Le Brésil gagnera le Mondial, prédit un chercheur en Ecosse

Les ballons ronds sont-ils les nouvelles boules de cristal ? Selon une étude menée par Nicolas Scelles, économiste spécialisé dans le domaine du sport à l'Université de Stirling en Écosse, le Brésil remportera l'édition 2014 de la Coupe du monde de football. Le chercheur vante la rigueur scientifique de ses recherches.

Pour déterminer l'équipe victorieuse, Nicolas Scelles a analysé plus de 2800 matchs disputés durant les trois dernières années, s'appuyant sur 18 variables, telles que le PIB des pays ou leur population. De même, le chercheur s'est penché sur le nombre de joueurs qui pouvaient prétendre à une place au sein de l'équipe nationale et sur le pourcentage de sportifs issus de l'un des dix clubs les mieux cotés, selon les classifications du magazine Forbes.

Au croisement de toutes ces variables, un pays tire son épingle du jeu : le Brésil. L'économiste du sport reste toutefois prudent : "Je ne peux pas dire avec certitude ce qui va se passer. Mais selon les résultats de l'étude, le Brésil devrait gagner - même si leurs rivaux argentins arrivent en deuxième position, juste derrière le Brésil."

La France défaite par l'Argentine

"Les classements mondiaux de la Fifa suggèrent l'Espagne comme favorite, et le Brésil quatrième, mais ils sont basés sur des choix arbitraires, tacle Nicolas Scelles. Nous avons regardé un certain nombre de variables et de modèles pour considérer l'issue de la compétition suivant une approche plus scientifique." Le chercheur a appuyé ses recherches sur six modèles économiques différents ; mais quelle que soit la modélisation utilisée, le Brésil émergeait comme champion, affirme le chercheur français basé en Écosse à la BBC.

Et les Bleus ? Nicolas Scelles les voit finir seconds dans leur groupe, derrière l’Équateur - avant de s'incliner face à l'Argentine. Quant à l'Angleterre, l'étude avance qu'elle ira jusqu'en quart de finale, battue par l'Espagne. Verdict le 13 juillet prochain; la finale de la Coupe du monde permettra de confirmer les conclusions du chercheur, ou de lui infliger un carton rouge...

Céline Schoen avec Loïc de La Mornais

 

A lire aussi