Trump brade son château sur l'île de Saint-Martin pour attirer les acquéreurs

Comme tout propriétaire qui souhaite vendre un bien immobilier, Donald Trump doit s'adapter aux prix du marché. En trois mois, l'estimation de sa villa à Saint-Martin a diminué de 11 millions de dollars faute d'acheteur. Le "Château des Palmiers" perd ainsi son titre de propriété la plus chère de l'île.

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Difficile de résister - sauf quand on n'a pas le budget - aux atouts de cette bâtisse. Et pourtant, mis en vente en mai dernier, le "Château des Palmiers" de Donald Trump peine à trouver un nouveau propriétaire selon le Washington Post. L'agence immobilière Sotheby's International Realty basée à Saint-Martin, a été contrainte de diminuer le prix de vente du domaine à 16,9 millions de dollars (environ 14,3 millions d'euros), au lieu des 28 millions initialement estimés.

Le locataire de la Maison-Blanche a acquis cette villa en 2013, la décrivant comme "l'une des plus grandes demeures du monde". En photo du moins, car le président américain n'y a jamais mis les pieds. Au moment où il l'a achetée, le prix de vente de la propriété était fixé à 19,7 millions de dollars, mais le coût de cette transaction immobilière n'a jamais été dévoilée comme le rapporte le Washington Post.

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Inoccupée par son propriétaire, la villa est donc proposée à la location. Lesley Reed, agent immobilier spécialisée dans le luxe, est chargée de faire visiter cette somptueuse demeure aux particuliers les plus fortunés. Il faut compter 6 000 dollars la nuit (5 400 euros) pour dormir chez Trump, autant dire que les petits budgets ne sont pas concernés.

À ce prix là, le "Château des Palmiers" présentent des prestations à couper le souffle : 11 chambres avec salle de bain, jacuzzis, salle de sport climatisée, salle de cinéma, accès direct à la plage, immense piscine en extérieur et terrain de tennis privatif. Sans oublier une vue imprenable sur les eaux turquoises de l'île de Saint-Martin, l'un des joyaux des Antilles françaises.

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Depuis sa dépréciation, le "Château des Palmiers" a été déchu de son rang de la propriété la plus chère de l'île, et se classe en deuxième position sur 54 biens proposés à la vente par l'agence Sotheby's. Ce titre revient désormais à un domaine bâtit en bord de falaises baptisé "Mes Amis", à vendre pour la modique somme de 17,5 millions de dollars.

Yelen Bonhomme-Allard

[Vidéo] Les entreprises Américaines relocalisent leurs production dans le pays

Plus des deux tiers des entreprises Américaines se relocalisent sur les terres de l'oncle Sam depuis 2012 selon le magazine Financial Times.

Ces sociétés trouvent plusieurs bonnes raisons de déménager leurs usines aux Etats-Unis; déduction d'impôts proposées par l'ancien président Barack Obamamain-d'oeuvre plus qualifiée, machines à la pointe de la haute technologie, et le choix des clients d'acheter de plus en plus local, quitte à y mettre le prix.

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Cette vague de relocalisation a débuté bien avant que Donald J. Trump ait décidé que les entreprises américaines devraient produire dans le pays, sous peine d'amende. Pendant ce temps-làDonald J. Trump et sa fille Ivanka Trump continuent de produire leurs produits en dehors des États-Unis.

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Depuis 2012, 65% des entreprises ont commencé à relocaliser leur production aux États-Unis, dont 28% d'entre elles qui avaient des usines en Chine.

Le nouveau président Américain a promis lors de sa campagne de punir les grandes entreprises américaines qui produiraient à l'étranger, en les attaquant directement sur twitter. Parmi les plus célèbres, il y a FordGénéral Motors et Apple.

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Notre équipe de France 2 Washington est allée à la rencontre de ces patrons qui ont choisi de se relocaliser aux États-Unis, et cela n'a aucun rapport avec la nouvelle politique de Donald J. Trump.

 


BLOG - RELOCALISATION by ftv-geopolis

Un reportage signé Jacques Cardoze, Laurent Desbois, Andréane Williams et Arielle Monange

Clémentine Boyer Duroselle

Vénézuela: L'économie au fond du baril

Comment l'économie du Venezuela a-t-elle pu s'effondrer aussi vite? Au début des années 2000, le pays d'Hugo Chavez était le miracle socialiste d'Amérique du Sud. Les politiques de redistribution sociale massives d'el presidente, financées sans limite par la rente pétrolière issue des vastes réserves du pays, avaient conduit à une forte augmentation de la qualité de vie des citoyens.

Il y avait bien quelques économistes pour s'interroger. Pourquoi la part des exportations pétrolières ne cessait-elle de croître dans une économie supposément en plein boom (de 68,78% des exportations en 1998 à 96,28% aujourd'hui)? Las, les objections étaient balayées par l'enthousiasme électoral pour Hugo Chavez.

Puis le baril de pétrole s'est effondré et l'économie du Venezuela a suivi la courbe. L'illusion de l'abondance créée par le gouvernement grâce à ses rentes pétrolières s'est volatilisée. Les supermarchés de Caracas sont vides et les vénézuéliens sont contraints à des heures de queues pour les denrées les plus basiques.

En décembre 2015, le parti chaviste a été puni dans les urnes lors des élections législatives et le président Maduro pourrait vivre ses derniers mois à la tête du pays.

Notre reportage au Venezuela par Jacques Cardoze, Laurent Desbois, Arielle Monange et Fabien Ortiz.

BLOG - VENEZUELA Economie by ftv-geopolis

Le candidta républicain Jeb Bush avait affirmé que la semaine de travail durait 3 jours en France. Il s'est excusé une semaine plus tard devant des journalistes. Crédit : Gage Skidmore

Polémique sur la semaine de travail française : les Français travaillent-ils beaucoup moins que les Américains ?

Jeb Bush, candidat républicain à la Maison blanche, vient de s'excuser pour s'être moqué de la semaine de travail française. En plein débat téléviséalors qu'il reprochait à son concurrent sénateur Marco Rubio de passer autant de temps au Sénat qu'un Français au bureau, Jeb Bush affirmé que la semaine de travail durait 3 jours en France.

"J'ai complètement insulté un pays entier - notre premier allié", a-t-il affirmé à des journalistes, selon le Times. "Je sais désormais que la semaine de travail française est en réalité plus longue que celle des Allemands".

Jeb Bush n'est pas le premier Américain à ironiser sur le temps de travail en France. Les Français, voire les Européens, sont souvent décrits comme oisifs par les conservateurs américains. Au contraire, les travailleurs américains sont connus pour leur assiduité et leurs longues heures passées au travail.

Les Français travaillent-ils moins que les Américains ? Si oui, compensent-ils grâce à une plus forte productivité ? Quelques chiffres :

Les Américains travaillent plus longtemps et ont moins de loisirs que les Français

Crédit photo : Christopher Crane pour Terracycle

Ces Américains qui ont renoncé à leurs études pour créer leur boîte

Tom Szaky, 32 ans, a quitté une université prestigieuse pour fonder sa propre entreprise. Aujourd'hui, cet Américain est surnommé le "magnat des déchets". Son but : "éliminer la notion même de détritus" grâce au recyclage, depuis les paquets de chips (transformés en lunettes de toilettes) jusqu'aux mégots de cigarettes (qui deviennent des cendriers).

L'entrepreneur a abandonné ses études dans la célèbre université américaine de Princeton pour créer sa startup, Terracycle, il y a presque 15 ans. Aujourd'hui, l'entreprise emploie 120 salariés et génère un chiffre d'affaires annuel de 15 millions d'euros. 

Un reportage de V. Astruc, R. Massini, S. Lumley et A. Monange.

Face au coût exorbitant des études aux Etats-Unis (les universités les plus prestigieuses peuvent demander jusqu'à 63,000 dollars l'année à leurs étudiants, soit 55 000 euros) certains Américains décident de ne pas passer par la case "diplôme" - surtout lorsqu'ils veulent travailler dans le domaine des technologies. Et pour cause : l'exemple de ces entrepreneurs sans diplômes inspire bien des Américains désireux de se lancer dans le monde de la tech.

Bill Gates, fondateur de Microsoft

L'homme le plus riche du monde selon Forbes, Bill Gates a quitté la prestigieuse université de Harvard à l'âge de 20 ans pour fonder avec un ami la société Microsoft, à l'origine du logiciel d'exploitation Windows.

Quarante ans plus tard, dans un post de blog, le milliardaire déconseille de prendre exemple sur lui. Il estime que l'Amérique a besoin de travailleurs qualifiés et que détenir un diplôme contribue à sortir de la pauvreté.

L'homme le plus riche du monde vous conseille de terminer vos études

L'homme le plus riche du monde vous conseille de terminer vos études

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook

Mark Zuckerberg a lui aussi quitté Harvard. Mais c'est grâce à l'université qu'il a eu l'idée de Facebook, qui à sa création en 2004 était un trombinoscope des étudiants de Harvard. Il a alors 19 ans. Il faut attendre 2006 pour que l'album photo en ligne s'ouvre au public. Selon Forbes, la fortune du trentenaire s'élève aujourd'hui à 40 milliards de dollars.

Zuckerberg a beau avoir quitté la fac, il n'aurait jamais eu l'idée de Facebook sans avoir étudié à Harvard

Zuckerberg a beau avoir quitté la fac, il n'aurait jamais eu l'idée de Facebook sans avoir étudié à Harvard

Jack Dorsey, fondateur de Twitter

Avant de co-fonder Twitter, Jack Dorsey était un "ex-étudiant de 29 ans qui avait abandonné ses études et portait parfois un tee-shirt arborant son numéro de téléphone et un piercing dans le nez", selon le journaliste du New York Times Nick Bilton.

Aujourd'hui PDG de Square (le site de paiement sur smartphone), Jack Dorsey possède une fortune estimée à 2,2 milliards de dollars (environ 2 millions d'euros) par Forbes.

Jack Dorsey a co-fondé Twitter après avoir abandonné ses études

Jack Dorsey a co-fondé Twitter après avoir abandonné ses études

Steve Jobs, fondateur d'Apple

Steve Jobs n'a jamais obtenu son diplôme de Reed College, à Portland. Ses parents avaient pourtant longuement économisé pour lui payer des cours dans cette université onéreuse.

Pour autant, Jobs est resté près d'un an et demi sur le campus pour suivre des cours qui l'intéressaient, notamment des de calligraphie, qui lui serviront plus tard pour concevoir la typographie du Mac. Il fondera sa société à 21 ans.

Steve Jobs a abandonné ses études à la fac au bout de 6 mois, mais est resté sur le campus pour suivre les cours qui l'intéressaient

Steve Jobs a abandonné ses études à la fac au bout de 6 mois, mais est resté sur le campus pour suivre les cours qui l'intéressaient

David Karp, fondateur de Tumblr

L'enfant prodige de la tech David Karp a abandonné le lycée avec le soutien de ses parents pour étudier les sciences informatiques, qui n'avaient pas leur place dans le cursus traditionnel dans les écoles new yorkaises à l'époque. Lui-même se considère comme une exception et ne recommande pas de quitter l'école.

Il y a trois ans, âgé de 26 ans, il a vendu son entreprise au géant américain de Yahoo pour plus d'1 milliard de dollars. Il en est désormais le PDG.

David Karp a revendu Tumbr a Yahoo. Il est désormais PDG de la société.

David Karp a abandonné l'école dès le lycée. Il est aujourd'hui PDG de Tumblr

Un mall abandonné (Photo: Seph Lawless)

Les mythiques malls sont-ils amenés à disparaître?

Le « mall » est l'un des symboles les plus connus de l'Amérique bienheureuse et consumériste de la deuxième moitié du XXème siècle. Un temple consacré exclusivement au shopping dans lequel, en tout cas dans les films et les séries télés, la vie sociale d'un adolescent aussi bien que l'invasion des Etats-Unis par des guérilleros communistes sud-américains* pouvaient se jouer.

Mais depuis quelques années, les malls n'ont plus la côte. Leur clientèle la plus fidèle, les basses classes moyennes, ont été très durement touchées par la crise économique. Dans le même temps, les classes moyennes supérieures se sont découvertes des aspirations plus européennes, avec des zones commerciales en centre-ville plus sophistiquées et accessibles sans voiture.

Est-ce donc la fin d'un mythe américain? Nous sommes partis enquêter.

Reportage de Valérie Astruc, Laurent Desbois, Fabien Ortiz, Arielle Monange.

* Nous aurions pu choisir de nombreux autres exemples pour illustrer l'importance des malls dans l'Amérique des années 80. Mais l'image de Chuck Norris mitraillant de l'infâme sbire communiste en se cachant derrière des décorations de Noël était trop poignante.

Réhabilitation de la ville de Détroit

Il y a quelques années, Detroit a connu une lente descente aux enfers… Aujourd’hui, la ville essaie de se refaire une santé. Elle a pour elle une histoire, une culture et surtout une fierté affichée: Retrouver sa beauté et son charisme d’antan.
Pour cela, à Detroit, on n’hésite pas à raser des immeubles, des maisons voire des quartiers entiers pour se débarrasser des cicatrices des années de crise et montrer ainsi un nouveau visage.
Reportage dans le Michigan de Jacques Cardoze, Régis Massini et Fabien Ortiz.

Les sables bitumineux de l'Alberta, Or noir et terre morte

C'est une des plus grande ressource énergétique du Canada, ce pourrait être aussi une de ses plus importantes catastrophes écologiques. Les sables bitumineux canadiens ont permis au voisin des Etats-Unis de se classer 3ème au rang des reserves mondiales de pétrole derrière le Vénézuela et l'Arabie Saoudite. Mais tout cela à quel prix?

 

Reportage dans l'Alberta (Canada) de Valérie Astruc, Régis Massini, Arielle Monange et Fabien Ortiz.

 

Voiture sans les mains!

C'est la voiture du futur. Une voiture longtemps fantasmée, devenue aujourd'hui réalité. Meme si elle n'a pas encore envahi les chaussées du monde entier, pour certains constructeurs et equipementiers automobiles, la voiture sans chauffeur, dite voiture autonome, est bien la voiture de demain.

Reportage en Virginie et dans le Michigan de Valerie Astruc, Laurent Desbois, Fabien Ortiz et Arielle Monange.