A Londres, les "maisons iceberg" qui s'agrandissent en sous-sol font fondre les riches propriétaires

Les riches propriétaires du centre de Londres se sentent de plus en plus à l'étroit dans leurs maisons. D'où cette solution originale.

Des petites maisons de briques serrées les unes contre les autres, un décor typiquement londonien. L'originalité est ailleurs, en sous-sol. Ces cinq dernières années, une nouvelle façon de gagner de la place s'est développée au sein des habitations des beaux quartiers de la capitale britannique : des basements, des pièces creusées sous la maison ou sous le jardin. D'où le terme de maisons iceberg.

4 650 "basements" à Londres

Creuser est économique, car cela revient en moyenne à 5 000 euros le mètre carré. A la revente, on monte à 10 000 euros. Autre avantage: les demeures des riches propriétaires sont souvent classées et ne peuvent être agrandies vers le haut.

A Londres, où l'on compte plus de 4 650 "basements", ces constructions souterraines font parfois polémique. Nuisances sonores, fragilisation des sous-sols, les procès se multiplient. Certaines maisons iceberg se sont d'ailleurs effondrées. Si les propriétaires ont besoin d'une autorisation de la mairie pour construire, il n'existe aucune inspection des travaux finis.

Un reportage de Arnaud Comte, Anto Filippi, Laura Kalmus, Nic Boothby et Maxence Peigné.

Publié par Bureau de Londres / Catégories : Non classé

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