Pippa Middleton et les tabloïds

Elle a été incontestablement la grande révélation du mariage du 29 avril, la seule d'ailleurs autorisée à porter une robe blanche ce jour-là : il s'agissait de ne pas faire concurrence à la futur princesse habillée en satin blanc et ivoire. Les tabloïds anglais, sans doute déçus de ne pas avoir grand-chose à raconter à propos de Catherine, ont jeté leur dévolu sur Pippa (de son vraie nom Philippa) sa sœur. Puisqu'elle est la nouvelle attraction, il y aura diffusion de photo non autorisée sur le net. Mais les divulgations sur le passé et la vie éventuellement mouvementée de la très jolie Pippa risquent de s'arrêter là ! La raison ? le "gagging order" une loi qui n'autorise pas la presse à tout dévoiler. On le sait peu, mais les médias britanniques peuvent se voir interdire la diffusion d'information notamment lorsque cela touche à la vie privée. Or les Middleton ont très vite protesté et prévenu qu'ils n'hésiteraient pas à faire jouer cette loi si besoin. En effet, n'importe quel citoyen britannique peut saisir la justice sur un aspect de sa vie privée peu reluisant. En général il ne va pas jusque là, et informe le média en question de ses intentions, ce dernier peut toujours violer la loi, mais il aura toute chance de perdre en justice. Et ce qui est incroyable, c'est que dans ce pays, où l'on imagine la presse autorisée à tout faire, cette loi est largement respectée. Aucun grand patron de presse, ne prendra le risque d'aller à l'encontre des volontés d'une grande star et surtout de tomber sous le coup de la justice. Il peut y avoir à tout moment une injonction de la justice, voir une super injonction. Il y à d'ailleurs actuellement un débat sur la question de savoir si il faut étendre cette loi à l'internet. On peut considérer cette loi contraire à la démocratie, d'autres comme le Premier ministre David Cameron, considère surtout que c'est un pouvoir trop grand donné aux juges. Le résultat est que contrairement à une idée fréquemment développé en Europe, la presse britannique n'est pas totalement libre...

Jacques Cardoze

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