Huit ânes en état d’arrestation

Après quatre jours passés en prison, huit ânes coupables d’avoir brouté des plantes d’une valeur de 700 euros ont finalement été relâchés.

Les bandits ont enfin été remis en liberté. Sauf que cette fois les coupables étaient… des ânes ! Leur crime : s’être délectés de plantes cultivées par le chef de police du Jalaun District, un village du nord de l’Inde. Des fleurs particulièrement onéreuses d’une valeur de 700 euros qui égayaient les abords de la prison.

Le chef Mishra, furieux, a senti qu’il fallait prendre une décision forte. « On avait prévenu le propriétaire de ne pas laisser ses ânes se balader ici, mais il ne nous a pas écoutés ! » regrette-t-il. Sans leur passer les menottes, il les a envoyés au trou pour qu’ils retiennent la leçon. Cette prison pour enfants a donc vu débarquer d’étonnants nouveaux pensionnaires.

Et le propriétaire dans tout ça ? Lui aussi a eu une grosse frayeur : « Je les cherchais partout ! ». Pour récupérer ses ânes, M. Kamlesh a vécu un véritable chemin de croix. Après avoir réclamé plusieurs fois à la police de relâcher ses équidés, il a dû demander de l’aide à un membre local du BJP, le parti actuellement au pouvoir en Inde.

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Le politicien a finalement réussi à libérer les animaux contre le paiement d’une caution. Après quatre jours de détention, les criminels à quatre pattes ont donc retrouvé la liberté. Cette information a fait le tour des journaux et télévisions indiens, relevant quand même l’absurdité de cette nouvelle.

Sonia Collavizza et Sidhu Yadav

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