Ikea : un montage fiscal dans le collimateur de l'Europe

Après Google ou Mc Donald's, le groupe Ikea aurait réussi à se soustraire à l'impôt. Rien qu'en 2014, le groupe Ikea aurait soustrait 24 millions d'euros au fisc français.

Au total, c'est un milliard d'euros, sur une période de cinq ans et dans toute l'Europe, qui aurait échappé à l'impôt. Le géant du meuble suédois est accusé par des députés européens écologistes d'avoir mis en place des montages fiscaux.Un système bien en place selon eux. Ikea aurait échappé à l'impôt grâce à un système de transfert d'argent. Les magasins français auraient envoyé 3% de leurs ventes vers une fondation aux Pays-Bas. Des Pays-Bas, l'argent transiterait ensuite par le Luxembourg où l'entreprise a signé un accord avec seulement 0,06% de taxes. La somme passerait ensuite dans une fondation au Liechtenstein, où il n'y a aucune taxe. Dans un communiqué, le groupe affirme pourtant "payer ses impôts conformément aux législations nationales et internationales".

La Commission européenne à l'offensive contre l'optimisation fiscale

Les eurodéputés verts ont envoyé une lettre à Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la concurrence, et à Pierre Moscovici, Commissaire européen à la fiscalité, dans laquelle ils présentent leurs conclusions. Ils les invitent à lancer une procédure d'examen afin de vérifier l'existence d'une possible infraction à la législation européenne sur la concurrence. En octobre 2015, la Commission a fait adopter par les 28 États membres le principe de l'échange automatique d'informations sur les accords fiscaux passés entre États et multinationales. Et fin janvier, elle a lancé une vaste offensive contre l'optimisation fiscale des multinationales qui prive chaque année les États de l'UE de dizaines de milliards d'euros.

 

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