Pétain était-il un "traître" ?

Au cœur des déchirements entre le FN de Marine Le Pen et le père de cette dernière, Jean-Marie Le Pen, une (nouvelle) série de déclarations à l’emporte-pièce du fondateur du parti d’extrême-droite. Dont une en particulier, issue d’un entretien au journal Rivarol : "Je n'ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître". Et si les dirigeant du FN actuel tendent à lâcher leur figure tutélaire, ce n’est pas le cas d’une figure du parti frontiste, Bruno Gollnisch, qui a volé au secours de son président d’honneur à l’antenne de RMC avec cette phrase : "Plus aucun historien sérieux ne dit que Pétain était un traître." Des déclarations qui méritent quelques rappels... Alors, Pétain, traître ou non ?

La justice dit oui

Au lendemain de la défaite de l’Allemagne nazie, le maréchal Pétain est jugé devant la Haute cour de justice, une juridiction à l’histoire déjà longue, abolie sous le régime de Vichy et restaurée par le Gouvernement provisoire fin 1944. Sa mission ? Juger le comportement des responsables politiques engagés dans la collaboration avec l’Allemagne depuis juin 1940. Donc de Philippe Pétain, ex-chef de l'Etat français.

Les chefs d’accusation sont graves : le vieux maréchal – 89 ans – risque rien moins que la peine de mort. Le procès, qui s’étend du 23 juillet au 15 août, se déroule dans une atmosphère tendue. Arrivé dans un banal panier à salade, Pétain lit le premier jour une courte déclaration, écrite en grands caractères pour ne pas avoir à chausser ses lunettes.

Après avoir contesté la légitimité de la Haute cour, son texte résume sa ligne de défense : dès juin 1940, il aurait été un allié caché et objectif du général de Gaulle. C’est la théorie du glaive (de Gaulle) et du bouclier (le maréchal). Un sacrifice en somme, résumé dans cette phrase : "Ma vie m'importe peu, j'ai fait à la France le don de ma personne ; c'est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute."

Cette histoire de don de soi n’est pas nouvelle : c’est au mot près la formule qu’il avait employée le 17 juin 1940 (« Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur ») en annonçant aux Français qu’il demandait la cessation des hostilités :

Le procès dure trois semaines et se conclut par une condamnation : la cour déclare Pétain coupable d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison. Elle le condamne à mort, à la dégradation nationale et à la confiscation de ses biens. Autrement dit, le maréchal Pétain redevient Philippe Pétain tout court.

Le vieil homme perd tout (y compris son siège à l’Académie française...) – sauf la vie : en raison de son âge, et sans doute de son passé, sa peine sera commuée en détention à vie deux jours plus tard par le général de Gaulle. Il mourra à l’île d’Yeu en 1951[1].

Les historiens disent oui

Face à cette décision judiciaire, les défenseurs du maréchal ne se sont bien évidemment pas privés de parler de justice de vainqueur et de juges aux ordres. Détail acide, les trois présidents avaient tous prêté serment de fidélité au maréchal sous Vichy. Là-dessus, on se bornera à rappeler que la défense put faire citer les témoins qu’elle souhaitait comme elle le souhaitait, et qu’elle put récuser plusieurs jurés qui ne lui convenaient pas.

Reste donc le travail des scientifiques.

N’en déplaise à Bruno Gollnisch, en l’état actuel de la recherche, les "historiens sérieux[2]" sont très, très, mais alors très loin d’absoudre le maréchal de toute responsabilité. Sans se lancer ici dans une fastidieuse liste de publications, il n’est pas inutile de rappeler quelques données factuelles.

La légitimité du maréchal : c’est l’un des grands axes de ses partisans, qui estiment que le maréchal est arrivé légalement au pouvoir puisque c’est l’Assemblée nationale qui lui a donné les pleins pouvoirs, et largement : 569 voix pour, 80 contre et 20 abstentions. C’est oublier un peu vite quelques détails, à commencer par le fait que ce mandat prévoit expressément la préparation d’une nouvelle Constitution. "L’État français" – exit la République française – est censé être un régime transitoire[3]. Des clous : la constitution en question ne sera jamais débattue. Mais le régime est surtout illégitime pour une bonne raison : outre que la IIIe République n’est pas censée être modifiée sous la menace directe d'un ennemi, la concentration des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) entre les mains d’un seul homme contredit les lois constitutionnelles de 1875. Le régime de Vichy est inconstitutionnel, et son chef illégitime.

Sa trahison : il est possible que Philippe Pétain, grande figure de la Première Guerre mondiale, n’ait jamais souhaité trahir son pays. Mais là encore, retour aux actes et aux faits : si Pétain prétend que le conflit mondial ne concerne plus une France qu’il affirme neutre, comme la Suisse ou l’Espagne, il engagera à plusieurs reprises ses troupes contre les Alliés. Il encouragera la Légion des volontaires français, des soldats qui combattent sous uniforme allemand. En août 1942, il félicitera Hitler d’avoir enrayé le débarquement de Dieppe. En novembre suivant, alors que les Alliés débarquent dans les colonies françaises d’Afrique du Nord, Pétain donne l’ordre de les combattre. Alors que la plus grande partie des colonies françaises rejoint les rangs alliés, alors que l’Allemagne envahit la zone libre, alors que la flotte française se saborde à Toulon pour ne pas être placée sous les ordres allemands, le maréchal vient de laisser passer sa dernière chance de rejoindre le camp allié, quitte à jouer un rôle fantoche dans une France désormais entièrement envahie.

La collaboration d’État : c’est le fameux discours du 30 octobre 1940 : le régime de Vichy entre "dans la voie de la collaboration", une semaine après la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler, qui n'a rien demandé de tel. Concrètement ? De sacrés silences, quand l’Allemagne enrôle de forces Alsaciens et Mosellans dans la Wehrmacht ou quand les exécutions d’otages, les rafles et les exactions nazies se succèdent – alors que le maréchal n’a de cesse de dénoncer le « terrorisme » de la Résistance.

Si Pétain, à la fin de l’Occupation, fera mine d’être un simple prisonnier des Allemands, il couvrira de fait de son autorité et surtout de son silence la collaboration et, avec elle, les atrocités allemandes ou celles de la Milice.

pétain montoire

La politique anti-juive : s’il ne s’était pas caractérisé avant-guerre par une quelconque hostilité aux Juifs, le maréchal a joué un rôle déterminant dans l’antisémitisme d’Etat mis en œuvre dès 1940, de plus en plus dur, sans que les Allemands n’aient initialement réclamé quoi que ce soit. Pétain a personnellement participé à la rédaction de ces textes de juin 1940. Les brouillons annotés de sa main ont été retrouvés en 2010 : ils durcissent le texte initial... En mars 1941, un "Commissariat aux questions juives" est créé par décret, signé du maréchal et confié à Xavier Vallat, antisémite assumé. En juin 1941, les Français de "race juive" sont bannis de la fonction publique.

Lorsque Laval l’informe fin juin 1942 de la rafle du Vélodrome d'Hiver, menée par une police française qui va au-delà des exigences nazies, le compte-rendu du conseil des ministres montre un Pétain qui estime cette rafle "juste". En août 1942, des Juifs de la zone Sud, parfois internés par Vichy depuis 1940 dans les camps de Gurs ou de Rivesaltes, sont envoyés à la mort sans que le moindre soldat allemand ne soit encore présent.

Sur 76 000 Juifs déportés (dont 11 000 enfants), 80 % furent arrêtés par la police du maréchal et non par les autorités allemandes. Un tiers étaient français. 3 % sont revenus.

La mémoire collective française a du mal

Le débat sur la culpabilité – juridique et morale – de Pétain n’est pas neuf et le flou artistique de l’État lui-même en est une belle illustration. De Gaulle, Pompidou, Giscard et Mitterrand firent successivement fleurir la tombe du maréchal jusqu’en 1992.

Le maréchal, mais quel maréchal ? Le chef de guerre aimé et respecté de 1914-1918 ? Ce vieil homme dépassé par les événements, à son corps défendant, décrit par ses avocats en 1945 ? Un authentique collaborateur ?

Pour ses défenseurs, Pétain aurait été un bouclier ; la responsabilité de la Collaboration pèserait sur Laval. Une thèse qui ne résiste pas aux travaux (des travaux sérieux, M. Gollnisch, et pas seulement ceux de M. Paxton) menés ces dernières années. Dans La France de Vichy, comme dans d’autres ouvrages, les faits sont pourtant là, issus des archives françaises ET allemandes : c’est bien Pétain qui a choisi la voie de cette collaboration que ne souhaitait pas un Hitler : lui voyait en la France un vaincu et non un partenaire.

Et c’est bien cette méfiance allemande qui freina la collaboration, et non Pétain qui engagea, cautionna ou laissa faire un certain nombre d’horreurs, en allant bien souvent au-delà des exigences nazies : livraisons des Juifs, engagement de la police française contre la Résistance… Sans compter un soutien économique à l’Allemagne non négligeable. La France est le pays le plus pillé d’Europe : tributs économiques, fourniture alimentaire, main d’œuvre gratuite et forcée via le STO…

Une phrase, finalement, résume durement la vie de Pétain – celle de de Gaulle, qui a ce mot dans Mémoires de Guerre : « … La tragédie est que le maréchal est mort en 1925 et que personne ne s’en est aperçu. »

 

 ______________

[1] Pour la petite histoire, d’anciens membres de l’OAS fauchèrent son cercueil en 1973 dans l’idée d’aller l’enfouir à Verdun. Les pieds nickelés furent arrêtés après deux jours, et la tombe est bétonnée depuis.

[2] C’est surtout l’Américain Robert Paxton, dont les travaux sur Philippe Pétain et la France de Vichy font autorité, que Gollnisch a dans le viseur. Comme Éric Zemmour d’ailleurs, dont le récent Suicide français attaquait le travail de l’historien dans un chapitre entier baptisé « Paxton, notre bon maître ». N’importe comment d’ailleurs, mais violemment.

[3] Détail encore : quand on consulte les documents administratifs des premiers temps, les formulaires n’ont pas encore été changés. La mention « République française » est simplement rayée et remplacée par « État Français », parfois simplement écrit à la plume…

Publié par jcpiot / Catégories : Actu

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  • Aucun article
  • Shixue

    Il n'y a rien à retrancher à votre exposé d'une clarté magistrale. Je suis d'accord avec vous en tous points, sauf peut-être en ce qui concerne la légitimité du régime. Que l'Etat français, en matière d'institutions et de procédure de mise en oeuvre, n'ait pas respecté des standards démocratiques élémentaires, nul n'en disconvient. En revanche, sa légitimité a été reconnue a l'étranger, des USA à l'URSS, et il a bénéficié auprès de la population d'une reconnaissance globale dont la République n'a sans doute bénéficié que tardivement. Epuration et répression ne peuvent sans doute pas expliquer à elles seules que Vichy ait pu gouverner un pays, certes sous le choc, sans avoir à batailler pour affirmer son bon droit.

    Là où je vous suivrai moins, c'est sur l'interprétation de la phrase de Gollnisch : "Plus aucun historien sérieux ne dit que Pétain était un traître". Gollnisch est un universitaire, un homme cultivé, et surtout une personne qui sait parfaitement produire un discours factuellement juste tout en envoyant des messages non moins clairs à un public de nostalgiques de l'extrême-droite. Je me souviens de certaines de ses interventions, il y a quelques années, sur le négationnisme : il lisait son papier, le nez sur son texte préparé au mot près, car il se savait sur une corde raide.
    Et ici, il tient un discours peu contestable sur le fond. Si on lit Paxton, Azéma, Burrin, Berstein/Milza éventuellement, Cointet, le terme de "traître" ne figure pas, en tous cas pas à titre de jugement de l'historien sur la personne. Ces historiens accablent le régime de Vichy, naturellement. Tous les faits que vous avez résumés figurent dans leurs livres : l'initiative de la collaboration, le devancement des exigences allemandes, le fait que Pétain et Laval aient couvert de leurs noms l'équipe la plus collaborationniste du régime en 1944, etc.
    Mais balayer Pétain sous l'appellation "traître", tous ces historiens savent que ce n'est pas leur métier : cela enferme le personnage dans une catégorie qui n'est guère pertinente quand on veut comprendre, car elle est un repoussoir facile qui gomme la complexité du personnage et de son oeuvre. Vous précisez d'ailleurs, à la suite de ces historiens pré-cités, que Pétain n'a sans doute jamais pensé trahir. Appeler Pétain un traître, c'est soit un discours de l'époque (la justice a ainsi tranché en ce sens, les résistants ne s'en sont pas privés, et ils avaient de bonnes raisons pour ce faire), soit un jugement d'aujourd'hui que chacun peut avoir, mais qu'il ne faut pas attendre d'un ouvrage historique qui donne à connaître et à comprendre.
    Et je pense qu'un personnage comme Pétain, par l'importance et la complexité de son rôle dans notre histoire, échappe à ce qualificatif trop définitif, non que ses actes soient honorables, mais qu'un seul adjectif, quel qu'il soit, ne peut rendre compte à lui tout seul de l'Etat français. L'historien peut qualifier certaines personnes de traîtres : Jean-Clément Martin écrit dans sa Nouvelle Histoire de la Révolution française que les "preuves de la trahison de Louis XVI ne sont guère contestable", Jean-François Solnon parle à propos du duc de Guise de trahison d'Henri III, même selon les critères de l'époque. Que Dumouriez, passant à l'Autrichien, soit un traître, naturellement. Pour Pétain, les faits ne sont pas moins graves, ils sont justes plus complexes.

    Précisément, Gollnisch joue de cette complexité. L'extrême-droite est prompte à questionner le patriotisme de ses adversaires, et à insulter du mot infamant ceux qui ne pensent pas pareil. Nous face aux traîtres, c'est un des schémas qui structure sa pensée. C'est quelque chose de simple, de l'ordre de l'anathème ou de l'invective. Et précisément, l'historien ne joue pas dans cette cour-là. C'est pour cette raison qu'il n'appelle pas Pétain un traître. Et parce qu'il refuse d'entrer dans les catégories simplistes chères au FN, Gollnisch l'annexe à un propos qui vise clairement à réhabiliter Pétain. La confusion, le non-dit et l'amalgame jusqu'au mensonge.

    Si je puis me permettre pour terminer, Zemmour avait reçu une réponse à ses attaques contre Paxton à propos des juifs français sauvés par VIchy. Dès 1992, dans la France à l'heure allemande de Philippe Burrin :
    "Des juifs français, les dirigeants de Vichy se souciaient pour des raisons d'opinion, de prestige et de souveraineté. Mais leur sort ne leur tenait pas tant à coeur qu'ils aient jugé nécessaire d'annoncer, d'emblée, un refus de principe, encore moins de demander des assurances en échange de l'opération visant les étrangers. Au contraire, Laval et Bousquet acceptent rapidement le principe de la dénaturalisation d'une partie des juifs français.Pour créditer Vichy d'une défense sérieuse, il faudrait supposer à ce régime qui prétendait faire le partage entre les "bons" et les "mauvais" Français, au point de déchoir de leur nationalité plus de 15 000 personnes, un respect de la citoyenneté qu'il n'avait pas. [...] Si le Reich avait volé de victoires en victoires, on aurait pu voir où Pétain et Laval se seraient arrêtés dans la definition des juifs tenus pour de bons Français : probablement un petit noyau de personnes rachetées par un enracinement de plusieurs générations."

  • les faits d’abord

    Cette synthèse est irréprochable: le temps passe et maintenant on peut énoncer ces faits sans passion. Les attaques contre Paxton sont récurrentes car, le premier, il a rétabli un vrai regard sur le passé.

    • Maxime Gauin

      Avant lui, et pour se limiter aux historiens universitaires, il y a eu Eberhard Jäckel, dont la thèse d'habilitation a été publiée en allemand en 1967, et traduite en français dès l'année suivante (« La France dans l'Europe de Hitler », Paris, Fayard, 1968).

    • titi94

      il y a également un problème d'accès aux archives en France. Nombre d'entre elles sont encore inaccessibles alors que leurs pendants à l'étranger sont déjà ouvertes, et parfois de longue date. Un historien a besoin d'archives pour travailler;) Pour l'exemple, Paxton a bossé sur les archives allemandes saisies par les Américains après la guerre. A l'époque, rien, ou presque, n'était encore "ouvert" en France. Trop de survivants auraient pu être impliqués...

    • mulb

      pax-ton c'est Pax'america - que les Paxton sachent qu'ils ont drastiquement limité l'accueil des Juifs - qu'ils ferment leur clapet.
      La France a limité immensément les déportations et le massacre des Juifs.

  • hgo04

    Ho oui.. coupable il l'est.. mais on voit bien aussi, qu'on ne parle pas de son gouvernement... et des médaillés avec honneur de la francisque..

    La France a été vaincue, par les allemands, sur le plan militaire, mais aussi par l’hypocrisie sur le plan politique....

    • gaudun

      je vous donne tout à fait raison , et aussi la milice ,la police nationale de l'époque , la gendarmerie de l'époque

      • hgo04

        Jusqu'à PAPON qu'on a retrouvé préfet de police à PARIS en 58...

  • Maxime Gauin

    Henri Guillemin a très bien analysé le cas Pétain : un officier qui a viré à l'extrême droite dans les années 1930, et qui a donné la priorité à la politique intérieure (éliminer la République, ses valeurs) sur la souveraineté nationale. En ce sens, on peut tout à fait parler de trahison.

    • .eden

      Vous devez donc être révolté contre les politiques actuels du coup, qui donne la priorité à la politique extérieure sur la souveraineté nationale. Doit-on parler de trahison de masse ?

      Les révolutionnaires Français ont donné priorité aux valeurs républicaines sur la souveraineté du Roi, pourtant c'est le Roi qui a été jugé pour haute trahison, il faut bien comprendre que c'est celui qui gagne le combat qui choisit qui est traître ou non.

      En aparté, je précise que je ne suis en rien pétainiste, mais au bout d'un moment il faut bien comprendre que lorsqu'on a le pouvoir, on choisit une idéologie et c'est l'histoire qui jugera.

  • gaudun

    pétain et ses sbires sont des traitres ils ont pactisé avec l'ennemi

  • untelle

    Miterrand a été décoré de la plus haute distinction nazie, la francisque reçue des mains de pétain ! Miterrand était un collabo, il a eu énormément de sang sur les mains et puis aussi en ordonnant la torture en Algérie ! mais comme c'est un socialo, personne n'en parle ! ah et savez vous que le père de François Hollande et le frère de Roselyne Bachelot sont d'extrême droite .....et oui !

  • thesofasurfer

    La trahison ne vient pas de l'asservissement de la France a l'Allemagne nazie car les allemands avaient largement le dessus. Elle vient de cette collaboration large et consentie qui fait de lui un traitre.

    Cependant, gardons en mémoire que ce sont les "republicains" au pouvoir en 1940 qui ont donné les pleins pouvoir au Maréchal...

    • mulb

      au fait il n'y a jamais eu de Traité, ni pacte, ni convention de Collaboration - et le "tribunal qui a condamné le Maréchal était fantoche, illégal, le "gouvernement" De DE GAULLE étant provisoire, et il n'existait pas de Parlement -

  • dd

    que de conneries on arrive a lire
    et dire que c'est les gauchos qui mettent Pétain , un pauvre vieux au pouvoir

  • http://leshistoiresdedidymus.wordpress.com Didymus

    Un de mes profs d'Histoire du Droit nous avait raconté qu'il allait fréquemment modifier la page Wikipédia de Pétain, notamment au sujet de sa légitimité ou de son départ du pouvoir. Apparemment, il modifiait la page à 22h, et le lendemain même quelqu'un était venu pour supprimer ce qu'il avait écris afin d'essayer de changer l'Histoire et de faire de Pétain un homme fidèle à son pays. Je n'ai jamais vérifié la véracité dans l'historique Wikipedia, mais si c'est vrai, c'est une belle illustration du débat qui fait rage entre les historiens et les fanboys de Pétain (Et à choisir, je ferais plus confiance à un Professeur agrégé qu'a un sombre anonyme modifiant nuitamment Wikipedia pour satisfaire sa conscience...)

  • Douter de tout

    Aller chercher un vieil homme de 84 ans pour gouverner un pays écrasé à tous points de vue, n'est ce pas cela qui est criminel? Les policiers et gendarmes qui conduisaient les juifs à la morts sont ils innocents? Les collabos devenus résistants de la dernière heure sont ils innocents? Mais c'est tellement plus facile de tout mettre sur le dos d'un vieillard sénile en oubliant le passé glorieux de cet homme (Verdun etc...). Quant à nos chers profs d'histoire, prompt à juger tout le monde, ils feraient mieux de faire preuve d'un peu d'humilité et d'objectivitê si ce n'est trop leur demander.

    • JCP

      Le "vieil homme" n'a pas été kidnappé pour prendre le pouvoir mais l'a voulu, se portait fort bien et était pleinement responsable de son ambition et de ses actes - absolument pas sénile. Enfin, qu'à sa responsabilité s'ajoute celle d'autres personnes est une évidence que personne n'a contesté ici. Il n'est pas et n'a jamais été question de tout lui mettre sur le dos, il n'est pas question non plus de l'exonérer de toute responsabilité.

  • Adrien bis

    Bonjour, vraiment pas neutre non Vichy. Vous avez oublié cette guerre là aussi...
    http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Campagne_de_Syrie_(1941)

  • titi94

    Oui, Pétain est un traitre. Il a fait une erreur magistrale d'analyse de la situation en pariant sur une domination allemande longue sur l'Europe un peu comme celle des Romains au début de notre ère (là, il fut judicieux de "collaborer" avec les Romains). Le cas romain est toujours invoqué par les traitres (nombreux dans l'histoire de France, Guerre de cent ans en particulier) pour justifier une collaboration avec l'ennemi. Rappelons ici pour mémoire que la justice a toujours sévèrement condamné la collaboration avec l'ennemi tout au long de l'histoire de France et que c'était le seul et unique crime non pardonnable par le roi via les lettres de rémission (lire Gauvard).

    • Raoul Plucheau

      Bien bien bien. Cependant, si les forces de l'Axe avaient gagné la guerre, ce serait De Gaulle qui eût été condamné pour trahison et collaboration avec l'ennemi. Car un armistice en bonne et due forme avait été signé avec l'Allemagne et avec l'Italie et la flotte française avait été attaquée par la Grande-Bretagne. Le général de brigade à titre temporaire et sous-secrétaire d'État De Gaulle, ralliant Londres le 17 juin de son propre chef (après la démission du président du conseil P. Reynaud, il n'avait plus aucune fonction officielle), n'avait que peu de légitimité pour représenter la continuité de la France, certainement bien moins que Pétain. Des arguties juridiques ou des actes de foi n'enlèveront rien au fait que Pétain avait été appelé pour diriger le gouvernement par le président de la République Albert Lebrun après la démission de Reynaud le 16 juin, en vue de signer un armistice, et que, confortablement installée à Vichy et sans subir aucune pression des Allemands, l'assemblée nationale, à une écrasante majorité, lui avait remis les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 afin de "garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie". Qu'il n'ait édicté que des lois constitutionnelles n'enlève rien à cela. Du reste, le régime de Vichy fut reconnu légitime par tous les autres états, Etats-Unis et URSS y compris.

      • Petrus

        Merci.

  • Pietrini Roland

    Merci pour cet article clair et concis, je mets votre article en ligne sur le blog Athena défense http://www.athena-vostok.com/ avec un lien sur votre blog, comme il se doit.

  • jean

    tout ceux qui fuyaient pour continuer soi disant la lutte et qui même désertaient
    les voila maintenant qui arrivent au panthéon

  • victoire

    le 27 juillet 1940 ,pétain abroge le décret réprimant les insultes raciales et confessionnelles et ce ,afin de permettre à la presse à sa dévotion de faire une propagande xénophobe et antisémite éhontée .il est regrettable a cette décision ,ignoble,mais capitale pour sa politique ,soit trop souvent passé sous silence...

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  • Bajocasse

    Comment peut-t-on nommer Mr Philippe Pétain Maréchal alors qu'il a "donné" la FRANCE à Hitler ?

  • Petrus

    Un jour les gens se rendront peut-être compte que le Sauveur de Verdun a été le Premier des Résistants et l'un des plus courageux d'entre eux, et plutôt que d'aller chercher telle ou telle déclarations, ils iront voir les faits, rien que les faits. Grand homme, peut-être le dernier grand homme politique de France.