette réforme je serai prête à le faire, même si cela ampute encore un peu plus mon pouvoir d'achat.

    • boubou

      Laetitia , concernant la perte sèche du pouvoir d'achat , j'en ai parlé à deux reprises sur ce forum de discussion ,j'en parle aussi autour de moi avec mes collègues.C'est loin d'être un problème apparemment , j'ai l'impression d'être la seule à m'affoler .Votre commentaire m'a renvoyé à celui de Renard sur lequel je me suis penchée plus attentivement et avec qui je me solidarise complètement .

  • http://l'instithumeur barthe

    salut à tous,
    je n'ai pas l'habitude d'intervenir dans les forums, mais là, oui !
    Je suis instit depuis 10 ans en Zep/zone violence ( et oui, on a aussi "nos petits coins de paradis" dans le 91..!), et je vois depuis une décennie nos conditions de travail et nos salaires se dégrader ! Notre cher ministre a quand même inventé le"travailler plus pour gagner moins" : il veut supprimer les primes éclair et ZEP.
    De plus en plus de jeunes collègues sont entrain de penser à changer de métier (moi itou, de temps en temps). Le ministre veut des enseignants expérimentés dans les zones difficiles : faudrait mieux regarder, ils y sont déjà !
    Sur les rythmes, on ne nous demande pas notre avis, et faire des devoirs avec 25 élèves en CE2 (effectif de cette année) en 30 minutes me parait martien !
    Je suis syndiquée, et j'aimerais que les syndicat dépose un préavis de grève reconductible, qu'on arrête de se faire marcher dessus : si il faut se battre pour se faire respecter, alors autant le faire !

    • Le claude

      Eh bien changez de métier, venez dans le privé en industrie par exemple, et vous aurez d'autres contraintes pas meilleurs que les vôtres et moins payées, avec une retraite beaucoup plus faible que la votre, sans la sécurité de l'emploi, avec moins de congés, avec la pression des chefs(productivité oblige), ou travaillez à votre compte avec une clientèle de plus en plus exigeante, avec la gestion des taxes, de l'inspection du travail avec les contraintes météo. Alors arrêtez de vous plaindre tous les métiers ont des inconvénients.  

      • Olivraph

        Sachez que nous plaintes ne sont en rien égoïstes justement. Penser à VOS, à NOS enfants est juste notre priorité que peu de gens partagent, juste par pure jalousie envers ces «fainéants de profs toujours en vacances».
        Sur ce, bonne nuit car moi, comme de nombreux collègues, je dois encoretravailler pour préparer ma fin de semaine.

  • GIRAUD

    Réflexion de parent:
    Tous les parents ne sont pas pour le "plus de devoir" à la maison.
    Ok tous les enfants n'ont pas la chance d'avoir des parents qui peuvent ou qui veulent assumer les devoirs.
    Toutefois, ces devoirs sont parfois le seul lien entre un enfant et un parent. Ils permettent de mieux suivre le travail de l'enfant. Comme le souligne l'article, un enfant en difficulté sur 1/2h de travail en classe va-t-il pouvoir être aider convenablement? Les autres "qui marchent" mais ne sont pas plus motivés que ça, vont-ils continuer "à marcher"? Les parents pourront-ils voir d'où viennent les lacunes?
    certains ont besoin de lire 1 fois leur leçon pour la savoir d'autres 20 ! et si ils n'ont pas leur cahier à la maison pour faire les devoirs, les leçons ne seront pas su et le niveau va chuter! On enlève encore une chance au plus faible !
    Et arrivés en 6ème que va-t-il se passer? Le choc !! Car il ne me semble pas quel les devoirs aient été supprimé au collège !!
    alors les devoirs à l'école pourquoi pas, mais peut-être pas en totalité et peut être pas pour tout le monde!

  • parent

    Mère de trois enfants, dont un qui va subir le passage à la semaine de 4,5 jours, je suis parfaitement d'accord avec cet article. Je m'étonne seulement que ces réalités n'apparaissent que maintenant alors que, dès les premières annonces, la suite était évidente :
    - bien sûr qu'on n'allait pas demander aux parents de récupérer leurs enfants à 15h30, ni de payer une heure de nounou de plus
    - bien sûr qu'on n'allait pas pouvoir imposer aux collectivités locales de payer les 3 ou 4 heures de plus de "temps scolaire" par semaine
    - donc bien sûr qu'on se retrouve avec des enfants qui vont, au final, avoir des journées aussi longues, avec une semaine plus lourde, et que les enseignants vont devoir assumer un dispositif qui ne correspond à rien

    Quant à l'espoir des activités sportives sur le temps dégagé, même s'il avait été d'une heure : beaucoup d'écoles n'ont déjà ni les moyens ni les infrasctructures pour faire faire les heures de sport déjà prévues, alors en rajouter...

    Le plus étonnant est la belle harmonie qui règne au niveau de tous les représentants (syndicats d'enseignants ou fédérations de parents d'éléves) pour souhaiter cette semaine de 4,5 jours ...alors que les "représentés" (enseignants et parents) sont majoritairement contre...
    Pourquoi ne pas avoir consulté directement les premiers concernés ?

    Et non, cette réforme n'est pas non plus dans l'intérêt des élèves : plus de jours de classe, des journées aussi longues, sans la récupération du mercredi, toujours les devoirs à la maison (pour ceux dont les parents sauront qu'en une demie heure dans une classe de 30, éventuellement surveillée par un employé municipal, on ne peut pas faire ses devoirs sérieusement).

    Pour rechercher l'intérêt des élèves, il aurait effectivement fallu alléger les programmes : est-il indispensable de connaître, en primaire, le fonctionnement d'une centrale electrique ? le retraitement des eaux usées ? ...Ne pourrait-on pas se concentrer sur le calcul, la lecture et l'écriture, qui pourraient être maitrisées à l'entrée en 6ème, ce qui serait déjà bien, non ?

  • Akili

    Bonjour,

    En effet, cette réforme qui veut confisquer la journée du mercredi à tous ( enseignants, élèves, parents, animateurs etc ...) s'annonce comme une catastrophe :
    - Elle va empêcher toutes les associations de loisirs, les conservatoires, les clubs, etc... de fonctionner sereinement le mercredi ( attention au chômage généré par l'école le mercredi matin )
    - Elle va priver les élèves de cette journée salutaire dédiée à différentes activités non obligatoires .
    - Elle va confisquer aux enseignants le seul jour ouvrable qui leur permet de TENIR toute la semaine le marathon qu'on leur inflige : vague de démissions garantie si on impose le mercredi matin travaillé ...
    - Elle va malmener les parents qui appréciaient à tous égard cette journée de liberté avec leurs enfants .
    - Elle va priver des salariés de leur travail du mercredi .

    TOUCHE PAS A MON MERCREDI !

  • Nat

    Bonjour,
    je suis une maman de 2 enfants (6 et 3), j'aime beaucoup votre blog M. Marboeuf, je suis parent déléguée et j'ai donc de bonnes relations avec les instits. Pour avoir fait des sorties de classe et passé un peu de temps en classe, je ne peux que vous admirer et je trouve les vacances nécessaires autant pour les enfants que pour leurs instits.
    A quand une grève générale contre cette réforme qui réunirait parents et instits?? depuis le début j'étais déja contre à l'origine car il y avait moyen de diminuer les vacances (10j au lieu de 15, 5 semaines en été) au lieu de rajouter une demi-journée utile aux activités extra-scolaires mais j'ai cherché sur le net sans cesse une association, une pétition protestant contre cette réforme et il n'y avait rien.
    Par contre, chers instits, COMMUNIQUEZ avec les parents, s'il y a grève faites un mot dans les cahiers, la plupart du temps, nous ne sommes pas informés des motifs de grève!! Nous pourrions vous accompagner plus souvent...
    En tout cas, ne vous démoralisez pas des commentaires négatifs de certains, il y a toujours des brebis galeuses partout mais la plupart d'entre vous aiment voir les enfants bien comprendre et apprendre.
    Cordialement,
    Nat

    • PE

      Quel beau message de soutien, ça fait vraiment plaisir !
      En ce qui concerne l'explication des grèves, nous n'avons pas le droit de nous exprimer (à l'écrit...) pour exprimer nos opinions, ayant un droit de réserve. Ce qui ne m'empêche pas de le faire oralement en douce entre 2 portes pour expliquer aux parents mon point de vue, et leur faire comprendre que la plupart du temps nos motivations sont dans l'intérêt de leurs enfants et que si je mets une croix sur une journée de salaire ce n'est pas par plaisir mais bien pour défendre l'espoir d'une Ecole meilleure..

    • Olivier Lanoire

      Nous n'avons malheureusement pas le droit de donner aux parents les motifs de notre mécontentement, soit disant sous prétexte du droit de réserve...auquel nous ne sommes pas soumis pourtant !!! Nous avons juste un devoir de discrétion.
      Les enseignants sont, en dépit des clichés, des gens modestes qui refusent systématiquement de faire trop de vagues.

  • pascal

    alors la vous allez vous faire avoir , bon courage !!!!!!!!!!!!! lol

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  • Peencolere

    Comme je l'ai dit dans un autre sujet, étant pe depuis 15 ans et directeur depuis 8 ans d'une petite école de deux classes, moi ça y est, je ne fais que le strict nécessaire, pas de zélé, voire parfois un peu de mauvaise volonté... ras le bol de me faire avoir, je me consacre à ma famille, plus à l'école et ce qui n'est pas fait aujourd'hui, et bien je le ferais demain, si j'ai le temps...

  • Magaligaucel

    Bonjour,

    La teneur de vos propos me révolte. La situation est révoltante. Je suis maman de trois enfants, fille d'instituteur (on disait comme ça a l'époque...), accessoirement orthophoniste. Imposer aux enfants du temps de collectivité supplémentaire sans aucune raison ni but, les priver de la pause du mercredi, c'est scandaleux. Utiliser comme prétexte la justice sociale et l'égalité des chances pour tirer tout le monde vers le bas, c'est scandaleux. Nous prendre pour des bûches en nous laissant croire que le bien de l enfant est au centre du dispositif, c'est scandaleux. Je refuse que mes enfants restent à l'école après la fin des cours. Aurai je le droit de ce or les chercher tous les soirs avant la session de théâtre - devoirs? Je refuse de leur imposer ça. Les devoirs, c'est a la maison, au calme, dans sa chambre, et je supervise tout ça. C'est mon boulot de maman. Continuez monsieur, et surtout, communiquez.