Mélenchon, les nazis et l’histoire : la fin et les moyens

Le moins qu’on puisse dire, c’est que si le but était d’occuper les conversations et d’accaparer le débat, c’est réussi. En lançant "Monsieur le président, il vous reste à consulter l'histoire de France pour apprendre que c'est la rue qui a abattu les rois, c'est la rue qui a abattu les nazis, c'est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962 [1]… », Jean-Luc Mélenchon a une fois encore occupé l’espace médiatique, quitte à prendre de sérieuses distances avec l’histoire.

Les soutiens de Jean-Luc Mélenchon ont tenté d’expliquer ou de préciser la formule du député de Marseille, mais non, non et trois fois non : « la rue » n’a pas « battu le nazisme ». C’est au mieux partiel, au pire mensonger et toutes les protestations de ses soutiens prêts à jurer que leur leader n’a pas prononcé un discours que chacun a pu l’entendre lire n’y changeront rien. Et le tribun de la France Insoumise n’a pas l’excuse  d’avoir lancé cette expression préparée et lue dans le feu d’un débat. Jean-Luc Mélenchon est un homme politique assez historiquement cultivé pour avoir ciselé cette phrase en toute conscience.

Pour la justifier, plusieurs soutiens du tribun de La France Insoumise ont alors expliqué que l’allusion ne concernait pas le nazisme tout entier, ni même le nazisme en France, mais… Paris. « Jean-Luc faisait référence à la Résistance et la mobilisation populaire qui a notamment permis la libération de Paris » a ainsi avancé le député Éric Coquerel. « Les Parisiens ont libéré Paris de l'occupation nazie, c'est le peuple qui l'a fait », a appuyé Alexis Corbière, autre élu FI.

Soit : admettons qu’emporté par son élan, le député de Marseille n’ait en effet voulu faire référence qu’au seul cas parisien, oubliant commodément de le préciser dans un passage où il invitait pourtant Emmanuel Macron à « consulter l’histoire de France » et pas celle de Paris.

La libération de Paris, par la rue ?

Le problème, c’est que l’affirmation est toujours aussi fausse, ou plutôt incomplète. Au passage, il serait tout aussi faux de dire que la rue n’a eu aucun rôle. Il a même été important. De simples citoyens, des habitants qui ne s’étaient jusque là pas engagés se sont en effet soulevés, au prix de leur vie souvent.

Mais Paris ne s’est pas libéré tout seul, hors-sol et par la rue seule. C’est bien l’avancée rapide des armées alliées, à nouveau en mouvement à la mi-août 1944 après plusieurs semaines de relatif immobilisme en Normandie, qui crée un contexte favorable à une insurrection parisienne. Les réseaux résistants étaient partagés sur la question de l’appel au soulèvement, beaucoup redoutant un bain de sang.

Le 10 août, les cheminots ouvrent le bal en se mettant en grève, suivis des salariés du métro, des gendarmes, des policiers et des postiers, avant que la grève générale ne soit lancée le 18 août par la CGT et la CFTC, soutenues par le Conseil National de la Résistance. C’est là et seulement là que l’appel à l’insurrection des Parisiens est lancée par Rol-Tanguy, chef des FFI pour l’Ile-de-France, qui leur demande de rejoindre les FFI.

Le 19 août, ce ne sont pas des grévistes ou des citoyens ordinaires qui engagent le combat, mais bien des policiers : 2 000 hommes qui prennent la Préfecture de Police et se mettent aux ordres de Rol-Tanguy avant de participer à la prise de l’Hôtel de Ville le 20. Le même jour, Rol-Tanguy appelle les Parisiens à des patrouilles dans Paris, à l’occupation des bâtiments publics, des usines et des gares dans un but précis : « ouvrir la voie de Paris aux armées alliées victorieuses et les y accueillir ».

Dans la soirée du 21 août, que les premières barricades sont édifiées au carrefour Saint-Germain-Saint-Michel. Le 22, Rol-Tanguy fait afficher un nouvel appel: « Tous aux barricades! ». Le même jour, la presse, enfin libre, fournit des sortes de modes d’emploi pour les construire : près de 600 barricades surgissent un peu partout.

Le 23, une bonne partie de Paris est aux mains des Parisiens, avec un léger détail : ils n’ont que peu de munitions, pas assez en tout cas pour tenir longtemps. La résistance intérieure fait passer le message aux Alliés : de Gaulle et Leclerc, forçant la main aux Américains qui souhaitaient initialement contourner Paris, lancent la 2e division blindée vers la capitale. Le 24 août, les premiers éléments des troupes de Leclerc entrent dans Paris : le capitaine Dronne – qui avait pour la petite histoire peint la phrase « Morts aux cons » sur sa jeep – avec 150 hommes et quelques blindés. La compagnie pénètre dans Paris par la porte d’Italie, franchit le pont d’Austerlitz et longe les quais de la Seine jusqu’à l’Hôtel de Ville où elle arrive vers 22 heures.

Paris est vraiment libéré, et par des unités françaises – le symbole auquel tenait tant de Gaulle soulève un immense enthousiasme dans la population, alors que des combats sporadiques persistent encore.

La rue a joué un rôle, oui : l’historien Adrien Dansette estimait à 2 800 le nombre de civils tués. De simples citoyens ont participé aux combats, aidé les résistants, porté des messages, soigné les blessés, signalé les troupes allemandes… Mais elle ne s’est en revanche pas soulevée d’elle-même et spontanément contre les troupes allemandes : elle y a été appelée par des résistants engagés, équipés, entrainés et structurés de longue date, dans un contexte qui découle très directement du Débarquement du 6 juin. Et la libération à proprement parler est due aux troupes de Leclerc, suivie de près par la 4e division d’infanterie américaine (le 25 août).

La fin et les moyens

Non sans une certaine ironie, les partisans de Jean-Luc Mélenchon ont abondamment cité le discours de Charles de Gaulle, le 25 août 1944, pour justifier les propos de leur ancien candidat.  « Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !... Libéré par lui-même, libéré par son peuple, avec le concours des armées de la France... ».

Outre qu’il est savoureux de voir des militants de la France Insoumise reprendre sans sourciller les propos d’un homme dont on ne les savait pas si férus, c’est toujours aussi partiel. Qu’on parle de la rue, de Paris ou des armées de la France, le constat est le même : libérer Paris sans l’effort allié, à l’ouest comme à l’est, aurait été bien compliqué. Ce que le général de Gaulle savait fort bien.

Hier comme aujourd’hui, chez lui comme chez Jean-Luc Mélenchon,  le procédé est le même : une exagération rhétorique qui frôle le mensonge, mise au service d’un but. Un moyen au service d’une fin.

Pour de Gaulle hier, il s’agissait de glorifier, de célébrer, d’inspirer et surtout de commencer un patient travail destiné à marteler ce qui sera le message de l’État pendant des décennies : la France véritable, ce n’était ni Vichy ni la collaboration, mais la Résistance, le peuple et la rue. Une vision idéale, essentielle à ses yeux pour maintenir la paix civile et l’unité du pays après plusieurs années d’occupation, mais sérieusement éloignée d’une réalité nettement plus contrastée, largement décrite depuis par les travaux des historiens.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il s’agissait d’exalter des troupes qu’il souhaite voir s’engager fortement contre les réformes du gouvernement. En associant ainsi les manifestants à la longue liste de ceux qu’il cite dans son discours, en mêlant la révolution française (« C'est la rue qui a abattu les rois »), la quatrième semaine de congés payés, la lutte contre le CPE, le nazisme et les ordonnances qui viennent modifier le code du travail, il mêle ses partisans d’aujourd’hui aux engagés d’hier, teintant leur mouvement d’une sorte d’héroïsme par association.

Mélenchon a beau jeu de dire qu'il n'a pas comparé le gouvernement et les nazis, c'est parfaitement exact. Mais mettre la protestation contre une réforme, fut-elle contestable, sur le même plan que la Libération de Paris ou la chute du nazisme crée un malaise et allume une polémique destinée à occuper l’espace médiatique, au mépris de toute mesure et de toute exactitude historique.

C’est un choix politique, c’est un choix stratégique et c’est un moyen mis au service d’une fin. Cynisme ou recherche d'efficacité, à chacun de se faire son opinion sur l'histoire prise comme outil, pour Jean-Luc Mélenchon comme pour tous les élus.

Mais prendre l’histoire pour un pied de biche n’est pas nécessairement très honorable, de la part d’un homme qui le reproche si fréquemment aux autres.

_________

[1] Au passage, Jean-Luc Mélenchon gagnerait également à « consulter l’histoire de France » : il pourrait y constater que l’épisode du putsch des généraux qu’il évoque date d’avril 1961, pas de 1962.

Publié par jcpiot / Catégories : Actu

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  • Pascal SANCHEZ

    Mélenchon : faites comme je dis, pas comme je fais.

  • Polaris

    Tout ceci est bien sur vrai. Aussi, Paris n'intéressait pas les américains qui voyaient la ville comme un frein vers l’Allemagne. L'armée française craignait de fait un scénario à la Varsovie, ou les troupes communistes ont laissé la vehrmacht étriller "la rue" polonaise. Sans Leclerc qui a su prendre ses responsabilités, qu'auraient fait les parisiens contre les chars tigre ou les "goliath" qui ont d'ailleurs servi à déloger nos policiers au grand palais...

  • propergo

    L'histoire regorge de mensonges proférés par des tribuns. Comme le disait mon grand père, il est plus facile d'avoir la bouche ouverte, que le bras tendu (pour faire des efforts et non pas saluer un dictateur). En cela il me rappelle un ancien ministre qui appelait les jeunes à descendre dans la rue, pour défendre une dénommée Léonarda. Les hommes politiques ont souvent beaucoup de courage avec la vie et les souffrances des autres. Mentir et haranguer sans cesse, pour pousser tout le monde dans une impasse ne fait pas peur à notre "ami" Jean Luc, après tout, seul le pouvoir compte et peu importe où va le pays. En procédant ainsi, il fait un beau trio avec nos autres "amis" Américains et Coréens du nord. Merci pour l'article qui rafraichit les mémoires et range ce qui doit l'être.

    • Alain35

      FranceTVinfo est complètement dans l'erreur.
      Mélenchon est de loin l'homme politique le plus érudit.
      En outre, concernant le Vénézuela, il a parfaitement raison

      • Pascal SANCHEZ

        Ouh là. Déjà que Mélenchon est dangereux par son programme, si en plus on a droit au culte de la personnalité ...

        • Alain35

          J'ai horreur du culte de la personnalité.
          Je ne l'encense pas...Je constate qu'il a parfaitement raison.
          Mais peut-être n'avez-vous pas perçu la différence.

          • propergo

            Il a raison comme Donald le peroxydé a raison aux yeux de ses fans à capuches blanches, ou comme le beau Kim aux yeux de ses beaux soldats bien rangés sur des avenues interminables...
            Mais bien sûr qu'il a raison, d'ailleurs dès qu'il sera au pouvoir, tous les livres d'Histoire reprendront sa belle et bonne pensée!
            Je ne sais pas s'il est le plus érudit, il n'est pas sot, loin s'en faut, mais c'est la preuve qu'il est bien dans une manipulation des foules. il est prêt à mentir pour être adoré par ses fans! Un vrai gourou!

          • Cannelle

            Je pense qu'il a surtout perdu toute mesure depuis ses défaites électorales et qu'il ne lui reste que l'outrance pour se faire remarquer !

      • marieb19

        Ouh là là ça frise la vénération !

      • Juniel Mundumoc

        Un mot me vient à l'esprit:idolâtrie.

      • divinfo

        Quelles sont vos compétences en histoire ? à part celles du petit livre de JLM revu et corrigé par le licencié en histoire Corbière ?

      • divinfo

        Merci de donner des sources crédibles à vos propos ainsi que les références des livres d'histoire ou des travaux d'historiens sur lesquels vous vous appuyez

        • CANDIDE

          Pour mieux connaître ce qui se joue dans les relations Amérique du Nord / Amérique du Sud et comprendre la position de JL Mélenchon

          https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/120417/melenchon-poutine-castro-chavez-la-guerre-froide-pour-les-nuls

          Et encore

          http://adels.blog.lemonde.fr/files/UE4b.pdf
          L’Amérique latine au XXe siècle

          3. Les interventions des États-Unis en Amérique latine

          Le tournant du siècle (1898) est marquée par l’intervention des États-Unis en Amérique latine. Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais cet interventionnisme prend de l’ampleur, il devient plus résolu, plus systématique au cours du XXe. Le fondement idéologique de cet interventionnisme est la doctrine Monroe en 1823, légitimé par le Manifest Destiny du peuple américain fondé sur le respect de l’autonomie des Amériques face aux européens. Cette doctrine se base sur la croyance en la supériorité du modèle moral, politique et social des États-Unis et la nécessité de le protéger par tous les moyens : diplomatique (pressions sur la GB au sujet du Venezuela et de la Guyane), militaire (intervention à Cuba), idéologique.

          Le soutien aux insurgés cubains est le prétexte de la guerre menée contre l’Espagne. Lors de la signature du traité de Paris les États-Unis annexent Port Rico et obtiennent un protectorat sur Cuba (amendement Platt) : les marines garantissant la sécurité de l’île grâce à la cession de territoires pour l’installation de bases (Guantanamo). Ce n’est qu’en 1922 que les cubains obtiennent une indépendance surveillée. Le scénario de l’intervention se reproduit quelques années plus tard aux dépend de la Colombie.

          L’interventionnisme se dote d’un instrument efficace de propagande avec les conférences Panaméricaines où les États-Unis assurent la direction et établissent l’ordre du jour.
          La défense des intérêts économiques des entreprises nord-américaines apparaît primordiale et particulièrement évident dans le cas de Panama. Après l’acquisition de la Compagnie française qui avait débuté les travaux par une cie américaine, les ÉU obtiennent une bande de territoire de 6 Miles de large pour 99 ans (janvier 1903). Cependant certains milieux colombiens voyant là un abandon de la souveraineté, les ÉU soutiennent une révolte de séparatiste panaméen qui aboutit à la création de l’État indépendant du Panama.

          Fort de ses succès à Cuba et au Panama, Théodore Roosevelt définit placidement dans un mélange de naïveté et de cynisme, le droit d’intervention des ÉU sous le nom de politique du big stick (gros bâton). D’où les interventions en République Dominicaine en 1905 s’ensuit un véritable gouvernement des marines jusqu’en 1941, à Haïti en 1915, au Nicaragua en 1909, 1912 et 1926. L’arrivée au pouvoir de Franklin Delano Roosevelt en 1933 va représenter une certaine volonté de substituter une politique de “bon voisinage”. On reconnaît enfin tout au moins formellement l’égalité des nations, l’abolition de l ‘amendement Platt concernant Cuba par exemple, la non-intervention lors de la nationalisation de pétrole par Cardenas au Mexique en 1938.

          Mais cela ne signifie pas que les ÉU ne sont pas attentifs à la défense de leurs intérêts ni à la promotion d’un américanisme à l’échelle du continent, dont ils seraient le guide et qui s’exprimerait par le commerce.

          • divinfo

            Comme je le disais merci de donner des sources crédibles, un blog de mediapart et un travail d'étudiant niveau licence avec une biblio déplorable et sans conclusion ne sont pas des données valables, d'autant que cela n'affirme en rien vos propos.

        • CANDIDE

          Sources très crédibles

          Dans Médiapart:
          Nicholas GUYATT Historien spécialisé en politique étrangère américaine, Nicholas Guyatt est chercheur à l’Université Princeton (New Jersey, Etats-Unis).
          Croyez vous vraiment que si ce qui est dit par ce monsieur était faux il pourrait être payé et poursuivre ses recherches dans la prestigieuse université de américaine Princeton.

          Et pour
          Alexandre Fernandez
          http://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/recherche/equipes_de_recherche/cemmc.html?param=193:81:afernandez

          Sources très crédibles

          Dans Médiapart

          Nicholas GUYATT Historien spécialisé en politique étrangère américaine, Nicholas Guyatt est chercheur à l’Université Princeton (New Jersey, Etats-Unis).

          Croyez vous vraiment que si ce qui est dit par ce monsieur était faux il pourrait être payé et poursuivre ses recherches dans la prestigieuse université de américaine Princeton.

          Et pour
          Alexandre Fernandez

          http://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/recherche/equipes_de_recherche/cemmc.html?param=193:81:afernandez

      • Padakhor

        C'est ce qui rend son affirmation d'autant plus grave: plus qu'une erreur d'inculte, c'est un mensonge assumé

  • Robinson Crusoé

    Son point Godwin le démangeait.

  • tom

    merluche c'est du bidon

    • Alain35

      Macron c'est du ronron.

  • zan mari

    Vous perdez beaucoup, mais beaucoup de temps vous et les autres à énumérer, étudier, décortiquer ces pages de l’histoire afin de suivre les consignes gouvernementales (à moins que vous soyez tombés dans leur pièges, ce qui est fort probable), le seul but étant de dénigrer un mouvement en ascension.
    Ces quelques mots, sans doutes maladroitement apportés dans un discours de 45mn, que manifestement vous n’avez pas écouté dans son intégralité, sont bien moins graves dans le fond que les insultes (abrutis, fainéants et j’en passe), ou bien les blagues nauséabondes aux relents racistes sur les Comoriens. Nous en avons beaucoup moins lu et entendu à ces sujets.
    Vous aimez l’histoire, regardez donc quelles régressions sociales nous sont proposées ces dernières années, et ce dans toute l’Europe. Tentez d’imaginer, de par votre culture historique, les futures conséquences que cela pourrait engendrer. Rigueur, précarité, pauvreté accrue, désastres écologiques majeurs, inégalités croissantes, impunité fiscale pour les plus riches, interventionnismes économiquement ciblés. Ces éléments sont les vraies données structurelles, politiques et sociales qui peuvent déstabiliser des peuples entiers, des générations, et l’Histoire que vous aimez tant. Arrêtez de pinailler, de grâce!

  • Pascal Teurbane

    Le nazisme c'est mal, mais le stalinisme, le trotskyste, le leninisme,, le maoïste, etc... Des centaines de millions de morts, c'est bien. Pauvre con !

  • Faire Face

    Merci pour ce rappel des faits.
    Ajoutons aussi, même si cela doit blesser un peu l'inconscient collectif français, que si la libération de Paris fut si "facile" (pardon aux morts), c'est aussi parce que le gouverneur de Paris, Von Choltitz, par ailleurs vrai boucher sur le front de l'Est, a bien senti quel était son intérêt de futur prisonnier, face à la déferlante des alliés. La "résistance" des allemands a quand même été "légère", voir par exemple les scènes surréalistes de "patrouilles mixtes" FFI/soldats allemands pour faire respecter un cessez-le-feu.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dietrich_von_Choltitz#Gouverneur_de_Paris

    • Pascal SANCHEZ

      "Légère", mais pas suffisamment pour éviter toutes ces plaques dans les rues de Paris qui me font mal chaque fois que j'en vois une (pour la plupart, des vies interrompues trop tôt).

      • Faire Face

        Nous sommes bien d'accord, raison pour laquelle j'ai mis des "".
        Mais si l'on compare l'insurrection de Paris à celle de Varsovie débutée trois semaines plus tôt, Paris "s'en est plutôt bien sortie". Cent fois plus de morts (200 000 !) et 350 000 déportés/en fuite.
        Pendant ce temps, l'Armée rouge attendait "l'arme au pied" que les Polonais finissent de se faire massacrer...

      • Faire Face

        1) Je m'incline devant la mémoire de votre oncle FFI. Respect à lui et à tous ceux qui ont versé leur sang pour notre liberté.
        2) Je regrette vivement que mon commentaire, qui ne se voulait aucunement offensant (avec pas mal de précautions "oratoires") ait été supprimé. Parfois, il faut savoir regarder l'Histoire "froidement". Ne serait-ce que pour pouvoir souligner l'horreur d'autres situations...
        Pouvoir dire par exemple que la prise d'Utah beach a été plus "facile" que celle d'Omaha beach, véritable carnage.
        Dommage que le "modo" n'ait pas compris cela...

  • Alain35

    Bien sur que si, la rue a vaincu le nazisme.
    Mais pas toute la rue.
    Pas la majorité de la population qui soutenait Pétain.
    S'il y avait eu des élections il aurait été élu haut la main.
    Aujourd’hui c'est la même chose.
    Il y a la rue (les manifestants) et les autres qui comme d'habitude ne prennent aucune initiative, et se contente de critiquer Mélenchon.
    Il a parfaitement raison, n'en déplaise aux historiens bien-pensants et à la caste de journalistes issue de milieux très favorisés.

    • marieb19

      Donc vous allez même jusqu'à contester les explications des historiens pour défendre JLM.
      Bel exemple d'abnégation !
      Vous dîtes que la rue a vaincu le nazisme mais vous ne dîtes pas que c'est la rue qui a aussi d'une certaine manière amené le nazisme.
      Bel exemple d'objectivité !

    • divinfo

      Quelles sont vos compétences en histoire ? à part celles du petit livre de JLM revu et corrigé par le licencié en histoire Corbière ?

    • Franck

      Il faut ré-ouvrir un livre d'histoire militaire là : la rue en août 44 n' a pas chassé les Nazis ou collabos. C'est la Résistance appuyée par la 2eme DB appuyée par la 4eme DIV US. La rue : elle acclamait, elle était curieuse, elle voulait vivre ce moment. Et la rue a ensuite lynché et tondu..
      Il ne s'agit pas de bien pensant. Elle n'a pas les armes à la main comme un balai, poussé dehors ce qui dérangeait. Donc Mélenchon manipule, fait de la grandiloquence pour motiver les troupes, mais c'est vide, et populiste.

      • Myene

        Oui vous avez parfaitement raison et ceux qui justifient l'écart de langage de Melenchon en se référant au discours de l'Hôtel de ville doivent savoir ceci :
        De Gaulle est aussi le général qui en 1958 à Oran et Mostaganem nous disait "tous Français de Dunkerque à Tamlanrasset" et terminait tous ses discours par un vibrant " vive l'Algérie française ! " .
        Alors "Paris libéré par lui même, par son peuple .. " est du même auteur ne l'oublions pas; figure de style ou vérité historique ?.. on doit s'interroger. Si il disait vrai, il n'aurait pas pu omettre dans son discours de mentionner la participation de nos alliés américains qui ont non seulement participé mais surtout qui ont rendu la libération de Paris possible. Or il a eu le culot de le faire, pas un mot sur nos alliés à la grande stupéfaction d'Eisenhower. Ce dernier suite à ça et pour marquer le coup organisa 3 jours plus tard le défilé sur les Champs Elysées de deux divisions américaines qui montaient au front et qui ont été détournées pour les besoins de la cause . De Gaulle quand il s'agissait de restaurer la grandeur de la France n'était pas à un mensonge près.

    • marieb19

      Donc pour résumer Mélenchon a raison et les historiens ont tort.
      Et pour finir les journalistes sont tous issus de milieux très favorisés.
      Vous n'avez pas l'impression que votre dévouement sans faille pour JLM vous fait perdre toute objectivité ?

      • Cannelle

        ça ressemble effectivement à de l'aveuglement partisan...

  • Suna

    C'est rigolo, mais suis-je le seul à voir Mélenchon comme un dodolf des temps moderne ?
    Sa politique, son populisme, sa démagogie et sa propagande est presque trait pour trait du même acabit que le discours de Hitler au peuple allemand pour le faire élire chancelier.

    • Cannelle

      Non, je partage votre avis... dans une certaine mesure. Cet homme est dans l'outrance depuis les résultats du deuxième tour des présidentielles.
      De tribun sympathique, il est devenu un tribun éructant ses discours. Un récent sondage le rejette comme présidentiable, car arrogant et agressif. Il devrait en tenir compte.

      • Alain35

        Et vous êtes bien sur un supporter de Mélenchon ?

        • Cannelle

          Je vais être très franche avec vous. Je suis de gauche et je l'ai trouvé intéressant jusqu’à sa défaite. J'aurais même pu voter pour lui dans d'autres circonstances mais son attitude depuis me fatigue. Il agit comme un aigri qui ne s'en est toujours pas remis. Il peut mieux que ça et être supporter d'un homme politique ne signifie pas perdre son libre arbitre et le défendre quand il a tort.

    • Alain35

      Même Le Pen n'aurait pas oser proférer vos âneries

      • Suna

        Et pourtant, les discours sont à peu de choses près similaires. Lors de sa monté au pouvoir il n'était pas question d'éradication de juif.
        Je ne sous entends pas du tout qu'il en suivrait des meurtres de masses, mais il joue sur les même cordes et de la même manière pour s'imposer.
        (PS: les nazis, avant d'être des meurtriers, c'était surtout le parti politique socialiste, pas celui qu'on a en France, mais un proche de la FI)

        • Cannelle

          Oui, une analyse purement rhétorique et gestuelle de leurs discours me conduisent à la même conclusion : même outrance dans les termes, même ton de voix, même gestuelle agressive.

          • Supalérian Deta

            Les discours de Macron avant élection était tout aussi animés et bruyants... non?!

          • Mr Zon

            Si, Macron disposait bien d'une sono, d'un micro et tout un tas d'artefacts et confettis qu'il fallait agiter durant les meetings.
            Que cela devait être, triste!!!

        • Ol3 P

          Les nazis sont surtout arrivés au pouvoir par le vote démocratique et il ne faut surtout pas oublier ce fait.
          Malheureusement, comme toujours, 80 ans après, lorsque l'ancienne génération qui avait vécu ces faits en étant assez âgée à l'époque pour comprendre les choses, disparaît. L'histoire se répète.

          • Andre Pioline

            Oui Monsieur, mais aussi Napoleon 3 élu président de la république et prend le pouvoir par un coup d'état, et devient empereur, brisant la démocratie naissante

      • Cannelle

        Etre en désaccord avec quelqu'un ne vous dispense pas d'un minimum d'élégance. Par pitié. élevez le débat !

    • Ol3 P

      non vous n'êtes pas le seul mais la censure FTVI tend à ne pas trop faire passer ces opinions là.
      Plusieurs de mes posts ont été censurés.

      Ici à priori, ça passe.

    • José-jean Reboul

      oui ?non? Dieu?diable ? qui peut analyser ?vous?moi? seules les actions comptent,...et ensuite ont vérifie ,pas vrai?mais ont avance rien qui ne soit sur pas vrai? surtout pas l'infamie ,pas vrai?

    • Ol3 P

      Pour vous donner raison :

      "Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ..."

      C'est un nazi qui a écrit ces lignes et Mélenchon les utilise clairement.

    • agnes q

      Je pense que vous n'êtes pas le seul, vous faites partie de ceux qui gobent tout ce que raconte les médias. Renseignez vous, écoutez, comparez si vous le pouvez. Mais de grâce réfléchissez ou acceptez tout bonnement de reconnaître que vous êtes pro-macron, et de ce fait hostile à Mélenchon. Dans tous les cas il n'a pas à être insulté de la sorte surtout par quelqu'un qui ne le connaît pas.

    • Helene Marliangeas

      Vous ne connaissez pas l'histoire du nazisme Monsieur. JL Mélenchon n'a strictement rien à voir avec Hitler et c'est infâmant de le prétendre.....

      • Daniel Hérault

        Rien à voir c'est sur avec A.HITLER mais une grosse connerie sur les nazis : c'est la rue, le peuple qui a amené HITLER et le NSDAP le 30 janvier 1933, après 10 ans de luttes, combat de rue.

        • Henri Küttler

          méfiez vous donc que le bilan de cette nouvelle droite ne soit au point de faire sortir le peuple mais pour voter le pire ; ç'aurait du servir de leçon ! Hitler était soutenu par la finance lui aussi (Kennedy père de John) et l'armement militaire par Busch (grd père de WW) , une guerre par procuration contre le front de l'est baptisé bolchévique pour justifier tout ça ...

        • Mr Zon

          Curieux, quand vous parlez de Hitler et de ses capacités à faire foule, çà me rappelle le film "le tambour"...
          (Vous l'avez vu?)
          ...c'est peut être ce que vous appelez les faits de la rue, mais j'aie comme l'impression que j'aie un doute, je ne sais pas pourquoi.
          ...çà devait être la liesse quoi....

      • Andre Pioline

        Non madame le nazisme est bien né d'Hitler, à partir de son livre mien Kampf et organisé par lui et ceux qui l'on suivi. Revoir votre histoire Madame

    • Henri Küttler

      Hitler n'a JAMAIS été élu au suffrage des allemands , il a été nommé 1er chancelier par Hindenburg , tout comme Mitterrand a nommé Chirac après les législatives qui avaient été emportées par la droite ; tout comme MACRON aurait pu nommer Florient PHILLIPOT 1er ministre si les législatives avaient été emportées par le FN ; HITLER nommé , MELENCHON candidat au suffrage universel , vous sentez la différence ?

      • Mr Zon

        Oui mais il y avait arrivé ainsi démocratiquement, puisque son avènement au pouvoir s'inscrit pleinement dans le jeu démocratique des élections ayant précédé l'année de sa nomination.
        Après il a fait du pouvoir ce qu'il a voulu, vous pouvez dire que ce qu'il a fait après n'était démocratique certes, mais son arrivée au pouvoir découle bien des élections et bien du jeu démocratique.
        La démocratie c'est de la m....

  • Myene

    Tout le monde focalise sur les Nazis et le point godwin mais il y a une autre leçon d'histoire a donner au tribun :
    Si le putch des généraux félons d'Alger en avril 61 a échoué c'est uniquement parce que l'armée n'a pas suivi , la rue n'a rien eu a y voir. Seuls quelques régiments légion et para ont marché derrière le quarteron des félons soit 10 à 15000 hommes sur les 470.000 qui étaient mobilisés et en arme sur le sol algérien .. C'est cette armée qui après avoir entendu l'appel de De Gaulle à la radio a décidé de rester fidèle au général et qui a fait échouer le putch. Entre le 21 et le 24 avril 1961 les seules manifestations de rue ont été celles d'Alger pour soutenir les félons ( 100.000 algérois français dans la rue le 24 avril ); à Paris il n'y a pas eu une seule manif, les événements sont allés bien trop vite pour que la rue puisse réagir et s'organiser car le 25 tout était déjà terminé ..
    Mélenchon avec cet exemple a donc vraiment tout faux .. Par contre c'est bien la rue qui a ramené le Général au pouvoir en mai 1958 avec la mise à sac du gouvernement général d'Alger couvert par l'armée et constitution d'un comité de salut public devant lequel le gouvernement socialiste de Paris s'effacera, ce coup là aurait été un bon exemple que le prof d'histoire aurait pu souffler au tribun ..

    • Faire Face

      Vous avez parfaitement raison.
      Mais ce qui a choqué surtout dans le discours, c'est la juxtaposition "Rois de France - Nazi - Putsch - 1968 - Juppé - Macron".
      Ainsi, tous seraient à mettre "à la même enseigne", "tous nazis" ???
      Mélenchon est trop intelligent pour ne pas voir le caractère abject d'une telle litanie !

      • divinfo

        Il est assez intelligent, mais avec 17 députés et donc aucun pouvoir à l'AN, il ne lui reste que l'outrance et le buzz pour exister et fédérer ses troupes et lui donner la présence médiatique que son ego demande.

      • Ol3 P

        Mélenchon manipule les opinions par des propos très forts.

        "Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ..."

        C'est un nazi qui a écrit ces lignes et Mélenchon les utilise clairement.

        • Faire Face

          C'est effectivement de Joseph Goebbels, Ministre de la Propagande d'Adolph.
          Personnellement, je ne comparerais pas Mélenchon à Adolph, mais au "tribun" Fidel Castro, son "modèle", aucun doute !

  • Alain35

    Voici la réponse de Mélenchon et la partage à 100%

    "Au total, « la rue », ce 23 septembre, a fait une nouvelle fois une
    démonstration de force extraordinaire. Et c’est le problème de ce
    pouvoir. La suite de la contre-offensive des Macronistes, méthodiquement
    organisé sur l’ensemble des médias, a conduit cependant à une
    impressionnante réécriture de l’histoire. Soudain, c’est l’idée même que
    le peuple se soit libéré lui-même des nazis qui a été remise en cause.
    Sous le masque des indignations ostentatoires perce le front du
    révisionnisme traditionnel de la caste en France. Car s’il est évident
    que la guerre a été gagnée du fait des victoires de l’armée rouge contre
    les nazis et de l’appui des débarquements en Provence et en Normandie,
    nier le rôle au peuple français dans sa propre libération est un
    franchissement de seuil dans l’art de nier l’identité républicaine du
    pays. Le pire sans doute a été ce moment où, à ma stupeur, j’ai lu que
    selon Jean-Claude Mailly ce serait « le peuple » qui aurait fait le
    nazisme plutôt qu’il ne nous en aurait libéré. Connaissant l’homme, sa
    culture de l’histoire du mouvement ouvrier et la tradition du syndicat
    Force ouvrière sur le sujet, je dois dire que j’ai été littéralement
    sidéré. Je ne comprends pas. En tout cas il est certain que la manœuvre
    voulait effacer du tableau médiatique non seulement le succès du
    rassemblement mais surtout ses propositions.

    Je doute que l’affaire vive plus longtemps que les quelques heures
    pendant lesquelles ont caqueté les traditionnels « débats d’experts »,
    tous d’accord pour une petite séance supplémentaire de « Mélenchon
    bashing » tellement appréciée par ceux qui les payent. Mais il en
    restera, ancré dans les esprits, comme une blessure, la force de
    l’indignation de tous ceux qui ont été une nouvelle fois niés. Sans
    oublier ceux qui ont réalisé au fil des heures la nature de l’opération
    en cours. L’éducation collective du grand nombre à la méfiance et à
    l’hostilité face aux médiacrates se sera approfondie et affinée. Après
    quoi restent sur la table nos propositions et notre capacité
    d’initiative pour les faire vivre. Ni l’une ni l’autre n’ont jamais
    dépendu du bon vouloir des médias car sinon nous n’en serions déjà pas
    rendus au point de puissance où nous sommes."

    • Faire Face

      Au-delà de la vague justification a-posteriori de Mélenchon, "partager à 100%", c'est déjà renoncer à tout esprit critique, ce qui caractérise bien les disciples de la secte de Saint-Just - Mélenchon.
      Personnellement, si j'approuve globalement l'action de Macron, cela ne m'empêche pas de penser qu'il a déjà dit 2 ou 3 "bêtises", qui par ailleurs pèsent bien peu par rapport à la fierté d'avoir un Président "à la hauteur", après deux prédécesseurs assez calamiteux...

      • Suna

        Bravo, je n'ai que ça à dire. (ce n'est pas ironique rassurez-vous)

    • Myene

      Pour Mélenchon ce sont "les victoires de l'armée rouge" qui ont abattu les Nazis, les anglo-américains à l'Ouest en Afrique en Italie et en France étaient là "en appui" .. militairement ce terme désigne un second rôle, et situe bien sa pensée .. quand à l'aide américaine matérielle et technologique à l'URSS sans laquelle l'armée rouge n'aurait jamais pu se relever de sa défaite initiale elle n'existe pas puisque Staline ne voulait pas en entendre parler et a toujours tenu la rue ignorante de cet apport vital et décisif à la victoire à l'Est .. Mélenchon était trotskiste en 68 et il a toujours pas viré sa cutie, ça nous promet d'autres belles polémiques à venir ..

      • Faire Face

        Oui, au milieu de toutes les fadaises qu'il débite, celle là est peut être la plus ahurissante : ainsi donc, si "Paris s'est libéré", c'est "grâce à l'Armée rouge" ???
        Merluche se montre tel qu'il est : un révisionniste de la pire espèce.

  • Gédesèle Ophion

    Vous le dites vous même dans votre article, "la rue a eu un rôle important".
    C'est tout ce que souhaitait signifier JLM en réponse à Macron qui a déclaré "La démocratie, ce n'est pas la rue" et il faut être de bien mauvaise foi pour ne pas le comprendre quand on écoute le passage complet et non un petit bout de phrase.

    Cette "polémique" n'a pas d'autre intérêt que de faire diversion par rapport au reste du discours de JLM.

  • DCE

    Résumons. 1/Macron sort une énormité (encore plus énorme quand on sait qu'il est diplômé de philo et de sciences politiques, ce qui fait réfléchir sur la valeur des écoles où il a obtenu ses diplômes). Cette énormité est fausse, dangereuse, malsaine et inquiétante pour notre démocratie 2/ Mélenchon en sort une autre, mais au moins, la sienne n'est pas insultante, pas dangereuse pour la démocratie, pas symptomatique de l'état d'esprit de notre gouvernement actuel. Elle est juste idiote. 3/ Les "intellectuels" dont cet auteur et les journalistes, font couler des fleuves d'encre sur ce qu'a dit Mélenchon, et tout le monde a déjà oublié ce qu'avait dit Macron. Mes conclusions : 1/ Mélenchon doit prendre sa retraite et laisser les autres faire. 2/ Nos intellectuels et nos journalistes devraient apprendre à prioriser leurs sujets et à traiter ce qui est important. Là, ce qui est important, c'est ce qu'a dit Macron. 3/ J'ai bien peur le peuple daube sur cette cata de Mélenchon et oublie encore l'idiotie qu'a pu dire Mr Macron.....

  • zan mari

    Vous perdez beaucoup, mais beaucoup de temps vous et les autres à énumérer, étudier, décortiquer ces pages de l’histoire afin de suivre les consignes gouvernementales (à moins que vous soyez tombés dans leur pièges, ce qui est fort probable), le seul but étant de dénigrer un mouvement en ascension. Toujours la forme, jamais le fond...
    Ces quelques mots, sans doutes maladroitement apportés dans un discours de 45mn, que manifestement vous n’avez pas écouté dans son intégralité, sont bien moins graves dans le fond que les insultes (abrutis, fainéants et j’en passe), ou bien les blagues nauséabondes aux relents racistes sur les Comoriens. Nous en avons beaucoup moins lu et entendu à ces sujets.
    Vous aimez l’histoire, regardez donc quelles régressions sociales nous sont proposées ces dernières années, et ce dans toute l’Europe. Tentez d’imaginer, de par votre culture historique, les futures conséquences que cela pourrait engendrer. Rigueur, précarité, pauvreté accrue, désastres écologiques majeurs, inégalités croissantes, impunité fiscale pour les plus riches, interventionnismes économiquement ciblés. Ces éléments sont les vraies données structurelles, politiques et sociales qui peuvent déstabiliser des peuples entiers, des générations, et l’Histoire que vous aimez tant. Arrêtez de pinailler, de grâce!

  • DCE

    J'ai l'impression de voir des enfants s'acharner sur le mouton noir
    de la classe plutôt que de s'en prendre à la brute qui maltraite tout le
    monde. On retrouve chez ces journalistes un petit côté "dur avec les
    faibles, faible avec les forts". Il est clair que Mr Macron peut sortir
    tout ce qu'il veut, ça fera 3 mots en bas de page, mais si Mr Mélenchon
    fait un faux pas, on en parlera pendant 3 mois. On aurait aimé, de la
    part de ce blogueur, un petit mot sur la démocratie athénienne, la
    démocratie directe qui se faisait dans la rue. On aurait aimé un mot sur
    les manifestations interdites dans les dictatures (si on interdit les
    manifestations, c'est qu'elles constituent un danger pour une dictature
    donc elles ont peut-être un certain pouvoir démocratique). On aurait
    aimé chez ce blogueur un mot sur 1789, le front populaire, mai 68. Mais
    il s'agissait de critiquer Jupiter, et pas le mouton noir de la
    politique française. Cela aurait demandé un courage que ce blogueur n'a
    pas. Ou alors franceinfo lui a refusé ? Ah peut-être, allez
    savoir..........

    • ILG

      On aimerait aussi qu'on rende à César ce qui appartient à César... Si la Normandie (Le Havre, Caen, Rouen, Cherbourg, etc...) n'avait pas fait don de sa population : 40 000 civils tués dans les bombardements par les alliés, pour permettre le passage de l'infanterie et des blindés, personne n'aurait été libéré en août 44 ! Alors, arrêtez les uns et les autres de récupérer l'histoire à votre compte !

    • jcpiot

      Un petit mot sur la démocratie athénienne comme celui-ci, par exemple ? http://blog.francetvinfo.fr/deja-vu/2017/04/03/athenes-ou-la-democratie-par-tirage-au-sort.html

  • papy Mouzot

    "La rue" a voté en Avril et n'a pas voulu de Mélénchon. Ça, c'est un fait historique...

    • Suna

      Merci de soulever ce point, tout comme le fait que "la rue" a voté pour Macron et son projet, y inclus la loi travail.
      Alors quand on peut lire ou entendre que les manifestations n"ont pas été suivies par les gens sont trop peureux pour prendre part au combat, personnellement, j'y crois moyen.
      Surtout que le lendemain de la signature de la loi (face à la grogne de "la rue"), il a gagné 5 points dans les sondages (même si à un sondage on peut lui faire dire n'importe quoi).
      Bref, merci encore de le rappeler c'est important, je suis souvent très énervé de ces gens qui manifestent au nom du peuple sans nécessairement savoir si c'est ce que veut vraiment ledit peuple.

      • papy Mouzot

        La manif du 24 juin 1984 à Paris pour l'école libre, c'était " la rue", mais apparemment pas celle de Mélenchon ce jour là...Ainsi " la rue", c'est une question de sauce.

      • Andre Pioline

        Mais ceux de la rue savent à quoi il ne veulent pas et ça c'est démocratique, mais excusez du peu mais le peuple en France ne c'est pas trop prononcé preuves le nombre d'abstention au élections.

    • skullpand4

      enfin le vote ca dit pas tout, vous avez l'impression qu'autant de gens suivent macron qu'en avril ?

  • Mr Zon

    S'il y avait pas eu les évènements de 36 en France alors qu'Hitler est arrivée au pouvoir en 33, si certaines personnes n'avait pas alors regarder par le trou de la lorgnette leurs avenirs et ne c'était pas mobilisé...
    Ensuite y a eu Daladier, mais çà c'était après justement.
    Et cela démontre déjà qu'en effet il fallait en venir là car il y aurait eu encore plus de collabos et de personnes ne sachant que faire.
    ...il n'y aurait jamais eu la résistance, et en Espagne ce qu'il advint du fascisme advint, mais c'est aussi la preuve que c'est par la rue que l'on c'est mobilisé d'abord, et c'est pas la rue que la victoire fût permise.
    S'il y avait pas eu la rue d'abord, il n'y aurait pas eu de résistance, De Gaulle n'en n'est pas son inventeur, mais son suiveur, la libération n'aurait jamais pu se faire.
    Ce point vous le niaisez, et c'est pourtant le plus important.

  • Mr Zon

    C'est tout à fait scandaleux de dire que la rue durant l'occupation n'a pas pu faire quelque chose, forcément...
    ...et les déportés aux triangles rouges?
    La rue est naît avant!!!

  • Mr Zon

    "Vous n'avez pas pu faire grand chose pour la libération car forcément on vous mettez dans les camps depuis longtemps, donc c'était nous..."
    ...mais c'est vraiment abjecte comme type de réflexions!

  • José-jean Reboul

    le seul qui ai l'envergure ,le parler juste ,la notion du peuple .....et les solutions

  • Mr Zon

    C'est scandaleux de résumer la libération de Paris à la libération de Paris
    Mein Kampf est publié en 1925,
    à la nuit des longs couteaux les SS succèdent aux SS
    Hitler arrive au pouvoir démocratiquement en 33.
    je ne suis pas Allemand pour parler de la résistance en Allemagne et des détails de son histoire!
    Le fascisme se met en place en 1920, avec Mussolini.
    En 1936 c'est le début de la guerre d'Espagne, en France c'est le POUM,
    et c'est encore le Front Populaire.
    ///////populaire c'est écrit assez gros?//////
    Les brigades internationales sont crée.
    1939 Daladier rend hors la loi le PCF, 1940 Vichy en termine avec tout ce qui reste de rouge ou y est apparenté.

    De gaulle aurait juste fait pipi dans un violon si la France n'était pas ce qu'elle est, et si la rue n'était pas réelle.
    Vous ne pouvez sur cette partie de l'histoire du XX siècle dire d'une date c'est l'absolu sur une date.
    Nier ce que la rue a apporté du fait que l'on envoyait durant l'occupation tout ce qui était des meneurs politiques de gauche ou de tout ce qui dépassait un peu trop du rang, dans des camps et de ce fait s'approprier une victoire qui sans la résistance et ce qui l'a précédé donc, est tout simplement scandaleux et du registre de l'ignoble au même titre que ces régimes politiques de l'époque!

  • Helene Marliangeas

    J'aurais bien voulu savoir qui est cette personne, quelle est sa qualité ? Est-il historien, était il à la bataille de Paris, était il dans la résistance ? Mon père l'était et c'est à Paris qu'il s'est battu après son retour d'Allemagne fin 1942 !.. Et aussi avant..

  • Jacques

    Vous le dites vous même dans votre article, "la rue a eu un rôle important".
    C'est tout ce que souhaitait signifier JLM en réponse à Macron qui a déclaré "La démocratie, ce n'est pas la rue" et il faut être de bien mauvaise foi pour ne pas le comprendre quand on écoute le passage complet et non un petit bout de phrase.

    Cette "polémique" n'a pas d'autre intérêt que de faire diversion par rapport au reste du discours de JLM.

  • Henri Küttler

    c'est impressionnant comme on fait parler les gens de ce que l'on veut : en ce moment Mélenchon , pour le 1er tour Le Pen , au 2ème Mélenchon , et depuis plus que Mélenchon ; demain ? attendez , on vous dira dans quelle direction braquer vos fusils !!! personne ne vous demande votre libre arbitre ... tous déjà prêts pour le prochain lynchage ... et surtout votez pour qui on vous dira !

  • locolupus

    Magnifique article. Chapeau bas, Monsieur.

  • Erwann Erwann

    C'est qui, Mélenchon ?