La France se prépare à un hard Brexit

Dans la nuit de lundi à mardi, l’Assemblée nationale a approuvé un projet de loi visant à accélérer la prise de décision en cas de Brexit dur, par le biais d’ordonnances. Un départ du Royaume-Uni sans accord le 29 mars 2019 laisserait en effet flotter de nombreux vides juridiques dans l’attente de la négociation de nouveaux traités.

Si certains députés de l’opposition y voient un court-circuitage des droits parlementaires, l’exécutif plaide l’urgence, tant les enjeux sont nombreux. En cas de no-deal, les compagnies aériennes et l’Eurostar sont menacés de ne plus pouvoir fonctionner, puisque les licences et autorisations européennes ne seraient plus valables. Le potentiel futur statut des français résidant au Royaume-Uni et celui des britanniques en France sont également plus qu’incertains.

Nathalie Loiseau, la ministre des affaires européennes, a soutenu le projet de loi. Elle expose au micro de France 2 les raisons pour lesquelles l’anticipation est nécessaire pour la protection des intérêts français.

A lire aussi

  • Aucun article

A lire aussi

  • Aucun article