Rosetta : l'espace, toujours l'espace

(ESA / REUTERS)

Entre le fait divers de Nabilla et l'affaire Jouyet-Fillon, il était temps de prendre de la hauteur (ce n'est pas vraiment difficile) et l'envoi de la sonde européenne Rosetta  nous en donne une occasion historique. L'Espace est toujours une source inépuisable d'émerveillement. Je ne ferai pas dans le cliché "on se sent vraiment tout petit" mais les seuls mots de "comète", "naissance du système solaire", "500 millions de kilomètres de la Terre" ont de quoi faire encore leur petit effet sur l'imaginaire de celui qui n'a pas son doctorat en astrophysique - c'est-à-dire, il faut bien s'y résoudre, la majorité d'entre nous.

Pour célébrer cette première mondiale, il fallait bien David Bowie dont le physique extra-terrestre a toujours intrigué autant que séduit. Réécoutons donc une de ses chansons les plus célèbres , Space Oddity, récit d'une mission spatiale racontée par le dialogue entre la tour de contrôle et Major Tom, l'astronaute à bord de la fusée.

Il y a néanmoins une différence notoire entre le récit raconté par David Bowie et Rosetta : il n'y a pas de pilote dans la sonde, juste un petit robot à peine humanisé par son petit prénom, Philae. En 1971, date de Space Oddity, David Bowie, et sans doute le commun des mortels (sauf quelques astrophysiciens, toujours les mêmes), n'avait pas encore envisagé que les vols seraient inhabités voire que les robots deviennent aussi performants (quoique... Robby le robot était déjà un sacré cador !). La conquête spatiale, c'est encore plus impressionnant en vrai qu'en chanson.

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