#Euro2016 Apprenez le storytelling grâce à Dimitri Payet

© FRANCK FIFE / AFP

Dimitri Payet... Le nom du joueur de football revient aujourd'hui dans toutes les conversations. Ça y est, la France tient son héros, celui qui sait triompher de l'adversité pour porter haut les couleurs de notre oriflamme. Et je vous fais le pari que cela va durer des années. L'histoire est belle car tous les ingrédients sont réunis pour qu'elle s'impose à nous, humains. Pourquoi ? Parce qu'elle est l'exemple parfait du storytelling . Et les récits épiques, nous nous en nourrissons depuis des siècles. Pour ceux qui auraient disparu ces dix dernières années, le storytelling est une technique de communication qui consiste à allier l'émotion à la raison pour susciter l'adhésion. Plus simplement : "raconter une histoire". En cela elle reprend les techniques du conte. Elle est utilisée aujourd'hui par les acteurs médiatiques pour marquer les esprits, tout en illustrant leurs propos. Appliquée à notre héros, voici le résultat. Tout d'abord, il vous faut impérativement un héros !

Un héros…

Dimitri Payet ! Jusque là, rien de compliqué.

… Qui a un rêve, un objectif, une quête importante voire essentielle pour lui

Intégrer l'équipe de France. Et ce, depuis des années. Le joueur né à La Réunion a effectué ses premiers entraînement en métropole au Havre AC. Pas facile pour un petit garçon de douze ans d'être si loin de sa famille et de son île natale, mais déjà, ce héros hugolien ("je suis une force qui va") est mué par un but inexorable : intégrer l'équipe de France. 

 

… Et qui se retrouve en situation de déséquilibre

Quatre ans après son arrivée au Havre, il est mis à la porte et se voit contraint de retourner à la Réunion, dans sa ville natale de St-Pierre. Mais le FC Nantes décide de le faire revenir en Métropole pour parachever sa formation avant de devenir l'un des tauliers des Canaris. Saint-Etienne qui a décelé les qualités de relayeur décide de l'acheter. Il a alors 20 ans et le FC Nantes descendait en seconde division. S'en suivent des saisons chaotiques où le réunionnais brille peu. L'entente n'est pas au beau fixe avant l'entraîneur, froid et blessant. A la faveur d'un changement de coach et d'une réorganisation de l'équipe, il se révèle.

Il décide alors de réaliser son rêve, atteindre son objectif, mener sa quête…

Et donc intégrer les Bleus. Les faits sont décidément têtus : Dimitri Payet participe à sa première rencontre espoirs officielle le 1er juin 2007 contre la Roumanie (1-1) dans le cadre des éliminatoires de l'Euro Espoirs 2009. Mais plus encore, il est appelé pour la première fois en équipe de France le par Laurent Blanc pour le match contre la Roumanie le

En chemin, il rencontre des obstacles…

Mais sa jeunesse lui fait commettre des erreurs lors des matches de championnat : "lors de la 37e journée de Ligue 1 face à Toulouse, le , une altercation avec son coéquipier et capitaine Blaise Matuidi se produit sur le terrain. Payet, n'acceptant pas les reproches de son capitaine et de Yohan Benalouane, assène un coup de tête à Matuidi et tente de le frapper avant d'être séparé par ses coéquipiers et l'arbitre Bruno Coué. Il sera par la suite mis à pied par son président Roland Romeyer". Il décide de se reprendre en main. Durant cette période il fait appel à un diététicien et se réconcilie avec Matuidi. Objectif ? Un physique en béton armé et un mental en acier trempé. Néanmoins en 2011, Dimitri Payet fait une erreur de communication : il exprime publiquement son souhait de quitter le Club. Son transfert est avorté et il connaît un passage à vide. Il en viendra même à perdre sa place de titulaire avant de se reprendre. Il est alors transféré à Lille au LOSC. Mais il se blesse et sera même opéré du genou. Cela ne l'empêchera pas d'être une pièce maîtresse de l'équipe. Il signe alors à Marseille pour finir par être sacré meilleur passeur de l'année 2014-2015.

… Et aussi des adjuvants…

Entre temps, cet affectif se marie et voit arriver dans sa vie son premier enfant en 2009, Noa, âgé aujourd'hui de six ans. Dimitri Payet en a aujourd'hui trois. Il quitte alors l'OM et part à l'étranger pour le club de West Ham en 2015 dans lequel il s'illustre et au sein duquel il peut compter sur le soutien de son entraîneur croate, Slaven Bilic : « Il est fantastique mais cela ne me surprend pas. Je connais Dimitri et je voulais le prendre l’an dernier au Besiktas, mais ce n’était pas possible. C’est un joueur brillant et ce n’est pas seulement un joueur qui fait la différence durant les matches avec ses buts, il est aussi très bon dans la conservation du ballon et pour rendre les autres meilleurs »

Qui lui permettront d’atteindre un résultat concret !

Et en bonus track, la chanson de stade de l'année : "We've got Payet"

Anne-Claire Ruel

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