01 Sep

Sorties de secours : des idées de dernière minute pour un week-end pop en Pays de la Loire

Matmatah sera en concert au City Trucks Festival / © Bruno Green

Matmatah sera en concert au City Trucks Festival / © Bruno Green

Mais oui mais oui, c’est le week-end ! Et on fait quoi le week-end ? On sort. Histoire de vous éviter des soirées en mode pyjama-ronflonflon, voici sur un plateau une sélection de concerts essentiels. Rock, pop, électro, hip hop… C’est parti ? C’est par là.

The City Trucks Festival : une deuxième édition à guichets fermés

© Stéphane Moreau

© Stéphane Moreau

Carton plein pour le festival de La Pommeraye et sa formule magique alliant la passion des camions à celle du son. Malgré plusieurs centaines de pass remis en vente au milieu du mois d’août, le festival se jouera bel et bien à guichets fermés du vendredi 1er au dimanche 3 septembre. Pour les organisateurs, ce succès est dû au concept même du festival mais aussi à « une programmation musicale de premier plan » et à « l’insouciance et l’enthousiasme de l’organisation et de ses 650 bénévoles ».

Au menu, comme l’an passé, pas mal de rendez-vous et de nouveautés autour du camion et du transport routier comme un job dating, avec 100 emplois à pourvoir dans les métiers du transport et de la logistique, l’exposition d’une cinquantaine de camions décorés, « c’est la griffe du festival, une drôle d’exposition qui nécessitait autant d’espace que de passion pour voir le jour ! » , un village regroupant plus de 35 exposants professionnels, des ateliers et conférences sur le bien-être au travail, un village code de la route…

Quelques nouveautés aussi côté concerts avec notamment une nouvelle scène principale ainsi que des aménagements et structures supplémentaires pour le confort et l’immersion des festivaliers.

Mais si le son du camion peut être mélodique, c’est sur la scène que les décibels se disputeront vraiment avec cette année une petite vingtaine d’artistes et de groupes tels que Tryo, Superbus, Broken Back, Matmatah, LEJ, Epsylon ou encore Petit Biscuit, un « petit prince de l’électro » dixit les organisateurs, « la formule peut paraître éhontée, mais elle colle pourtant parfaitement au parcours et à la précocité de ce jeune de 17 ans, enfant du troisième millénaire, à la fois musicien, compositeur et producteur. Multi-instrumentiste depuis son plus jeune âge. Un son électro poétique et rêveur ! »

« Une programmation équilibrée… » précise le programmateur Anthony Jouet, « tout en étant cohérente, en mélangeant à la fois les fers de lance de la chanson française. Des artistes bien établis (Matmatah, Tryo, Superbus) tout en associant des nouvelles stars ( LEJ,  Claudio Capéo) et des artistes de la scène électro montante (Petit Biscuit, Broken Back ). Tout en apportant un soutien à la création musicale d’ordre régionale (Epsylon et La Vaguabonde). Afin de répondre à nos festivaliers (grand public) ».

Plus d’infos sur le festival ici

Eric Guillaud

30 Août

Inüit : une nouvelle vidéo tournée dans la serre tropicale du Parc du Grand-Blottereau à Nantes

C’est l’un des groupes nantais dont on parle beaucoup en ce moment. À la fois pour son premier EP, Always Kevin, pour ses concerts, Inüit a fait quelques belles dates cet été, notamment aux festivals Au Fil du son à Civray et Rock en Seine à Boulogne Billancourt, mais aussi pour ses clips toujours tournés dans des endroits surprenants. Après le toit du Sillon de Bretagne à Nantes, le bassin de la piscine des Dervallières toujours à Nantes, les Arcades du Lac à Montigny-le-Bretonneux en Île de France, voici la serre d’agronomie tropicale du parc du Grand-Blottereau encore une fois à Nantes. Un premier album est en préparation…

28 Août

Décès de Vincent Lemoine, Twistos pour les potes, guitariste et membre fondateur d’Elmer Food Beat

© Ronan Lanoë / Twistos (à gauche) avec les Elmer Food Beat

© Ronan Lanoë / Twistos (à gauche) avec les Elmer Food Beat

Ce soir, nous sommes très tristes ! C’était un gentil, un vrai gentil, facilement abordable, un gars qui avait toujours le sourire aux lèvres, un rockeur au grand coeur et bien sûr un sacré guitariste, Vincent Lemoine aka Twistos, est décédé ce matin des suites d’un cancer, plongeant sa famille, les copains, les Elmer, les fans et le monde de la musique dans un immense chagrin. Sur les réseaux sociaux, les hommages se multiplient…

Grat’moila : un p’tit festoche punk qui sent bon la campagne

La Souris déglinguée

La Souris déglinguée

Quoi de mieux en cette veille de rentrée qu’un bon bol d’air pur ? Allez hop, pas de discussion, tout le monde à la campagne comme disait Aristote, ou peut-être Charlotte Julian, je ne sais plus, direction La Chapelle-Palluau dans le 85 samedi 2 septembre pour une petite pause bucolique et néanmoins sonore.

Pour sa 27e édition, le festival Grat’moila redresse la crête mon poulet et propose une affiche pour le moins musclée. Il y aura de l’international, du national et du Vendéen préviennent les organisateurs sur leur compte Facebook, à commencer par les locaux Doggy Strunk qui ont remporté le tremplin Grat’Moila pas plus tard que cet hiver.

Suivront les « so british » Long Tall Texans qui ont dépassé les 30 ans d’âge, les Bob’s Not Dead, Brigitte Bop, les réjouissants Johnny Mafia, Elisa do Brasil ou encore La Souris Déglinguée, véritable légende de la scène alternative française qui mine de rien entame sa quatrième décennie d’existence…

Il reste des places, disponibles sur Ticket net ou France Billet. 15 €. Ouverture des portes à 17h00. Plus d’infos sur le festival ici

25 Août

Queens of the Stone Age : le diable fait sa rentrée !

© éric guillaud

© éric guillaud

Dire que nous ne sommes que fin août, que beaucoup d’entre nous se la coulent douce quelque part au soleil. Beaucoup, oui, mais pas tous, les amoureux du rock, du vrai, celui qui sonne gras, eux, sont déjà rentrés au bercail prêts à harceler leur disquaire préféré pour obtenir l’objet tant convoité de la rentrée : le nouvel album de Queens of the Stone Age.

Et ils ont raison. Sacrément raison. D’abord parce que ça fait tout de même un long moment, quatre ans, qu’on avait plus rien d’eux à se mettre sous la dent et dans le coin de l’oreille, depuis …Like Clockwork sorti en 2013, ensuite parce que la nouvelle galette s’annonce plutôt diabolique. Et le diable, dans le rock’n’roll, on aime ça !

Alors bien sûr, on pouvait s’inquiéter, comme l’ont souligné Libé ou Rock’n’Folk, de l’arrivée de Mark Ronson à la production. Mais qui est Mark Ronson ? Le diable en personne ? Peut-être. Mark Ronson est avant tout un artiste, chanteur, guitariste ET producteur ayant notamment produit des albums ou titres de Robbie Williams, Amy Winehouse, Adele, Christina Aguilera, Lady gaga ou encore Duran Duran. Oui, de la pop, oh mon dieu, ça peut faire peur à certains !

On sait que le groupe est à un tournant de son histoire, qu’il ambitionne aujourd’hui de se produire dans les plus grandes salles de la planète rock (AccorHotels Arena – Bercy à Paris le 7 novembre) mais de là à vendre son âme au diable, encore lui, il y a un pas et pas mal de riffs qu’il n’a pas voulu franchir. Queens of the Stone Age est et reste un groupe de rock, il gagne simplement ici en visibilité et conserve son instinct, sa rage, sa puissance, intactes.

Alors cet album ? Un bijou ? Oui, un collier de perles, neuf perles exactement qui nous bombardent de riffs ravageurs, de guitares saturées, de ruptures de rythmes incessantes, de quelques nappes de synthé étourdissantes, oui oui, le tout emmené par la voix du géant roux Josh Homme, des intonations à la Bowie en bonus, un régal. Montez le son, je vous l’autorise, les voisins ne pourront qu’en redemander !

Villains est disponible en numérique, digital et bien évidement vinyle, un double album, trois faces, une quatrième pour le diable, un travail graphique toujours très soigné et signé Boneface.

Eric Guillaud

Villains (Matador Records)

24 Août

Couvre Feu à Frossay du 25 au 27 août: un festival qui donne envie de sortir…

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Ça va pulser du côté de Frossay ce week-end. Ça va même pulser sévère. Après une édition itinérante en 2016, le festival Couvre Feu s’installe dans cette petite commune de Loire-Atlantique située à une dizaine de kilomètres du terrain de jeu qui l’a vu prospérer à Corsept. 

Un site naturel qui accueillera du vendredi 25 au dimanche 27 août six chapiteaux, trois scènes, une trentaine de groupes et quelques milliers de festivaliers, amoureux de musique tous styles confondus.

La suite ici

23 Août

Festival Couvre Feu : Tagada Jones en concert vendredi 25 août, en interview ici et maintenant

Ils courent ils courent les Tagada Jones. De ville en ville, de festival en festival, de concert en concert, ici ou ailleurs, en France, aux States ou en Angleterre, toujours aussi enragés et engagés…

Après le mémorable concert donné au Hellfest en juin, les Rennais reprennent le camion et débarquent cette fois à Frossay le 25 août dans le cadre du festival Couvre Feu. Ont-ils pu profiter de l’été pour faire des châteaux de sable à la plage ? Sont-ils heureux de venir à Frossay ? Sont-ils prêts pour la rentrée ? Autant de questions essentielles qui nous hantent depuis des semaines et que nous avons pu enfin poser au leader du groupe, Niko himself…

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La dernière fois – et la première d’ailleurs – que nous nous sommes croisés, c’était au Hellfest, un concert absolument dantesque devant une Warzone surchauffée. Tu t’en es remis ?

Niko. Oui, ce concert à vraiment été incroyable, un super souvenir. Depuis nous avons beaucoup joué et chacune des dates que l’on a fait nous a laissé de superbes souvenirs mais bien évidemment on n’a pas oublié ce HF et les 15-20.000 personnes en délire qui chantaient nos morceaux à tue-tête… Un souvenir gravé à tout jamais.

J’ai l’impression que toi et ton groupe avez depuis enchaîné les dates pour une tournée d’enfer qui court jusqu’en février 2018 je crois ? C’est de la folie…

Niko. Comme pour chaque sortie d’album, on joue énormément. Il y a déjà plus de 100 dates programmées depuis la sortie de « La peste et le choléra » en mars dernier, et ça continue… On tournera jusqu’au début 2019 et on atteindra sans doute les 200 concerts sur cette tournée. On adore la scène, c’est notre leitmotiv !

Pas de vacances ? Pas de châteaux de sable sur la plage cette année ? Boulot boulot boulot…

Niko. Mais est-ce qu’on peut considérer réellement que faire des concerts c’est du boulot? Bon disons boulot peut-être mais certainement pas boulot, boulot, boulot.  On vie de notre passion et je sais que ça n’est pas forcement donné à tout le monde. Alors tant pis, les châteaux de sable attendront.

Tu me disais dans une interview il y a quelques mois que Tagada Jones, c’était « toujours à fond ». Comment fait-on pour tenir le coup et donner le meilleur de soi à chaque concert dans ces conditions ? 

Niko. Alors chacun sa recette, mais pour ma part c’est tout de même une bonne hygiène de vie et du sport. Une bonne alimentation est déjà une sacrée source d’énergie….et puis on essaye de ne pas trop boire 😉

Qu’est-ce qui te fait te lever le matin et bondir sur scène le soir ? La rage ?

Niko. Sans doute, ça n’est pas pour rien que nous avons appelé notre boite de tournée Rage Tour. Lorsque tu te lèves pour aller à l’usine tu n’as forcément pas la même motivation que lorsque tu te lèves pour aller sur scène. Bref, les jours où l’on est un peu crevé, le public nous redonne largement assez d’énergie pour aller jusqu’au concert suivant… Et ça dure depuis 23 ans.

La rage… et l’amour de la musique je suppose. Quel album a tourné sur ta platine à en user la pointe diamant cet été ?

Niko. Alors cet été, c’est l’album de Frank Carter qui a tourné le plus. En plus, on a eu la chance de jouer deux fois avec lui cet été : au Hellfest et au mythique festival punk anglais Rebellion.

Le dernier album en date de Tagada, La Peste et Le Choléra, parle de la guerre en Syrie, des migrants, de la haine et des attentats, notamment ceux du 13 novembre à Paris. Comment as-tu vécu ceux de Barcelone ? Crois-tu qu’on puisse, qu’on doit, s’habituer à l’horreur ?

Niko. Nous avons l’habitude de nous nourrir de l’actualité pour faire nos morceaux, mais franchement on aimerait bien s’en passer !!! J’ai bien peur que pour les années à venir on paye un lourd tribut.
Il ne faut pas oublier que la quasi-totalité des auteurs d’attentats sont nos concitoyens. Nous avions fait en 2006 un morceau nommé « le feu aux poudres »  sur l’abandon des jeunes dans les quartiers les plus difficiles. Aujourd’hui, les plus faibles d’entre eux se laissent attirer dans les filets des terroristes. Il aurait fallu traiter le sujet en amont, aujourd’hui le mal est fait et ça risque de durer encore longtemps, trop longtemps.

On a le sentiment que cet album, le neuvième, est une étape importante, qu’il a propulsé le groupe dans une autre dimension…

Niko. Je crois que c’est sans doute l’intégralité de la carrière de Tagada qui propulse le groupe. Nous avons un parcours atypique puisque nous avons toujours tout fait en DIY (Do It Yourself, ndlr). Il n’y a donc jamais eu de gros moyens ou de grosses promos, juste le travail de petites fourmis du rock, indépendantes et alternatives. Aujourd’hui pas mal de jeunes s’intéressent à ce parcours différent, loin des succès, de la mode et des hits radios.

Direction le festival Couvre Feu vendredi 25 août, une étape comme les autres ?

Niko. Oui et non, ce sera la troisième fois que nous nous produirons sur le festival, alors on a toujours une émotion supplémentaire quand on joue pour des gens qui nous soutiennent depuis le début. Et puis la Loire-Atlantique c’est une région où Tagada à toujours eu de très bons retours, on s’attend donc à une belle ambiance.

Comment s’annonce la rentrée pour les Tagada Jones ? Vous avez bien toutes vos petites fournitures ?

Niko. On prépare de petits changements dans le set, car comme on joue énormément et que pas mal de gens viennent nous voir plusieurs fois dans l’année on ne veut pas les lasser. Donc, au programme de la rentrée : remplacer quelques anciens crayons par des crayons neufs !!!

Merci Niko

Plus d’infos sur Tagada Jones ici et sur le festival Couvre feu là

Fonetiq Flowers, le nouvel album du groupe angevin Lo’Jo dans les bacs le 1er septembre

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35 ans d’existence, 35 ans à promener sa poésie musicale dans tous les coins et recoins de l’hexagone. Une aventure exceptionnelle pour ce groupe angevin emmené depuis le début en 1982 par Denis Péan et Richard Bourreau, rejoints par la suite par Nadia et Yamina Nid El Mourid, Kham Meslien, Franck Vaillant et Baptiste Brondy.

Fonetiq Flowers est son quatorzième album. Il sera disponible le 1er septembre en CD, digital et en vinyle…

Comme toujours, Lo’Jo nous invite avec cet album à un incroyable voyage musical avec une douzaine de chansons ouvertes sur le monde, un mélange de chanson française et de world music. Lo’Jo est un « groupe discrètement essentiel » écrivait très justement Stéphane Deschamps pour Les Inrocks à la sortie de l’album précédent « Cinéma el Mundo ». Je confirme…

Eric Guillaud

21 Août

Teriaki, festival des musiques indépendantes et scénographiées au Mans du 24 au 27 août

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Inutile de jouer les équilibristes comme la demoiselle de l’affiche pour réclamer à cor et à cri de la bonne musique pour votre retour de vacances, le festival Teriaki a pensé à vous comme il le fait tous les deux ans depuis… depuis pas mal de temps déjà !

22 ans d’existence ? Il suffisait de compter, c’est simple, c’est en tout cas la onzième édition, oui déjà, de ce festival de musiques indépendantes et scénographiées. 22 ans mais Teriaki refuse toujours de rentrer dans le rang des festivals policés. Ici, on ne fait pas dans la complaisance, ni dans la demi-mesure, Teriaki est un festival de passionnés pour les passionnés, un rendez-vous de curiosités sonores et visuelles pour ceux qui aiment la découverte, le décalé et parfois même le bizarre.

Bizarre, vous avez dit bizarre ? 

Oui oui, on a dit bizarre. Bizarre comme ce groupe de Rouennais Agamemnonz qui joue de la surf-music avec un nom de héros et des costumes de dieux grecs. Pas banal…

Παράξενος diraient les Grecs mais je m’égare. Agamemnonz ne sera pas seul à braver les stades, pardon les scènes du festival. Comme à chaque édition, la programmation se veut riche et surprenante avec quelques grands noms des musiques amplifiées contemporaines, Holy Fuck, Yonatan Gat ou encore Torb…

À l’affiche également, des groupes émergents tels que Usé, Le Comte ou Cold Pumas…

Et des locaux, Yum Yum, Tanguy Clerc ou Quadrupède du Mans…

Musique mais pas que, Teriaki, c’est aussi des installations connectant musiques amplifiées et nouvelles technologies, des performances, des ateliers, des conférences, des ciné-concerts… avec pour unique objectif  « de susciter l’inoubliable, de suggérer le sourire et de provoquer la fête ». On ne pouvait rêver de mieux, On se retrouve sur le dancefloor…

Plus d’infos sur le festival ici

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