Quatre petites contrariétés de la rentrée

© Emma Defaud

D'accord, la rentrée s'est bien passée, l'école est chouette, mon fils a plein de projets et ma fille ne semble pas être traumatisée de ne plus être dans la classe de ses copines pestouilles. Mais est-ce une raison pour ne pas râler ? Certainement pas.

1Je perds du temps

Je voulais trouver le moyen de gagner cinq minutes sur le chemin de l'école, histoire d'arriver plus tôt au boulot. Évidemment, cette année, la classe de ma fille se trouve dans le bâtiment le plus éloigné, à l'étage, tout au fond du couloir. Évidemment.

2Etiquette et imprimante

Comme stipulé dès cet été par écrit, je me suis fais chier à mettre des étiquettes sur tous les feutres et les stylos de ton fils. Je souligne qu'il y a des jeux sur iPhone dans lesquelles ce genre d'épreuve m'aurait valu de décrocher un badge et de passer au niveau supérieur. Pas à l'école élémentaire. A l'école élémentaire, le jeudi soir, les parents ont eu un "devoir à la maison" : donner deux photos des vacances à leur enfant pour le vendredi matin. Ou comment se retrouver à prier ton imprimante en chemise de nuit pour que le magenta ne lâche pas, là, maintenant.

Et puis, c'est une obligation légale de prendre des photos quand t'es parent ? Et puis, si des gamins ne sont pas partis en vacances, ça va leur coller la honte ! Et puis... Putain imprime, s'il te plaît l'imprimante, il est 23 heures, j'ai passé ma soirée avec toi et je veux dormir.

3Chaussons à la con

Déjà, il faut une paire de chaussons pour entrer dans la classe. Chaque matin, c'est l'embouteillage dans le minuscule couloir pendant que les maternelles enlèvent leurs chaussures et que les parents transpirent dans leur manteau. Je passe sur les photos ridicules faites tout au long de l'année avec les enfants en jolies tenues, mais en pantoufle Mickey ou à pois roses. Non, ce qui m'agace, c'est que cette année, il faut aussi une paire de rythmiques pour la gym. Sachant que ma géante a changé quatre fois de pointure l'année dernière et a refusé deux autres paires parce que "ça tenait trop chaud" et "ça faisait mal là", je suis exaltée à l'idée de passer mon budget vin blanc du vendredi soir dans des chaussons immondes.

4Couvertures torture

Franchement en emballage cadeau, j'assure. Je peux même les faire sans scotch si on me donne un ruban et un peu de temps. Mais ces saloperies de trucs plastifiés dont on doit recouvrir les livres est une invention de pervers. Ça cloque, ça glisse, ça plisse... Au bout de dix minutes, j'ai envie de déchirer le livret de français en deux et on en parle plus. Après tout, a-t-il vraiment besoin d'apprendre à lire ? Et si je l'emballe avec du papier alu, ça passe ?

Et vous, qu'est-ce qui vous a fait râler cette année ?

Publié par Emma Defaud / Catégories : Actu

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