12 Avr

La France va-t-elle rapatrier « ses » handicapés résidant en Belgique ? Réponse au grand débat !

Je vois depuis quelques jours fleurir un débat intéressant au sein du milieu du handicap.

Avec des articles et des réflexions par ci par là, mon éditrice qui m’envoie par Messenger un article qui pose carrément la question : faut-il ou non rapatrier les personnes handicapées françaises des centres spécialisés de Belgique ?

En effet, le fait de ne pas avoir assez de places en France avaient fait exiler une bonne partie de ces familles Françaises en Belgique. Mais maintenant que le gouvernement bouge et que Mr Macron avait décidé de faire résoudre les choses ? Que faut-il faire ?

Je pense qu’il faudra faire comme d’habitude. Pas de leçons à donner. Chaque parent fera comme il pourra et selon où il sera géographiquement parlant car rien n’est résolu.

Le gouvernement a donné son autorisation pour créer quelques places et des nouvelles choses comme le diagnostic vers deux ans en ce qui concerne l’autisme mais il y a tous les handicaps et comme le poly-handicaps et au final rien ne bouge sérieusement.

                                                                                     

Il existe encore beaucoup de listes d’attentes dans les MAS, les IME, les SESSAD et aucunes structures va révolutionner le monde du handicap. L’inclusion décolle à peine et il y a encore des détracteurs à convaincre du côté de l’éducation nationale. L’ONU voudrait que les établissements spécialisées disparaissent ? Il y a déjà pas assez de places pour toutes les personnes handicapées, alors les mettre tous dans la vie normale, trouvez vous cela justifié ? Je ne pense pas. «Le tout inclusion» n’est pas possible. Il va donc falloir garder des établissements spé pour une partie de la population. La plupart des personnes trisomiques travaillent et ont gagnés en autonomie, seulement l’idée de la vieillesse de nos personnes handicapées n’est pas encore vraiment établis : Petit couac : On les mets où une fois qu’ils ne peuvent plus travailler ? Une majorité des personnes trisomiques finissent soit avec une démence ou dans une vieillesse avancée à 40 ans et malheureusement, les pouvoirs publics n’ont pas anticipés cette avancée. Et on ne parle pas des grands autistes sévères non verbaux, les personnes poly-handicapées, les personnes qui souffrent d’une déficience intellectuelle et j’en passe…

Les maisons de retraites débordent de personnes âgées… La «papyboom» est entrain d’exploser… Bref, il va falloir encore être très patients et continuer à batailler pour mettre nos enfants et adultes dans des endroits où ils seront le plus heureux possible.

Je sais que l’UNAPEI et ses ADAPEi font un travail comme ils peuvent et je sais que toutes les associations gestionnaires rêvent d’un monde meilleur… On sait très bien qu’ils font tout pour que cela avance.

Alors je conseille à chaque parent de faire pour le mieux. Si dans leur région, ils peuvent trouver un endroit sans trop d’attente, alors qu’ils foncent et déménagent leur enfant de la belgique, sinon il vaut mieux attendre et continuer la bataille.

Madame Cluzel fait ce qu’elle peut, elle est consciente des problèmes qu’on vit en France, elle a un passé de bénévole associatif mais elle ne fait pas non plus de miracle.

Il faudrait ouvrir bien plus de structures, donner plus de moyens, embaucher encore plus ! Débloquer les fonds auprès des ARS… Je sais que ce se fait déjà mais pas encore assez. Bref, investir et faire avancer ce problème de places par l’inclusion scolaire puisque les personnes autistes qui peuvent suivre à l’école peuvent partir des IME et débloquer des places pour ceux qui ne peuvent pas suivre un parcours normal. Il faut continuer à avancer et faire les choses avec nos moyens.


On vit en France. Et on est en 2019. 

Lien de l’article du média RTBF : https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_la-france-va-t-elle-rapatrier-ses-handicapes-residant-en-belgique?id=10192569