Europe : La majorité des britanniques sont pour le "Brexit"

Depuis les attentats de Paris, c'est une majorité de Britanniques qui est désormais favorable au "brexit"... une enquête publiée par le très sérieux quotidien The Independent .

C'est officiel, selon un sondage réalisé par l'institut ORB après les attentats du vendredi 13 novembre à Paris, plus de la moitié des Britanniques souhaitent quitter l'union européenne. Cette enquête publiée mardi par le très sérieux The Independent, montre que 52% des électeurs  britanniques optent pour une sortie de la Grande Bretagne contre 48 % qui veulent son maintien au sein de l'union européenne. http://urlz.fr/2K0y

En Juin dernier, une enquête similaire avait été menée par le même institut... le résultat  est frappant  puisque le sondage s'est inversé, à l'époque ils étaient 52% à vouloir rester dans l'Union.

Des propositions de réformes de l'union européenne afin d'éviter une sortie du Royaume-Uni ont été faites il y a deux semaines, soulignant un réel "bouleversement pour l'union européenne" si le pays quittait l'Europe, du fait de son poids économique et stratégique.

Rappelons que la question des frontières joue un rôle important : d'après The Independent, les britanniques sont heureux de ne pas faire partie de l'espace Schengen : les attentats de Paris servent le discours eurosceptique. Au lendemain des attaques, des élus font entendre leur voix. A l’occasion d’un meeting contre le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne tenu mercredi dernier, le patron de l'Ukip, Nigel Farage, a exploité l’éventuel lien entre un des kamikazes du Stade de France et les flux de migrants.

Alors que le pays doit se prononcer par référendum d'ici 2017 sur la question du " Brexit", Nigel Farage nie vouloir exploiter politiquement les terribles événements parisiens. Il est vrai qu’il dénonce depuis des mois l’échec de la politique d’asile européenne. Il se dit convaincu que le problème va « s'aggraver » dans les années à venir faute de contrôles efficaces aux frontières.

"Heureusement que nous ne sommes pas dans l'espace Schengen, où les contrôles aux frontières intérieures ont été abolisOn peut encore vérifier le coffre d'une voiture à Douvres pour voir s'il n'y a pas de kalachnikov. Mais si quelqu'un franchit la frontière entre la Moldavie et la Roumanie avec un coffre bourré d’armes, il ne sera plus contrôlé nulle part lors de toute sa traversée de l'Europe."  Une formule politique destinée à faire mouche auprès de ses électeurs, mais malheureusement mal choisie: la Roumanie ne faisant toujours pas partie de l'Espace Schenghen, ladite voiture aurait bel et bien été contrôlée à sa sortie de Roumanie, avant de rentrer dans l'espace Schenghen...

En tout cas, le débat sur l’avenir européen du Royaume-Uni a franchi une étape décisive récemment. David Cameron, a officialisé dans une lettre au président du conseil européen, Donald Tusk, les exigences qu’il formule envers l’UE pour mener campagne en faveur du maintien dans l’UE lors du référendum qu’il a promis d’organiser d’ici à la fin de 2017.

 Découvrez les Unes de la presse britannique relatives au " Brexit"

 

Rym DJABALI avec Loïc de la Mornais

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