La crise politique s'invite aux Jeux de Rio

Crédits : Veja Abril

A moins de 5 jours de l'ouverture des Jeux Olympiques, les yeux du monde entier sont braqués sur la ville de Rio. Et les opposants à Dilma en profitent. 

Hier après-midi, dimanche 31 juillet, des dizaines de manifestants se sont réunis près de la célèbre plage de Copacabana. Leur cheval de bataille ? L'éloignement définitif de la présidente Dilma Rousseff, provisoirement destituée depuis le mois d'avril, au nom de la lutte contre la "corruption". Pour attirer l'attention des touristes et des médias étrangers, présents en masse pour la tenue des JO, les manifestants ont brandi des pancartes en anglais.

Crédits : Aline Pollilo / G1 Rio

Crédits : Aline Pollilo / G1 Rio

Des manifestations contre Dilma se sont également tenues dans 15 autres villes du Brésil. Au même moment, des mouvements de protestation contre le gouvernement de son successeur Temer agitaient une vingtaine de villes du pays.

Mais, pour les deux camps, la ville de Rio, actuellement extrêmement médiatisée, semble être le un lieu-clef.  Sur les réseaux sociaux, les manifestations s'organisent, profitant du climat bouillonnant des Olympiades. Les jours à venir sont décisifs pour l'avenir politique du pays. En effet, le procès de Dilma s'ouvrira le 29 août, soit une semaine après la fin des Jeux Olympiques. D'ici là, il y a fort à parier que sport et politique continuent à s'entrelacer.

 

Marie Gentric pour Fanny Lothaire

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