Notre revue de presse du 8 février: "renvoyez-les tous !", l'Autriche hausse le ton

« Renvoyez les tous ! » Ce n’est pas un membre du mouvement d’extrême-droite Pegida qui s’exprime ainsi, ni Viktor Orban, le très populiste premier ministre hongrois, mais le chancelier autrichien. Werner Faymann est plutôt connu pour son sens de la mesure et sa politique migratoire assez proche de celle d’Angela Merkel. Mais hier ses propos à un site web étaient très clairs: « l’agence Frontex doit réceptionner les gens qui fuient vers la Grèce. Nous devons les sauver, tous. Mais après ces gens doivent être renvoyés directement en Turquie ». Faymann a précisé avoir proposé cette « solution » au premier ministre turc lors de la conférence des donateurs pour la Syrie jeudi dernier à Londres.

« Un week-end de violence aveugle »


Voici le titre du supplément berlinois de la Bild Zeitung, qui revient sur les saccages qui ont eu lieu ce week-end à Berlin, et que la police attribue à l’extrême-gauche. Voitures vandalisées, vitrines de banques ou de bureaux attaquées, affrontements avec les forces de l’ordre et ce aux quatre coins de la ville. De la « terreur de rue », selon l’adjoint à la sécurité de la ville. Mais cette poussée de fièvre ne doit rien au hasard, des groupuscules autonomes répondent à une descente controversée de la police dans un squat historique de la ville il y a quelques jours.

Mauvais goût, coup de vent, les carnavals dans la tourmente


Le défilé des chars est le moment-clé des carnavals. Mais en raison de la tempête qui menace, beaucoup ont été annulé, notamment celui de Düsseldorf ce matin. A Cologne, guère éloignée pourtant, le défilé est maintenu. Toujours sous haute surveillance policière, après les agressions du 31 décembre.
Mais c’est un autre carnaval, bien moins connu, qui fait aujourd’hui la une: celui de Fasching, en Bavière. Dans la parade est apparu un char de bien mauvais goût, la réplique d’un tank nazi avec dette inscription: « forces de défense de l’asile ». L’association locale qui a organisé la parade s’est défendue, plaidant l’humour et précisant qu’aucun  de ses membres ne sont des sympathisants d’extrême-droite, et que des réfugiés en font même partie. Mais le parquet local a ouvert une enquête
Bonne journée.

Toute l'équipe du bureau de Berlin.

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