Une maison en bord de mer pour pas cher, c'est possible !

 

Ca nous a pris comme ça, juste avant l’hiver, à l’œil du 20h on a eu envie de déménager, on rêvait d’une maison face à la mer, sous le soleil du Sud de la France. Vous vous dites surement que ce serait bien , mais beaucoup trop cher ? Eh bien pas du tout ! Locataire, pour quelques centimes d’euros par mois, c’est possible ! Certains ont même trouvé comment faire !

Imaginez-vous : la ville d’Hyères. La côte d’azur, ses plages et ses palmiers !

Michèle et Jacques habitent une maison à 50 m de la mer, qu’ils trouvent très agréable à vivre en été. Sur un terrain de plus de 350 mètres carrés, avec un living room, une grande cuisine, 3 chambres, cette maison est dans cette famille depuis plus de 50 ans. Ils nous expliquent que les générations qui ont vécu toute leur enfance là sont très attachées à ce genre de vie.

Sans doute très attachées aussi au montant du loyer. Cela ne leur coûte que 17 euros 20 par mois ! Un tarif imbattable vue la situation !

 

Comment une aussi bonne affaire est-elle possible ?

On appelle ça un bail em-phy-thé-o-tique.

 

Voilà ce qui s’est passé à Hyères : Dans les années 50, la mairie, propriétaire de plusieurs terrains, les a donné en location aux travailleurs du sel pour qu’ils puissent s’installer. Ils ont signé des baux pour 70 ou 99 ans avec un loyer dérisoire !

 

Aujourd’hui ces baux emphytéotiques existent toujours, aux meilleurs endroits de la commune, en bord de mer. Il y en a près de 600. Presque tous les locataires ont construit leur maison. Les loyers versés à la mairie pour l’occupation du terrain sont restés très bas !

 

C’est ce que souligne la Cour des Comptes. Les locataires de 546 logements ne payent en moyenne que 22,23 euros par mois.

Encore mieux une cinquantaine de locataires ne payent en moyenne que 11,64 euros.

 

Conclusion du rapport, pour les locataires : c’est « une rente de situation ».

 

Une rente qui peut devenir très lucrative. Nous rencontrons un habitant d’Hyères. Avec un membre de sa famille, il loue 25 000 mètres carré en bord de plage.

Le loyer qu’il verse à la mairie ? 1 centime par mois !

Des bâtiments qu’il sous-loue à un centre de loisirs. C’est légal.

Combien cela lui rapporte-t-il par mois ? Pour lui, 8000 euros par mois. Il nous explique qu’il compte bien transmettre le bail à ses enfants.

 

Eh oui, le bail et ses avantages se transmettent de génération en génération.

Dans l’histoire, il y a un perdant : la mairie. Elle encaisse des loyers très faibles qu’elle peut difficilement augmenter. Et si elle supprimait tout simplement ces baux emphytéotiques ? C’est impossible pour le maire (LR), car illégal !

 

Alors pour récupérer le manque à gagner, il faudra attendre que les baux emphytéotiques arrivent à leur terme. On a fait le calcul. Au minimum une trentaine d’années à patienter. Ca en fait un bail !

 

Publié par L’Œil du 20 heures / Catégories : Non classé

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