Au Canada, il y a quelqu'un qui se promène à droite... et à droite

Patricio Henriquez au Gala du Cinéma Québécois (20 mars 2016, capture d'écran)

Lors du Gala du Cinéma Québécois, Patricio Henriquez reçoit le prix du meilleur long métrage documentaire pour Ouïghours, prisonniers de l’absurde. Le réalisateur monte sur scène. Il prononce quelques mots. Le public se lève et applaudit.

Ce ne sont pas les remerciements d'un professionnel de l'image. Ce sont les propos d'un cinéaste apprécié et reconnu au Canada. D’origine chilienne, Patricio Henriquez était dans l’entourage de Salvador Allende au début des années soixante-dix avant que le Canada ne devienne son pays d’accueil. Son message est celui-ci. À aucun moment, il ne cite la présidente du FN en « visite » dans son pays :

« Alors ça va être un peu décousu, parce que vraiment je ne suis pas préparé, parce qu’aujourd’hui, j’étais comme très choqué. Il y a quelqu’un qui visite le Québec qui vient de la vieille France, qui se promène à droite… et à droite. À dire des choses qui ne correspondent pas à une certaine réalité. Notamment, elle critique les gouvernements du Canada et du Québec pour avoir ouvert les portes aux réfugiés Syriens et le pire c’est qu’elle dit qu’elle critique ces gouvernements pour défendre la culture québécoise. Je ne pouvais pas ne pas vous parler de ça aujourd’hui, parce que la culture québécoise, elle n’a pas besoin de ce type de défense. Nous pouvons le faire nous-même ».

 

Publié par Valérie Igounet / Catégories : Non classé