09 Oct

L’Américain Sugaray Rayford en concert au Ferrailleur à Nantes mercredi 11 octobre

© Alejandro Rodriguez

© Alejandro Rodriguez

C’est un sacré colosse, une incroyable bête de scène, c’est surtout une grosse, une très grosse pointure de la musique soul et rythm and blues américaine, Sugaray Rayford sera en live sur la scène du Ferrailleur mercredi 11 octobre. Une légende américaine à portée de voix, et quelle voix, qui vous emportera loin !

À la croisée du rythm’ and blues, de la soul et du funk, la musique de Sugaray Rayford nous transporte immédiatement dans l’Amérique du siècle passé, celle d’Otis Redding ou de James Brown, d’Isaac Hayes ou de Wilson Pickett, celle bien sûr du label Stax. Aucune nostalgie malgré tout, au contraire, la musique de Sugaray Rayford est pleine de vie et de générosité, ses paroles reflètent l’air du temps et ses concerts, emmenés par la même section cuivre qui a fait le succès de l’album Back To Black d’Amy Winehouse, sont incroyables d’énergie et de puissance.

Particulièrement prolifique, menant plusieurs projets de front, Sugaray Rayford a enregistré sous ce nom quatre albums en sept ans, le dernier, sorti chez Bling Faith records en 2017, enregistré à Rome, s’intitule The World That We Live In. Le titre Take Me Back en est extrait. Poussez les chaises et les tables, montez le son… c’est tout bon !

Sugaray Rayford se produira au Ferrailleur mercredi 11 octobre à 20h30. Il reste des places ! Plus d’infos ici

06 Oct

Get Born : le premier album du groupe australien Jet réédité

Bon, autant l’avouer tout de suite, je ne connaissais absolument rien de ce groupe jusqu’à la découverte du vinyle Get Born chez mon libraire préféré. Une pochette qui attire l’œil, un look seventies et une musique qui titille les écoutilles. Allez hop, un petit sms à mon banquier qui m’accorde généreusement un prêt de quinze euros et direction la platine la plus proche…

Et elle n’en revient pas la platine. Comme si on lui avait injecté un sérum anti-âge, mieux une potion magique pour remonter le temps, de quoi décrasser la tête de lecture et soulever la couche de poussière des haut parleurs pour l’éternité ou presque…

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Pendant que le vinyle tourne à plein régime, je décide de jeter un œil vite fait sur internet pour y apprendre la base de l’essentiel, le début du commencement. Jet c’est qui c’est quoi ?

Jet est né en 2001 du côté de Melbourne et flirte question influences avec les Beatles, les Sex Pistols, les Kinks, AC/DC, Iggy Pop ou encore les Rolling Stones, bref que du bon, du très bon, un panel rock assez large qui donne effectivement à l’album une couleur générale singulière.

Et d’apprendre que le vinyle Get Born – dont je tiens la pochette entre mes petites mains fébriles – n’est pas une nouveauté mais la réédition d’un album sorti en 2003, qu’il s’agit tout simplement du premier album du groupe, qu’il en vendit plus de trois millions d’exemplaires à travers le monde, qu’il en signa deux autres avant de se splitter en 2012 et de finalement revenir aux affaires en 2016.

Pour ceux qui comme moi reviendraient d’un stage longue durée de ukulélé en Corée du Nord, Jet c’est ça…

Plus de 45 millions de vues sur YouTube, un single qui a fait le tour de la planète plusieurs fois et qui revient nous réchauffer l’atmosphère de quelques degrés avec 12 autres titres du même acabit. Get Born est un album rock, très rock, avec des riffs enragés, une énergie folle sur chaque morceau, une pépite en somme absolument essentielle dans une discothèque digne de ce nom. Et pour ceux qui auraient un banquier généreux, il se murmure que le deuxième album du groupe, Shine On, aurait lui aussi été réédité!

Eric Guillaud

Get Born (Rhino)

05 Oct

Tranzistor : la Mayenne retrouve les bonnes ondes

D’abord fanzine de six pages puis véritable magazine, Tranzistor a participé pendant 16 ans et 60 numéros à la promotion des musiques actuelles en Mayenne avant de disparaître en mars 2017. Pour mieux réapparaître aujourd’hui…

60 numéros, 16 ans d’existence, ça valait bien un petite pause, juste le temps nécessaire pour repenser le support et ses missions. « Une page se tourne. Tranzistor saisit l’occasion de se réinventer, pour explorer demain le vaste espace du champ culturel et artistique en Mayenne, du théâtre aux arts visuels. Avec toujours une tendresse particulière pour la musique… » expliquait Nicolas Moreau dans le dernier édito.

Et le voilà ce Tranzistor qu’on nous promettait tout beau tout nouveau. Le format a été augmenté, la maquette revue, et le noir et blanc a laissé la place à la couleur, bref de quoi oublier ces quelques mois sans nouvelles…

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Et chose promise, chose due, on y parle toujours musique avec la chronique « sur écoute » qui passe en revue les derniers albums régionaux et la fameuse compile qui offre un panorama de la création musicale en Mayenne.

Chose promise aussi, Tranzistor s’ouvre donc aux arts d’une façon plus large. Au menu ce mois-ci, une rencontre avec le chorégraphe David Drouard, une interview du conteur Nicolas Bonneau, un dossier très complet sur l’art à l’école et plein d’autres petites infos…

Côté graphique, on garde la très bonne habitude d’inviter un graphiste, en l’occurrence ici le duo Agathe Demois et Vincent Godeau qui nous offrent des visuels colorés et poétiques.

Histoire de fêter ce retour aux affaires, un concert Tranzistor on air est organisé au Théâtre de Laval le 7 octobre, jour de sortie du magazine, avec les groupes présents sur la compile tels que EZPZ, Vistina Orkestra, Maen ou encore Super Shiva.


Eric Guillaud

Ouverture de la billetterie vendredi 13 octobre ? Le Hellfest joue avec nos nerfs !

Après un post Facebook affreusement énigmatique posté mi-septembre annonçant la 13e édition en ces termes « You can’t control it » et provoquant un déluge de commentaires, de pronostics et de fantasmes, les organisateurs du festival de musiques extrêmes de Clisson réitèrent leur plan de comm satanique avec deux teasers dignes des plus grands films d’horreur. De quoi perdre définitivement son sang froid…

Maman j’ai peur !

« Ahhhhhhhhhhh on en peux plus laaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!! », lance Steve, un métalleux internaute effrayé ou plus vraisemblablement impatient d’en savoir un peu plus. Que veut dire ce message « Is 13 your lucky number » ? Qu’il y aura seulement 13 billets mis en vente en ligne, s’inquiète Leeloo ?  Ou plus simplement que l’ouverture de la billetterie se fera vendredi 13 octobre à 13h13 comme le pense Nicolas ?

Ouverture de la billetterie et grosse annonce ?

Et certains se mettent à rêver que ce vendredi 13 pourrait être aussi l’occasion d’une annonce, d’une grosse annonce, genre Iron Maiden et Metallica sur la même affiche s’emporte Bastien. « J’ai vu Ben (le boss du Hellfest, ndlr) ce soir au Leclerc avec un sweet Maiden, je pense que c’est un signe !! », confirme Eric…

Quoiqu’il en soit, rendez-vous le 13 octobre sur le site du Hellfest…😱

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Eric Guillaud

27 Sep

Rotters Damn : le folk pour la vie

il y a six mois sortait But my friend you know that I think I love you, le premier album du groupe mayennais Rotters Damn. A l’époque, j’avais proposé une interview au chanteur du groupe, Timothée Gigan Sanchez. Interview que nous avons réalisée avant qu’elle se perde dans un trou noir de l’univers numérique. Et puis, miracle, elle ressurgit aujourd’hui, un peu à la manière de ces lettres qui parviennent à leurs destinataires avec quelques dizaines d’années de retard. Bon là, il ne s’agit que de quelques semaines mais quand même l’été est passé par là, la rentrée aussi. Timothée et moi l’avons donc relue attentivement et estimé qu’elle est toujours d’actualité. La voici… enfin!

© Simon Hermine

© Simon Hermine

Dans une interview en 2015, vous confiez espérer « continuer, gagner encore en cohésion et tendre vers le mieux ». Mission accomplie ?

Timothée. On l’espère oui. Depuis ce temps-là, on a beaucoup bossé. En 2017, le 6PAR4 (Smac de Laval) a choisi de nous accompagner, avec son dispositif « Ça part en live ». Ça nous a permis de beaucoup avancer, niveau son et scène, et nous permet de travailler dans la salle, avec des intervenants. Notre set live est bien rodé. Reste à jouer, le plus possible, pour montrer tout ça.

Votre premier album est sorti, le 14 avril dernier, c’est pour vous un aboutissement ou le véritable début de l’aventure ?

Timothée. Les deux. L’aboutissement de deux années de travail, de répétitions, de résidences, de compositions, de remises en question, de découvertes… Notre premier vraie expérience studio, avec tout ce que ça implique (budgétisation, stress, plaisir, questionnements, stress, re stress, re plaisir de fou, vie de groupe 7jours/7, etc.). L’aboutissement, aussi, donc, de deux mois de studio (10 jours de prise, 10 jours de mix, et l’attente entre tout ça et après, avec le mastering). Notre premier clip scénarisé, grâce à Jules Marquis et Morgane Moal, de Sourdoreille.

C’est aussi le début d’une aventure car cet album, il faut le défendre, auprès des professionnels, des médias, du public, sur scène. Il faut le jouer pour pouvoir le jouer.

Comment vivez-vous toute cette période de promo et de tournée ?

Timothée. Compliqué. On a eu de supers retours, de la part des médias (Rock & Folk, Sourdoreille, Tohu-Bohu, La Grosse Radio, etc.), du public, on a eu pas mal de touches avec de belles salles, des festivals, des cafés-concerts. Notre album, il est presque totalement épuisé en version CD (on en a fait 500 exemplaires, pour le moment) car on a eu beaucoup de commandes, d’achats… Mais au final, ça a peu mordu côté prog. Aujourd’hui, c’est dur de se dire qu’on a l’objet et les sons qu’il faut mais pas la structure pour nous accompagner, pour faire l’intermédiaire groupe-pros et nous permettre de jouer…

L’album s’appelle « But my friend you know that I think I love you ». Pourquoi ce titre à rallonge ?

Timothée. Long débat, ce titre, au début. Puis, au final, il est devenu évident. La chanson dont il est tirée, ça a été la toute dernière à être composée, deux semaines avant le studio. On voulait de l’espoir dans cet album, de l’amitié, entre nous et dévoilée. Ce nom, il nous correspond totalement : parfois, c’est dur, on est durs entre nous, on se dit des choses – ou pas – mais au final, une chose est sûre, c’est qu’on s’aime. Et c’est comme ça chez tous les gens. Puis, un long titre, au moins, on le voit passer.

Par qui, par quoi, sont généralement inspirés vos textes ?

Timothée. Nos textes, c’est nous à 100%.

Nicolas en a écrit quatre (Horses, Dig, Peaks & Valleys et But my friend). Nico, lui, il est dans le sentiment métaphorisé, dans le vécu qui a besoin d’être évacué par les mots, en anglais. Il parle de lui, de nous, de vous.

J’ai écrit les quatre autres (Night & Day, Calexicoco, We won’t fall et Down the line). Ces quatre-là, elles sont nées d’une volonté de dire qu’on y croit, qu’on continuera à faire de la musique, notre musique, malgré tous les obstacles qu’on va rencontrer. Elles parlent donc de nous, de ce qu’on voit de bien ou pas, autour de nous, des combats à mener, de ce qui nous lie. Seule parenthèse pour Calexicoco. Cette chanson, c’est la seule histoire fictive – ou pas – d’amour western. Il en fallait une. On fait de la folk, quoi.

On sent dans certains titres, notamment Night & Day, de très belles influences musicales folk et rock que vous devez certainement partager avec des gens comme La Maison Tellier ou Cantat. C’est un peu votre famille ?

Timothée. Pas forcément. Dans l’interview de 2015, je te disais nos influences totalement plurielles. Personnellement, j’ai pas mal écouté La Maison Tellier, il y a deux ans. Cantat, notamment par le texte en français de Down the line, on m’a parfois comparé à lui alors que je l’ai finalement peu écouté. Pareil pour 16 Horsepower.

Sur cet album, ça a plus été Other Lives, Bon Iver, Ben Howard ou Half Moon Run qui nous ont réuni. Je parle pour le groupe, car quand j’écoutais du Raphaël, Doré ou Balthazar, les gars pouvaient écouter du BRNS, Dylan ou du Listener.

La famille, c’est la musique qui nous parle et qu’on mélange. C’est un mix de toutes nos références et chacun verra dans chacune de nos chansons l’influence qu’il veut.

Vous vivez en Mayenne, vous avez enregistré l’album à Laval, pensez-vous que l’environnement, votre environnement, imprègne votre musique ?

Timothée. Forcément, oui. C’est la maison, l’origine. On est juste bien entourés, c’est ce qu’on peut dire.

En Mayenne, il y a tout : l’air, le dynamisme musical, les infrastructures – The Apiary Studio n’a rien à envier aux studios parisiens -, les amis, la famille, le 6PAR4… Le seul truc, c’est qu’on nous prend pour des ploucs et que, sans doute, ça nous pénalise. Peut-être que plus haut, dans les hautes sphères ligériennes, il faudrait qu’on nous écoute pour ce que nous faisons et pas pour d’où nous venons…

Vous avez sorti il y a quelques mois le CD puis plus récemment un vinyle. C’est incontournable aujourd’hui pour un groupe ou c’est simplement pour se faire plaisir, pour le côté vintage ?

Timothée. C’est un plaisir d’avoir les deux galettes, la grande et la petite, et de les proposer au public. Ce n’est pas incontournable car il y a plein de groupes qui préfèrent le seul numérique, aujourd’hui. Nous, on reste attachés au support physique.

La seule contrainte, c’est de faire de ces supports d’écoute un véritable objet. Nos CD et vinyles, on les a bossé à fond, sur les visuels, les contenus, l’esthétique et le format.

Quelle scène rêveriez-vous de fouler ?

Timothée. Il n’y en a pas vraiment. En fait, la seule chose qu’on veut, c’est de fouler la scène, où qu’elle se trouve, peu importe sa grandeur. On veut jouer, quoi. C’est pour jouer qu’on a fait cet album, pour jouer qu’on fait de la musique.

Après, évidemment, si La Cigale, le Bataclan ou L’Alhambra nous veulent, on sera méga heureux. La Route du Rock, ce serait le kif, vraiment, car on aime ce festival. Puis, dans le coin, Le Fuzz’Yon, c’est une salle extra.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

Timothée. Que quelqu’un mise sur nous, nous accompagne (manager, tourneur) et prenne le risque de nous faire confiance. Car on est prêts à jouer et à rencontrer les gens, encore.

Merci Timothée, merci Rotters Damn

Propose recueillis par Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici et . Prochaines dates de concerts : 07/10 au Coquelicot à Fougères (35) avec Ouest, 26/10 chez Simone et Simone à La Roche-sur-Yon (85) avec Février, 27/10 au Zinor à Montaigu (85) avec N#rth, 28/10 au Blue Monkeys à Angers (49) avec Février

26 Sep

Pogo Car Crash Control : interview calme et tranquille

Il y a des noms comme ça qu’on retient plus facilement que d’autres. Pogo Car Crash Control est de ceux-là. Mais avoir un nom est une chose, se faire un nom en est une autre ! Et de ce côté-là, le combo lésignien n’a pas mégoté en jetant à grands coups de guitares et de hurlements les bases d’une musique 50% punk, 50% metal, 100% brutale…

Des doigts tranchés en mode graphique côté pile, la même chose en mode photo côté face, la pochette de leur premier EP visible en bas de cette interview annonce la couleur. Pogo Car Crash Control n’est pas là pour nous jouer une berceuse mais pour nous réveiller, nous broyer, nous atomiser sous un flot continu de riffs et de paroles enragées vomies à la face du monde. La pochette est un signe, l’EP une confirmation, avec un peu plus de 17 minutes de musique, pas un silence, pas même une accalmie, que du brutal mais du brutal qui fait du bien.

Pogo Car Crash Control sera en concert vendredi 6 octobre au Ferrailleur à Nantes dans le cadre du festival Someday mais avant ça on avait d’en savoir un peu plus sur le groupe. Rencontre avec son chanteur et leader Olivier Pernot…

© Anne Pique

© Anne Pique

Vous prenez quoi au petit déj’ le matin. Uniquement des produits autorisés ?

Olivier. Rien d’illégal. Du café avec une larme de whisky, comme tout le monde non ?

Rassurez-moi, sortis de scène, vous redevenez des gens calmes et tranquilles ? C’est quoi le quotidien des Pogo en ce moment ?

Olivier. Je te rassure, on redevient calme et tranquille comme des gentils moutons… C’est pour ça que les concerts sont chouettes : ici tu peux pogotter, crier, lancer de la bière, fumer dans la salle (ça c’était avant) …Toutes ces choses et bien d’autre encore sont OK pendant un concert de rock’n’roll. Et le quotidien de Pogo… il très agréable. C’est pour ça qu’on donne le maximum pendant les concerts. Notre job c’est de faire en sorte que les gens s’éclatent donc il faut bien le faire. C’est en voyant Jim Jones Revue que j’ai compris en quoi c’était la classe de faire le show. Alors quand j’ai un coup de fatigue je pense à lui. 

Ce nom a aussi surtout l’avantage de prendre toute la place sur une affiche

Pouvez-vous nous expliquer d’où vient ce nom génialement improbable qui frappe les esprits et n’est certainement pas étranger à votre ascension ?

Olivier. Tu veux dire comme Cannibal Corpse ? Au début c’etait vraiment pas bon mais leur nom était tellement bien que tout le monde voulait les programmer. Et ils sont devenus réellement bons par la suite. Pour Pogo, c’est différent. C’est mon frère qui a trouvé le nom. C’est lui aussi qui réalise les clips du groupe et c’est sa main qui est découpée sur le verso de l’EP  ! Ce nom a aussi surtout l’avantage de prendre toute la place sur une affiche. Donc oui le nom est la clef de notre succès !

En parlant d’ascension, vous avez eu je crois, un été particulièrement chargé en concerts et festivals. Vous êtes avant tout un groupe de scène ?

Olivier. Je comprends bien la distinction entre un groupe « de scène » et un groupe « de studio » mais je crois qu’on essaye de faire correctement les deux. Mais oui, le but ultime du concert, c’est que sa parte en couilles.

Quel est votre formule secrète ? 50% de punk, 50% de metal ?

Olivier. C’est bien résumé ! beaucoup de gens entendent « Bleach » de Nirvana dans notre musique. C’est pas faux du tout.

Et des paroles en Français. C’est assez singulier dans ce style musical non ?

Olivier. Oui ce n’est pas très courant. Mais il y a pas mal de groupes qui chantent en français quand même en cherchant bien. J’adore Lescop (Asyl), Mustang, Usé, Guérilla poubelle…

J’en veux énormément au monde du travail, je le trouve morbide

Des paroles en français ok mais pour quoi dire ? Que raconte Crève par exemple ?

Olivier. Nos paroles sont proches de la veine « death rock ». C’est un style éphémère des années 80 ou le punk était morbide et proche du métal avec un soupçon de « no wave ». Plus tard le style s’est éclaté en Crossover ou metal industriel. La chanson Crève par exemple parle de la vacuité du sens que notre société donne à la vie. A nos vies plus particulièrement. Dans le refrain « ta gueule et crève » il s’agit simplement de notre soumission à l’autorité. « Fatigué de servir, tu multiplies les crises » fait écho au Burn Out. Globalement l’EP est marqué par mon expérience professionnelle qui nourrit en moi une haine infinie. J’en veux énormément au monde du travail, je le trouve morbide. Sur l’album j’espère être passé à autre chose, surtout que je n’écris pas seul. Louis et Simon écrivent des paroles très importantes dans la musique de Pogo. Scoop : sur l’album Simon chante un rap.

Une journaliste de France Culture dans une émission consacrée au punk a parlé de premier degré dans vos paroles, contrairement aux Olivensteins. Vous êtes d’accord ?

Olivier. Je suis d’accord à 100% sur le 1er dégré ! Nous ne sommes pas une blague. Ce n’est pas « pour de faux ». Cela dit, il y a un peu d’humour dans notre musique. A travers les clips de Romain on comprend mieux cet humour propre au groupe. D’ailleurs, les enfants adorent…Pour les Olivensteins, c’est quand même à des kilomètres de ce qu’on fait.

Quelles peuvent être vos influences directes ? Certainement pas les Olivensteins ?

Olivier. Certainement pas, hélas ! Je ne veux pas vexer les vieux punks mais avant ce passage sur France culture, je ne connaissais même pas les Olivensteins ! Pour répondre à ta question, je cite « Direct » : Nirvana, The Melvins, The Eighties Matchbox B-Line Disaster, Retox, Slayer, Birthday party, Dead Kennedys, The Exploited…

De quels groupes français vous sentez-vous proches ?

Olivier. Johnny Mafia, les meilleurs en ce moment.

Après un premier EP plutôt explosif, vous avez annoncé la sortie d’un album d’ici la fin de l’année. Quelle tonalité aura celui-ci ? Encore plus enragé ? Ou apaisé ?

Olivier. Il sera plus long et plus dur avec quelques surprises dedans ! La sortie est à prévoir pour Mars 2018. On part le mixer la semaine prochaine. Le style a évolué, mais ça reste très cohérent avec l’EP. En tout cas il y a évolution, dans le son, les compos, les textes. 

À tous ceux qui hésiteraient à aller vous voir sur scène, vous avez envie de leur dire quoi ?

Olivier. Offrez vous un moment de détente… venez aux Ferrailleur le 6 octobre !

Merci Olivier, merci les Pogo Car Crash Control

Propos recueillis par Eric Guillaud le 22 septembre 2017

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le concert au Ferrailleur

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22 Sep

Scopitone 2017 : 3 questions à Republic of Dahu

Ils sont nantais, se sont rencontrés à l’école de design de Nantes, Jules à la basse et Pierre aux machines- synthés forment les Republic of Dahu, un groupe né en 2013 produisant une musique aussi étrange que le nom du projet, une sorte de « space-punk analogique ». Assez rares sur scène, Jules et Pierrre étaient en concert à La Scène Michelet jeudi 21 septembre dans le cadre du festival Scopitone.

Denis Leroy et Antoine Ropert les ont rencontrés histoire d’évoquer avec eux l’origine de leur nom, le style de leur musique… C’est « 3 questions à… Republic of Dahu »

Sorties de secours : des idées de dernière minute pour un week-end pop en Pays de la Loire (22.09 – 24.09)

© Pe Testard

© Pe Testard

Mais oui mais oui, c’est le week-end ! Et on fait quoi le week-end ? Ah oui tiens, on fait quoi ? On sort. Histoire de vous éviter des soirées en mode pyjama-ronflonflon, voici sur un plateau une sélection de concerts essentiels. Rock, pop, électro, hip hop… C’est parti ? C’est par là.

Heavy music festival for cool people. C’est pas moi qui le dit ou l’écrit, ce sont les organisateurs du Aïnu Fest sur leur compte Facebook. Donc, si vous êtes cool et que vous aimez la musique qui envoie du lourd, alors direction le Zinor à Montaigu les 22 et 23 septembre, vous pourrez y voir et entendre une vingtaine de groupes parmi lesquels Chafouin, Tu Brûles mon esprit, Bras mort, Cuello, Moe, Dead ou encore les Daikiri qui nous viennent de Metz et jouent de la « samba pour chiens de traîneau ». Tout un programme…

La suite ici

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