Politiques, financiers, journalistes, religieux, syndicalistes : tous pourris.

  • C’est la finance qui dirige le monde.

     → “d’accord” : 90% des 18-34 ans

  • As-tu confiance en la politique ?

     → Pas du tout / Presque pas : 86% des 18-34 ans

  • Les hommes politiques sont corrompus ?

     → Oui quelques uns / Oui presque tous : 98% des 18-34 ans

  • Fais-tu confiance aux médias ?

     → Pas du tout / Presque pas : 86% des 18-34 ans

  • Fais-tu confiance aux institutions religieuses ?

     → Pas du tout / Presque pas : 86% des 18-34 ans

  • Fais-tu confiance aux syndicats ?

     → Pas du tout / Presque pas : 71% des 18-34 ans

Le thème “Tous Pourris” aurait difficilement pu mieux porter son nom. Le constat est évident. La profonde défiance des jeunes à l’égard des élites, du monde politique, médiatique, économique et des différents corps qui structurent la société, atteint un point qui frise l’unanimité.

  • Dans l’espace réservé aux débat sur la plateforme Génération Quoi, les hommes politiques en sont les principales cibles et les réactions entrent d’ailleurs vite en résonance avec l’actualité politique (car notons au passage qu’une courte majorité des 18-34 ans (52%) disent “ne pas pouvoir être heureux sans infos ni actualités” et ne s’en détournent pas).

En l'occurrence, est abordée la question du cumul des mandats, que le gouvernement souhaite remettre en cause :

Une assertion déjà mise en avant par le site d’Europe 1, dans un article intitulé “Ces politiques abonnés au cumul des mandats”, publié le 10 septembre dernier :

 

  • Deux autres restitutions de données permettent d’affiner l’analyse :

→  63% des 18-34 ans ne sont pas d’accord avec l’affirmation “les hommes politiques n’ont plus de pouvoir”.

→  45% des 18-34 ans se sont déjà engagés dans une organisation politique ou envisagent de le faire.

Il n’apparaît donc pas un rejet de l'action politique comme principe mais plutôt de la politique telle qu'elle est pratiquée par les pouvoirs en place aujourd’hui en France.

  • D’ailleurs, et à l’inverse, près des deux-tiers (64%) des jeunes répondants disent avoir confiance en les organisations non gouvernementales.

Les ONG, contre-pouvoirs modernes, sont jugées plus crédibles. 82% des 18-34 ans s’y sont déjà engagés ou aimeraient le faire.

 

Ces restitutions imposent le schéma suivant : d’un côté, les répondants se détournent de ceux dont on a le sentiment qu’ils accaparent les pouvoirs. De l’autre, ils apprécient et soutiennent ceux qui défendent des causes, ceux qui interpellent et dérangent ces “puissants”. Rien d’“anar” là dedans, mais une logique citoyenne démocratique, qui n'est plus une logique militante ou d'adhésion.

En un mot, on peut donc aimer la politique, la gestion de la communauté, sans les partis et la conquête du pouvoir.

  • Dans un autre registre, les commentaires font apparaître des références que la “Génération Quoi ?” pouvait ne pas connaître :

Un jour de mars, sur France 2, François Mitterrand, président de la République en devenir, est invité à commenter l’actualité. Le chanteur Daniel Balavoine l’interrompt brutalement pour dénoncer le “désespoir de la jeunesse”.

C’était en 1980. Aurait-ce pu être en octobre 2013 ?

  • … Plus légèrement, en matière d’artistes et de politique, on n’oublie surtout pas les classiques :

  • ...Et en matière de classiques, on n’en oublie pas non plus de faire appel à Aldous Huxley, célèbre écrivain britannique notamment connu pour la contre-utopie exposée dans son roman “Le Meilleur des mondes” (1932)

La conclusion ?

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