Lettre d’un instit parisien écœuré à lui-même (puisque personne ne veut l’entendre)

 

"Hier, j’ai fait grève, comme près de 80% de mes collègues parisiens. Pour dire à MM. Delanoë et Peillon mon désaccord avec la mise en place pour la rentrée prochaine des nouveaux rythmes scolaires. Tout le monde a dit que je faisais grève parce que je ne voulais pas venir travailler le mercredi. C’est faux.

J’ai fait grève car je pense sincèrement...

...que cette réforme mal fichue et inessentielle, préparée à la va-vite et difficile à mettre en œuvre – on s’en apercevra dans huit mois –, ne va pas apporter grand-chose aux élèves, contrairement à ce qui est claironné partout, ministre en tête.

Raccourcir la journée des enfants ? Ils feront seulement 45 minutes de classe en moins, au mieux, et leurs journées finiront toujours à 16 h 30.

Alléger les journées ? Impossible, les heures de classes seront toujours aussi denses, les programmes ne vont pas changer, ce sera encore la course contre la montre, comme aujourd’hui, au détriment des plus faibles.

Alléger la semaine ? Pas franchement, les enfants se lèveront une journée de plus, qu’ils passeront dans la très usante collectivité.

Offrir une ouverture culturelle lors de l’accueil périscolaire ? Outre que plein de villes peineront à s’organiser, quelle activité ambitieuse est-il possible de mettre en place en 45 minutes (auxquelles il faut ôter le pipi, les déplacements, la récré, reste une peau de chagrin). Financées comment, ces activités ? Encadrées par qui ? Le risque de voir ce créneau transformé en récré géante est important. A Paris, comme dans d’autres villes certainement, la solution trouvée serait d’allonger la pause méridienne, de 11 h 30 à 14 h 15. Presque trois heures de pause, quand des enfants viennent déjà me voir au bout de d’1 h 30 pour me demander quand ça finit, et se remettre au travail après, vraiment ?...

On invoque les chrono-biologistes, mais qui les a vraiment lus ? Il faut se pencher sur les travaux de Claire Leconte, par exemple, pour voir que le compte est loin d’y être, en l’état actuel ! Il faut se souvenir que l’Académie de Médecine préconisait certes le retour de la semaine de 4 jours ½, mais avec adjonction du samedi matin, non du mercredi matin !

Voilà, brièvement et incomplètement résumées, quelques-unes des raisons pour lesquelles j’ai accepté de perdre 80 € pour cette journée chômée.

J’aurais aimé une autre réforme, ambitieuse.

Des journées de classe vraiment raccourcies, 4 h 30 ou 5 h maximum, des mâtinées plus denses, 3 h 30 de classe sont faisables sans souci, mercredi compris, il aurait fallu aller au bout de la logique et raccourcir les vacances d’été, mettre en place l’alternance 7 semaines travaillées / 2 semaines de vacances, il aurait fallu mettre en place un vrai temps périscolaire sans concession, permettant véritablement aux enfants de découvrir arts, sciences, pratiques sportives, etc…

Surtout, il aurait fallu alléger les programmes, ce sont leur lourdeur et leur inadaptation qui font de nos journées (car instits et élèves sont dans la même galère, personne ne semble le comprendre) des sommes considérables.

Il aurait fallu… Mais cette réforme ne va pas assez loin, et se donne pourtant des airs de révolution.

J’ai entendu des presque collègues tirer sur nous à balles réelles.

Au cours de cette longue et pénible journée, j’ai entendu les syndicats de Province accuser ceux de Paris de faire cavalier seul, et se frotter les mains de leur bonne peine, eux qui sont infoutus de faire l’union nationale alors que partout les instits ne demandent qu’à dire les choses.

J’ai entendu des profs d’IUFM verser dans l’anti-parisianisme primaire, à grands coups de dénigrement méprisant : « La caste des enseignants parisiens jette le doute sur les motivations réelles des enseignants. Merci à ces enseignants autocentrés d’entraîner tous les profs de France avec eux… ».

J’ai entendu certains profs de lycée, de collège, des proviseurs même, « trouver cette grève consternante », et la condamner d’un lapidaire « le rejet des rythmes est un affaire corporatiste ». Que savent-ils des rythmes du primaire, au juste, et quelle expertise de terrain peuvent-ils faire valoir sur ce sujet ? Comme les autres, ils ne savent mais prononcent sentence. Cuistres.

Merci à ces chers collègues, je l’espère peu représentatifs, d’avoir pris le temps de considérer les complexités de l’école primaire, bien différente du secondaire, et d’avoir écouté les collègues du premier degré avant de s’exprimer à travers des propos qu’ils sont les premiers à condamner quand ils sont prononcés par d’autres qu’eux.

J’ai lu la presse et assisté, atterré, à la curée.

J’ai lu que cette grève était « injustifiée » parce que la concertation avait eu lieu, on ne peut donc affirmer ne pas avoir été consultés : faux, la concertation n’a rassemblé que « le millier de personnes traditionnellement impliqué dans le fonctionnement de l’institution (…) sans que les acteurs de terrain aient les moyens de s’en saisir » (Meirieu).

J’ai lu que cette grève était injustifiée parce que les syndicats avaient eu gain de cause : 1. Je ne crois pas que les syndicats aient eu ce qu’ils voulaient, il faut leur demander… 2. Il faut être un peu naïf et sacrément méconnaître les salles des maîtres pour ne pas savoir les divergences de la base avec les syndicats…

J’ai repensé aux propos de Julliard, quittant le ministère et pourfendant ces mêmes syndicats, déjà accusés de corporatisme, de conservatisme et  d’immobilisme. Feignant d’oublier que toutes les parties concernées ou presque par la réforme la rejettent en bloc, Julliard faisait par avance des enseignants l'unique obstacle à la Réfondation de l'école… Bravo Bruno, et merci.

J’ai lu aussi qu’il n’y avait qu’une seule véritable raison de faire grève : nos salaires ! Ca alors !... Que n’aurions nous entendu, si effectivement nous étions descendus dans la rue pour demander à être mieux payés !

J’ai lu aussi des représentants de parents d’élèves, pourtant les premiers à dire que la réforme n’est pas satisfaisante, crier avec les loups qu’« il faut faire passer les enfants d’abord pour une fois », ce qui évidemment ne peut être le cas des enseignants. Coup de pied de l’âne.

Je me rappelle pourtant lundi, 16 h 30, quelques mamans qui viennent me voir à la sortie des classes, savoir pourquoi on ferait grève le lendemain, je me rappelle la discussion amicales avec elles, comme toujours, et leur hochement de tête approbateur, leur mot d’au revoir : « on est avec vous, on vous soutiendra en gardant nos enfants ».

J’ai bien sûr lu les propos de notre bon ministre, qui parlait d’ « exception parisienne »… J’entends pourtant encore la discussion avec l’équipe enseignante dans l’école de mon fils, qui n’est pas scolarisé à Paris : « On est à fond avec vous, si seulement nos syndicats avaient suivi et qu’on pouvait être avec vous aujourd’hui… ». J’ai également lu, entendu, tous ces messages de soutien et de regrets de n’en être point, d’instits de France et de Navarre. Exception parisienne, mon œil.

 

Et puis j’ai lu « le grand quotidien du soir » que le Monde est sensé être, et mon cœur s’est arrêté de battre quand j’ai lu l’édito, intitulé « L’école ou le triomphe du corporatisme »… Cet édito courageusement non signé, incomplet, lacunaire, approximatif, inculte pour tout dire, dénonce un « corporatisme étriqué lamentable », accusant les instits de ne pas se mobiliser dans l’intérêt des enfants… Coup de grâce. Quelque chose s’est cassé en moi. Merci à ce journaliste imbécile et censeur, que la méconnaissance de la réalité n’empêche pas de prononcer des sentences destinées à attirer les foudres populistes sur les instits (il devra assumer la somme nauséabonde de commentaires poujadistes qui suivent son papier).

J’ai mal à mon école.

La grève scolaire la plus réussie de la décennie s’est transformé en cinglant revers. Personne ne nous a écoutés, personne ne nous a compris. Notre faute aussi, sûrement, mais nous ne méritions pas ce déferlement, ce flot-là.

J’ai ravalé ma rage, mes presque larmes de colère, et je me suis dit : puisque tout le monde croit que nous sommes égoïstes, vénaux, grégaires, puisque personne ne veut savoir ce que l’on pense, puisqu’il ne vient à l’esprit de quiconque qu’un instit puisse se préoccuper avant tout de l’intérêt d’élèves avec qui il passe plus de temps qu’avec ses propres enfants et qui sont le cœur vivant de son métier (ne serait-ce que pour ce qu’il en tirera en retour !), je m’en retourne, démoralisé et écœuré, à ce qu’il me reste : mon travail, mes élèves, seuls vestiges sur le champ de ruine de cette putain de grève du mardi 22 janvier 2013.

C’est mercredi matin, j’ai du travail".

 

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  • sophie cabiten

    Eh oui, Monsieur Marboeuf, même le Monde compte de sinistres crétins. Moi aussi cet édito m'a achevée. Et oui, Lucien (je te dis tu, je te lis depuis longtemps, ça vient tout seul...), les français persistent à croire que nous ne sommes que des fainéants, nantis, corporatistes, tout le temps en vacances, trop payés, incompétents. Pendant ce temps que chaque jour nous apprenons à leurs enfants la politesse et le respect d'autrui, avant même de leur apprendre à lire et à compter.

    Je ne suis plus étonnée de rien, personnellement. Ces enfants mal élevés qui me répondent, qui commencent toutes leurs phrases par "oui, mais...", qui n'ont envie de rien, à part jouer, sont bien les enfants de ces français qui nous crachent dessus. Imbéciles et égocentriques, pourris gâtés et méprisants. Ca, je le savais déjà.
    Par contre, que même Le Monde donne la parole à ces limités du bulbe, là, je dois dire, le coup est rude.
    Allez, Lucien, plus que 20 années avant la retraite. En déambulateur, devant des classes à 40 élèves, cinq jours sur sept pour arranger les parents et l'été par 35 degrés pour les mêmes raisons, tout sera parfait. La connerie aura gagné.
    S.

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=1030297765 Hélène Cat

      bravo... instit moi-même, dans un RAR (avec tant de moyens supplémentaires....) je retrouve dans cette lettre toute ma lassitude face aux critiques, ce malaise ressenti par mes collègues, amis enseignants... Hier matin sur le chemin de l'école, j'ai eu la mauvaise idée d'allumer la radio régionale: claques de la représentante de la FCPE, claques des messages de certains parents, estocade finale de la journaliste (qui écharpait avec ignorance les collègues parisiens) , je suis arrivée dans la cour de récré avec la nausée, mais la vision de mes élèves m'a reboostée... Merci de l'avoir écrite, je vais m'empresser de la faire tourner

      • http://www.facebook.com/daniel.veron.10 Daniel Veron

         mesdames et messieurs les enseignants vous êtes que vous le vouliez ou non en première ligne pour l’éducation de nos jeunes: Montrez l'exemple, travaillez comme tous les travailleurs de ce pays acceptez l'autorité comme tout un chacun se doit de le faire,
        vous etes des protégers et vous en profité depuis que je suis sur cette planète fe n'entend parler que de reforme , mais jamais elles ne peuvent etre misent en application car avant tou il faudrait DÉGRAISSER LE MAMOUTH....Vous IMPOSER la ierarchie et le respect qui va avec, vous n'etes pas le centre du monde loin s'en faut
        l’éducation nationale Français premier et plus gros employeur européen et quels résultats, quand nos jeunes sortent de vos établissements se sont les entreprises sur leurs budget qui assurent les formations car vous en avez fait des "J'AI DROIT" surtout pas des j'ai des DEVOIRS....... ils voient la vie au travers de leurs enseignants dans la contestation permanente et dans les geremiades en pleurant sur votre sort qui est autrement plus sécurisant avec des avantages pas une autre profession ne peux obtenir. Et que dire de l'image et de la place de notre enseignement par rapport aux autres pays......moi j'aurais honte............
        Alors mesdames et messieurs au boulot et arrêtez de pleurez sur votre sort
        D veron

        • http://twitter.com/hurdmann hurdman

          " car vous en avez fait des "J'AI DROIT" surtout pas des j'ai des DEVOIRS."

          Vous semblez ignorer que l'éducation est le fait des parents et non des enseignants.
          Je travaille pour ma part dans une société privée, le manque d'éducation est plus flagrant que le manque de connaissances ...
          Les salaires des enseignants n'ont pas communes mesures avec les miens (surtout en "primaire" ) pour un niveau d'étude équivalent et une charge de travail élevée (pour ceux qui font leur boulot , certes, il y a des fainéants partout, et dans toutes les entreprises ).
          Le manque de considération vient de façon flagrante de certains parents qui EUX justement, n'apprennent pas à l'enfant à respecter la première autorité extérieur à la famille => l'enseignant.
          Alors honnêtement, je serais enseignant, surtout en primaire, je rendrais ma craie, et j'enverrai les sentencieux faire le boulot à ma place, payé un smic amélioré, devant 45 élèves que les parents collent là de plus en plus jeunes car ils sont trop occupés à bosser comme des chancres pour notre belle société de consommation.

          • estellehelfi

            Merci beaucoup pour votre considération  , nous en avons besoin.....Pour ma part j' ai été gréviste pour la première fois l'année passée en 17 ans de carrière , une grève en tant que maman et enseignante et  je pense récidiver cette année car cette réforme a un goût d'inachevé.Et pourtant je m'épanouie pleinement dans mon métier et pas un jour je n 'y vais à reculons , mais bien au contraire , heureuse de pédaler vers mon école et mes élèves!
            Heureusement qu'il existe des parents comme vous .....merci

          • MaGabin

            MERCI ! Je suis ravie de lire autant de commentaires de non-enseignants qui nous écoutent et veulent bien nous comprendre...contrairement à ce qu'on pourrait croire, notre "combat" se fait dans l'intérêt de nos élèves...

        • AGyop

           Et moi j'aurais honte d'écrire comme vous. Ou peut-être est-ce la faute de vos professeurs de français, grévistes incurables....
          Quoi qu'il en soit, qui ne côtoie pas régulièrement et de près des instituteurs (j'entends par là dans sa famille ou parmi ses amis, pas simplement en allant chercher ses enfants à l'école) ne peut pas réellement se rendre compte de la situation. La seule chose à faire, et il me semble qu'il s'agit là de la base du respect, est d'écouter ce qu'ils ont à dire et de considérer les choses d'un point de vue objectif. Quant à la façon donc les jeunes (peut-être les vôtres ?) voient le monde, ne considérant que leurs droits et oubliant leurs devoirs, je vous rappelle que l'un des devoirs des parents est justement d'éduquer leurs enfants. Celui de l'école est de les instruire. Il y a là une nuance que certains peinent à saisir mais qui existe bel est bien.
          Et avant que vous n'accabliez encore un peu plus les enseignants suite à mes propos, je tiens à préciser que je n'en fais pas partie. Mais cela ne m'empêche pas de penser que cet article expose parfaitement le problème, à condition bien sûr de bien vouloir comprendre la situation. A bon entendeur.

          • MaGabin

            MERCI ! Je n'aurai pas répondu mieux, d'autant que je suis instit !! J'aimerai bien savoir ce que fait Daniel Veron fait dans la vie ?!

        • http://twitter.com/sollol Dana creiom

          Les retraités, AU BOULOT, c'est le projet du Président !

        • Grégoire de Belmont

          Mr Veron,
          pour vous répondre, il a fallu que j'aille au bout de votre billet d'humeur chargé de fautes tant d'orthographe que de grammaires, un calvaire.... mais il le fallait bien pour reprendre vos arguments un par un, et les commenter :
          1- vous confondez "enseignants" et "enseignement".... les enseignants, contrairement à ce que vous dites, appliquent des décisions qui sont prises à des échelons supérieurs, des programmes qui sont concoctés par des têtes (censées être) bien pensantes...ce sont des gens de terrain qui ne peuvent que regretter que leur expérience ne soit pas d'avantage mise à profit pour construire l'école telle qu'elle devrait être. L'enseignement en France a toujours fait la place belle à la théorie, et méprisé la pratique. Je suis le parfait ex de cette France théorique, ayant suivi moi même les voies classiques qui mènent aux grandes écoles... 15 années d'expérience professionnelle plus tard et je ne peux qu'être ahuri que nos élites en charge n'aient toujours pas compris... ms c'est un autre débat. Bref, s'il n'y avaient pas ces enseignants qui s'adaptent au terrain et font de leur mieux avec les outils d'un autre âge qu'on leur met à disposition et qu'on les oblige à utiliser, le niveau de nos enfants (et de nous même) serait bien plus bas...
          2- vous confondez aussi "enseignants" et "parents".... C'est à vous d'enseigner à vos enfants qu'ils n'ont pas que des droits, mais aussi et surtout des devoirs. Vous avez semble t-il fait le choix de tous ces français qui sont incapables d'assumer leurs responsabilités, qui font des enfants, mais laissent aux autres le soin de les éduquer... sans doute car il est beaucoup plus sympa de n'avoir pas à les gronder soi même, ces petites têtes blondes ou brunes... Faites donc votre job, avant de critiquer les autres !
          3- les avantages des profs : s'ils ont tant d'avantages que cela, pourquoi n'avez vous pas vous même choisi ce métier ? Pourquoi tout le monde ne veut il pas être prof ?... Bizarre n'est ce pas ? Peut être ces avantages seraient ils le pendant de grosses contreparties (salariales notamment...). Vous trouvez normal que la personne qui apporte la SAVOIR à vos enfants soit tant sous-payée et déconsidérée ? Moi non...

          Alors bien évidemment, il faut élever le débat que vous avez lancé, le mettre au bon niveau... et là en effet, vous pourriez vous lâcher sur nos bons politiques qui sont incapables de réformer notre système éducatif, les méthodes d'enseignement, la sélection et l'orientation des élèves, redorer le blason des métiers manuels..... on se demande comme les décideurs d'aujourd'hui qui étaient les élèves d'hier ne tirent pas de conséquences de ce qu'ils ont vécu plus jeunes !? Et je ne fais que parler de ce que je vois, en tant que citoyen.... les professionnels et acteurs de ce secteur y verront sans doute beaucoup plus !
          Vous auriez pu positionner le débat au bon niveau, vous ne l'avez pas fait... dommage...

          Grégoire de Belmont, pas du tout enseignant, sans parti pris...

        • mapasabe

          Votre message est consternant..
          Peut-être pourriez vous (en reprenant les cours d'orthographe qui vous ont fait manifestement défaut) retourner en classe et juger par vous même de la réalité du terrain et du travail des enseignants que vous jugez si sévèrement ?
          Et croyez le ou non, Monsieur, certains enseignants on travaillé en entreprise avant d'enseigner ... ceux là, monsieur , savent de quoi ils parlent

          PS : pour information, nous sommes là pour ENSEIGNER ( vous nous parlez d'EDUCATION qui est -et doit le rester - de la responsabilité PREMIERE des parents ... alors vous aussi faites votre boulot...de parents
           

        • uneautreidee

          Aussi peu de forme que de fond !
          Moi c'est pour vous que j'ai honte !

        • http://www.facebook.com/profile.php?id=100000437477890 Kari Baz

          Cher Daniel
          Que j'aurai aimé vous avoir dans ma classe afin de vous apprendre à lire, tout en nuance car visiblement vous n'avez pas su lire le texte tout en finesse de mon collègue...Pleurer sur notre sort??? Non cher Daniel, pleurer sur le sort de nos élèves oui! Vos enfants! Nos enfants !
          Etre enseigant est en soi une vocation, une dévotion...ceux qui le deviennent pour les vacances ou mercredi ont bien vite faite de quitter l'éducation nationale car oui cher Daniel, les années ont passé et l'école d'avant a changé, les élèves ont changé...
          Pleurer sur notre sort ?  Mais cher Daniel, pensez-vous à vos enfants ? Rappelons que la réforme des rythmes scolaires se veut novatrice et réductrice du temps en scolaire..or ajouter une demie journée de classe sans alléger nullement les autres journées..quid de l'allègement ? 45 minutes en moins dans la journée ? Avez vous jamais assité à une journée de classe ? 45 minutes ce n'est rien...à peine le temps d'écrire un mot dans le cahier de liaison, un devoir, mettre un manteau et passage aux toilettes..
          Pleurer sur notre sort ? Mais cher Daniel, nous sommes pour la majorité prêt à travailler le mercredi voir le samedi...mais penson un peu à nos élèves, à nos enfants et allégeons leur les journées...nous, de toutes façons, nous travaillerons clairement pareil, présence à l'école, formation, conseil d'école, de cycle...
          Alors mon cher Daniel, avant de nous parler de honte, mettez vous au courant de ce qu'il en est vraiment...

        • estellehelfi

          Vous n'avez rien compris , on ne pleure pas sur notre sort , mais NOUS travaillons avec les enfants et savons que cette réforme ne changera rien car elle est incomplète.Depuis 17 ans que j'enseigne j 'ai été gréviste une fois l'année passée en tant que maman car on nous envoie des enseignants en responsabilité à 1/4 de temps sur nos classes , et ces enseignants ne sont pas formés , ce sont donc NOS ENFANTS qui en subissent les conséquences!!!!Vous faites visiblement partie de ces gens qui étiquettent les enseignants comme de perpétuels grévistes......Mais qui êtes vous pour vous permettre de nous juger ainsi et d'écrire de telles  horreurs!!!!!!??????Ce ne sont pas nous qui éduquons les enfants à n'avoir que des droits mais les parents !!!!!Et peut être aussi des gens comme vous qui jugent sans savoir et qui n'ont aucune estime de leurs semblables!!!!!Je vous laisse car j'ai du travail MOI ,et à vous lire je me dis que j'ai beaucoup de chance travailler avec des enfants (plutôt qu'avec vous!)

        • ma16

           Monsieur, vous savez ce que l'on retiendra de votre message aigre et haineux, bourré de fautes d'orthographe et de syntaxe?
          ............que votre haine des enseignants ne date pas d'aujourd'hui.....que vous auriez sans doute dû mieux écouter, apprécier vos enseignants et profiter de leurs leçons plutôt que de grandir en bêtises et méchanceté jusqu'à vous croire capable un jour..... qui n'est pas arrivé contrairement à ce que vous pensez, de leur faire la leçon à votre tour. Il va falloir grandir encore un peu...humainement!.......ah oui au fait pour les fautes d'orthographe on ne vous en voudra pas.

        • http://www.facebook.com/nadege.radde Nadege Radde

          C'est non sans peine que l'on s'applique à faire de vos enfants d'honnêtes citoyens la tête bien pleine. Nous nous adaptons nous, enseignants à de nouvelles réalités: moyens insuffisants en enseignants spécialisés et psychologues ou médecins scolaires, difficultés sociales grandissantes dans certaines familles de nos élèves. La crise nous touche de plein fouet et c'est malgré ces difficultés grandissantes que nous nous acharnons à offrir à vos enfants le meilleur de  nous pour qu'ils apprennent. Si vous ne comprenez pas que nos revendications concernent l'avenir de vos enfants.... vous n'avez vraiment rien compris!
          N Radde    

        • Rabatel Françoise

          Instit moi même, je pleure sur le sort de l'école de mes enfants et de mes élèves plus que sur le mien. La hiérarchie doit s'imposer par sa crédibilité et ses compétences. Ma hiérarchie décide du contenu des programmes et des moyens de leur application, je ne suis qu'un rouage de la "machine". Souvenez-en en quand vous nous accusez de laisser sortir de "nos" établissements des jeunes à la charge des entreprises. Chaque jour, devant mes élèves je fais au mieux avec les moyens que l'on me donne. Si vous avez besoin de vous défouler en réaction à un système éducatif défaillant faites le en ciblant les bonnes personnes: les décideurs ! Pas les instits qui chaque jour sur le terrain essaient de faire avancer les choses en défendant le droit des élèves à recevoir un enseignement de qualité dans de bonnes conditions.

        • http://www.facebook.com/cecile.boelle Cécile Boëlle

           Juste quelques mots pour exprimer ma consternation de lire -encore- de telles critiques du monde enseignant, postées, bien entendu, par quelqu'un qui n'en connaît vraisemblablement aucun membre, qui ignore les réalités de notre travail et, qui plus est, qui a vraisemblablement peu profité de l'enseignement qu'il a pu recevoir grâce à cette école de la République qu'il critique tant, au vu des fautes innombrables d'orthographe et de grammaire dont il émaille son propos... la faute sans doute aux instituteurs et autres professeurs de français qui ne lui ont pas dispensé le savoir nécessaire ??? !!!

          Moralité : avant d'écrire, il faut apprendre !

        • http://www.facebook.com/ariane.pruliere Ariane Prulière

          Prenez en charge une classe pendant une semaine. On en discute de façon objective après.

        • BUSSEUILP

            Nous ne pleurons pas sur notre sort, monsieur Veron,  il n'y a aucune gérémiade. Les enseignants sont constitués très majoritairement de personnes très engagées dans leur travail,  avec un dynamisme réconfortant.
            Les projets pédagogiques qu'ils déploient  pour les élèves, malgré les difficultés et le manque de moyens de la dernière décennie, nous le montre régulièrement .   Votre réaction montre votre méconnaissance de la situation des écoles en général, du projet gouvernemental  lui-même, des capacités des communes à le mettre en oeuvre, et des conséquences concrètes à Paris, dans des locaux inadaptés, voir inexistants, de la précarité actuelle du périscolaire à Paris.
            Cela vaut bien un an de plus pour y travailler.
           Vous réagissez avec des jugements à l'emporte pièce, des réformes il y en a eu, vous n'exprimez qu'une vision très très partielle et déformée de l'ambition de notre profession.
           Lorsque je lis et que j'entends parler de notre métier sur les médias à propose des rythmes scolaires,  je sais que je n'écouterai plus jamais les médias de la même manière , sur tout sujet...
           Participez aux réunions publiques du maire de Paris , vous y entendrez des réalités ignorées de tous.
          PB

        • http://www.facebook.com/profile.php?id=1650752646 Leslie Baudot

          Monsieur Veron,

          Rien ne vous empêche de passer le concours pour profiter de notre vie merveilleuse et de notre travail si enviable.

          Nous ne sommes pas contre les réformes, bien au contraire, nous aimerions faire notre travail encore mieux que nous le faisons actuellement dans des conditions bien meilleures (changer les programmes notamment serait une bonne chose). Mais cette réforme ne sera bénéfique pour personne : ni les enfants, ni les enseignants.

          Quant à nous demander d'être au boulot, je ne parlerai que de ce que j'observe : je pense que dans mon école de 9 classes avec des enseignants d'âges variés (donc plus ou moins expérimentés), nous devons être au minimum à 45h en moyenne par semaine entre notre temps de présence et le travail en dehors (corrections, préparation, travail administratif).

          L.

        • http://www.facebook.com/profile.php?id=1100581002 Stéphanie Léger

           Vous êtes vraiment très ignorant de la situation des enseignants! Et quelle manque de considération pour autrui! Nous instruisons vos enfants, c'est vous, parents, qui faites leur éducation. Vous osez dire "travaillez comme tous les travailleurs..." si vous saviez le temps passé à travailler comme vous dites: notre travail ne se borne pas à être face aux élèves. Les cours se préparent, et oui! Le mercredi et le week-end, nous travaillons pour cette préparation afin qu'elle soit de qualité! Les copies, cahiers du jours, évaluations, dictées, leçons... ne se corrigent pas seuls. Ce serait si simple! Pour ma part, le midi, je corrige le travail du matin. Je ne me tourne pas les pouces comme vous le laissez entendre. Le soir, je rentre chez moi vers 18h15 après les aides personnalisées. Je fais les devoirs avec mes enfants. Une fois couchés, je corrige le travail de l'après-midi. Le film du soir? Qu'est ce que c'est? Alors vous me faites rire avec vos commentaires à la gomme! Je travaille en moyenne 42 à 43h par semaine. Pour un salaire qui n'égale en rien celui du privé. Ah! Les vacances! Parlons en des vacances! Relevés de notes, livrets scolaires, progressions préparation de cours... et évidemment un peu de repos pour recharger nos batteries pour être d'attaque devant vos enfants. Ces vacances qui sont nécessaires car la gestion d'une classe n'est pas chose aisée: élèves en difficultés très importantes, problèmes de comportements... La sécurité de l'emploi, on la paie très chère!! Alors, honte à vous de tenir de tels propos (bourrés d'erreurs d'orthographe en plus) qui prouvent bien votre ignorance concernant notre profession.
          S.Léger

        • ailede

          Cher Monsieur, vous parlez de devoirs mais visiblement vous n'avez pas assez fait les vôtres quand vous étiez petit. Permettez-moi de faire mon métier (eh oui même le samedi...!) et d'amener quelques petites corrections à votre exposé. Alors:
          - montrez l'exemple - pas de majuscule après les deux points.
          - vous en profitEZ - 2ème personne du pluriel au présent.
          - je n'entendS - 1ère personne du singulier au présent.
          - réformeS
          - être miseS en application
          - la Hiérarchie - avec un H
          - éducation nationale française - un e et pas de majuscule, c'est un adjectif.
          - leurS budgetS ou leur budget
          - Jérémiades - avec un J
          - ne peuT obtenir - 3ème personne du singulier au présent.
          - de pleureR sur votre sort.

          Il en reste, je n'ai pas corrigé les accents, ni les erreurs de syntaxe. Monsieur Veron il faut absolument vous relire!! Je suis sûr que vous ferez mieux la prochaine fois!

        • http://www.facebook.com/profile.php?id=100003988219568 Franck Porée

          inculte personnage qui n'y connais rien commencez par corriger vos fautes !

        • vivirad

           Que dire à cette ultime provocation... Moi-même étant également simple "instit"... Ah oui ! Revoyez votre orthographe ! Mais bon, vous deviez sans doute avoir un très mauvais enseignant...

        • http://www.facebook.com/profile.php?id=100000225009664 Cécile Tanquerelle Maurice

          Nos devoirs nous les appliquons tous les jours auprès de nos élèves que nous essayons d'emmener le plus loin possible malgré une société de plus en plus sclérosante, injuste et peu éducative (faire faire les devoirs à ses enfants c'est trop "conflictuel", "nous n'avons pas le temps de nous en occuper"... comment faisaient nos propres parents qui pour une grande majorité d'entre eux à l'époque n'avaient pas été plus loin que le certificat d'études ?)... quant à l'éducation faite par les parents, oui pour un certain nombre... mais venez voir dans nos classes une semaine, un mois... venez vous confrontez à notre réalité et nous en reparlerons... ce n'est pas la vision de leur enseignant qu'ont les jeunes adultes mais bien celle d'une société de loisirs qui fait passer l'individualité avant le collectif (tout le contraire de ce que nous essayons d'enseigner tout au long de l'année à nos élèves) )!!! Aujourd'hui nous devons éduquer bien plus qu'instruire et c'est écrit en toutes lettres dans les programmes que nous devons respecter à la lettre (heureusement nous avons une conscience professionnelle, humaine devrais-je dire plutôt, et face à nos élèves nous avons le devoir de nous rappeler que nous sommes là pour leur enseigner les fondamentaux indispensables pour leur permettre de devenir des adultes intégrés et instruits, capables de travailler !!!). Certes nous sommes protégés est-ce une raison pour se taire et accepter de mettre en pâture nos futurs citoyens !!!! nous ne faisons pas grève pour nous ! nous avons choisi ce métier nous l'aimons et justement c'est parce que nous l'aimons et que nous voulons le mieux pour les enfants que nous avons en face de nous chaque année ! Que nous ne voulons pas de réformes mal ficelées, dont les priorités ne sont pas en phase avec les réalités du terrain et certainement pas en phase avec les besoins des enfants !!! MAIS OUI NOUS VOULONS QUE LES CHOSES CHANGENT MAIS PAS A LA VA-VITE SANS TENIR COMPTE DES VRAIS BESOINS !!! Quant à nous dire que nous ne travaillons pas... avez-vous juste une idée de notre réel temps de travail ? Ce n'est pas seulement notre journée de classe malgré ce que vous pensez !! Préparer notre classe, corriger le travail de nos élèves, rencontrer les parents, s'informer, se former seul (puisque nous n'avons plus de formation continue...) pour mettre en place la pédagogie adaptée à nos élèves en difficulté, chercher, analyser, retravailler pour savoir comment aider ceux qui n'ont pas compris, qui ont du mal... nous y passons nos soirées, tous nos mercredis, nos weekends (demandez à nos conjoints) et les périodes des vacances des élèves !!!!!!... travail invisible sans doute pour ceux qui comme vous ne voulez pas le voir !!!

        • http://www.facebook.com/evelyne.chatelus Evelyne Chatelus

           Tout d'abord un grand merci à Daniel Veron pour son intervention à travers laquelle on retrouve la hargne et surtout les lieux communs portant sur les enseignants. S'il est une chose dont vous, vous devriez avoir honte c'est en premier lieu votre orthographe. Poster un commentaire chargé d'autant de fiel à notre égard aurait mérité l'usage d'un correcteur et ainsi présenté un peu plus de respect.
          Vous nous comparez aux écoles des autres pays: qu'en savez vous? connaissez vous les rythmes scolaires en Allemagne? Les programmes en Belgique? Vous semblez bien renseignés. Les enquêtes Pisa portent elles toutes sur l'étude d'une langue difficile: le français (en comparaison le finois est plus simple....) Est ce notre faute si notre vocation d'apprendre à lire et à compter n'est pas relayée par un système secondaire, universitaire encore axé sur les idées du siècle des lumières et non tourné vers le monde économique? Est ce de même en Allemagne où le manuel n'est pas autant dénigré que chez nous? La refondation de l'école passe outre les rythmes par des programmes plus adaptés aux nécessités du marché de l'emploi....
          Quant à avoir honte, non Monsieur je n'ai pas honte! Je ne sais quelle est votre profession mais malgré nos vacances dont une bonne partie est grignotée par les préparations de cours, nous tournons à une moyenne de 44 heures semaine! Des heures de préparation, de correction, de bricolage au détriment de notre propre vie familiale pour enseigner à des élèves de plus en plus élevés dans le mépris de leur enseignant par des parents jaloux  des stéréotypes auxquels ils veulent bien croire! Et pas question d'arriver sans préparation car dans certaines écoles les loulous vous mettent les nerfs à bloc! Car on ne parle pas des maladies nerveuses des enseignants dont certains ont perdu en acuité auditive ou la voix... Ah j'oubliais qui accepterait lors de ses vacances de refiler à toute sa famille les poux donnés par ses élèves??? J'ajoute à cela que pour ces heures d'enseignement j'ai un bac + 5 (niveau ingénieur) et que j'arrive péniblement à 2000 euros par moi après 28 ans d'ancienneté.....
          Donc tous ces lieux communs on en a marre. Marre de se taire, marre de voir nos conditions de travail se dégrader à cause d'une hiérarchie qui ne nous écoute pas, nous bloque nos salaires, à cause de parents qui nous méprisent et sont incapables de voir que nous aimons leurs gamins et que notre but c'est qu'ils progressent, à cause d'enfants qui reproduisent les incilités de leurs parents qui parfois en ont fait de véritables tyrans....
          Alors Monsieur Verron allez passer une semaine dans une classe, parlez avec des instits et revenez nous donner votre impression. Vos lieux communs nous font si mal que désormais bon nombre n'osent même plus avouer leur profession pour éviter ce déferlement de conneries primaires!!!!)
          PS: Windows permet le correcteur orthographique

        • puissance13

          EN REPONSE A M. VERON           A vous lire, Monsieur Véron, on a le très net sentiment que vous avez dû provoquer l'ire de vos maîtres(-ses) plus d'une fois...Qu'importe ! Cela laisse des souvenirs impérissables, n'est-ce pas ?          Sans doute l'institution scolaire n'a-t-elle pas su combler vos aspirations, car on sent nettement dans votre propos comme une aigreur. Mais, peut-être, n'avez-vous pas su (voulu) non plus vous laisser apprivoiser par elle... Quoi qu'il en soit, je fais partie de celles et ceux à qui de valeureux et dévoués instituteurs - puisque c'est ainsi que nous les appelions autrefois - ont communiqué leur passion de l'enfant et fait partager leur idéal d'humilité et d'humanité, voire d'humanisme. Je leur en sais gré, et à mon père en particulier.
               
                  Vous devez savoir, Monsieur Véron, que personne n'a jamais dénié à quiconque le droit de faire carrière dans la fonction publique ou d'embrasser le métier d'enseignant. Nombre de mes connaissances se sont tournées vers le secteur privé : je ne sache point qu'elles s'y soient fourvoyées et leur niveau de vie pourrait faire des envieux. Les poncifs que vous énumérez ne résistent guère aux réalités d'aujourd'hui, surtout lorsque l'on côtoie quotidiennement des parents qui ont de plus en plus de mal à éduquer leur progéniture et à lui inculquer les valeurs premières de respect et de politesse. Et que dire de l'obéissance !
               
                  L'école de la République est sans doute perfectible mais ne peut, en aucun cas, assumer les démissions familiales et les dérives de la société en plus de ses propres missions. C'est aussi l'une des raisons du peu d'attractivité de l'enseignement pour les jeunes sortant de formation. Non, Monsieur Véron, si j'avais voulu un statut de "protégé" et souhaité une rémunération substantielle, j'aurais choisi une autre voie, voyez-vous, par exemple la politique.
               
                  Quitte à manquer singulièrement de modestie, je n'ai pas honte de l'image de notre école publique française, parce que, comme nombre de mes collègues, je me suis investi entièrement dans la formation de notre jeunesse et l'éveil de la personnalité de nos enfants. De nous tous, enseignants des villes ou des champs, hussards noirs ou soixante-huitards (attardés), idéalistes ou sans illusions, personne n'attend ni statue, ni médaille. ni même de panégyrique.
               
                   Ce qui nous touche le plus, Monsieur Véron, et qui nous fait durer dans "le plus beau métier du monde", comme "ils" disent, c'est le sourire de nos anciens élèves et les visites assidues dans leur école, et le souvenir partagé de moments inoubliables... Alors, ni le mépris, ni le dénigrement, ni la mauvaise foi ou la provocation n'ont de prise sur nous, car la reconnaissance des enfants l'emportera toujours sur le cynisme des adultes.
               
                  Je vous reconnais un mérite, Monsieur le censeur : celui de m'avoir permis de parler de notre métier d'enseignant. Je vous épargnerai bien volontiers celui de directeur....
               
                  Ouvrez-vous à l'école, Monsieur Véron, elle vous le pardonnera.
               
                  Bien à vous et à bientôt, qui sait...
                  Michel BARTHEL        Professeur des Ecoles et Directeur         Ecole Paul Verlaine Hagondange (57)

    • champelogne

       Bravo pour cette lettre ! Enseignant en province, en Ardèche plus précisément, les syndicats n'ont même pas daigné organiser un rassemblement devant l'IA !! Consternant car dans la majorité des écoles, les enseignants sont opposés à cette réforme !! Le gouvernement de Gauche peut remercier les syndicats pour leur aide !! De plus en plus d'enseignants voteront à droite dans le futur !  C'est eux qui m'ont permis de toucher quelques heures sup , c'est eux qui ont permis à des enfants d'avoir un temps pour prendre le temps de réfléchir et résoudre les problèmes (aide personnalisée) au lieu de courir après les programmes tout au long de l'année, ...  !! D Vigouroux

      • Marc Sinniger

        Vous mettez, à juste raison, le doigt sur un sujet sensible : les enseignants sont trahis par leur camp. Quant à croire qu'ils voteront davantage à droite dans le futur, rien n'est moins certain. On ne coupe pas le cordon ombilical si facilement car dans l'esprit d'une majorité d'électeurs, la gauche représente toujours le camp du bien et la droite celui, sinon du mal, du moins des exploiteurs. Pas sûr que beaucoup d'enseignants soient sortis de cette dichotomie.

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=769823624 Emilie Denis Genauzeau

      Merci merci merci ! Tous ces mots que je tourne et retourne dans ma tête depuis hier soir sans réussir à les mettre en forme. C'est exactement tout ce que je souhaiterais hurler depuis hier soir à tout ce mépris qui vient nous assaillir. De mon côté ce n'était pas que des "presque larmes de colère", elles étaient bien réelles...
      Emilie.

    • olmetovillage2

       C'est vrai que dans tous les autres métiers les gens ne travaillent pas l’été, il fait trop chaud je vous comprends,  ni 5 jours par semaine c'est trop long trop dur, le bagne, 5 jours dans une semaine...tu te rends pas compte.
      Allez c'est l'heure de se réveiller Sophie !!! Il faut allez au travail, dans la vraie vie ...35 h ou 39 ou 40 ou plus pour les gens qui entreprennent et qui ne gagne pas forcement mieux leur vie... 5 ou 6 jour par semaine même l'été tu te rend compte, même le soir ou la nuit pour certains, dans des conditions de travail très difficiles, physiquement, de stress, de résultat pour avoir un salaire décent.. avec des congés toutes les 7 semaines et 2 mois l'été, ha non merde 5 semaines dans l'année moins pour les entrepreneurs...qui se déplace pour aller travailler eux aussi
      Enfin la vraie vie quoi...je suis sévère vous êtes aussi dans la vraie vie, mais regardez juste autour de vous, et arrêtez vos mesquineries, vous travaillez dans des conditions pas si difficiles, il y a de la marge avant que ce ne soit plus acceptable...et si terrible...Alors vos petits bobos de nantis ça va 2 minutes...
      Dans les autres pays européens vous pensez qu'ils travaillent avec autant de moyens...
      A méditer

    • Marc Sinniger

      Chère Sophie, ne vous étonnez pas outre mesure de ce qu'écrivent les journaleux du Monde dont on sait que c'est un organe de presse sous perfusion (17 millions d'euros de subventions en 2010, à nos frais !) Ces mangeurs de contemporains, qui jugent de l'Histoire du haut de leur superbe, ne tiendraient même pas une journée dans une classe. Commenter la tartufferie est une perte de temps, mais ça fait parfois du bien d'en lâcher une !

    • http://zona2balles.myopenid.com/ zona2balles

      Bonjour . Je note bien votre paragraphe 2 sur les "cons" qui nous entourent . Malheureusement , ou pas , cela s'appelle la vie en société et , en tant qu'enseignant votre rôle est de travailler avec et ,surtout, pour ces gens "limités du bulbe".

      Concernant les enfants "qui ne s'interessent à rien" je suppose (?) que vous parlez de leur manque d'intérêt pour la vie d'Alexandre le Grand , les hypoténuses et les merveilleuses moles de tétrahydrofurane . Dans cette logique il semble que pour nombre d'enfants votre manque d'intéret pour Facebook , les Sim et les fakes bien buzzés releve de l'obscurantisme des plus moyenageux . Vous en êtes vous déjà posé la question ?

      Pendant que certains apprennent aux enfants à décortiquer une page html, à participer à des wikis, à sécuriser leur vie privée sur le net , on continue ici à cracher sur wikipédia tout en utilisant des livres scolaires édités par des marchands d'armes plus "chiants" que des livres de Jean Anouilh sans ne trouver rien à redire .
      Je suis bien d'accord avec vous cela ne sert à rien de réformer les heures d'école.
      C'est VOTRE programme qu'il faut réformer et pour cela il faudra virer une bonne moitié des profs qui sera bien incapable de s'adapter : nous sommes au XXI ème siècle et , étonnement, le corps enseignant qui porte aux nues (généralement) la révolution induite par Gutenberg se conduit comme les moines copistes face à internet .

      Sachez que ces "ramollis du bulbe" échangent , rient , s'informent , trouvent des solutions à leurs problèmes en quelques secondes alors que  vous leur proposez de se taire , de ne pas rire , de "croire" la presse et de passer 2 heures en bibliothèque pour trouver un truc dispo en 2 clics ...... Proprement ridicule !
      Je crains , pour vous, qu'ils ne soient pas "cons" : ils constatent .

      Alors ne vous étonnez pas que les parents et les enfants considèrent l'"éducation nationale"  comme , au mieux, une garderie pas chère permettant d'avoir les allocs , au pire , pour les enfants , un pensum sans fin .

      Désolé .

      PS : Ah ouais j'oubliais : Vous dites que vous "apprenez aux enfants la politesse et le respect d'autrui" , mais , à vous lire , il ne fait guère de doute , que vous le faites avec un tel mépris et une telle morgue à leur endroit que le retour doit être à la hauteur .

      • un_instit

         Bonjour,
        Je trouve vos propos assez amusants et plutôt vrais. Cela dit, n'oubliez pas que nous appliquons des programmes qui viennent d'en haut. C'est à dire qu'on n'a pas beaucoup de latitude et c'est aussi pour ça qu'on fait grève.
        Refondre les programmes.

  • http://www.facebook.com/luc.grimonprez Luc Grimonprez

    je vous ai parlé dans un post précédent du problème de représentativité des syndicats...ici encore vous vous en plaignez....mais bon sang qu'attendent les instits pour se syndiquer, faire valoir leurs points de vues au sein des instances syndicales...fautes de syndicats forts et représentatifs, on se retrouve avec des collectifs sans queue ni tête, avec des cervelles de dindon..piaillant à qui mieux mieux sans aucune cohérence...
    il ne faut pas alors s'étonner de recevoir en pleine figure un édito comme celui du monde d'hier....que je trouve plutot mérité !
    pas sur le fond, parceque je sais combien les instits se démènent à paris comme ailleurs pour tenir un système éducatif à bout de souffle....
    mais mérité parceque les arguments avancés par les uns ou par les autres sont souvent navrants (relisez les commentaires sur l'article du monde sur votre page facebook ! ) je ne peux pas me sentir solidaire du n'importe quoi....!
    si l'o'n était honnète on écouterai aussi tous les collègues qui depuis 4 ans ont choisi de travailler 4,5 jours (à arras, à brest et ailleurs) et qui aujourd'hui le plébiscitent...
    aujourd'hui l'abscence de réflexion collective et structurée au sein de syndicats, de mouvements pédagogiques rend les instits innaudibles...parceque beaucoup d'entres eux ne milittent que pour eux mêmes...le mouvement en cours en est l'illustration...chacun avançant SES raisons d'être contre...sans aucun recul, sans aucune mise en perspective...on est dans les chacun pour soi, une conception très libérale du métier...
    ce n'est pas vous que je mets en cause ici, j'aime lire vos billets que je trouve souvent très pertinents...mais c'est une profession qui ne se vit plus comme participant d'une INSTITUTION, qui se considère propriétaire de l'école et qui vit tellement centrée sur elle même qu'elle ne se rend même plus compte que ses plaintes continues deviennent insuportables au reste de la société...!
    je considère que cette réforme est incomplète, que nous devons obtenir une revalorisation de notre métier et être traité à égalité avec nos collègues du second degré...mais non décidemment rien n'est à ce point scandaleux à mes yeux dans cette réforme...

  • Lea34

    Merci pour ce bel article, comme d'habitude, vous dites bien clairement ce que beaucoup pensent sans oser, sans savoir, sans avoir l'énergie de le dire...
    Et oui.. les préconisations des chronobiologistes n'étaient pas celles ci, Claire Leconte a d'ailleurs écrit une lettre à V.Peillon pour lui dire sa déception, la réforme est bâclée et s'est orientée au gré des desiderats des professionnels du tourisme, des maires (pb de financements) et non plus autour de l'intérêt de l'enfant...
    il était question de remettre la demie journée sur le SAMEDI (c'est le week end qui dérègle le rythme veille sommeil et non le mercredi ) mais combien de parents sont prêts à celà ? beaucoup d'enseignants le sont ! alors qu'on arrete de dire qu'on ne veut que notre bien être et non celui des enfants.. c'est révoltant et usant...

    • http://www.facebook.com/arthur.delois Arthur Delois

       pas d'accord... beaucoup d'enseignants ne le sont pas. nous aussi nous avons droit à un week end. travailler 5 jours 4 h30 par jour, d'accord, mais pas le week end en gros une reforme qui en est une, pas un tripatouillage d'horaires comme nous le propose ce ministre sans ambition, sans imagination et qui cache son inconsistance derrière son arrogance.

       Et bien sûr, cette reforme doit se faire avec une revalorisation, d'ailleurs, dans un précédent post, il était question de service minimum, et bien je le pratique... et je ne suis pas prêt d'arrêter, à moins qu'on nous paie oh... même pas comme un allemand, juste les 15% que nous avons perdu depuis l'an 2000...

      Je crois que nos chers syndicats devraient appeler à ce service minimum, puisque nous ne sommes pas reconnus pour le travail que nous faisons, soyons le pour celui que nous ne ferons plus!

      je voulais avoir un petit mot pour les collègues qui écrivent en se plaignant de travailler beaucoup, le mercredi, le dimanche, le soir, de ne jamais voir un film le soir... et bien arrêtez!!! il y a des moyens d'en faire moins (manuels, fichiers etc...), il faut maintenant s'y mettre car nous sommes vraiment pire que des dindons!

      Une chose encore, qu'on m'explique pourquoi avec un budget similaire, un temps de travail moindre, des classes moins chargées, les allemands sont mieux payés (près du double, contrairement à ce que m peillon affirme)? je crois avoir la réponse en disant que l'education nationale engraisse un nombre d'inutiles et de nuisibles incroyable: inspecteurs, conseillers pedagogiques, personnels du ministere qui n'est occupé qu'à pondre des notes de service qui n'ont d'autre rôle que de nous enfoncer... voir pour cela l'article du figaro:

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/03/20002-20120903ARTFIG00494-l-education-coute-moins-cher-a-l-allemagne-qu-a-la-france.php ,

      voir egalement le site du ministère qui détaille sa "réfondation", quel beau dossier, que de personnels employés pour rien alors que les rased sont incomplets, qu'il manque des psys, qu'on nous a supprimé les assistants langues dans les classes, que certaines classes ont des effectifs indignes!

      M; peillon ferait mieux de se mettre au travail et de proposer de vraies reformes, on nous parle de notre corporatisme? Et l'industrie du tourisme pour laquelle on sacrifie le rythme des eleves, elle n'est pas corporatiste? et les maires des petites communes qui veulent garder leur école de deux classes parce que "ça rend la commune plus vivante", ils refusent de se mettre à plusieurs pour créer de vrais groupes scolaires pour permettre aux élèves de profiter de vrais equipement scolaires (salles informatiques, gymnase, salles d'art etc...), ils ne sont pas corporatistes?
       M. peillon aurait peut être pu proposer ce genre de réforme... mais non, c'est plus facile de taper sur ces corporatistes d'enseignants....

      croyez moi, les français ont l'école qu'ils méritent, à force dénigrer sans fin ceux qui rendent service et qui élèvent leurs enfants vers le statut d'adultes responsable ils obtiennent une école démotivante ou les personnels sont usés, n'en déplaisent à nos grands travailleurs du privé....

  • actarus95

    Instit de province, j'aurais aimé faire grève. Je viens de faire le tour du net et constate les réactions affligeantes de beaucoup de journalistes et de commentateurs, qui ne font pas preuve d'intelligence voire font preuve de beaucoup de mépris envers des gens qui pour le plus grand nombre se dévouent sans compter pour les enfants des autres.
    Moi je n'ai jamais fait grève en 15 ans de carrière et pourtant j'aurais aimé être parisien hier. Ces journalistes ont repris à leur compte la com, la soupe, la propagande du ministère sans même se renseigner et se placent ainsi:l'avis des acteurs de terrain vaut moins que celui des "experts" de bureaux.

    Alors j'en prend le pari:

    Non cette réforme ne diminuera pas la fatigue des élèves et n'améliorera pas les apprentissages: Ils passeront autant de temps à l'école avec la pause mercredi en moins.

    Oui le ras le bol  et les "burn out" des instit de France ceux avec un des plus faibles revenus, pour des classes parmi les plus chargées et avec l'un des plus grands nombres d'heures de l'ocde, ce ras de bol va augmenter. Ceux qui tenaient dans certaines classes grâce au mercredi ne pourront plus tenir.

    Ces gens qui imposent leur avis sur un sujet sur lequel ils ne prennent même pas la peine de se renseigner surestiment l'allègement des journées et sousestiment le bénéfice  de la pause du mercredi et le fait que faire classe à de jeunes enfants est épuisant nerveusement. Ils sous estiment aussi largement le fait qu'un instit travaille aussi beaucoup en dehors des heures de classe.
     
    Monsieur  Marboeuf je comprends et partage votre tristesse et écoeurement.

    Merci pour ce blog.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=100002171046626 Elo d’Evian

    Vous le savez, n'est-ce pas, monsieur Marboeuf, que vous n'êtes pas tout seul à penser ça? Instit depuis 12 ans seulement, dans une de ces écoles qui ne peuvent pas fermer et manifester leur opposition à cause de syndicats qui ne relayent pas leur base, je suis de tout coeur brisé avec vous, et mes collègues avec moi.

  • gustavewaterer

    C'est vrai que ça dégoûte. Mais ils auront ce qu'ils méritent ! Des enseignants qui feront le minimum syndical...à quoi bon être dévoués pour se voir vomis et honnis de la sorte.
    C'est éprouvant cette haine de l'enseignant...comme si nous étions responsables de tout ce qui ne va pas dans la société.
    Les gens nous voient (ou peut-être beaucoup les journalistes, profession où ne reigne aucun corporatisme, voir leur régime fiscal...) comme des parasites privilégiés? S'ils savaient...
    Car en effet, rappelons que nous ne sommes pas opposés à une réelle réforme des rythmes, mais opposés à l'allongement de la pause méridienne pour en diminuer le coût. 3 heures de pause le midi, c'est du délire! Et les journées gardent la même amplitude.

    PS: Le dédain de Peillon est vraiment détestable. Les beaux discours c'est bien mais le ripolin vient de couler et laisse apparaître un bête politicien de plus (droite ou gauche, c'est une profession maintenant) cf: "Je n'ai pas donné 60 000 poste pour me faire emmerder de la sorte."
    Sauf qu'on n'est pas à acheter.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=100000716232499 Cryst Vicuca

    Wahou ! Bravo. Voilà. Que dire de plus ? Qu'une énorme majorité des professeurs des écoles de France (hors Paris, oui, partout en France, et dites-le haut et fort, faites circuler !!!) pensent la même chose, à savoir que cette réforme n'est pas celle qu'il faut, comme d'habitude et la lassitude nous gagne, après la colère...., et ne changera rien à l'inconfort des élèves et de leurs professeurs. Par contre en ce qui me concerne, le mercredi sans école, j'y tiens.
    Raccourcissement de la journée :  FAUX, pour les élèves et pour les professeurs, qui en plus travailleront plus (oui, le calcul des heures de travail n'est pas honnête... nous n'auront même plus notre mercredi pm pour travailler chez nous, il faudra bien placer quelque part les réunions et les animations pédagogiques,  pour pas plus de salaire, et nous sommes déja les moins payés d'Europe...
    Cette pause du mercredi m'est salvatrice personnellement, et j'y tiens. Je sais que je ne tiendrais pas longtemps avec des journées face à minimum 25 petits enfants sans pause hebdomadaire, et quand est-ce que je préparerai ma classe ? Je crois également me souvenir que mes enfants, quand ils étaient petits, y tenaient beaucoup aussi et en profitaient bien. La collectivité est fatiguante, pour eux aussi. Qu'on arrête de nous prendre pour des abrutis, des feignasses et des nantis. Interrogez-vous sur le fait qu'il y ait maintenant si peu de candidats aux concours... Et que les intérêts des dirigeants ne soient que financiers et/ou politiques... Le bien être des enfants ici n'est pas envisagé sérieusement. Et la profession est en train de s'en prendre du plomb dans l'aile. Réfomer oui ! Mais pas comme ça.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1173886868 Cunégonde Macaron

     pareil, rien à rajouter , écoeurée, personne ne comprend rien ou ne veut rien comprendre parce qu'après tout, on l'a voulu ce gouvernement de gauche, on a voulu son retour alors on va pas venir se plaindre maintenant n'est-ce pas ? qu'on vienne m'expliquer quels bénéfices vont pouvoir tirer ces enfants qui vont devoir se lever une matinée de plus pour gagner quoi ? 45 min par jour ? d'accord, certains se levaient déjà le mercredi parce que papa maman travaillent. Mais le lever se fait -il dans les mêmes conditions pour aller chez papi mamie, nounou ou centre de loisir que pour aller se concentrer une demi journée de plus sur le travail ? on connait bien sûr la réponse ! Ah mais pourtant, la refondtion a été pensée en concertation avec des professionnels.....ceux là mêmes qui prônaient la semaine de 4 jours il y a quelques années ? qui sont-ils ces professionnels ? des gens de terrain ? blablabla.....il y a aussi des scientifiques qui pensent tout le contraire alors c'est facile de mettre en avant ses idées en allant chercher les idées des copains scientifiques !!!! les contre arguments existent tout autant. A bon entendeur, salut, c'est mercredi, le reste de la semaine est à préparer.

  • pignol.marie

    "Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage." 
    On dit ça par chez moi (je suis une fille assez rurale du côté des origines). Pour être tout à fait franche et honnête, je n'ai pas bien compris les raisons du mouvement des collègues du primaire parisien, regardant ça de ma province et de mon poste de collège. Mais je fais au moins un pari, c'est qu'ils ne font pas grève aussi massivement pour rien. 
    Et ne feraient-ils grève que pour une question de salaire que ce serait déjà drôlement légitime vu l'état des choses. Je me souviens avec émotion de cette grande conférence à la Sorbonne avec 700 participants pour refaire l'école de fond en comble, et avec, environ, zéro enseignant en exercice. La précédente majorité réformait contre les profs et l'assumait. Bon. 
    La nouvelle réforme sans eux, et d'une certaine façon, c'est pire. Affirmer notre maîtrise des questions quand il s'agit de notre métier, il y en a qui disent que c'est du corporatisme. Je suis de ceux qui pense que c'est tout simplement du professionnalisme. Avec tout mon soutien, si loin mais si proche, pourtant. 

    • marboeuf

      Oh merci pour ce commentaire, Marie...

  • lyseam

    Mais comment ont donc fait les générations des plus de 35-40 ans pour survivre qui plus est dans cette quoi ? pardon ? collectivité usante qu'est l'école primaire ?

    Usante pour qui ? Je croyais que l'on parlait des élèves. Parce que ce qui est usant pour les élèves c'est la non-éducation des parents, c'est de ne pas aller au lit à 8 ou 9 h du soir, de ne pas passer à la maison le temps qu'il faut sur la leçon et/ou les exos pour imprimer au final,sous prétexte qu'il y a mieux à faire = plus marrant.

    Il y a 30 ans et plus en gros,
     il y avait plus d'heures de cours par semaine dès l'école primaire qu'actuellement,
    on travaillait le samedi matin au primaire, 
    le niveau éxigé était plus élevé,
    on connaissait plus de temps de conjugaison et plus de règles de grammaire etc..  qu'un élève de collège et ce dès le CM1,
    il y avait plus d'heures pour cela , il est vrai et avec plus de devoirs-exos  à la maison,
    et en plus on était gobalement bien plus respectueux (Quelle tension !).
     Ah oui ! Suis-je bête au final on savait aussi globalement bien mieux lire, écrire et raisonner
    "mais" nous n'avions pas tous le bac de l'époque
    et certains redoublaient en chemin avec succés.

    Comment avons-nous fait pour survivre en tant qu'élèves ? Et comment les maîtres et maîtresses de l'époque l'ont-ils réussi aussi -bon il est vrai que la retraite était alors à 55 ans pour eux-?

    Augmenter le nombre d'heures de cours de français et maths serait une bonne chose, comme de faire campagne pour que les enfants se couchent tôt et aient une vie "rangée". On ne peut sacrifier le premier sous prétexte que le second n'est pas à la mode. Ce n'est pas à l'école à s'adapter à toutes les dérives de la société mais à une société soucieuse de ses enfants de les mettre dans les meilleures conditions pour réussir à l'école et pour s'y adapter, eux  à elle. L'école ne s'adapte pas aux enfants actuellement , elle s'adapte aux parents, aux caprices de certains parents vis-àvis de l'école mais aussi de la vie en général, à une société à la dérive, ce qui rend celle-ci encore plus à la dérive.

    • Cece01

      J'ai bien connue l'école d'il y a 30 ans et oui, on bossait, on respectait et on ne bronchait pas!! Mais ce qui me chagrine c'est qu'étant maman expatriée maintenant, ayant inscrit mes enfants à l'école française c'est que vous dîtes que le niveau n'est plus le même.....Ce n'est pas de votre faute mais je trouve celà bien dommage de la part de l'Education Nationale! Je pensais les inscrire et m'attendre à des devoirs et des devoirs à faire mais il semble que celà ait bien changé alors...Ils sont encore petits donc j'ai encore le temps de voir venir, mais quand je vois en Grande Section de Maternelle que des parents se plaignent que leurs enfants travaillent trop dur à l'école, celà me révolte. Ma fille essaie d'apprendre à écrire et si oui on lui fait un programme de CP, alors je dis tant mieux!! J'espère qu'elle continue d'avoir des profs qui bossent dur pour leur apprendre les choses. Je fais mon travail en éduquant mes enfants ( respecter leurs profs, dormir à 20h etc....) et vous êtes mon soutien quant à leur instruction. J'allais à l'école les samedis matin je me rappelle, et ici les enfants y vont déjà les Mercredis matin. Ici l'école est de 8.30 à 14.30 et les Mercredis jusque 12.30. La pause déjeuner est de 45 min donc je pense qu'on s'y retrouve avec vous, c'est juste posé différemment car l'école ici est aussi gouvernée par la même Education Nationale. Quoiqu'il arrive avec cette réforme j'espère que les enfants continuent leur apprentissage dans les meilleures conditions possibles et que vous profs ne soyez pas trop les victimes d'un système qui ne comprend rien. J'espère ne pas avoir fait trop de fautes ici car il faut dire que je n'écris plus le français, hélas depuis une bonne décennie mais je pense avoir fait honneur à mes profs de français 😉 Sinon j'aurai essayé! Courage à vous tous et merci aussi. Beaucoup de parents vous apprécient!!

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1238211176 Jean-Louis Coustillet

    Bravo pour cet article bien argumenté et partagé par beaucoup d'entre nous

  • ArmelleGMT

     Merci de cette réaction qui fait du bien... Luc Ferry sur Radio Classique ce matin... la nausée... méconnaissance totale des dossiers, langue de vipère et mensonges à gogo, c'est les soldes !
    Et oui à cette fin, revenir aux fondamentaux, les enfants, nos élèves, les parents qui sont venus aux réunions d'info et ont réagi à nos courriers... ça console un peu. Et au moins, on sait pourquoi on s'est battu, pourquoi on a essayé.

  • thom57

    Excellente lettre malheureusement criante de vérités... Je partage totalement vos idées.

  • manue93

    Merci d'avoir si bien synthétisé mon dégoût, la colère que j'ai ressentie hier soir en regardant les infos et articles qui parlaient de cette grève. Je suis une jeune prof des écoles (qui vient de Province mais bosse depuis 6 ans en zone violence dans le 93) et qui est dégoûtée d'avoir voté pour ce gouvernement qui nous promettait de nous écouter, de faire de l'éducation leur priorité...mais une fois encore, on fait une réforme pour faire une réforme, sans consulter les premiers concernés (les professeurs des écoles, les familles, les élèves (personnellement mes CM2 ont, malgré leur jeune âge, soulevé certains des problèmes que cela engendrerait de rester 2h30 dans la cour à midi, de ne plus pouvoir apprendre leurs leçons à la maison, de travailler le mercredi matin alors que leurs parents ne pourront pas venir les chercher à midi pour les emmener à leurs activités sportives et artistiques et/ou au centre aéré...)...).
    Leur priorité n'est en aucun cas les enfants, ni leur rythme biologique...contrairement à nous qui passons nos journées, nos soirées avec eux.
    Dans mon école, nous sommes 10 enseignants, tous jeunes et dans ce métier par vocation. Depuis quelques semaines, nous sommes au moins 5 à chercher à nous réorienter car nous sommes exténués par cette image dégradée de notre fonction, qu'on nous prenne pour des "pions" par l'institution.... nous rêvions comme vous de journées allégées en raccourcissant "nos précieuses vacances" (puisque c'est bien connu nous sommes profs pour les vacances), d'un retour du samedi matin, une réorganisation des programmes...une vraie réforme intelligente, réfléchie, au profit des enfants (et non pas centrée sur l'argent). Car oui il y a des choses à changer dans notre école (je le vois aussi bien en étant du côté des professeurs par mon métier que du côté des parents d'élèves, étant aussi maman d'enfant scolarisé), mais pas n'importe comment !

  • http://profile.yahoo.com/YTKUYVQM7RWXOIIMYVSE6D4OXQ genestier

    je pense qu'il ne faut pas baisser les bras...vous avez dit ce que vous en pensiez...nou s, il nous a fallu aller à l'école alors que chacun de mes collegues souhaitait cette grève!! Mais ici à Perpignan nous n'avons pas notre mot à dire. Donc continuez...nous arriverons à vous rejoindre et ensemble nous essaierons de faire entendre nos voix! courage

  • Céline SOUCHON

    Je fais partie des professeurs des écoles non parisiens qui auraient aimé faire grève avec vous!!
    En tant que Parent, j'ai peur pour mes propres enfants de ce nouveau rythme absurde!!!
    En tant qu'enseignante, j'accepterai d'aller bosser une demi-journée de plus si je voyais un intérêt pour mes élèves... mais là non, vraiment non...
    Un équilibre des vacances scolaires serait effectivement plus judicieux, mais ça bien sûr on ne peut pas y toucher, le tourisme et donc l'économie passe bien avant "l'intérêt des élèves"...
    Daniel, nous ne pensons pas seulement à notre bien-être, mais surtout à celui de nos enfants et élèves... alors si en plus de ça nos conditions de travail se dégradent ça ne va pas aider....

  • http://www.facebook.com/catherine.fournier.330 Catherine Fournier

    je suis instit, non, je suis une fainéante d'instit et je ne ferais pas grève pour cette réforme parce que cela fait bien longtemps que j'ai compris que tout sera fait au mépris du bon sens. Personellement, j'étais utopiste, je pensais que dans les grandes villes la réforme pourrait ressembler à quelque chose... mais si m^me à Paris, ville riche, c'est n'importe quoi... j'imagine ce que la mairie de mon petit village de province va faire... et bien rien, elle ne peut (ne veut) rien faire: il faut donc organiser des nouveau rythmes scolaires sans changer les horaires des transports scolaires... en gros: on change les horaires en gardant les m^mes horaires...
    parents soyez contents! les fainéant d'instit vont bosser le mercredi! 2 heures... oui 2 heures, c'est tout ce qu'ils peuvent nous proposer... bosser 2 heures pour que cela ne perturbe pas les passage des bus du collège de secteur... alors, voilà, j'irai bosser 2 heures le mercredi matin... vos enfants aussi... et tout le monde s'en portera bien mieux. plus d'échec scolaire, plus de fatigue, des instits enfin au boulot et une belle réforme bien ficelée... oh non, amis parisiens, je ne ferai pas comme vous, je ne ferai pas grève... mais meci d'avoir essuyer les plâtres ;-), au moins maintenant, on sait à quoi s'en tenir (enfin, on s'en doutait un peu...)

  • Celine Mabille

    Bravo et merci d'avoir ecris cette lettre qui explique nos motivations et les raisons de notre mal etre professionnel de facon aussi claire.
    Une autre instit ecueuree.

  • Celine Mabille

    Bravo et merci d'avoir mis par ecrit de facon si simple et si claire nos motivations contre la reforme des rythmes scolaires et les raisons profondes de notre mal etre professionnel. Tout est dit.
    Une autre instit ecueuree.

  • http://twitter.com/sollol Dana creiom

    ce ne sont pas les extra-terrestres qui orchestreront la fin du monde, l'Homme est tout à fait capable de la faire cette fin du monde : il a déjà commencé depuis 30 ans, à tuer l'ECOLE PUBLIQUE.

  • loulou57

    Complètement d'accord avec le collègue "écoeuré" et appréciant le courage des collègues parisiens, j'en suis à penser que je vais peut-être rendre ma carte syndicale après plus de 30 ans de cotisations.

    Tous les enseignants ne se reconnaissent pas dans cette réforme, loin de là, beaucoup se sont déjà manifestés : voir par exemple le blog des dindons.

  • http://www.facebook.com/marion.roullet.5 Marion Roullet

    Oh, ne vous cassez pas la tête à répondre à Mr Veron et surtout ne vous laissez pas énerver par ses propos. C'est simplement un troll qui reprend tout ce qui peut être dit de pire sur les enseignants afin de mettre le feu aux poudres. Ca ne vaut vraiment pas la peine de perdre de l'énergie pour cela. On ne pourra jamais l'amener à penser autrement et il ne délectera de notre colère. 

    Autant garder de l'énergie pour ce qui en vaut la peine.

    Monsieur L'instit'humeur, merci. Merci de dire tout cela, tout haut et si bien. Je suis enseignante de province et, oui, si nos syndicats nous le proposaient, nous partirions en grève. La contestation monte, doucement, mais je ne désespère pas. Je parle tout autour de moi, je milite, je m'insurge, j'explique: NON, les enseignants ne sont pas contre la semaine à 4jours et demi. Juste contre cette réforme de cons qui n'est qu'une vaste fumisterie.
    Pourquoi est-ce que les journalistes et mr Peillon (entendu ce matin sur Itélé)  refuse d'entendre cela? Je ne sais pas.... ça me met en colère aussi. Alors il faut passer aux travers de ces professionnels de l'information et informer nous même.
    Et ce que vous faites, c'est déjà énorme.

  • rickprof

    Je me suis senti completement en phase avec cet article! Je suis instituteur depuis 33 ans et passé par la case maitre-formateur. J'ai d'ailleurs repris un poste "lambda" quand j'ai vu à quelle sauce la formation avait été liquidée !!! C'est vrai que je suis dégouté et de la façon dont on fait passer l

  • amlaf

    Bon courage aux enseignants, comme beaucoup de parents je vous soutiens, vous faites un travail remarquable, et j'espère que vous serez entendus.

  • Lulu67

    Ma foi, il ne nous restera plus qu'à nous mettre en congé de maladie systématiquement les mercredis matins !

  • Emilie Legros

    Bonsoir,
    Je viens de lire avec beaucoup d'attention votre billet d'humeur, et dans l'ensemble je suis assez d'accord avec vous (bien que je soutienne le passage à 4 jours 1/2). Tout comme vous je suis enseignante dans le primaire, mais à l'inverse dans le fin fond de la Basse-Normandie. Je vais vous livrer mon sentiment, tout ce que j'ai pu lire à droite, à gauche, sur le net, les journaux, les discussions que j'ai pu avoir avec des collègues. Et malheureusement, la première réaction de beaucoup d'enseignants c'est d'être contre parce qu'il faudrait qu'on soit payé plus. Et oui, une des premières revendications vient d'abord du salaire... J'ai aussi entendu nombre d'instits parisiens hier (eh oui hier, c'était votre tour) dire que PERSONNE ne veut de cette réforme, que TOUS les instits sont contre le passage à 4 jours 1/2. Et là, moi, ça me hérisse, car du fond de ma campagne, nous sommes beaucoup à être pour une réforme, et surtout pour un passage à 4 jours 1/2 (perso, j'y suis déjà). Donc oui, certains syndicats abusent, certains fédérations de parents d'élèves aussi, mais malheureusement, certains instits aussi.... Et je trouve qu'au final, on ne se concentre pas sur l'essentiel (à mes yeux en tout cas) une refondation des programmes !!!!!!

    • http://www.facebook.com/profile.php?id=1535611362 Steph Mat ‘mae

      je suis entièrement d'accord avec vous, la seule chose qu'on nous dit à nous parent "il faut qu'on finisse le programme", finalement qu'ils aient compris ou non c'est pareil... depuis tout à l'heure je lis tous les commentaires où l'on parle d'éducation des parents, certes vous avez raison la société n'est plus celle de nos époques, où l'on respectait nos enseignants, (ns en avions "peur"), ns ns levions qd qqu'un rentrait en classe, ns allions 4j 1/2 en classe et de 8h30 à 16h30, ns prenions des punitions, ns avions de l'étude le soir par les maîtresses (et non du jis fait par des jeunes).... Les enfants décrochent !!! perso je suis seule à élever mes enfants, je travaille (car je n'en ai pas le choix comme tout le monde de nos jours) dans le commerce (jusqu'à 20h), je fais tout en sorte pour qu'ils soient couchés max 21h, ils sont polis, réservés et respectueux (d'après ce qu'on m'en dit) mais ma fille en cm1 a beaucoup de mal, je passe du temps à faire votre métier à la maison avec Mr becherelle car elle n'a pas compris parce-que la maîtresse n'a ou ne peut pas prendre le temps et au final elle n'a aucune logique, ne parlons pas de l'orthographe et du sens des phrases qu'elle écrit seule, ils ne connaissent qu'environ 3 ou 4 tps de conjugaison, bref je sais que ce n'est pas de la faute des enseignants mais celle du programme alors 4j ou 4j 1/2 peu importe !!! J'avais aussi envie de préciser le temps perdu à pratiquer au moins 2 demi journées pour faire les activités sportives hors de l'enceinte de l'école, alors que de nos jours, la plupart des enfants ont justement 1 ou 2 activités sportives, le mercredi justement, on leur en demande un peu trop et ils sont sur l'excitation continuelle !! 
      Je pense qu'avant d'être des enseignants vous êtes des parents également, que tous les enfants sont différents, comme les parents et comme les enseignants...
      C'est sur tout le monde veut nous les faire rendre autonomes avant l'age, le système veut avancer mais certaines du passé était très bien...
      Je ne juge personne et aucun métier, mais entendre dire que nous laissons nos enfants à la garderie en parlant de l'école me met hors de moi, mes enfants vont à l'école pour apprendre pas pour passer leur journée le temps que je suis au travail comme certains l'écrivent autrement prévoyaient des créneaux horaires de 7h à 20h voir 21h 😉
      Et pour conclure en tant que parent je préfererais que le samedi matin revienne car le mercredi leur coupe la semaine, leur permet de faire leur sport, leurs devoirs et ça leur fait du bien !!!!
      Courage à vous tous

  • rickprof

    Je me suis senti completement en phase avec cet article! Je suis instituteur depuis 33 ans et passé par la case maitre-formateur. J'ai d'ailleurs repris un poste "lambda" quand j'ai vu à quelle sauce la formation avait été liquidée !!! C'est vrai que je suis dégouté et de la façon dont on fait passer la profession dans le ministère, et comment elle est ressentie par les media !! Si 80% des instituteurs à Paris ont été grévistes, ce n'est pas qu'un réflexe corporatiste !! Il y a un profond malaise !!! Et ce n'est pas seulement  la garantie de l'emploi qui peut etre une source suffisante de motivation !!! Depuis mes presque 35 ans de service, j 'ai vu les conditions de travail se dégrader, malgré tous les beaux discours qu'en plus , j'etais obligé de faire avaler en étant formateur : classes plus chargées, élèves de plus en plus hétérogènes, individualistes, beaucoup plus d'éducation à donner au détriment de l'enseignement, plus vraiment d'enjeux pour les élèves qui savent que de toute façon, ils passeront dans le niveau supérieur, ennui chez les meilleurs élèves et parents se plaignant qu'ils ne travaillent pas assez, pratiquement plus de relais extérieurs ni de suivi à cause de la disparition des réseaux d'aides, plus de possibilités de sortir des élèves du groupe classe quand la tâche est trop ardue pour eux et donc condamnation à du bricolage avec l'aide personnalisée ... C'est vrai que c'est très gratifiant de constater que certains élèves qui s'accrochent progressent, mais la société a évolué aussi  et la simple motivation des élèves ne suffit plus à motiver les enseignants : notre pouvoir d'achat est en berne, nous n'avons aucun Comité d'entreprise digne de ce nom, nous n'avons plus de médecine du travail ( de simples audiogrammes me paraitraient indispensables), nous sommes pénalisés avec les jours de carence quand nous sommes souffrants, meme avec des  ALD, aucun suivi psychologique sur notre capacité à canaliser l'énergie débordante des enfants, surtout en groupes .... D'autre part , la Formation Continue est une vaste supercherie puisqu'en gros, on nous demande d'émarger un certain nombre d'heures que l'on choisit non pas en fonction de nos interets mais en fonction de ce qui nous dérange le moins et AUCUN RETOUR sur nos pratiques !!!  Donc, oui,  on s'accroche aux vacances , que l'on paye d'ailleurs au tarif fort quand on veut partir et pendant lesquelles on voudrait faire passer la Formation Continue et les arrêts maladie !!! C'est vrai que par rapport à de nombreux amis du privé, je n'ai pas peur de perdre mon travail, mais la flamme qui me motivait s'eteint à petit feu !!!
    J'ai malheureusement le ressenti que l'Ecole est de plus en plus perçue comme un lieu de garderie, de passage obligé dans laquelle il ne faut surtout pas faire de vague, et, loin de moi l'idée d'en faire un instrument de sélection, mais de pouvoir donner à chaque élève une chance de progresser à son rythme selon ses possibilités, sans léser les autres... Je me compare de plus en plus à un conducteur de bus dans lequel je dois conduire un groupe d'un point A à un point B, mais sans avoir la possibilité de permettre à ceux qui ont du mal à monter dedans de les aider...C'est un bien triste constat !!!!

    • Amélie PLATZ

      Sans vouloir faire de mauvais esprit, et sans vouloir non plus remettre en cause vos difficultés d'enseignant (qui, je le sais, sont nombreuses, vous en faites un catalogue assez conséquent), je réagis cependant à un petit détail qui me gêne dans votre argumentation : "nous sommes pénalisés avec les jours de carence quand nous sommes souffrants". Rassurez-vous, dans le privé aussi. Les jours de carence sont au nombre de trois dans le privé, je ne sais pas à combien ils sont fixés pour vous, mais à chaque fois que je tombe malade, j'ai aussi une perte de rémunération. Qu'elle soit normale ou non, je n'en sais rien, mais ça évite quand même un certain nombre d'arrêts maladie de complaisance (et je sais que ça existe : l'ancienne maîtresse de ma fille a cumulé l'an dernier pas moins de 19 arrêts maladie en 9 mois, allant de 1 jour à 3 mois... ça laisse rêveur). Avec tout le respect que je dois aux enseignants !
      En revanche, je suis tout à fait d'accord avec vous sur la question des élèves en difficulté : la suppression des RASED est une catastrophe et l'aide personnalisée est loin de suffire pour remettre ces élèves à flot, puisque la prise en charge ne peut pas être adaptée : elle n'est pas faite par des personnes formées à ces difficultés ! Certains enseignants que je connais ne savaient même pas, avant que je leur en parle, qu'il existait autre chose que la dyslexie ! Et pourtant, dans la seule classe de ma fille, il y avait un dyslexique, un dysgraphique, un dysorthographique et une dyscalculique. 4 cas sur 25 élèves, et aucune prise en charge adaptée pour eux. Pour les parents, cela veut dire qu'il faut aller voir dans le privé (orthophonistes, pédopsychiatres, psychologues, etc.), et faire remonter à l'école les conclusions de ces professionnels pour espérer une prise en compte des difficultés particulières des élèves concernés. Que les RASED ne puissent pas tout régler, on est bien d'accord sur ce point, mais leur suppression a entraîné quand même une aggravation des difficultés des élèves concernés puisqu'il n'y a plus aucune prise en charge personnalisée.

  • renard10

    Après avoir fait grève et tenté aussi d'expliquer mon point du vue ..........
    Une grève faite par la plupart des enseignants dans le soucis d'améliorer l'école .
    Des enseignants inquiets du devenir de l'école pour leurs élèves .
    Non, nous ne pleurnichons pas !
    Oui, nous sommes au boulot et souvent un nombre d'heures effarant par semaine !
    Oui, nous devons travailler à apprendre à vos enfants leurs devoirs et leurs droits (ce qui est de moins en moins fait dans les familles) .
    Je répondrai juste ça à Monsieur Véron :

  • rickprof

    J'ajouterai meme le cynisme avec lequel la Droite nous a fait avaler la pilule de la 1/2 journée de travail en moins puisqu'en gros, il s'agissait en réalité d'une stricte mesure d'économie (moins de ramassage scolaire, moins d'occupation des locaux scolaires) et surtout nous faire avaler qu'on n'avait rien à demander en terme d'augmentation de salaire puisque nous travaillions moins ...C'est vraiment maintenant quand j'entends parler des moyens supplementaires à degager pour revenir à 4  journées et 1/2 de la simple  et triste notion comptable qu'avait la Droite de l'enseignement ....

  • annegaellesr

    Je suis enseignante en "province" et pour moi aussi c'est l'incompréhension, je partage absolument l'intégralité de vos propos. Pourquoi n'étions-nous pas en grève le 22 ? Pourquoi les syndicats sont mous et parlent plus journée de carence et pouvoir d'achat  (cf la future grève de la fonction publique le 31) ? Depuis septembre nous demandons aux syndicats un mouvement massif et national pour exprimer notre mécontentement. Une refondation de l'école est nécessaire mais avec une réelle concertation entre tous les acteurs de la réussite éducative : parents, enseignants, personnels des écoles, animateurs, ...
    On nous dénigre en permanence et cela devient écoeurant...
    Heureusement, quand je pense à mes 26 petits CM2 de mon école en zone ECLAIR, à mes collègues qui travaillent dur, au personnel de l'école qui participe au bon fonctionnement de l'école, aux parents qui nous font confiance, aux projets que l'on mène, je me dis aussi que je ne nuis pas si minable que ça !

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=100004543620766 Marie Carpant

    Cette lettre, je pense que de nombreux enseignants comme moi auraient pu l'écrire alors merci, elle résume si bien la situation! Pour ceux qui pensent que les enseignants sont des fainéants, des profiteurs alors je vous invite à passer le concours et à vous rendre dans une classe d'aujourd'hui et nous en reparlerons ensuite! C'est notre société qui a fait des enfants de la République des "j'ai droit..." et non j'ai des devoirs, je passe déjà beaucoup trop de temps à faire la police et à tenter d'éduquer mes élèves alors peut être faudrait-il se tourner de temps en temps vers les parents concernés (pas tous heureusement) pour leur demander d'assumer leurs responsabilités! Faire des enfants, rien de plus facile, les éduquer, c'est difficile et ça se fait au quotidien, les enseignants n'ont pas vocation à être des parents bis ou alors je me suis trompée de métier!

  • http://profile.yahoo.com/MV6CO55V5BRC7U47DT7WV2CDW4 Aucun Tropindiscret

    Je me demande comment on peut encore enseigner avec des elèves de plus en plus perturbés et qui n'ont reçu aucune éducation de leurs parents. Dans mon quartier, on envisage 2 enseignants par classe : un pour tenter de faire régner l'ordre (rester assis en silence leur est devenu impossible) un autre pour tenter de dispenser des connaissances.
    Donc l'école apporte-t-elle encore quelque chose ou fabrique t-elle des ignares irréductibles ?
    Le peu de fois où j'ai eu à encadrer des enfants, les claques sont tombées dès la profusion d'irrespect et de la diffusion de langage ordurier : interdit par la Loi, mais très efficace. 
    Braver les interdits est parfois nécessaire, à moins d'être maso.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1529778221 Pascale Brozille

    Simplement merci , je suis instit dans le 92 depuis peu après 16 ans dans les zep du 93. Merci pour cette lettre qui résume parfaitement  ma pensée. 

  • Laurence B.

    c'est vrai que pour moi la solution de la pause méridienne rallongée me parait la pire chose qui puisse se faire dans ma commune! Sachant que les petits s'endorment déjà dans leurs assiettes à la cantine, où et quand se fera la sieste (dans la cour, dans la salle de sport?) Quand je vois dans quel état d'énervement les grands reviennent de cette fameuse pause méridienne de 2 h comprenant cantine et grande récré dans la cour ou dans le gymnase quand il pleut, je pense qu'il va y avoir des morts si on la rallonge encore! Alors, que les instits bien au chaud pourront toujours corrigés et préparés dans leur classe! 
    Je pense donc que si les maitres et maitresses de Paris ont fait grève, c'est parce qu'ils savent que la pause cantine c'est déjà la jungle, alors une pause rallongée sans budget, et sans personnel d'animation, ça sera encore pire dans leur classe l'après-midi!
    Il faut aussi se souvenir que dans nos classes nous n'avons pas attendu les réformes pour observer et tenir compte comme on peut du rythme des enfants. Mais quand ils arrivent en baillant à 8h 30, on n'est déjà mal parti! Je sais bien qu' il faut que les parents travaillent et que les enfants trinquent, mais pourquoi ça serait encore la faute de l'école et des profs?

  • un_instit

    Cette réforme est pensée par un ministre de plus en plus détestable et son équipe incompétente. La gauche, cette vaste blague, déçoit bien son monde sur ce coup-là, c'est clair !
    Et les médias, j'hallucine presque de les entendre et de les lires ! Cette propension à attiser le feu sans étudier sérieusement le sujet me laisse presque sans voix. Le culte du "scandale", du "m'as-tu vu", du superficiel et compagnie. Ça promet tout ça...

    Je vous soutiens, monsieur Marboeuf, autant que les autres. Ne vous sentez pas seul et ne faisons pas de cette situation, de notre impuissance, une si sombre fatalité.
    Continuons à faire ce métier en nous moquant des langues de vipères. On ne pourra pas tenir si on ne se fait pas une carapace non pas teintée d'indifférence, mais si on compose avec ce qu'on a. Du mieux qu'on peut sans s'en rendre malade.
    Ce métier m'a déjà éprouvé durement, et j'ai décidé que je ferai tout pour y survivre le mieux possible car je l'aime malgré tout. Alors je propose de lire le grand Guignol du haut qui nous encourage à soit-disant éduquer les gosses des autres et nous mettre ENFIN à travailler, avec une grande ironie.
    Il faut à tout prix rire de ces gens complètement à côté de la plaque et nous ressourcer auprès de choses qui nous font du bien car les enfants sont vraiment épuisants, il ne s'agit pas de travail de bureau, et tout le monde ne le comprend pas.

    Bref, courage.

  • http://www.facebook.com/adrien.xicluna Adrien Xicluna

    Courage, j'ai moi aussi eu envie de pleurer devant la médiocrité, la malhonnêteté et l'idiotie de cet article du monde. Je pense que malheureusement, Sarkozy étant parti, les plus fervents de ses partisans font tout pour imposer leurs idées et les proclament maintenant sans honte aucune, comme ce monsieur Daniel Véron qui ne sait visiblement pas la moitié de ce qu'un élève de quatrième est censé maîtriser et pourtant se permet d'étaler ses opinions malodorantes dans un blog bien tenu.
    En tout cas, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul ! 

  • Christophe62

    Je vais régulièrement sur votre blog et celui-ci : les dindons prennent la parole. Je lis avec intérêt ce que vous écrivez et me dis que vous avez un rôle important à jouer car dans les médias classiques, c'est souvent le silence radio ou alors, comme vous le dénoncez, un déchaînement anti enseignants qui sévit depuis trop longtemps. Il faut dire que le budget de la communication du ministère aurait bien augmenté sous le précédent gouvernement afin de pouvoir user et abuser d'une propagande qui continue à dénigrer la profession. Va-t-on encore longtemps faire avaler des couleuvres à la nation entière ou va-t-elle enfin se réveiller ? Si l'Etat  n'a pas la volonté de remettre réellement la priorité sur l'école primaire et continue à considérer que celle-ci ne mérite pas qu'on y consacre les moyens dont elle a besoin, alors il faut le dire. Quand les médias "officiels" proposeront-ils des débats sur un sujet qui intéresse tous les français ou presque ? Des débats  bien préparés avec l'intervention de professionnels comme les enseignants, les décideurs politiques, les chercheurs qui  doivent pouvoir éclairer les décisions qui s'imposent. Les parents et leur enfants méritent autre chose que des manipulations de nombres et d'informations émanant du ministère. Il faut cesser de faire croire que l'école pourra tout résoudre et qu'elle fera encore mieux en lui retirant tant de moyens humains et financiers. Les enseignants n'ont pas vocation à être les "Victor Novak" de la République.

  • Sylvie Aebischer

    Cher Lucien, tu aurais des références sur les travaux de Claire Lecomte et concernant les prises de position de l'académie de médecine pour le mercredi matin ?

  • philoso

    Bonsoir, 
    à vous lire, j'ai le sentiment que nous autres, les soi-disant adultes, avons toujours "la" solution. Or, à l'école, chaque journée est différente. Avant d'être un élève, l'enfant doit apprendre à respecter les autres, le matériel, et à se respecter. C'est seulement à partir de là qu'il peut( selon ses capacités) apprendre. Moi qui ne suis enseignante que depuis cinq années, et qui avant d'être enseignante, suis passée par le monde de l'entreprise pendant près de quinze années, oui je suis étonnée du manque de savoir-vivre de certains parents, du peu de culture de certains autres, de la difficulté(voire de l'incapacité) à s'exprimer d'autres encore, mais l'école se doit d'accueillir tous les enfants en âge scolaire. Et dans un monde de plus en plus consumériste, flambeur et intolérant, notre métier est bel et bien difficile à exercer. Efforçons nous de rester objectifs dans nos ambitions. Savoir compter et enseigner les mathématiques, c'est bien différent. Je ne permets pas de dire à mon coiffeur ou à mon garagiste comment il doit exercer son métier, mais je n'oublie pas que c'est un enseignant qui lui a permis de devenir ce qu'il est aujourd'hui. Mais, me direz-vous, aujourd'hui, les gens ne savent plus rien faire de leurs dix doigts. C'est sûr que ce n'est pas la télévision qui va leur donner à manger...et là je prends des raccourcis qui paraîtront aux yeux de certains exagérés. Pour savoir exercer un métier, quel qu'il soit, il faut  développer son intelligence. Et cette intelligence n'est pas innée, d'où la nécessité de l'école. Si aujourd'hui, je peux penser par moi-même, savoir quels sont mes besoins, mes devoirs et mes droits, c'est parce que l'école m'a permis d'y accéder. Si je peux encore prendre du recul et me poser les bonnes questions, c'est que je suis un adulte responsable et capable d'enseigner. 
    C'est sur l'éducation que le bas blesse, en effet, est-ce le rôle de l'école d'éduquer? Cette question, il faut la poser aux parents(et j'en fais aussi partie). mais là encore, il existe plusieurs     courants de pensées. A nous de faire la part des choses, et d'agir au plus juste, dans l'intérêt de nos enfants.

  • http://www.facebook.com/adeline.poriercda Adeline Porier

    Merci de cette lettre qui fait du bien au moral... à nous pauvres enseignants de province, à qui leurs syndicats ne proposent qu'une grève de la "fonction publique" parce que "de toute façon, on ne mobilisera pas assez avec les seuls enseignants, et qu'en plus on ne peut pas faire grève que pour les rythmes scolaires, sur lesquels les avis sont trop divergents". Parole de syndiqués, croisés ce matin à une AG regroupant 80 enseignants de GIronde...

    Et si, pour nous faire entendre, nous organisions nous-même une action? Ne serait-il pas possible d'envisager une semaine d'occupation des écoles, portes fermées?

    AU bout du compte, lassée, je finirai sans doute par quitter ce métier qui me plaît tant que je suis en classe, et qui me dégoûte de plus en plus une fois mes élèves partis... Vive la vocation...

    Je fais tourner moi aussi.

  • http://www.facebook.com/bidule.chouette.752 Bidule Chouette

    Un article qui rassemble toutes ses pensées qui m'accompagnent depuis hier.
    L'édito anonyme du Monde a brisé quelque chose en moi.

  • http://www.facebook.com/christophe.jean3 Christophe Jean

     http://www.sundep.org/spip.php?article1317 rapport de l'OCDE sur l'éducation en France. Pensez ce que bon vous semble mais au moins informez vous avant de l'ouvrir...

  • luciabaraka

    pas contre!!

    enseignante à paris dans le 19ème en zone difficile depuis 4 ans 
    nous sommes nombreux à vouloir la semaine de 4 jours et demi !!
    les semaines que nous faisons actuellement sont beaucoup trop denses pour les élèves et ne parviennent pas à suivre!
    alors oui ! travaillons sur des semaines plus étalées mais des journées réellement plus courtes!!!!
    5 matinées de 4 heures par semaine et deux après-midi de 2 heures chacune, c'est l'expérience positive d'une école dans la banlieue de Lille!! Est-ce que c'est la proposition de notre ministre? Eh bien non!! et c'est cela qui nous fait peur: ne pas avoir la volonté politique d'aller au bout de ce changement sur les rythmes scolaires et réorganiser réellement les journées des élèves en prenant appui sur ces écoles pilotes et surtout sur le tissu associatif si dense à Paris!!
    voici un lien pour lire l'Entretien avec la chronobiologiste Claire Leconte
    http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/«-Le-retour-de-l-ecole-sur-4-jours-et-demi-n-est-meme-pas-un-progres-»-1784.html

    Et maintenant allons demander pourquoi Mr le Ministre n'offre pas la même chance à tous les enfants de son pays?
    Pourquoi nous ne pouvons pas nous aussi bénéficier de ces aménagements si positifs mais seulement d'un simulacre, des journées aussi longues et aucun engagement sur des activités périscolaires de qualité!!
    le débat n'est pas fermé nous l'espérons car les enseignants n'attendent que ça depuis des années: réaménager les rythmes, refonder l'école, aider au mieux ces élèves qui eux ne demandent qu'à apprendre dans de bonnes conditions: celles de l'école républicaine pour tous!

  • http://www.facebook.com/alice.brandicourt Alice Brandicourt

    Merci !

  • Eternya

    Merci, merci et encore mille mercis! Les mots sont tellement justes.

    Quand j'ai entendu hier que les professeurs des écoles de Paris étaient en grève à propos de cette réforme, je me suis juste dit: "Mais pourquoi ça ne se passe qu'à Paris? Nous aussi en Lorraine on n'en peut plus, nous aussi on veut montrer ce mécontentement qui nous rongent, mais pourquoi nos syndicats n'ont pas organisé un mouvement national?!"

    On nous lance cette réforme, et hop, "débrouillez vous avec le contenu"... au moins on fait croire qu'on s’intéresse aux élèves et on fait passer les enseignants pour des fainéants et râleurs, c'est un bon deal...

  • http://profile.yahoo.com/XK476PJZTRIR473AU6OHHFD3FQ martinez

    Merci pour ce bel article, je n'ai rien à ajouter, tout y est et si bien dit...

  • ma16

     Lucien, je suis aussi prof des écoles. En province. Ayant voté à gauche, je ferai néanmoins grève jeudi 31, totalement désabusée. Le problème c'est que cette gauche n'est pas la gauche et que je ne vois pas de différence avec ce que l'on avait avant. On est toujours dans le bling bling.Comme toi, je m'épuise toute la sainte journée de 8h30 à minuit passé pour mes petits élèves pour leur donner le meilleur de moi même. Cela fait trente ans que j'entends que je suis privilégiée.....mais qu'on ne voudrait pas faire mon boulot; ça ne pose aucun problème aux gens d'énoncer ces deux choses là en même temps...étonnant!? non?!
    En tout cas tu n'es pas tout seul et permets moi de te dire que ton article est parfait; parfait de vérité. Tout est dit. Clairement.Suis d'accord avec tout, choquée et attristée pour les mêmes raisons. Merci de l'avoir fait.
    Quant à moi, non croyante, je prie quand même le ciel de nous envoyer un ministre de l'éducation nationale à la hauteur de sa tache.Pas un bricoleur, pressé de faire parler de lui. Il serait grand temps, on a tous mal pour notre Ecole.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1252753749 Cecilia d’Astorg

    Monsieur Veron qu'attendez-vous pour venir travailler dans un établissement scolaire. Peut être alors pourrez-vous comprendre ce qu'est vraiment le travail que font les professeurs et seulement à ce moment là vous pourrez donnez votre avis. N'est ce pas trop facile de donner un jugement sur quelque chose que l'on ne connaît qu'à travers le prisme des médias?

  • steflobietti

    M;Marboeuf, cher collègue ( je suis dans le secondaire, mais je partage votre galère ... on marche sur la tête !) , je suis maman d'un loulou de 4 ans en MS, qui garderait bien son mercredi matin. Je n'ai qu'un mot après vous avoir lu : BRAVO !!!!  Je partage vos idées et commentaires à 100%.

  • http://www.facebook.com/alain.carriere.75 Alain Carriere

    Comme dans tout débat, il y a certainement du vrai des deux côtés. Cependant j'ai 55 ans et je constate que depuis que j'ai eu une conscience politique, autrement dit vers l'âge de 14 ou 15 ans, toutes les réformes proposées par quelque gouvernement que ce soit a toujours vue les enseignants descendre dans la rue. 

    Je ne vois que deux réponses à cet état de fait : ou les ministres sont tous des incompétents ou tous les enseignants sont persuadés de connaître l'unique bonne réponse qui n'est jamais celle proposée par les ministres. 

    Par rapport à ce que dit Monsieur Marboeuf, "...Il faut être un peu naïf et sacrément méconnaître les salles des maîtres pour ne pas savoir les divergences de la base avec les syndicats…" Moi je pense qu'il faut être sacrément naïf pour nous en servir une comme ça ! Si les syndicats ne vous représentent pas votez pour d'autres représentants. C'est tout de même vous qui les avez choisis ou je me trompe ?

    Ce que j'ai constaté c'est qu'à l'âge de 17 ans, càd en 1974, je suis allé passer une semaine chez un amis Hollandais à côté de La Haye. Je suis allé en classe avec lui. Ils n'avaient déjà, à l'époque, que 45 mn de cour (au lieu d'une heure chez nous) et sport (et musique je crois) tout les après midi. Je n'ai jamais entendu dire que les Hollandais étaient plus bêtes, ou moins instruits que les Français. Alors comment cela se fait-il ?

    Quand on sait que les Pays Bas ne sont pas une exclusivité, on se dit que si les enseignants avaient la réelle capacité à se remettre en question, à regarder autour d'eux ce qui se fait, ils auraient certainement eu la capacité de descendre dans la rue pour faire en sorte que l'on copie ce qui se fait à l'étranger et qui fonctionne et tout cela dans l'intérêt des enfants. Mais force est de constater qu'ils ne sont pas souvent force de proposition, mais plutôt force de contestation.

    Je ne suis pas enseignant, mais pour avoir des amis enseignants, je peux vous le dire, une soirée entourée d'enseignant tourne sans exception au débat enseignant. Je me bât sans arrêt contre eux en le leur faisant remarquer. Les enseignants ont une haute considération de leur métier mais je ne les entend jamais dire que ce qu'à fait le ministre est justifié.

    Le seul qui n'a jamais été critiqué est Jack Lang, et pour cause, il n'a fait aucune réforme...

    Ceci étant dit, tous les Français sont corporatistes. Il n'y a pas que les enseignants, il y a aussi les avocats, les cheminots, les personnels d'Air France, la RATP.

    Franchement, à mon avis, les seuls parmi ceux qui descendent dans la rue et pour lesquels je trouve que c'est justifié, ce sont les personnels du corps médical. Il y a aussi des gens qui sont tout le temps dans la rue, les SDF, ils manifestent tous les jours, mais n'arrivent pas à se faire entendre, on ne les voit plus d'ailleurs, ils sont invisibles, même si certains collectifs mènent des actions pour les défendre.

    Bref pour revenir à cette réforme, je suis convaincu que les programmes scolaires sont trop lourds et  j'aimerai vous voir descendre dans la rue pour les alléger. Mais en attendant, la modification des horaires sera à mon avis bénéfique pour les enfants et les 45 mn de la fin de journée, même si elles devenaient par accident une récréation, seront un moment de détente pour les enfants avant qu'ils n'entament leur devoir en rentrant chez eux. Tandis qu'aujourd'hui, immédiatement sorti de l'école, il faut recommencer avec les devoir. 

    Laissez les vivre un peu !

    Quand aux municipalités qui voudraient allonger la pause méridienne, je ne pense pas qu'elle favorisera l'intérêt des enfants. Il faudrait s'en tenir à une pause courte de telle sorte que l'enseignement des matières artistiques ou sportives puissent effectivement être réalisé en fin de journée. 

    Ce sera également un plus pour les enseignants, qui sans nul doute pourront s'ouvrir à autre chose vers les enfants. Je ne doute pas qu'ils sauront transmettre leurs compétences annexes aux enfants. Combien d'enseignants ne font-ils pas de sport ou d'activités culturelles en dehors de leur travail ? En s'auto-formant un peu, ils pourront sans nul doute avoir de bons résultats. La formation ne doit pas systématiquement être transmise par des centres de formation professionnelle (comme je l'entends souvent dire dans votre métier). Si ce devait être le cas, dans mon métier, j'aurai explosé le budget formation et je ne me serai pas beaucoup formé. Je suis directeur commercial.

  • http://www.facebook.com/fabienne.villani.9 Fabienne Villani

    merci de cette mise au point que je vais faire circuler..je ne suis pas enseignante mais d'une famille d'enseignants ,notamment ma mère institutrice passionnée par son métier,veuve avec 2 enfants en bas age mais  restée pourtant passionnée par son métier, j'ai 3 enfants et 5 petits enfants..je suis effarée du manque tout simplement de bon sens aujourd'hui,je le vois comme  un danger,ainsi que du manque de solidarité des syndicats et des enseignants.c'est dommage.On dirait que le gouvernement veut juste signer quelque chose pour justifier quelque chose...bref rien d'un vrai souci des enfants,juste de leur ego..tout cela revient à un abandon de l'enfance et  de l'éducation ,à  cautionner un système de plus en plus faux que nos enfants devenus adultes paieront cher quand ils retomberont dans le réel. je vous remercie de rester en poste néammoins et de faire ce que vous pouvez dans ce" n'importe quoi"..En 1900,Maria Montessori avait découvert que l'enseignement ne doit pas préparer au système mais à l'avenir du monde..certains feraient bien de la lire..

  • jphemm

    Bonjour maître ( je sais que les instituteurs , non les professeurs des écoles aiment qu'on les appelle maître ou maîtresse ) . Vous ne devriez pas reprocher à Daniel Veron ses fautes d'orthographe mais rechercher votre collègue qui lui a enseigné le Français !! Je suis pour ma part de la presque vieille génération et en 1961 dans mes Vosges natales la classe de notre jeune institutrice dont c'était la 1ère rentrée comptait 38 élèves répartis en 3 cours !! à la fin de l'année je savais lire ... et à cette époque on nous corrigeait toutes nos fautes d'orthographe et ce dans toutes les matières . A ce jour quand je lis les commentaires de certains de vos collègues je remarque qu'ils ne sont pas professeurs de Français!! Je crois très sincèrement que le malaise de certains enseignants est justifié dans certaines "zones" mais il est toujours temps de changer de métier si ça ne leur convient pas ... en ce qui me concerne j'ai été fonctionnaire 2 fois et ai démissionné . J'ajoute que je suis "bac moins 3 " et que malgré tout je peux vous défier dans un exercice de Français . Chiche !! allez je vous souhaite tout de même une excellente journée et espère que vous ne prendrez pas ce message pour une offense mais par exemple un sujet de morale " je ne dois pas me sentir supérieur aux autres "... à bientôt

    • un_instit

       Bonjour,
      Malheureusement, vous confondez les époques. La situation d'aujourd'hui avec 25 à 30 élèves par classe est nettement plus compliquée que celle d'hier avec les 38 de votre enseignante débutante.
      Le public n'est pas du tout le même. et Les parents allaient systématiquement dans le sens de l'enseignant, ce qui est loin, loin d'être le cas désormais.

      Par rapport à votre petite devise, appliquez-la à vous même s'il vous plaît.

    • Une_maitresse

      Pour commencer, merci à votre maîtresse des Voges pour votre excellent niveau d'orthographe. Cependant, qui doit-on blâmer (puisque l'ambiance est au blâme) pour votre faible niveau de raisonnement qui consiste à responsabiliser je cite "votre collègue qui lui a enseigné le français!!".
      Je m'explique...
      Aux vues de la grande expérience de Daniel, il semble avoir quitté les rangs de l'école il y a bien longtemps, vous semblez donc être de la même génération, la génération de la belle époque où l'on vous corrigeait toutes vos fautes d'orthographe et ce dans toutes les matières.
      Vous avez donc bénéficié du même système scolaire. Car ne l'oublions pas une réforme s'applique à un système. Ce beau système scolaire qui a appris le français à tous ses élèves sauf à Daniel... on comprend donc son énervement.

      • jphemm

        excusez donc mon faible niveau de raisonnement qui remonterait très certainement au niveau du vôtre si simplement je pensais comme vous, comme toujours avec le monde enseignant ... j'ai quelques enseignants dans mon entourage et je peux vous dire que je veille bien à ne pas en inviter deux en même temps parce que la soirée devient "le  mur des lamentations" !! on ne devrait même pas en rire . Simplement comme je leur ai suggéré à maintes reprises , changez de métier si celui ci ne vous convient pas . Avez vous déjà travaillé seulement un mois dans une usine ou à la tâche ailleurs, les mains dégueulasses à longueur de journée, je crois que, même si votre métier n'est pas toujours  facile vous arrêteriez immédiatement vos jérémiades . D'ailleurs vous n'avez souligné que mon faible niveau de raisonnement mais rien au sujet de mes démissions successives de la fonction publique ,ce qui n'avait comme prétention que vous interpeller . J'ai pour ma part éduqué mes enfants comme je l'ai été moi-même envers les enseignants et croyez moi j'ai croisé des gens très impliqués dans leur fonctions et d'autres qui n'étaient là que pour la gamelle ce aussi bien à l'école , qu'au collège et au lycée . Le malheur c'est qu'on ne peut rien faire contre un enseignant défaillant puisqu'il est fonctionnaire d'état et à ce titre intouchable .( ce n'est pas moi qui le dit mais vos collègues ) Vous devez être honnête et regarder un peu la vérité en face . Je pratiquais l'Aïkido avec un jeune professeur d'histoire , muté de Paris à Metz ... sans affectation pendant un an ( et il s'en vantait ) . Il a pu prendre son temps pour rénover son appartement ... trouvez vous ça normal ? une institutrice de mes enfants disait ouvertement qu'elle ne supportait pas les enfants , se mettait en maladie sans arrêt , l'inspection lui a proposé un poste de documentaliste qu'elle a refusé car elle en avait le droit ... son directeur était soulagé quand elle était en maladie . elle se permettait de faire une sieste en cours obligeant les enfants de cm1 à faire de même , elle fumait en classe devant ses élèves... impunité totale . Pour vous dire ses collègues devaient rattraper son retard en plus de leur programme . Dans le privé ça n'existe pas ça cher Monsieur . Pour en finir je peux vous garantir que je ne défendrai jamais plus votre corporation parce qu'elle couvre tellement de pervers que de plus en plus  de parents pensent la même chose (ayez la curiosité d'aborder le sujet avec des gens que vous ne connaissez pas et vous verrez vous même ) mais ça vous refusez  ou tout simplement , armés de vos certitudes ne le voyez pas ! Ou peut-être n'est ce que par solidarité ... Croyez moi , faites en sorte que le ménage soit fait parmi vos collègues et vous retrouverez le respect qui vous est dû par tous, comme "dans le temps ".Ma modeste expérience à l'armée : on me collait toujours les antimilitaristes, croyez moi je n'ai jamais eu la moindre difficulté à me faire respecter car je les respectais d'abord,pourtant je peux vous dire que j'ai le sang chaud ! mais au bout de 2 mois je peux vous assurer que je leur demandais ce que je voulais et ils me suivaient , d'ailleurs j'en ai quelques uns qui m'ont retrouvé par internet et qui me rappellent ce bon temps !! ) Regardez loin et dans la bonne direction et écoutez le proverbe : "le Sage montre la lune , l'imbécile ne voit que son doigt " . Vous avez un beau métier , d'ailleurs c'est plus une vocation , préservez le ! Pour ma part ,ma colère passée je pense qu'heureusement il y a encore de bons  profs bien dans leur peau , qui enseignent avec leur coeur, mais ne laissez pas la pourriture dans le même panier . Excusez svp encore une fois mon faible niveau "bac -3 !! mais je suis l'aîné d'une famille pauvre de 5 enfants et de toute façon l'école ne m'intéressait pas ... Bonne journée . J.Pierre originaire de la Vôge dans les Vosges !!

        • http://twitter.com/naranjacorazon Naranja Corazon

           " changez de métier si celui ci ne vous convient pas . Avez vous déjà
          travaillé seulement un mois dans une usine ou à la tâche ailleurs, les
          mains dégueulasses à longueur de journée, je crois que, même si votre
          métier n'est pas toujours  facile vous arrêteriez immédiatement vos
          jérémiades ."

          C'est la super réplique, celle-là ! on la retrouve à longueur de "post". Elle prouve bien que le déclassement du métier d'enseignant n'est pas un fantasme.
          Pourquoi opposer le métier d'enseignant à celui d'ouvrier ?

          Il faut le comparer aux métiers d'encadrement, d'étude, d'audit, de gestion de projet.
          Pour ma part, je ai fait, comme de nombreuses jeunes mamans (cadres), ce chemin en sens inverse. Changer de métier, c'est à dire quitter de grosses boîtes, avec gros salaire, bonne mutuelle et avantages du CE... avec aussi un statut social et le prestige de fonctions reconnues.

          Et donc, avec 10 ans d'expérience de chaque côté de la lorgnette, je vous l'affirme : pour faire avancer une classe de 30, obtenir l'adhésion des parents, gérer la misère sociale, louvoyer entre les écueils administratifs, fonctionner sans moyens, il faut autant d'énergie et de travail que pour faire une belle carrière.

          • jphemm

            bonsoir Madame, 
            Vous avez raison on ne doit pas mélanger les genres ! Je n'ai jamais voulu par mes propos être désobligeant mais lorsque j'entends un instituteur , non un professeur des écoles dire "quand je pense qu'un simple éboueur gagne autant que moi " je serais en face , je vous jure qu'il en prendrait une . Je peux vous dire que j'ai accompagné une seule et unique journée un cousin éboueur et une chose est sûre : c'est vrai que ce n'est pas juste que ce simple éboueur gagne aussi peu !! Vous avez le droit d'essayer ! Ceci étant dit, j'ai toujours eu un profond respect pour les gens qui travaillent et y compris pour les enseignants ! Simplement reconnaissez que bon nombre de vos collègues ont amené l'éducation nationale où elle se trouve , malheureusement. Le nombre d'élèves !! je vais répondre comme vous, c'est la super réplique : "classes surchargées, pas assez d 'enseignants , de surveillants de ... " Pourtant j'ai connu des enseignants qui s'en sortaient bien avec des classes de CM2 de 32 . Sa méthode : il parlait à voix presque basse ce qui fait que ses élèves tendaient l'oreille, il était très proche des parents ce qui fait que ceux ci réagissaient très vite et toujours dans son sens d'ailleurs, il proposait des choses inédites à ses jeunes , leur parlait de tout et s'investissait à fond . Résultat des enfants qui entraient en 6 ème sans aucun problème. à l'inverse une de ses collègues ne voulait jamais recevoir les parents leur disant qu'elle n'était pas payée (alors qu'elle oubliait simplement qu'elle était mensualisée ) traitait les enfants comme des moins que rien à la limite de l'impolitesse, ne réussissait à remplir son programme qu'à la va-vite , par contre dès les beaux jours elle allait promener ses élèves et prenait de la lecture, et ne s'adressait qu'à peine aux parents accompagnateurs , elle se tenait toujours en retrait pour ne pas avoir à répondre au bonjour des parents, bref la caricature de la fonctionnaire uniquement là pour la gamelle, qui se mettait en grève à chaque fois sans vouloir prévenir les mamans qui étaient bien embarrassées . Vous en connaissez des comme ça! . Celà vous ne pourrez pas le nier et le problème c'est que ces bons à rien vous pénalisent vous , les gens qui en veulent .Maintenant qu'on vous place au dessus du niveau des ouvriers, ça changera quoi ? Pensez vous qu'un électricien vous soit inférieur? que pensez vous d'un jeune ingénieur qui commence à 1400 euros et pour quelques années d'ailleurs ? Oui chère Madame je vous le redis si ça ne vous plait pas, ce que je comprends, reprenez votre métier avec son CE , ses mutuelles ses gros avantages, ses salaires dignes de votre niveau . Je ne vous en veux pas et ne vous jalouse certainement pas , mais reconnaissez que si entendez souvent la " super réplique " ça devrait vous interpeller et n'attendez pas la retraite pour vous rendre compte de votre erreur de choix . Comme je l'ai dit à un de vos collègues j'ai quitté la fonction publique à 2 reprises malgré les avantages que j'y avais , mais je ne voulais pas passer ma vie à me lamenter comme le faisaient beaucoup de mes collègues . J'ai eu la chance ,à force de volonté de toujours faire ce qui me plaisait tout en gagnant correctement mais honnêtement ma vie. J'ajoute que je fais partie des " sans grade " parce que "Bac-3 " et à refaire je ne ferais toujours pas d'études tellement je trouvais ça con , mais ça ne concerne que moi . Dites moi sincèrement si vous trouvez normal qu'on em... un jeune de 16 en apprentissage avec l'histoire de l'antiquité ou des maths modernes ;,si ça n'a pas pu rentrer avant demandez vous pourquoi et laissez les jeunes apprendre leur métier en entrant dans le vif du sujet . J'ai simplement essayeé de vous convaincre , chère Madame d'envoyer balader un métier que vous n'aimez pas tel qu'il est et de faire ce que vous avez envie de faire, pensez à vous et à vos proches c'est bien plus précieux !! Bon courage . J.Pierre H

          • http://twitter.com/naranjacorazon Naranja Corazon

             Ben vous alors, dans le genre qui fait les questions et les réponses ...

        • Une_maitresse

          Je
          n’en veux nullement à votre niveau de raisonnement, soyez rassurée. Je ne suis
          pas juge et n’ai pas à l’être. J’ai tenté de m’adapter à votre discours, qui,
          sur un ton délétère commence par le souhait de retrouver un professeur de
          français. J’ai pu ressentir par la suite de petites touches de mépris parsemées
          deci delà, petites touches qui vous ont menée très simplement à  nous défier et quelque peu vous foutre de notre
          gueule en mélangeant défi, morale et salutations courtoises.  Et donc oui, je vous ai répondu en tant que
          citoyenne qui s’avère de surcroît être instit et donc touchée par votre verbe

           

          Je
          m’égare…

           

          Malgré
          toute votre sensibilité dans l’observation que vous faites sur mes collègues et
          donc sur moi, je me permets une remarque, je ne pense pas, dans ma démarche, avoir
          adopté une  attitude de lamentation.

          J’ai
          fait ce choix de ce métier et l’assume pleinement.

            

          Une
          bonne nouvelle toutefois !!! Je vous rejoins sur certains points. On ne
          peut rien faire !!! ni contre un enseignant défaillant ni contre les
          pervers dont vous avez évoqué l’existence et qui sont si bien couverts.  On ne peut donc pas non plus  faire le ménage et ce n’est d’ailleurs accessoirement
          pas notre travail. (c'est l'intention des grêves)

              

          Vous
          dites que dans le privé ça n'existe pas ça, je n’en sais rien. Moi, je
          travaille dans le public par conviction et vocation comme vous l’avez bien dit.
          Je n’irais pas travailler dans le privé pour que ma vie professionnelle soit
          plus confortable.

           

          Cependant,
          je suis usée d’avoir ce statut d’enseignante. J’ai compris très rapidement que la
          seule reconnaissance viendrait de mes élèves et de leurs parents ainsi que de
          mes collègues dans les échanges très riches que l’on peut avoir. Le manque de
          reconnaissance n’est donc pas mon problème. Cependant l’immobilisme de l’Education
          Nationale est quelque chose qui est très dur à supporter,  le « mur des lamentations » que vous
          évoquiez l’est aussi, ces lamentations sont, je crois, le résultat de cet
          immobilisme .

          Je
          n’ai pas attendu votre conseil pour me réorienter. C’est un métier qu’il est
          difficile de quitter. Quitter ses élèves et ses convictions… je peux choisir d’aller
          vers un milieu moins pervers où les objectifs que l’on vous fixe sont
          envisageables, où l’on réforme le fond et non la forme.

           

           

          Pour
          changer de sujet, je ne vois pas le rapport avec votre niveau bac-3 que vous seul
          qualifiez de faible, ou le niveau financier de votre famille.

          J’ai
          essayé de faire court…

          • jphemm

            chère Madame 
            je peux vous garantir que je ne voulais offenser personne, simplement pour répondre à votre étonnement face à "mon bac-3 " c'est souvent par plaisanterie que je le sors mais là je répondais à un de vos collègues qui faisait remarquer à un internaute son niveau d'orthographe digne d'un élève de 6ème , et la colère a dicté mon propos peut-être maladroit. Je crois qu'avec des gens aussi suffisants que ce prof qui deviennent odieux quand ils s'adressent à des sans grade il fallait que je réagisse même si je n'étais pas concerné . Je lui ai donc lancé le défi d'un concours d'orthographe malgré mon niveau d'études modeste , ce pour expliquer mon "bac -3" qui vous a surprise, mais j'ai ajouté la modeste situation financière  de mon enfance dans l'espoir de l'interpeller sur ses propos : on ne doit jamais se croire supérieur aux autres surtout quand ils sont de situation modeste et n'ont pas eu le droit aux grandes études faute de moyens.Vous ne pouvez pas savoir le mal que ça vous fait quand on vous montre que vous êtes pauvre et tant mieux pour vous d'ailleurs . Voilà chère Madame le choix de mes expressions remises dans leur contexte vous éclairera sur mes intentions. Par contre je n'arrive pas à faire court quand je commence... Mille excuses avec mes profonds respects pour votre profession ( que j'imagine pas facile )et pour vous même . J.Pierre H

          • Une_maitresse

            Cher JP,
            C'est la première fois que je m'exprime sur un tel forum et je trouve intéressant de voir à quel point les émotions sont démultipliées.

            Je n'avais pas vu la suffisance de ce prof et malgré plusieurs lectures je n'arrive toujours pas à voir le caractère odieux de ses propos. J'y vois juste de l'ironie. Faire le constat que l'écrit de M. Veron présente quelques fautes d'orthographe, n'a rien d'extraordinaire... beaucoup d'élèves de 6ème auraient pu le faire, tout bac-6 qu'ils sont... (là je valorise le niveau des élèves, pas de méprise, et donc de tous les bac -)
            Le niveau d'orthographe qui apparaît à la lecture de ce texte n'indique en rien que ce monsieur est un sans grade, il est juste sans orthographe enfin dans le contexte de rédaction de ce  texte... peut-être que dans d'autres situations il aurait pris la peine de copier sa production sur word (8 fautes apparaissent) ou tout simplement de la relire... ( tou-ierarchie-des protégers...)
            Ces fautes d'orthographe sont peut-être le fruit de la colère, de la hâte, ou alors intentionnelles renforçant un manque de respect ou une provocation supplémentaire pour les destinataires de son écrit. Ce sont aussi sûrement des fautes de frappe... pourquoi tant de réactions à un écrit si provocateur.

            M. Veron a atteind ses objectifs... humiliation, provocation renforcées par des fautes d'orthographes plus grosses que lui. En fait, il n'écrit pas si mal...

            J'ai vu dans les propos de ce prof une boutade distante et ironique alors que vous y voyiez de la suffisance odieuse. J'espère donc que vous prendrez bien ces quelques lignes qui se veulent plus explicites que la remarque piquante de mon collègue.
            J'espère que j'aurais réussi à combattre les liens si présents sur ce forum, qui malheureusement existent entre faible niveau d'orthographe - jugement d'individus et non évaluations de compétences - responsabilité des enseignants et de leurs élèves...
            Malgré tous nos efforts nous ne pourrons jamais faire rentrer les gens dans des cases.
            C'est heureusement bien plus compliqué que cela...

            Une bien belle après-midi à vous,

            PS : Le terme de "sans orthographe" n'est pour moi pas quelque chose de négatif, cela a été mon cas jusqu'à ma classe de Première... ironie du sort, j'ai appris l'orthographe vers 17 ans, alors que nous n'avions plus ni leçons d'orthographe ni dictées, ni corrections dans nos cahiers... juste une copine que mes erreurs faisaient rire tellement elles lui faisaient mal aux yeux... quand j'ai arrêtée de me sentir jugée j'ai commencé à apprendre

  • hlionel

    Un jour il faudra rebâtir ce champ de ruine que devient l'école.
    Champ de ruine oui car une guerre a été menée contre l'école avec succès depuis longtemps: dénigrement, accusation de toutes sortes pour déconsidérer le prof.
    Cette guerre avait pour but de faire des économies sur le dos des écoliers français, in fine.

    On s'attendait avec ce gouvernement à un renversement de tendance.

    Déception immense, car non seulement la tendance n'a pas été renversée, mais renforcée.

    Plus que jamais nous avons un gouvernement en guerre contre les enseignants.
    C'est une guerre qui ne dit pas son nom, mais qui surgit dans tous les journaux, dans toutes les émissions télé.
    Et le pire c'est que beaucoup enseignants ne sont pas au courant de ce qui se passe.

    Cette guerre, le gouvernement va l'emporter haut la main, ce qui lui permettra d'appliquer à peu près toutes les réformes qu'il souhaite et soyons en certains aucune n'ira dans le sens d'une priorité accordée à l'école.
    La politique régressive appliquée à l'école va continuer, derrière les beaux discours.

    Alors l'intérêt de l'élève dans tout ça, faites moi rire!

    L'école, c'est aussi les ensignants; on ne la refondera en les anéantissant.

  • scottine

    Les enseignants en majorité de gauche ont permis à Hollande et à sa clique d'accéder au pouvoir .Et ce pour 5 ans.Il me semble que cette réforme était inscrite dans le programme. Bien vous en a pris . Vous n'avez qu'à vous en prendre qu'à vous même.Vous n'avez pas arrêté de critiquer le gouvernement précédent  qui avait le défaut insupportable d'être de droite.Mais il me semble que ce que vous critiquiez alors vous le revendiquez aujourd'hui. Je crois qu'en fait Vous n'êtes jamais contents.Alors pendant vos vacances (juillet et août) allez faire quelques stages en entreprise, dans les supermarchés , dans les usines. Vous verrez que les nouveaux mineurs ce ne sont pas les instituteurs. 

    • un_instit

       Oui, enfin on peut voter pour un candidat et ne pas dire amen en s'agenouillant vers la Mecque à chaque mesure prise, n'est-ce pas ? Non mais je rêve...
      Ce projet de réforme en tant que tel était-il détaillé pendant la campagne présidentielle ? Non.

  • natrun38

    Cher Lucien,
    je suis maman et non instit et pourtant j'ai ete degoutee moi aussi par la presse. Je ne lis plus le Monde quand il s'agit de choses liees au gouvernement, ils sont trop pro gouvernement.
    Ne perdez pas espoir cependant, il y a encore la greve nationale, moi qui suis dans le prive et n'ai jamais fait greve, j'irai manifester le 31 janvier et j'espere que la presse en parlera plus car la c'etait black-out total sauf pour dire des inepties et sans chercher les vraies causes.
    Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les journalistes et els experts ne se sont aps epnches sur la cas de la Bretagne et de Lyon qui ont des resultats tres bons en ayant applique la semaine de 4 jours depuis longtemps....
    Beaucoup de parents qui ont des enfants ds le primaire sont contre cette reforme donc courage on est avec vous. Les seuls qui sont d'accord sont ceux qui n'ont pas d'enfants concernes, ca me fait bien rire....

  • Christophe Desbois

    Puisque la réforme ne va pas assez loin, restons au statu quo ante qui est encore bien pire.

    Plutôt que de voir cette réforme comme un premier pas, enterrons là.

    C’est du grand n’importe quoi !

    Le projet de décret sur les rythmes prévoit des possibilités de dérogation.

    Battez-vous pour que la réforme aille dans votre sens plutôt que de tout refuser en bloc.

  • steflobietti

    M. Marboeuf , cher collègue ( je suis dans le secondaire, mais la galère reste la même - sur d'autres plans- ) , je suis maman d'un loulou de 4 ans qui apprécie fort de pouvoir rester à la maison le mercredi matin ... c'est je pense, une vraie coupure pour des enfants très jeunes qui ont besoin de recharger leurs batteries  à la maison.  L'argument selon lequel leurs journées seront moins longues est ridicule : certains parents font 8h/17h ... les petits ont le périscolaire le matin et auront 1h30 de préiscolaire ou assimilé le soir ... sans le mercredi matin pour se reposer ! S'il y a une pétition à signer, je la signe ! Je suis d'accord avec vous à 200% ! On nous ment, on nous leurre, on nous prend pour des abrutis et les médias jouent un rôle honteux ! En 2003 j'ai même entendu dire un éminent économiste venu gloser sur les grèves et les enseignants toujours en grève que "de toute façon, les enseignants n'ont pas de retrait sur salaire quand ils font grève !!!" Pardon ? c'est du délire ! et le journaliste d'acquieser gravement ! Comme quand on donne le montant du salaire brut d'un enseignant au lieu de donner le salaire net, ou alors on annonce " en début de carrière  un enseignant gagne  2400 euros brut ( le mot brut étant  marmonné ) du coup tout le monde retient le 2400 et personne n'a entendu le mot " brut."
    J'ai un collègue qui s'est entendu dire par un lascar de 3ème : "de toute façon, vous êtes encore trop payés pour ce que vous faites !" inutile de vous dire que le lascar en question plafonne à 6 de moyenne générale et ne sort même pas ses affaires, vu que "l'école ça sert à rien" et d'où tient-il ce discours me direz -vous ben de chez lui, de la bouche de ses parents qui avaient mieux à faire que l'éduquer !
    Hurdman je vous aime ! lol  je crois que nous sommes vraiment la seule profession  pour laquelle les gens se permettent de donner leur avis : explique -t-on à son boucher comment tailler une côtelette ou à une infirmière comment faire sa piqûre ? Je ne pense pas !  Seul désaccord avec ce que vous dites : les parents sont   obligés de travailler et donc ne choisissent pas forcément de coller leurs gosses jeunes à l'école , par facilité. Certes il y a les congés parentaux, les nounous, mais même avec les aides tout cela coûte cher et tout le monde ne peut pas adopter ces solutions.

  • steflobietti

    Monsieur Véron,

    C'est de vos propos dont vous devriez avoir honte ! Comme vous êtes prompt à donner des leçons de civisme , vous devriez peut être  présenter le concours , passer votre CAPES ou mieux votre Aggrégation , pour venir donner l'exemple  à tous ces enseignants lamentables qui passent leur temps à gémir sur leur sort pourtant si enviable ( c'est vrai, quoi : gagner péniblement  1800 euros après Bac + 5, un concours difficile, et 15 ans de boîte , une augmentation ridicule tous les 3/4 ans, plus aucune considération, ni respect de la part de nombreux élèves  et de plus en plus de parents , de magnifiques vacances d'été QUI NE LEUR SONT PAS PAYEES puisque le salaire est de 10 mois étalés sur 12 , des monceaux de copies à corriger, de tâches administratives à faire, de réunions pour ne rien dire de 16h30 à 19h30 plusieurs fois par mois ... ohhh oui, ça en fait rêver plus d'un/une !) ... d'ailleurs ça tombe bien : on manque de profs , à tel point qu'on lance des campagnes de recrutement ... mais tiens c'est bizarre, je ne comprends pas, pourquoi personne ne veut-il donc devenir prof alors que c'est un super boulot pépère de planqué trop bien payé avec trop de vacances et de loisirs ? Donc vous voyez, vous avez toutes vos chances et bientôt vous pourrez nous faire bénéficier de vos talents !
    Ah au fait : les profs sont des "protégés" dites-vous,  ,mais protégés de quoi ? Pas de la bêtise  humaine en tout cas !

    • un_instit

       +1

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1531538760 Sarah Libert

    Les médias s'empressent bien de prononcer des sentences bien (pas toujours) formulées contre ceux que se permettent de contester les institutions. Je suis professeur (second degré) en province, ma fille à l'école maternelle. Je n'imagine pas dans quel état seront les enfants sans la coupure du mercredi. C'est du vécu. La question des rythmes scolaire, au sein même de la communauté médicale soulève des désaccords. Le bien être des usagés de l'éducation est loin d'être au coeur des préoccupations des réformistes. Comme d'habitude, on va nous imposer une réforme de plus, qu'on réformera dans 3 ans, après avoir fait tous les efforts possibles pour que ça marche. Quand il n'y aura plus d'instits, on reviendra au Moyen-Age, ce bon vieux temps où les rois pouvaient faire ce qu'ils voulaient de la plèbe.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=832479436 Caroline Roucher

    ma maman est instit en primaire... plus très loin de la retraite, mais je crois qu'elle n'y croit plus, à son métier... moi, en septembre, j'accompagnerai pour ma première fois ma petite fille à l'école... j'irai avec une boule au ventre, et pas seulement celle de la voir grandir et de la laisser "partir" loin de moi, mais aussi pour tout ce que vous dites, et que je ressens depuis quelques temps dans la lassitude de ma maman... Merci d'avoir écrit cet article! Et j'espère que le chemin d'école de mes enfants sera jalonné de personnes comme vous!

  • Hussardenoire

    Bravo pour cet article magnifique et émouvant......je vais le diffuser un max

  • http://www.facebook.com/ariane.pruliere Ariane Prulière

    Nous, les provinciaux, attendons avec impatience une action forte des syndicats avec une grève qui ne soit pas mélangée à la fonction publique ! Mais pas d'appel, nous ne pouvons donc qu'attendre et vous féliciter. Dans notre village de 3 classes à triple ou quadruple niveaux avec 30 élèves par classes, nous vous félicitons et n'attendons qu'une chose : pouvoir être à vos côtés. Aux armes, syndicats ! Mais aux vraies...

  • http://www.facebook.com/martine.rocchi.5 Martine Rocchi

    39 pour100 000...c'est le taux de suicide chez les enseignants, le plus important de toutes les catégories professionnelles, bien au delà de celui de France télécom,il faut quand même le dire, malgré la pudeur de la "coorporation", ainsi dénommée par LE MONDE, appelée aussi, comme l'armée," la grande muette"...Cela traduit tout de même un malaise profond. A quand la reconnaissance de la pénibilité du métier ? A quand une réelle consultation des enseignants sur des réformes qui les concernent ?Parlons des autres pays d'Europe sur lesquels il faudrait ....une grande mode...s'aligner...En Allemagne par exemple,en primaire,  l'école s'arrête à 14 h, ensuite, les enseignants préparent leur classe pour le lendemain, et ils sont bien mieux payés qu'en France !
    Qui plus est, le taux d'enseignant devant élèves est moindre puisque la France détient le record d'Europe des classes les plus chargées malgré un budget record.Là aussi, cherchons l'erreur!

  • http://www.facebook.com/vallezaud Valérie Lézaud

    Mr Véron: quelle belle preuve d'ouverture d'esprit! Avez vous des enfants tout d'abord? Suivez vous le rythme d'une journée banale d'un enfant dont les parents travaillent "pour de vri" et non comme instit...? Pour ma part, je suis instit, j'ai pu travailler dans le privé avant et j'ai des enfants. C'est bien pour cela, Mr Véron , que je ne vous comprend pas et ne suis pas d'accord avec vous: les instit travaillent en classe et en dehors de la classe. Pensez vous réellement qu'on puisse faire une journée de classe à 30 enfant sans avoir préparé les cours? Pensez vous réellement que notre travail se résume à de la garderie? Et pensez-vous que lorsque nous passons la journée avec 30 enfants 37 semaines par an, nous ne nous soucions pas de leur sort? Que nous n'avons pas une idée claire et précise de ce qui pourrait alléger leur semaines lourdes et fatigantes?
    Voyons Mr Véron, au lieu de nous assommer avec des phrases toutes faites, déjà entendues venez dans nos classe et suivez nous dans une semaine de travail, du lundi au dimanche! Et puis vous parlez d'avantages.... lesquels? à part le statut de fonctionnaire(qui nous permet d'être des pions de l'administration) je ne vois pas d'autres avantages;;;non je ne vois pas... des primes? non. un 13° mois? non. Un CE? non. Ah! les vacances! .....oui il est vrai qu'aucun enseignant ne prépare ses cours pendant les vacances! et puis j'oubliais! le salaire!!! 1840€ au bout de 10 ans! pour un niveau BAC +4!  et n'oublions pas la reconnaissance de notre implication, de notre travail par les principaux intéressés.....! 
    Mr Véron, le plus important pour des enseignants est de pouvoir faire leur travail dans les meilleures conditions afin de pouvoir apporter aux élèves les connaissances et le savoir qu'ils doivent acquérir  Alors peut être que vous auriez aimé être fonctionnaire, mais ne venez pas nous renvoyer votre frustration alors que l'article auquel vous réagissez est situé sur un autre niveau discussion et de réflexion.

    Merci à l'auteur pour cette lettre qui exprime tout a fait mon ressenti actuellement! 

  • steflobietti

    Monsieur,

    Une fois de plus vous voulez absolument voir en tout enseignant quelqu'un qui passe son temps à gémir sur son sort, à pleurnicher sur son salaire , etc ... mais ce n'est pas le sujet ! On ne parle pas de nos salaires ni de nos conditions de travail . Le sujet c'est que l'intérêt des élèves, des enfants s'efface derrière l'intérêt économique. Que l'on est incapable de réformer profondément le système de manière efficace et réellement profitable aux élèves ... qu'on est d'une hypocrisie sans nom, parce que l'intérêt pédagogique, nos dirigeants s'en fichent totalement ! Ils sont comme vous, ils ne savent pas ce qu'est une classe , des élèves  !
    Lucien déplorait qu'on prétende ajouter une matinée de classe dans l'intérêt des élèves pour qu'ils aient des journées plus courtes. C'est faux, ils n'auront pas des journées plus courtes. C'est un mensonge.
    Il n'a jamais parlé de son salaire. Ah mais oui, ça y est, je suis un peu lente, mais je vois votre raisonnement : les instits s'en foutent de leurs élèves en fait, tout ce qu'ils veulent c'est NE PAS TRAVAILLER une matinée de plus, ces faignasses !!! Pfff, ils passent leur temps à l'école les instits ! ils gèrent tout : aide aux devoir, cantine, cours, préparations, copies ... réunions du conseil d'école et le mercredi bien souvent ils SONT TOUTE la journée en réunion pédagogique. Il leur arrive même d'aller dans leur classe le dimanche pour tout préparer ...  Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait !

    J'ai la chance d'enseigner dans un collège tranquille avec des enfants globalement gentils et respectueux. Et pourtant les aberrations du système m'exaspèrent.  Mais quid des enseignants qui se font insulter, humilier, qu'on frappe et qu'on agresse parfois , qu'on n'écoute plus ... dans certaines banlieues parisiennes et marseillaises ( entre autres). Prenez donc en charge une classe du 93 même pas une semaine, une journée. Des grands 3° qui s'en tapent totalement du collège et de ce que vous pouvez bien leur raconter. Prenez-les une journée et revenez me parler de nos super conditions de travail pas si pourries que ça ! De nos salaires de nantis! Révisez votre définition du mot "nanti" pendant que vous y êtes ... 1900 euros après 15 ans de carrière je n'appelle pas ça être nanti , moi ! Vous confondez avec les politiciens , eux sont des nantis. 

  • ccc789

    Bonjour,

    J'ai été touchée par votre écrit et ai compris votre déception. Je n'ai pas été bien au courant des tenants et des aboutissants de cette grève et en ai mieux compris les enjeux après vous avoir lu. En tant qu'orthophoniste, je me sens tout à fait concernée par le rythme de travail des enfants mais surtout par le fond du travail réalisé en classe, et vous soutiens tout à fait dans vos revendications pour une réforme "plus ambitieuse"! J'irais même jusqu'à dire: alléger les programmes oui, mais aussi réformer ces programmes. Apprendre à penser par soi-même (et non via un "fichier"), manipuler du matériel concret avant de bâtir des concepts abstraits, proposer des apprentissages adaptés au développement de l'enfant, sans avoir de pression quant à un " programme"... serait pour moi une réforme sacrément ambitieuse!! A bons entendeurs, salut! Et courage pour continuer à vous battre pour vos convictions!

  • http://www.facebook.com/ludovic.bunoz Ludovic Bunoz

    Le boulot d'instit pas facile, le boulot d'infirmier pas facile, le boulot de flic pas facile, le boulot de fonctionnaire pas facile, le boulot dans le prive pas facile une chose est sur le boulot c'est pas facile mais c'est du boulot et je sais pas si vous le savez mais je pense que les ouvriers de Renaut ou de Mittal ce posent d'autres questions lorsqu'ils font greve cela veut pas dire que votre expression n'est pas legitime mais peut etre qu'une greve n'est pas le moyen d'action ideal pour vous faire comprendre des autres... l'enjeu de cette réforme est elle si importante pour vous voir dans la rue ?
    Essayer cette reforme et apres si vraiement elle n'est pas aboutie ou inutile faite remonter de facon constructive massivement vos constatations a votre hierarchie qui comme toute  hierarchie n'est pas sur le terrain et la vous serez crédible en plus vous avez le temps et la culture de le faire...Vous nous dites que votre école va mal et que vos motivations sont louable car vous souhaiter le bien etre de nos enfants... Mais les enfants n'ont pas le choix l'école est obligatoire et son contenu aussi nos ancetres les gogos a vous de ne pas en faire de futurs gogos le libre arbitre la crititique l'education a l'image, ne sont pas au programme peut etre que ce sera dans les quarante cinq min en moins, dans la fameuse activite qui vous semble tellement mysterieuse...mdr... la tres usante collectivite ??? Usante pour qui??? Pourquoi??? Je n'ai qu'un petit conseil a vous donner si vous me le permetter sinon tant pis je vous le donne quand meme pendant vos longues vacances d'ete sacrifier un mois et aller voir vos ancien eleves qui bossent sur des chaines de montages, , dans les marches gares, en grande distribution, dans le batiment, dans les services de cancerologie, dans les hopitaux psy, en prison, dans les services de traitement de dechets...Et je suis sur que vous attaquerez la rentree avec le sourire...quand aux enfants  ils s'adapteront a l'école comme d'hab.... 

  • http://www.facebook.com/mariette.wilson.3 Mariette Wilson

    Bonjour, je suis tombée sur votre lettre sur Facebook, je n'étais absolument pas au courant de tout ça, et je voulais juste vous dire que j'ai lu, que j'ai compris, et que je vous souhaite de retrouver vite votre enthousiasme pour pouvoir continuer à donner votre énergie à vos élèves. Celle-ci est bien plus importante à mon avis que le format de la semaine. (mais j'ai bien compris que le format compte, et que cette réforme ne va pas assez loin, etc!)
    Ce n'est pas grand chose, mais voilà, quelqu'un quelque part en France vous soutient!

  • http://www.facebook.com/sandra.carlier.79 Sandra Carlier

    Je pense que les décideurs de cette réformes sont loin, très loin de la réalité du terrain. Ils sont déconnectés de la vraie vie! Totalement pris en charge par nos impôts chauffeurs, domestiques, restaurateurs...Ils ne peuvent même pas imaginer une seconde la vie d'une classe une journée avec un enseignant et sa trentaine d'élèves. Comment le pourraient ils? Ils sont certainement allés dans des écoles privées, boîtes à bac etc... Ils s'entourent de chercheurs et se donnent bonne conscience! Haro sur ces maudits enseignant corporatistes, conservateurs! Les décideurs ont une grosse partie de la presse à leur botte! La machine politique est en marche! Aucune reconnaissance pour ceux qui les ont élus, qui espéraient tant! On les largue sereinement entre les mains des collectivités locales! Et ce n'est que le début d'un plan soigneusement orchestré! La manipulation des masses est en route! On envoie le paquet! Même Le Monde qui était le journal par excellence des étudiants car considéré comme le plus objectif par rapport au Figaro et autres journaux à la botte d'un parti! Quelle gâchis! Ce mauvais coup viendrait de la droite on ne s'en étonnerait pas!!! Mais de la part d'un gouvernement socialiste!!!! C'est un cauchemar! Il n'y a rien de pire que d'être trahis par l'un des siens!
    Je n'attends que le signal d'une grève nationale, tous syndicats réunis!!! Et quand je pense que je suis une personne modérée, conciliante, pas du tout grande gueule! Pour atteindre des gens comme moi il faut le faire! C'était quelque chose d'absolument improbable! ILS y sont parvenus!
    Je me sentais mal sous l'ancienne majorité. Mais jamais je n'aurais cru me sentir encore plus mal sous la nouvelle!
    Moi aussi, j'ai mal à mon école, Lucien!

  • Marc Sinniger

    Merci à Lucien Marboeuf pour son
    billet d'humeur et à tous les collègues qui abondent dans son sens,
    tous gens de terrain qui savent de quoi ils parlent. Certains autres
    commentaires sont assez révélateurs du mépris dans lequel sont
    tenus ceux qu'on charge de porter le poids des faillites éducatives
    (elles-mêmes liées aux faillites sociétale et sociale). On
    sentirait presque, ici ou là, l'envie irrépressible de sonner
    l'hallali. Mais il est bien que toutes les opinions s'expriment.
    Cette réforme aura au moins servi à mieux éclairer les positions
    des uns et des autres. Il ressort que le corps enseignant n'est
    solidaire ni dans son ensemble, ni au niveau des différents degrés.
    Le Mammouth a effectivement du plomb dans l'aile. On peut maintenant
    l'achever, en toute bonne conscience. Et les commis du globalisme
    niveleur s'y attellent méthodiquement. Après des décennies de
    réformes qui n'ont cessé d'affaibli la stabilité d'une institution
    forte, après la révolution culturelle du pédagogisme, portée par
    les illuminés des pseudo-sciences de l'éducation, après que chaque
    ministre passant, soucieux de se fabriquer une pointure politique,
    s'empare du jouet école, secondé en cela par des conseillers
    cérébraux décalés des réalités et relayés sur le terrain par
    les hypertrophiés du mental et autres idiots utiles, après tout
    cela donc, l'école est ravagée, prête à entrer en Garderie
    Nationale diluée dans une néo-féodalité, alias les collectivités
    locales et territoriales. C'est dans l'ordre des choses et surtout du
    plan de décentralisation (qui n'est lui-même qu'une étape dans un
    processus de déstructuration des Etats). Rappelez-vous : tout
    commença par le fameux référentiel bondissant... Or, quand un
    ballon n'est plus un ballon, de fil en aiguille, l'élève finit par
    n'être plus un élève et l'école plus une école... Le machin
    amène le machin, le bidule le bidule car même le grain de sable
    aspire à devenir une galaxie. Il suffit de relire toutes les
    analyses publiées sur le site Sauver les Lettres pour prendre la
    mesure des choses. Certains se souviennent sans doute aussi du blog
    de Jean-Paul Brighelli, l'auteur de « La Fabrique du Crétin »).
    Les instituteurs et les professeurs de
    la ville de Paris se retrouvent dans Fort Alamo. Il leur reste
    quelques munitions mais, faute de renforts, ils vont être sacrifiés
    sur l'autel du délitement général, voulu par des instances qui
    échappent au citoyen-gadget. Regard Pointé (regardpointe.blogspot.fr)

  • dleo67

    Je suis a nouveau atterre par les réactions de nos cheres professeurs des ecoles...A chaque fois que l'on essaye de changer quoi que ce soit dans l'education nationale, les reactions sont les memes...Nous sommes trop betes pour comprendre.Quoi  que l'on essaye de faire , ou que l'on dise, la morgue et le mepris du corps enseignant deferle sur la personne qui ne pense pas comme eux. Le vrai probleme est que vous etes deconnectés des problemes des parents.  Tout tourne autour de vous, et vous vous cachez derriere nos enfants pour ne surtout pas evoluer.
    Mes deux enfants sont scolarisés et je subis au jour le jour vos frasques...la maitresse est malade monsieur, on ne peut prendre les enfants...OK , je vais voir si la boulangere les garde parce que moi , je dois bosser. tout comme vous .
    Petite note dans le cahier de liaison:   Il n'y aura pas classe tel jour, mais ce sera rattrapé un autre jour de sorte que l'on puisse faire le pont. Ah bon mais moi je fais pas le pont.Ben je me demerde.
    .
    Lorsque l'on est passe a la semaine de 4 jours, je n'ai pas entendu des cris d'orfraie pour s'emouvoir de cela.. Ben non, un jour de moins a bosser ca le fait non??
    Cette année  j'aurai mes vacances d'ete a partir du 20 juin. C'est la vie.Mais l'ecole de ma fille m'a clairement signifié que je ne pourrai pas la faire partir avant le 4 juillet. Elle jouera au monopoly jusqu'au 4 juillet donc...Mais y aura bien un professeur des ecoles pour m'expliquer l'interet de la laisser jusqu'au bout.Jouer a l'ecole c'est mieux!
    Pour finir,un honorable membre du corps enseignant pourrait il m'expliquer quel est le but pedagogique de la semaine de neige organisé dans l'ecole de mon fils?  Une semaine de neige pour les professeurs des ecoles, et les enfants qui ne peuvent pas y aller feront des dessins dans d'autres classes.?
    Voila, maintenant je vais poster ce message, et attendre la deferlante bien pensante des instituteurs que vont me dire que je comprends rien,etc.. Peut etre meme que je serai un fasciste a la fin de la journée.
    PS: Il manque des accents et il y aura surement des fautes, ne me faite pas passer pour un ignare , je suis le produit de votre systeme...

  • Marc Sinniger

    Vous écrivez :

    « Je suis à nouveau atterré par les
    réactions de nos chers professeurs des écoles... A chaque fois que
    l'on essaye de changer quoi que ce soit dans l'éducation nationale,
    les réactions sont les mêmes... Nous sommes trop bêtes pour
    comprendre. Quoi que l'on essaye de faire, ou que l'on dise, la
    morgue et le mépris du corps enseignant déferle sur la personne qui
    ne pense pas comme eux. »

    Réponse :

    Enseignant moi-même mais fréquentant davantage des
    non enseignants, j'entends souvent ces remarques et, quitte à me
    faire incendier à mon tour, ça n'est pas complètement faux. Je ne
    crois pas que le fait d'être enseignant vous frappe de toutes les
    vertus. Beaucoup d'enseignants ne témoignent aucunement de la
    meilleure des mentalités et j'ose même ajouter qu'ils n'ont pas
    complètement volé ce qui leur arrive aujourd'hui.

    Vous écrivez :

    « Le vrai problème est que vous êtes déconnectés des
    problèmes des parents.  Tout tourne autour de vous, et vous
    vous cachez derrière nos enfants pour ne surtout pas évoluer. »

    Réponse :

    Voilà une vérité particulière qu'on ne saurait raisonnablement
    généraliser. Quant à être déconnectés des problèmes des
    parents, dois-je vous rappeler que la plupart des enseignants sont
    eux-mêmes parents et -je ne sache pas- moins que d'autres. Ils sont
    donc, de fait, connectés. Vous pourriez à la rigueur pointer nos
    politiques professionnels qui sont, quant à eux, de vrais décalés,
    conseillés par d'autres décalés, genre borgnes qui veulent guider
    des aveugles...

    Vous écrivez :

    « Mes deux enfants sont scolarisés et je subis au jour le
    jour vos frasques... la maîtresse est malade monsieur, on ne peut
    prendre les enfants... OK , je vais voir si la boulangère les garde
    parce que moi, je dois bosser. tout comme vous. Petite note dans le
    cahier de liaison :  Il n'y aura pas classe tel jour, mais
    ce sera rattrapé un autre jour de sorte que l'on puisse faire le
    pont. Ah bon mais moi je fais pas le pont. Ben je me démerde. »

    Réponse :

    Il y a des abus et j'ai connu des collègues qui ont largement usé
    et abusé du quota de congés maladie. Encore une fois, ce n'est pas
    une généralité et les mentalités sont en train de changer.
    Personnellement, je ne reste chez moi que si je ne tiens plus debout,
    et encore. A cet effet, j'ai pu constater que s'absenter beaucoup ou
    presque pas n'avait aucun effet particulier à l'intérieur de
    l'éducation nationale, tout comme s'investir à fond ou non n'avait
    aucune espèce d'incidence bénéfique sur la carrière. Mais c'est
    là un autre débat. Sachez tout de même qu'avec la nouvelle
    réforme, la pratique de la classe sera encore plus usante (et Dieu
    sait qu'elle l'est déjà largement). Alors attendez-vous à un
    absentéisme phénoménal.

    Vous écrivez :

    « Lorsque l'on est passé à la semaine de 4 jours, je n'ai
    pas entendu des cris d'orfraie pour s'émouvoir de cela.. Ben non, un
    jour de moins à bosser ça le fait non ?? »

    Réponse :

    Vous êtes bien sobre ! Je dirais même que quatre jours de
    moins à bosser, c'est encore mieux. Connaissez-vous, honnêtement,
    des gens qui s'insurgeraient contre un avantage qu'on leur
    accorderait ? Vous seriez mieux inspiré de pointer tous les
    ronds-de-cuir qui squattent la fonction publique, passant leur temps
    à nous inonder de paperasse pour justifier leur emploi. Et je ne
    vous citerai même pas les hauts fonctionnaires dont Clémenceau
    disait déjà qu'ils sont comme les livres d'une bibliothèque :
    plus ils sont haut placés, moins ils servent.

    Cela dit, quand le samedi matin fut supprimé pour passer à la
    semaine de quatre jours, sachez que sur les trois heures perdues,
    deux furent consacrées au soutien, pendant l'interclasse ;
    quant à l'heure restante, elle fut basculée dans les temps
    obligatoires de réunions et de concertations. En l’occurrence, les
    enseignants n'y ont absolument rien gagné, bien au contraire. Vous
    n'avez pas idée du nombre de réunions -et de la bureaucratie
    qu'elles occasionnent- qui confisquent inutilement du temps aux
    enseignants. Je ne vous parlerai même pas des animations
    pédagogiques de niveau tupperware qu'on nous inflige... Mais cela
    appartient à un débat interne qui n'a pas encore eu lieu,
    d'ailleurs... (et qui n'aura jamais lieu, au demeurant).

    Vous écrivez :

    « Cette année  j'aurai mes vacances d'été à partir
    du 20 juin. C'est la vie. Mais l'école de ma fille m'a clairement
    signifié que je ne pourrai pas la faire partir avant le 4 juillet.
    Elle jouera au monopoly jusqu'au 4 juillet donc... Mais y aura bien
    un professeur des écoles pour m'expliquer l'intéret de la laisser
    jusqu'au bout. Jouer à l'école c'est mieux! »

    Réponse :

    Cher Monsieur,

    Passez outre ce que vous dit l'école de votre fille et partez en
    vacances, tranquillement. Personnellement, je ne me gênerais pas.
    Pour ma part, étant donné ce que l'école est devenue (un état
    aggravé par la nouvelle réforme mais à peine), partir le 20 juin
    ou le 4 juillet ne peut avoir aucune sorte d'incidence sur quoi que
    ce soit, à moins que votre fille soit scolairement faible. Mais dans
    ce cas précis, ce n'est certainement pas le 20 juin qu'elle pourra
    se remettre à niveau. Si vous retirez votre fille à cette date-là,
    que voulez-vous que quiconque vous fasse ? Vous prêtez encore à
    l'école un pouvoir qu'elle ne possède plus depuis longtemps.

    Vous écrivez :

    « Pour finir, un honorable membre du corps enseignant
    pourrait il m'expliquer quel est le but pédagogique de la semaine de
    neige organisé dans l'école de mon fils?  Une semaine de neige
    pour les professeurs des écoles, et les enfants qui ne peuvent pas y
    aller feront des dessins dans d'autres classes ? »

    Réponse :

    Vous la jouez un peu facile sur ce coup-là. Je n'évoquerai pas à
    votre sujet la brève de comptoir, étant donné que je ne tiens pas
    en mépris le genre. Vous vous exprimez avec un certain ressenti, lié
    à une personnalité et à un caractère particuliers, occasionné
    par un vécu et des expériences. Cela ne se discute pas. Mais à
    quoi donc pourrait bien servir une classe de neige ? A rien
    d'essentiel ! Je trouve que l'école se disperse trop en
    sorties, au détriment de sa mission foncière sur laquelle elle
    devrait se recentrer d'urgence : transmettre les connaissances
    et ses outils d'appropriation. Quant à passer du bon temps,
    oubliez ! Dans la société contentieuse où nous vivons, compte
    tenu du comportement dominant des enfants actuels, sortir en classe
    machin, c'est de la folie. Je l'avais fait et je peux vous certifier
    que c'est loin d'être une partie de plaisir, eu égard à la
    responsabilité et à l'astreinte horaire.

    Vous écrivez :

    « Voilà, maintenant je vais poster ce message, et attendre
    la déferlante bien pensante des instituteurs que vont me dire que je
    comprends rien,etc.. Peut être même que je serai un fasciste à la
    fin de la journée.PS: Il manque des accents et il y aura
    sûrement des fautes, ne me faite pas passer pour un ignare , je suis
    le produit de votre système... »

    Réponse :

    Si vous deviez me prendre pour une déferlante, vous auriez tort.
    Quant à être un fasciste à la fin de la journée, vous y allez un
    peu vite, même si cette invective est aujourd'hui abusivement
    proférée par des gens qui ne savent plus argumenter et qui
    confondent tout (un peu comme au Moyen-Âge où l'on voyait l'oeuvre
    du démon partout -comme quoi, on ne refait pas les hommes). Que vous
    en ayez gros sur le cœur à l'encontre de l'école et des
    enseignants peut se comprendre. De ce côté-là, je pourrais même
    vous dépasser car il y a longtemps que l'éducation nationale
    m'insupporte. Mais de grâce, ne considérez pas l'école comme un
    monolithe : elle va du ministre à la dame de ménage et entre
    les deux, elle se compose de beaucoup de strates. Le problème est
    que ce sont toujours les enseignants qui essuient tous les revers, à
    l'instar de tous ceux qui sont directement sur le terrain, tous
    domaines confondus. Il faudrait un peu sortir de cette facilité
    intellectuellement confortable et poussez l'analyse plus avant,
    faute, sinon, de circonvoluer dans une logique binaire et finalement
    manichéenne. Un conseil : empêcher vos enfants, ne serait-ce
    que de nourrir un jour l'idée d'entrer dans l'enseignement, la
    Pétaudière Nationale d'aujourd'hui, Garderie Nationale demain, n'en
    valant vraiment plus la peine.

    Pour en finir, je tiens à vous informer que ce commentaire sera
    diffusé sur mon blog Regard Pointé (regardpointe.blogspot.fr) et
    que je risque d'y apporter des compléments, mais sachez que c'est
    sans mauvaise intention à votre encontre, eu égard au principe de
    non corporatisme primaire.

  • Amélie PLATZ

    Pour ma part, je suis assez consternée par les propos de Hurdman...
    Je suis de province, nous n'avons pas eu de grève le 22 janvier. Pour autant, je peux vous assurer qu'en prévision du prochain conseil d'école, la question la plus importante qui est actuellement débattue au sein de l'association PEEP dont je fais partie est justement celle des rythmes scolaires. Pour l'heure, toutes les réactions des parents vont dans le même sens : cette réforme ne peut pas être appliquée en l'état à la rentrée de septembre 2013. Nous allons demander un report au maire à 2014, et nombre de parents demandent déjà à ce que le choix de cette demi-journée de plus se porte sur le samedi et non pas le mercredi. Pour ma part, à l'exception d'une seule enseignante, je n'ai rencontré, pour mes trois enfants, que des instits attentifs aux enfants, ne souhaitant que leur réussite, allant jusqu'à chercher par eux-mêmes ou à nous intégrer en tant que parents dans les décisions pédagogiques qui sont prises en cas de difficultés scolaires (j'ai une fille dyscalculique, et aucun des instits qu'elle a eu n'est formé face à ces cas)... Le tout dans l'objectif de faire progresser les enfants au mieux.
    Oui, les instits doivent apprendre à lire et à écrire à nos enfants, oui, ils doivent faire le maximum pour les aider à apprendre à apprendre.
    Mais l'éducation de base, le respect d'autrui, la politesse, la considération, tout cela, c'est dans les familles en premier lieu que cela s'apprend, et il n'y a pas lieu d'attendre l'entrée à l'école maternelle pour le faire. C'est dès le plus jeune âge, avant même que l'enfant sache parler, qu'il faut lui montrer comment on doit se comporter en société. Et plus tard, il doit apprendre, tant dans la famille qu'à l'école, à être responsable de ses actes et à ne pas rejeter systématiquement la faute sur autrui. Ce que Hurdman semble avoir oublié, malheureusement...
    Je ne comprends pas toujours pour quelle raison il y a des grèves dans l'éducation nationale. Mais celle-ci est justifiée : cette réforme est bâclée et ne tient pas compte des enfants, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire. Une fois de plus, ça ne va pas au fond des choses, et on met un sparadrap sur une plaie béante. A quand un ministre de l'éducation qui aura le courage politique de prendre le problème à bras le corps et de proposer de vraies réformes ???
    Merci à vous, enseignants, du travail que vous faites auprès de nos enfants.

  • Amélie PLATZ

    Pardon !!! Je me suis lourdement trompée dans mon message, qui s'adressait bien sûr à M. Veron, et non pas à Hurdman, qui lui répondait juste en dessous ! Toutes mes excuses pour la méprise.

  • christine hanna

     L'époque n'était pas la même, comme le souligne
    "un_instit"... Les programmes non plus.
    Vous nous traitez avec tant de mépris, sans savoir de quoi vous parlez
    réellement.
    Nous ne sommes pas systématiquement CONTRE toute réforme. Nous voulons
    simplement qu'elle soit vraiment réfléchie, qu'elle soit réellement profitable
    à nos élèves.

    Commençons donc par réfléchir à ce qu’il est nécessaire de
    modifier, à commencer par la lourdeur des programmes auxquels nous sommes
    tenus.

    Certains nous reprochent de ne voir que nos conditions de
    travail et non le bénéfice pour nos élèves. Nos conditions de travail sont les
    leurs. C'est pour eux que l'on se bat, parce que nous voulons mettre en place
    autre chose qu'une "poudre aux yeux"… 45 minutes de classe en moins
    par jour, pensez-vous réellement que ce soit une réelle avancée ? Un temps
    de présence dans la collectivité inchangé pour l’enfant (pour ne pas trop
    déranger les parents, quand même) avec dans certaines villes une pause
    méridienne durant 2h45 de récréation géante… où est le bien-être de l’enfant ?

    Comme beaucoup de naïfs qui ne grattent pas trop pour
    essayer de mieux connaître le sujet, vous préférez prendre les quelques explications
    partiales, voire fausses, fournies lors d'un reportage d’une minute au journal
    télévisé.

    Ma grand-mère disait souvent « quand on ne sait pas, on
    ne dit pas !».

  • YVON39

    Bonsoir

    Et bien moi je suis scandalisé de constater que les instituteurs (PE) parisiens ne soient pas suivis au niveau national: Les syndicats sont vraiment vendus à la gauche. J'ai envoyé des messages aux différents syndicats de mon département, et aussi au SNU ipp local et ils n'ont même pas eu le courage et la correction de me répondre!

    Cette réforme passée en force par ce gouvernement dit "gauche" est écœurante. Mr Peillon prend les enseignants du premier degré pour des paillassons.Il a parfaitement réussi à retourner l'opinion publique contre les instituteur, comme prévu. 

    Je ne suis pas prêt de revoter socialiste!

    Bonne soirée.

  • http://profile.yahoo.com/KLMSXDU4QL6CX5LD7WQKU4NLBU Jean-françois

    Il a fait passer son décret!!!
    Je sois comme vous tous, dégoûté, le mercredi matin, je sortirai les jeux de cartes et j'allongerai la récré, pas question d'ouvrir un cahier ce jour là... de toutes façon, ces petits chéris travaillent trop alors...
    quant aux bien pensants du privé, j'en connais qui passent leur temps à la machine à café ou à jouer sur internet (il n'y a qu'à voir pour cela l'heure des posts de nos amis du privé qui nous crachent dessus à longueur de forums...), moi en classe c'est du non stop, avant aussi , entre midi et deux je bosse, le soir, je bosse... alors le mercredi matin, je serais présent, c'est tout.

  • khmerfranc

     "J'ai fait grève car je pense..." Tout à fait d'accord ! Même en rajoutant des postes, le programme sera toujours le même et les enfants iront toujours à l'école dans les mêmes créneaux horaires. Le mercredi n'allégera surement pas l'activité scolaire des enfants. De plus, ce milieu de semaine permettait à bon nombre de parents à voir avec leurs enfants ou en est leurs évolutions et aussi avoir une activité extra-scolaire (tout comme le samedi), ce qui a une influence positive sur l'enfant, alors que d'être coincé 1/2 journée de plus à l'école ne lui apportera rien de plus, autre que de la fatigue supplémentaire, du stress, contrairement aux activités E.S. qui permet de se défouler, se concentrer sur d'autres matières, expérimenter d'autres choses, faire un apprentissage (musicale, linguistique...), au pire, faire un petit soutient scolaire pour se mettre à niveau, puis faire une pause. Lorsque l'on rajoute les difficultés de réorganisations, alors non, cette réforme n'est pas au niveau de ce qu'elle prétend et n'a aucune raison d'être. Le sujet est à travailler et à murire avant de voter pour. C'est un sujet qui à le mérite d'être travaillé AVEC les enseignants, sur plusieurs années (2 ou 3) avec des classes témoins ! Prendre des décisions à la va vite comme le fait le gouvernement actuel, c'est aller droit dans le mur(ou s'étaler dans les parterres de tulipes Ha Ha Ha !) Pour ceux qui ont le moulin qui ne tourne pas assez vite (pas compris) "Holland - Tulipes.

  • http://www.facebook.com/christele.sidolle Christèle Sidolle

    Fonctionnaire territoriale et syndicaliste, j'ai entendu un représentant du SNUIPP de mon département dire au micro pendant un congrès qu'il était hors de question de travailler 3h30 de plus par semaine sans hausse de salaire et que donc ils souhaitaient finir à 15h30... alors oui cela m'a énervé. Quant je vois comme est organisé le préiscolaire dans ma collectivité, si cette heure est laissée à la seule compétence de la municipalité, ça sera catastrophique. Quant j'ai vu cette grève du seul SNUIPP je me suis dis c'est faire des territoriaux des jaunes, à quoi sert la FSU?!  à quoi elle pense?! J'ai pensé corporatisme et bêtise.
    Comme vous dites la réalité de terrain, les syndicats en sont loin.
    Comme vous dites cette réforme est très mal foutue et n'arrangera rien.
    Mais je suis et reste choquée de cette grève qui OUI fut, à mon grand désespoir, corporatiste.

  • Lilly7452

    Moi, j'étais bien contente d'aller à l'école le mercredi matin, il y a 20 ans. La semaine ne me paraissait pas longue ni fatigante et j'étais bien contente d'avoir 2 jours entiers de week-end. J'allais en "étude" le soir après la classe et j'aimais bien ça, ça faisait une heure de plus avec les copains. La pause du midi me paraissait trop longue, en revanche.

    Que s'est-il passé pour que ce soit un tel choc maintenant de revenir à un rythme que j'ai connu et qui m'a réussi ? Qu'en pensent les enfants de maintenant ?

  • Florence Cousin

    Bonjour,

    Merci pour cet éclairage (j'avoue que je ne comprenais pas les raisons de cette grève).
    Par contre, il y a un seul point sur lequel je ne suis pas d'accord : le mercredi, la majorité des parents travaillent, les enfants doivent donc se lever tôt quoi qu'il arrive. Et beaucoup vont au centre aéré, où ils subissent également la fatigue de la collectivité. Pour eux, l'école le mercredi matin leur fait subir 5 jours de collectivité, contre 5 et demi s'ils ont classe le samedi.
    Pour le reste, il est vrai que comme d'habitude c'est mal ficelé.

  • http://www.facebook.com/kowasu Kaptn Kowasu

    Je relaie à la demande d'une copine instit. Il est important d'entendre d'autres voix que celles des médias généralistes. Oui , pour une fois, le gouvernement s'efforce de faire quelque chose avec l'éducation, mais toujours avec des pincettes, il n'iront jamais au fond des choses. Enfin je laisse le débat à la profession et aux parents.

  • http://www.facebook.com/indeaparis Ganga Anju

    On pourrait répondre de manière dogmatique aux uns et aux autres mais le fond du problème est que la société et les techniques changent plus rapidement que les esprits. Nos enfants ont en main des outils qui leur font comprendre l'anachronisme de l'école telle qu'elle nous est proposée aujourd'hui. Chaque jour ils se confrontent à l'incurie technologique d'un enseignement arche-bouté sur des méthodes et un contenu qui sont en total décalage avec ce que les outils modernes permettent. Un gosse seul avec son ipad en apprend plus qu'avec quiconque. Il n'est plus question de rythmes scolaires, de vie de la classe, de programmes et de tout ce qui fait le sel d'un corporatisme éculé. La refondation de l'école commence par celle de la ville, du temps de travail des parents, de la taille des logements, et de la façon dont on donne une place aux générations futures tant en terme de vie quotidienne que de compréhension de l'importance d'apprendre, de comprendre et d'interagir avec les autres et ce, avec les outils d'aujourd'hui et de demain. Les viviers de développement pouvant faire intervenir la compétence du corps enseignant sont nombreux et largement sous-employés : développement d'outils plus fins permettant d'adapter l'enseignement à chaque type de personnalité, background, niveau culturel, origine, etc. Programme de détection des potentialités, non pas ce que l'enfant exprime (voix des parents souvent) mais au contact d'interfaces permettant de détecter ses véritables aptitudes qui, en conjonction avec un programme adapté pourrait permettre de les développer et de les mettre à contribution pour l'assimilation de données nouvelles. Bref, la technologie nous donne les moyens de faire une école beaucoup plus performante et beaucoup plus personnalisée sous réserve que l'on accepte l'idée du réorganisation en profondeur. Les enfants ne sont pas égaux devant l'apprentissage. La standardisation des méthodes est totalement contre-productive et le sera de plus en plus. Il serait bien que les enseignants le comprennent et commencent à envisager une forme nouvelle de partenariat enfants-école-parents-société-technologie où les horaires seront adaptés, ou les contenus et méthodes seront personnalisés et où chacun aura le sentiment d'être vraiment à la bonne place.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=100003567679261 Alex Gache

    Arrêtons de comparer ce qui n'est pas comparable.

    Un professeur des écoles se bat pour que ses élèves apprennent le plus de choses et le plus efficacement possibles.

    Cette réforme est une avancée dans le sens où il y a un essai du gouvernement.

    Après, on ne peut pas dire que c'est le plus efficace.

    En y réfléchissant longuement, ma position est claire. Il faut un changement de la société pour pouvoir faire un changement des rythmes scolaires.

    La France a très peu de gens éduqué à la réflexion et aux changements bénéfiques, on est conservateur.

    L'année prochaine, les rythmes me semblent en rien répondre aux chrono-biologistes .

    On fait le bilan en évaluant les progrès des élèves et on ajuste.

    C'est la différenciation pédagogique.

    Puis après j'espère entendre : Le rapport nous indique que si on veut etre efficace, il faut faire classe le matin de 9h00 à 12h45. STOP.

    Ps: Les jaloux, les gens qui veulent que tout le monde en bavent je ne préfère pas répondre.

  • lilise17

    Directrice d'une petite école de trois classe en rpi ( un truc dont m. Peillon ne doit même pas connaître l'existence...) je suis ecoeuree... degoutee, demotivee...
    Je vous livre un commentaire d'un collègue de paris trouve sur un forum qui résume bien ce que je pense...
    Encore merci a Lucien de nous offrir cet espace d'expression.
    http://legrandnimportequoi.clicforum.fr/t26-Lettre-d-un-Directeur.htm

  • Bluetak

    Bravo collègue pour ta proposition sur les rythmes ! Pour moi c'est une bonne base de réflexion, basée sur l'expérience. Il faudrait presque faire une assoce ad hoc uniquement pour promouvoir cette solution.Assortie d'une refonte des programmes évidemment...
    C'est pitié de voir soit des partisans du statu quo, soit les beni oui oui dire que nous instits ne voulons que notre mercredi et notre week end.
    Merci de la bouffée d'oxygène.

  • levaia

    Les médias sont encore une fois des vrais yennes qui transmettent des infos erronées quant aux revendications réelles des enseignants et encore une fois, grâce à ces médias, on passe encore pour des corporatistes, conservateurs et fumistes!!Je suis eccoeurée...D'autre part, je m'étonne encore qu'un élément primordial ne soit que peu (ou pas du tout) évoqué: comment peut-on changer des rythmes sans toucher aux Programmes? Comment un ministre de l'EN peut il faire une si grande erreur en prenant le problème à l'envers???Il est primordial, avant de s'attaquer aux rythmes scolaires de revoir complètement les programmes, extrêmement lourds (et pour le coup qui font que l'école est devenue élitiste en mettant de côté tous ceux qui n'arrivent pas à suivre cette folle cadence de gavage cognitif).Il est important que les parents, la société sachent que on ne peut pas en toute logique s'attaquer aux rythmes avant de revoir ces programmes!Encore une fois, on prend le problème à l'envers. Et je crois sincèrement qu'une refondation profonde de l'école ne pourra pas se faire sans une réforme sociétale...Ce qui fait qu'aujourd'hui la France est si mal classée selon les rapports PISA vient , et j'en reste persuadée, des programmes extrêmement chargés et incohérents, d'une élémentarisation de la maternelle. (on ne fait plus manipuler mles élèves qui deviennent de plus en plus faibles dans les matières scientifiques) Et cela ne va pas s'arranger avec l'école pour les 2 ans: l'école d'aujourd'hui répond-elle aux besoins si spécifiques d'un enfant de cet âge là?? Je suis loin d'en être persuadée)Je discutais avec une collègue dont le mari est professeur des Universités en Psychologie; ce dernier s'est spécialisée dans la psychologie de l'enfant "élève" et tout ce qui concerne la scolarité. Avec une équipe de chercheurs, ils ont mené une enquête sur plusieurs années dans les milieux ZEP pour démontrer l'avantage ou non de la scolarisation très précoce (2 ans). Les résultats montrent que finalmeent, il n'y a aucun avantage à scolariser les enfants de 2 ans, même dans les quartiers difficiles, car il n'apparaît aucun bénéfice par rapport aux enfants qui entrent à l'école plus tard.Je trouve, personnellement, que la maternelle ne répond aujourd'hui même plus aux besoins spécifiques ( psycho affectifs, coginitfs, physiques) d'un enfant de 4 ou 5 ans.Et aujourd"hui, on se retrouve face à des élèves pour qui la pression n'est plus supportable, des élèves qui n'ont pas confiance en eux, gavés de savoir (sans en saisir le sens), fatigués, démotivés...Comment expliquer à nos gourvernants que dans certains pays nordiques, on n'aborde par exemple que l'addition dans la classe équivalente au ce1! Vous savez ce que nos pauvres élèves français doivent ingurgiter en CE1 rien qu'en calcul (et je ne parle pas de la conjugaison!!!!!). Que dire aussi de ces inspecteurs de l'éducation nationale qui font pression pour l'apprentissage de l'écriture cursive dès la Grande Section en nous martelant de "faire rentrer les enfants dans des cases, d'insister et à force ça passera!"Plus les apprentissages sont précoces, plus on perd des élèves, plus on crée des difficultés qui n'existeraient peut être pas selon des spécialistes et professionnels (orthophonistes, psychiatres pour enfants, etc).Les rythmes peuvent attendre..attaquons-nous d'abord à ce qui pose réellement problème, qui fatigue nos élèves et qui fait que de plus en plus sont en difficulté. Et les rythmes suivront tout naturellement et je suis sûre qu'avec des programmes allégés, non seulement on sauvera plus d'élèves, mais en plus les journées gagneront plus que ces 45 minutes ridicules!!!Je vous mets ici un lien intéressant:http://ecoles.altern...ns-a-l-ecole-enBien sûr, on ne peut pas prendre totalement l'exemple de ce pays (la société n'est pas du tout la même) mais il y a des éléments fodamentaux qu'on pourrait sans problème mettre en oeuvre chez nous ...
     
    Comme le disent certains (qui croient comme la plupart aveuglément ce que les médias racontent) , je ne suis pas une fumiste, une conservatrice et une corporatiste, j'ai une conscience professionnelle, je souhaite avant tout que mes élèves réussissent, s'épanouissent dans le système scolaire.
    Des heures, on en fait, dans le Premier degré, je ne compte plus mes heures, ou si une fois pour rendre compte de nos horaires de travail effectif pour une enquête; je suis pratiquement à 50 heures par semaine, et c'est le cas de tous mes collègues. On ne fait pas ce métier non plus pour l'argent, encore moins pour les vacances (durant lesquelles on est censé faire de la préparation de classe d'ailleurs! Donc on n'a pas forcément les 16 semaine scomplètes que tous jalousent; Je le fais par vocation, mais aujourd"hui, ce système scolaire ne fait rien pour aider les enfants, et je suis attrsitée de ne pas avoir d'autre choix que d'y inscrire mes propres enfants....  mais heureusement, ce sont des enfants d'instit;je suis là pour rectifier le tir!

      

  • un_instit

     Bonjour,

    évidemment que nous rêvons tous de tableaux numériques et plein d'ordinateurs en état de marche pour en mettre plein les yeux aux bambins.
    Malheureusement nous n'en avons pas les moyens, c'est balot !

  • un_instit

     Et le rapport avec l'école ?

  • http://twitter.com/Asfodelle presquilegazette.net

    Ancienne instit (ayant raccroché ma blouse il y a deux ans) je vous souhaite bien du courage. L'une des raisons qui m'a fait arrêter un peu avant c'est bien ces nombreuses réformes sans concertation de la base (nous) que chaque nouveau ministre de l'éducation voulant laisser sa trace nous impose. A quand une réforme sur un moindre effectif dans les classes (l'une des autres raisons qui m'a fait arrêter : 33 élèves dans ma classe de PS, il paraît que c'est normal....) ? A quand une réforme sur l'allègement des programmes ?(on nous serine qu'ils ne savent plus écrire et compter correctement, rappelons qu'il y a quelques années (celles où j'ai eu la chance d'enseigner), l'enseignement de l'informatique, de l'anglais... n'étaient pas au programme laissant des heures au français et aux maths.
    A quand une réforme pour supprimer celle du fameux soutien scolaire (je témoigne maintenant que je ne suis plus tenue au secret que souvent on était obligé de chercher dans les listes de classe quel élève pourrait venir le matin ou rester le soir... pour boucher les trous ! honteux !)
    A quand une réforme sur l'allègement de la paperasse, des dossiers à remplir pour un rien.. du temps qui serait bien plus utile à nos préparations concrètes de classe !
    Les toutes dernières années j'ai vu s'instaurer la course dans les couloirs, s'amplifier le stress pour les élèves et les enseignants.. j'ai eu la chance de pouvoir partir de cette école dans laquelle je ne retrouvais plus ce qui m'avait fait choisir ce métier.
    Courage à vous, à moins...de fuir ?

  • Mih Zam

    Bonjour,
    J'ai lu votre lettre avec grand intérêt. Je suis mère d'élèves, de province, et j'ai suivi avec surprise les commentaires journalistiques étonnants ramenant simplement les remarques désobligeantes concernant les motivations des instits en grève, remarques bien entendu issue d'opposants à la grève, dignes d'un comptoir.
    Merci d'avoir eu le courage de vous exprimer dans la rue, vous êtes les mieux placés pour entrevoir les conséquences. Nous, parents, à part de gros questionnements sur le programme, la fatigue des enfants à avoir classe tout les jours, l'absence de solution miracle pour "profiter" du temps libéré ou en faire une période propice à un peu moins d'efforts (si l'idée est de soulager la semaine)... pas d'infos sur ce que la mairie va mettre en place. La question des impôts et de la participation financière. Votre grève, vu d'ici, était en décalage avec le traitement fait aux infos. Je suis surprise d e ce que vous avez pu entendre de collègues. Sans doute, j'espère, les même qui n'auraient pas fait grève même si cela avait été suivi sur toute la France, les même qui auraient déblatéré contre un mouvement honorablement traité et crachant des balivernes.
    Je suis très mal placée pour savoir pourquoi nos maîtres/maîtresses d'école de province n'ont pas fait grève. Néanmoins, le sentiment d'impuissance est peut-être plus grand ici qu'à Paris. S'attend-t-on à devoir s'organiser localement comme en Grèce d'ici quelques années et est-on désabusés ? Espère-t-on dieu sait quoi tout en ne croyant plus que si quelque chose est fondamentalement déconnant, on peut faire reculer, et donc a-t-on la combativité réduite à néant ? Je ne sais pas, mais merci. Vous n'êtes pas, vu d'ici, depuis la lucarne de simples spectateurs, mal considérés en tout cas.

  • http://twitter.com/TheJoeLinux Denis Valdenaire

    Dans un sens, je compatis avec vous parce que j'ai une sympathie instinctive pour les grévistes, quels qu'ils soient. D'un autre, je vais vous dire : vous avez (et j'ai aussi) ce que vous méritez. "Le Monde" ? Non, mais le première des choses quand on a un neurone et demi, c'est d'arrêter d'acheter ce torchon ! De ne pas le louper une occasion de dénigrer cette presse de caniveau. Mieux vaut lire la presse people (au second degré c'est plutôt drôle). La presse a un pouvoir, le seul qu'elle a c'est celui que vous, les intellectuels, vous lui donnez. Arrêtez de lire l'Immonde et l'Aberration et déniez lui toute légitimité : ça ne vous fera faire que des économies, ce sera écologique, et les profits au long terme, je vous en parle même pas. En tant qu'intellectuels, nous n'avons peut-être pas beaucoup de pouvoir individuellement, mais nous avons un pouvoir de prescription parmi nos proches, qui savent nous écouter. Personnellement, je mène sans relâche une campagne de dénigrement contre TOUTE la presse à publicité. Est-ce qu'il se gènent, eux ?

  • marirou

    Bonjour M. Marboeuf

    Bravo pour l'édito, complètement d'accord (normal me direz-vous pour  une enseignante et directrice avec un 1/4 de décharge en banlieue parisienne).
    Je suis très en colère de ne pas avoir pu faire cette grève du 22 janvier aux côtés des parisiens, que nos syndicats n'aient pas été unis ce jour là contre cette réformette , qu'ils aient demandé une grève "fourre tout" pour le 31 puis une autre pour le 12 février. On voudrait sabrer la base on ne s'y prendrait pas autrement ! La colère qui gronde dans les rangs de ceux qui vont au charbon chaque jour de la semaine va laisser des traces chez nos représentants syndicaux.
    Nous sommes fatigués , démotivés nous nous perdons dans les circonvolutions des grands esprits qui  à chaque changement ministériel souhaite laisser sa pate : les enseignants n'ont plus de vision d'avenir pour une école sereine dans laquelle chaque élève pourrait apprendre.
    Une réforme oui, juste 2 petits débuts (il y en a tant d'autres) : le nombre d'enfants par classe et les programme de 2008,  les fondamentaux, les fondamentaux!

    Et puis pour ceux qui enseignent et qui ne sont plus en adéquation avec leurs aspirations : changez de métier (parole d'une...... future........ IEN).
     Heureusement il ne me reste que.......... 4 ans, enfin ptêtben, promis à la retraite je me lance dans la déco, j'oublie tout.

    Quel bien cela peut faire de s'exprimer un peu !!!!

    Bon courage à tous et merci encore pour  l'édito

  • Annabelle Alapetite

    Les enseignants sont en colère!! Grève le 12 février !!!

     

    Le ministre de l’éducation nationale entend adopter un projet de loi dit de
    « refondation de l’école », qui placerait les écoles en partie sous la tutelle
    des collectivités territoriales, complété par un  décret modifiant les
    rythmes scolaires (avec notamment l’instauration de la semaine de 4,5 jours
    avec école le mercredi 

    Un nombre croissant d'enseignants  nous alerte sur les graves
    conséquences qu’impliqueraient cette loi et ce décret.

    Quatre raisons pour refuser ensemble le projet du ministre sur les rythmes
    scolaires.

     

    1- Les rythmes des enfants ne seraient en rien respectés, bien au contraire
    !

    Les élèves arriveront (sauf exception) aussi tôt à l'école et en
    repartiraient au moins aussi tard. (Le ministre s’y était engagé).

    Le temps de classe ne dépasserait pas 5h30 par jour (3h30 maximum pour une
    demi-journée)

    Ainsi vos enfants verront augmenter le temps d'interclasse du midi et « le
    temps d'activité pédagogique complémentaire » après les cours, l’après midi,
     en lien avec  « le projet éducatif  territorial » (organisé par
    la collectivité territoriale : mairie, entreprise, association)

    Ce temps serait donc partagé entre les enseignants et les agents
    territoriaux. 

    Nous savons que les temps d’interclasse sont souvent  générateurs de
    fatigue ou  de stress et nous refusons cette confusion entre scolaire et
    périscolaire, même si est important de souligner les qualités du périscolaire.

    Les 60h de soutien aux élèves en difficulté actuelles se verraient réduites
    à 36 heures.   

    Mais, en plus, tous les élèves devront maintenant venir à l‘école  le
    mercredi!

    Où est l'amélioration pour les élèves prônée par cette loi? Des générations
    d'élèves ont bénéficié de cette interruption dans la semaine, mais à présent on
    améliorerait leurs rythmes en instaurant la semaine continue ? L'enfant a
    besoin de la coupure du mercredi. Beaucoup  peuvent souvent dormir un peu
    plus (même ½ heure de plus, pour un enfant, c’est déjà bien.) Nous le voyons à
    leur bonne écoute en classe le jeudi matin. En outre, la grande majorité des
    familles est bien organisée le mercredi matin : associations culturelles et
    sportives, grands-parents, nourrices, rendez-vous médicaux…….

     

    2- Des activités à la charge des familles

    Ce projet engendre des coûts considérables : personnels supplémentaires,
    intervenants divers, chauffage des écoles, transports, équipements. L’aide
    financière de l’Etat que les communes vont percevoir (uniquement la première
    année !!!) ne suffira pas à couvrir les frais !

    Qui va payer ces activités périscolaires ? Les contribuables ? (et/ou) Les
    parents ???....... 

    Pour les enseignants, c’est la fin de la scolarité obligatoire et gratuite
    jusqu’à 16h30 ! C’est à dire la fin de l’école de la République !

     

    3-Des inégalités considérables

    Entre les quelques communes qui seront en mesure d'organiser des activités
    attractives (et éducatives ?) avec des personnels formés, et la masse des
    communes qui ne pourront mettre en place qu'une simple garderie dans une salle
    quelconque, l'inégalité de traitement des élèves deviendrait la règle.

     L’amélioration des  « rythmes biologiques » va se traduire en
    fait par des interclasses “à rallonge” encadrées à minima, sans moyens ni
    locaux suffisants, par des personnels précaires.

     Les normes d'encadrement des animateurs seront revues, c'est-à-dire
    que moins de personnel prendra en charge un plus grand nombre d'élèves !

    Où est l’intérêt de l’enfant dans la réforme ?

    4- Ce qui pèse sur les conditions d'enseignement des élèves (et donc sur
    leurs rythmes) n'est pas résolu et est même aggravé...

    Le gouvernement vient de promulguer un décret qui va réduire à une peau de
    chagrin la présence des AVS (Aide à la vie scolaire) auprès des enfants
    handicapés présents dans les classes….

     ​Mais aussi :

    - ​Le manque de remplaçants.​

    Les réformes incessantes, modifiant les programmes (plus de matières au
    détriment des fondamentaux)

    La formation des jeunes enseignants insatisfaisante

     

    ........et l'on voudrait nous faire croire que ce sont les rythmes
    scolaires qui nuisent aux écoliers français !

     

     

  • stephanetreza

     http://legrandnimportequoi.clicforum.fr/t60-Elle-a-vendu-la-meche-a-la-tele-a-une-heure-de-grande-ecoute.htmL’idée a donc bien été lancée aujourd’hui publiquement dans l’émission « C dans l’air » sur France5, le 31 janvier 2013 :«
    La question c’est surtout aussi de le gérer au niveau central. C’est à
    dire que, ce que ne veulent absolument pas les agents aujourd’hui, ce
    serait qu’on imagine que la gestion de l’école se fasse au niveau local
    totalement. Aujourd’hui on est arrivé à une situation un peu ubuesque,
    c’est à dire que les communes vont s’occuper des écoles du primaire, et
    alors elles vont financer la réfection des locaux etc, mais elles vont
    pas payer les professeurs. Et c’est la même chose pour les départements
    qui s’occupent des collèges, etc , etc régions, lycées.Il y a plusieurs financeurs, et ça, ça casse encore plus la lisibilité du système et l’évaluation du système.[…]
    donc la question, c’est peut-être de décentraliser justement la gestion
    de l’école, et ça cassera beaucoup aussi de la difficulté à discuter
    sur cette question du service public, parce que gérer au niveau local,
    c’est aussi connaître les professeurs qui sont payés par les
    établissements. On aura moins de professeurs qui ne seront pas devants
    les élèves, on aura moins d’absentéisme. Donc, toutes ces questions là,
    c’est peut-être aussi la vague, la troisième vague de décentralisation
    que prépare le gouvernement, c’est décentraliser l’école. »Agnès Verdier-Molinié, directrice de l'IFRAP dans l’émission « C dans l’air » du 31 janvier 2013 France5('Institut
    français pour la recherche sur les administrations et les politiques
    publiques a été créé en 1985 par Bernard Zimmern sur le modèle des think
    tanks anglo-saxons, et dissout en 2011. Il est remplacé par la
    Fondation iFRAP, marquée à droite, qui publie la revue mensuelle Société
    civile. source wikipedia )Maintenant on a tous une raison commune d’être en grève le 12 février et au delà :Retrait du décret sur les rythmes scolairesRetrait du projet de loi d’orientation et de programmation sur la refondation de l’école.Il
    faut arrêter de tergiverser sur le mercredi, le samedi, la pause
    méridienne, la réduction des vacances, le SNUipp , la prime de 400 euros
    ………….Ce qui va se jouer dans les prochains mois est beaucoup plus grave que ça !http://paroleauxdindons.canalblog.com/archives/2013/01/28/26274440-p50-0.ht…

  • thierry.mellet

    Bonjour,
    Enseignant en primaire en CM1-CM  en ZEP dans le 18e à Paris, je suis 100% d'accord avec vous. J'ajoute que la plupart des parents que je connais sont d'accord avec vous (et moi), y compris les élus FCPE de mon école. Y compris également les profs du collège qui jouxte notre école. Et moi-même c'est plus en tant que parent d'une fille en CE1 que je réagis que comme instit.
    Soyons mobilisés le 12 et fermons toutes les écoles parisiennes !

  • thierry.mellet

    Autre chose : qui sont ces profs et proviseurs que vous avez entendu dégoiser sur les instits ?  Où ? Quand ? Parce que ces profs à 15h ou 18h par semaine, qui mutualisent leurs préparations de cours sur une seule matière, qui n'ont aucune relation avec les parents et qui assomment nos enfants (dont ma fille en 6e) de devoirs tous les soirs, j'aurai deux mots à leur dire.

  • MPCHRI

    en ce qui concerne la durée horaire et les salaires:

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/12/10/salaire-des-enseignants-ou-se-situent-les-francais-par-rapport-a-leurs-collegues-europeens_1804286_3224.html

    et pour en rire un peu mais avec une vrai prise de conscience

    http://www.addictinginfo.org/2013/01/27/teach/

    allez salut à tous les aigris - "entrepreneurs" ou autres, si ce job est si sensationnel, le concours vous est ouvert. Partant..non? ah bon, c'est dommage c'est une bonne opportunité d'après vous.

  • http://profile.yahoo.com/76477KCEVKKNCSI2FBCGZAGP2Q Belette

    Je suis parent d'élève, et je suis entièrement d'accord avec votre grève... Consternée par les réactions des journalistes sur la réaction du corps enseignant, pas les accusations de corporatisme, de paresse, etc... alors que la réforme est bâclée, mal pensée, et ne changera rien, voire fera empirer la situation déjà difficile. La réforme la plus urgente serait selon moi de revaloriser le métier d'enseignant et de rétablir leur autorité dans les établissements. Courage à vous !

  • http://www.facebook.com/laeti.bidule Laeti Bidule

    Et bien moi, je suis maman de 3 enfants ( en grande section maternelle pour la plus grande), j'ai une expérience de quelques années en tant qu'Atsem, et animatrice péri-scolaire et cantine, et je suis 200% d'accord avec vous !!!
    Une vraie réforme,débuterais pour moi, par un allégement des programmes et aussi des classes de maxi 20-22 enfants afin que ces derniers puissent étudié avec un instit plus dispo, et une ambiance plus calme, ce qui en plus les fatiguerais moins !!!
    Et comme là dit le maire de ma commune : si on doit augmenter les effectifs des animateurs sur 45 min, il va être dur de trouver des volontaires pour un contrat aussi court !!!
    Bonne soirée !!!