23 Oct

Carpe Noctem les 4 et 5 novembre à Rezé et Nantes : un nouveau festival pour profiter de la vie jusqu’au bout de la nuit

L’ambition est belle, l’affiche prometteuse. Les organisateurs du festival électro Carpe Noctem donnent rendez-vous aux noctambules les 4 et 5 novembre à la Halle La Trocardière à Rezé mais aussi à Nantes. Deux soirées de folie douce en perspective qui pourraient bien finir par vous troubler…

© Marie de Crécy / Etienne de Crécy

© Marie de Crécy / Etienne de Crécy

La Trocardière. Forcément, ça va rappeler quelques souvenirs à pas mal de monde puisque c’est dans cette salle de Rezé, au sud de Nantes, que le festival Scopitone a grandi au début des années 2000. C’est aussi ici qu’est venu s’installer le temps d’une édition le Furyfest, ancêtre du Hellfest, en 2003.

De là à penser qu’il y a ici un air propice au succès, il n’y a qu’un pas, qu’une boucle et qu’un riff, que les organisateurs de Carpe Noctem ont saisi au vol. Après une première édition à Vannes en 2016, le festival déménage et branche sa sono dans l’agglomération nantaise où il espère trouver son public.

Après une première édition plutôt alternative, réunissant des artistes comme Club Cheval, Don Rimini, Lemarquis ou encore Sven Løve, Carpe Noctem gonfle les biscottos et annonce une affiche enrichie où se côtoient Claptone, Étienne de Crécy, Terrence Parker, Merachka, Princesse, Alphyse, Combe, Vincent de Bejarry, Sailor, Corentin Mab Aka La Cox…

Dans le détail, rendez-vous à La Trocardière le 4 novembre de 19h00 à 2h00 du matin. Si vos jambes tiennent le coup, un after est programmé au Warehouse à Nantes jusqu’à 6h00 du matin (5 euros pour les possesseurs d’un ticket Carpe Noctem). Retour aux affaires le lendemain dès 18h00 à La Terrasse de l’Île à Nantes (gratuit) et direction le lit le plus proche vers minuit.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival ici

14 Oct

Hellfest 2018 : Le festival se jouera une nouvelle fois à guichets fermés !

Ils peuvent se réjouir les organisateurs du Hellfest. Moins de cinq heures après l’ouverture de la billetterie vendredi 13 octobre à 13h13 précisément, près de 75% des pass 3 jours étaient vendus. Il en restait moins de 3000 au début de cet après-midi, autant dire que la 13e édition du festival de musiques extrêmes devrait fièrement afficher complet dans la soirée, Sold out comme on dit ici à Clisson !

©MaxPPP / Franck Dubray

©MaxPPP / Franck Dubray

Toujours plus fort, toujours plus vite, toujours plus d’enfer ! Pour sa treizième édition, le Hellfest liquide 55 000 pass trois jours en quelques heures quand il avait fallu quelques jours en octobre 2016. Et bien sûr, comme l’an passé, comme il y a deux ans, sans se donner la peine de dévoiler un seul nom de groupes, même un tout petit, même les initiales. Rien !

« Les amis, nous nous devons de vous informer qu’a peine 24h après l’ouverture de notre billetterie, la « menace » du sold out commence à pointer le bout de son nez ! À l’heure ou nous vous écrivons, sur 55 000 places, il reste moins de 3000 pass disponibles ! Il est plus que probable que le Hellfest 2018 annonce complet avant ce soir ! … Merci pour votre confiance ! »

« Merci pour votre confiance » : C’est effectivement ce dont jouit le festival depuis plusieurs années, une confiance tant pour les groupes qui s’y produisent que pour l’ambiance et l’accueil des festivaliers. On l’a dit, écrit, montré maintes fois, le Hellfest n’est pas qu’une machine à concerts, c’est aussi une atmosphère, l’endroit où les métalleux – mais pas que – convergent chaque année pour se retrouver et faire la fête.

Et de fait, vers 21h00 samedi 14 octobre…

Alors depuis samedi soir, il y a ceux qui rient même s’ils vont devoir manger des nouilles pendant quelques jours, et ceux qui pleurent…

Question affiche, les pronostics vont bon train. Sur les réseaux sociaux, on évoque toujours l’éventuelle venue d’Iron Maiden, on parle aussi ici et là de Queens of the Stone Age, qui vient de sortir un album, ou encore des Guns N’ Roses…

Eric Guillaud

05 Oct

Ouverture de la billetterie vendredi 13 octobre ? Le Hellfest joue avec nos nerfs !

Après un post Facebook affreusement énigmatique posté mi-septembre annonçant la 13e édition en ces termes « You can’t control it » et provoquant un déluge de commentaires, de pronostics et de fantasmes, les organisateurs du festival de musiques extrêmes de Clisson réitèrent leur plan de comm satanique avec deux teasers dignes des plus grands films d’horreur. De quoi perdre définitivement son sang froid…

Maman j’ai peur !

« Ahhhhhhhhhhh on en peux plus laaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!! », lance Steve, un métalleux internaute effrayé ou plus vraisemblablement impatient d’en savoir un peu plus. Que veut dire ce message « Is 13 your lucky number » ? Qu’il y aura seulement 13 billets mis en vente en ligne, s’inquiète Leeloo ?  Ou plus simplement que l’ouverture de la billetterie se fera vendredi 13 octobre à 13h13 comme le pense Nicolas ?

Ouverture de la billetterie et grosse annonce ?

Et certains se mettent à rêver que ce vendredi 13 pourrait être aussi l’occasion d’une annonce, d’une grosse annonce, genre Iron Maiden et Metallica sur la même affiche s’emporte Bastien. « J’ai vu Ben (le boss du Hellfest, ndlr) ce soir au Leclerc avec un sweet Maiden, je pense que c’est un signe !! », confirme Eric…

Quoiqu’il en soit, rendez-vous le 13 octobre sur le site du Hellfest…😱

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Eric Guillaud

26 Sep

Pogo Car Crash Control : interview calme et tranquille

Il y a des noms comme ça qu’on retient plus facilement que d’autres. Pogo Car Crash Control est de ceux-là. Mais avoir un nom est une chose, se faire un nom en est une autre ! Et de ce côté-là, le combo lésignien n’a pas mégoté en jetant à grands coups de guitares et de hurlements les bases d’une musique 50% punk, 50% metal, 100% brutale…

Des doigts tranchés en mode graphique côté pile, la même chose en mode photo côté face, la pochette de leur premier EP visible en bas de cette interview annonce la couleur. Pogo Car Crash Control n’est pas là pour nous jouer une berceuse mais pour nous réveiller, nous broyer, nous atomiser sous un flot continu de riffs et de paroles enragées vomies à la face du monde. La pochette est un signe, l’EP une confirmation, avec un peu plus de 17 minutes de musique, pas un silence, pas même une accalmie, que du brutal mais du brutal qui fait du bien.

Pogo Car Crash Control sera en concert vendredi 6 octobre au Ferrailleur à Nantes dans le cadre du festival Someday mais avant ça on avait d’en savoir un peu plus sur le groupe. Rencontre avec son chanteur et leader Olivier Pernot…

© Anne Pique

© Anne Pique

Vous prenez quoi au petit déj’ le matin. Uniquement des produits autorisés ?

Olivier. Rien d’illégal. Du café avec une larme de whisky, comme tout le monde non ?

Rassurez-moi, sortis de scène, vous redevenez des gens calmes et tranquilles ? C’est quoi le quotidien des Pogo en ce moment ?

Olivier. Je te rassure, on redevient calme et tranquille comme des gentils moutons… C’est pour ça que les concerts sont chouettes : ici tu peux pogotter, crier, lancer de la bière, fumer dans la salle (ça c’était avant) …Toutes ces choses et bien d’autre encore sont OK pendant un concert de rock’n’roll. Et le quotidien de Pogo… il très agréable. C’est pour ça qu’on donne le maximum pendant les concerts. Notre job c’est de faire en sorte que les gens s’éclatent donc il faut bien le faire. C’est en voyant Jim Jones Revue que j’ai compris en quoi c’était la classe de faire le show. Alors quand j’ai un coup de fatigue je pense à lui. 

Ce nom a aussi surtout l’avantage de prendre toute la place sur une affiche

Pouvez-vous nous expliquer d’où vient ce nom génialement improbable qui frappe les esprits et n’est certainement pas étranger à votre ascension ?

Olivier. Tu veux dire comme Cannibal Corpse ? Au début c’etait vraiment pas bon mais leur nom était tellement bien que tout le monde voulait les programmer. Et ils sont devenus réellement bons par la suite. Pour Pogo, c’est différent. C’est mon frère qui a trouvé le nom. C’est lui aussi qui réalise les clips du groupe et c’est sa main qui est découpée sur le verso de l’EP  ! Ce nom a aussi surtout l’avantage de prendre toute la place sur une affiche. Donc oui le nom est la clef de notre succès !

En parlant d’ascension, vous avez eu je crois, un été particulièrement chargé en concerts et festivals. Vous êtes avant tout un groupe de scène ?

Olivier. Je comprends bien la distinction entre un groupe « de scène » et un groupe « de studio » mais je crois qu’on essaye de faire correctement les deux. Mais oui, le but ultime du concert, c’est que sa parte en couilles.

Quel est votre formule secrète ? 50% de punk, 50% de metal ?

Olivier. C’est bien résumé ! beaucoup de gens entendent « Bleach » de Nirvana dans notre musique. C’est pas faux du tout.

Et des paroles en Français. C’est assez singulier dans ce style musical non ?

Olivier. Oui ce n’est pas très courant. Mais il y a pas mal de groupes qui chantent en français quand même en cherchant bien. J’adore Lescop (Asyl), Mustang, Usé, Guérilla poubelle…

J’en veux énormément au monde du travail, je le trouve morbide

Des paroles en français ok mais pour quoi dire ? Que raconte Crève par exemple ?

Olivier. Nos paroles sont proches de la veine « death rock ». C’est un style éphémère des années 80 ou le punk était morbide et proche du métal avec un soupçon de « no wave ». Plus tard le style s’est éclaté en Crossover ou metal industriel. La chanson Crève par exemple parle de la vacuité du sens que notre société donne à la vie. A nos vies plus particulièrement. Dans le refrain « ta gueule et crève » il s’agit simplement de notre soumission à l’autorité. « Fatigué de servir, tu multiplies les crises » fait écho au Burn Out. Globalement l’EP est marqué par mon expérience professionnelle qui nourrit en moi une haine infinie. J’en veux énormément au monde du travail, je le trouve morbide. Sur l’album j’espère être passé à autre chose, surtout que je n’écris pas seul. Louis et Simon écrivent des paroles très importantes dans la musique de Pogo. Scoop : sur l’album Simon chante un rap.

Une journaliste de France Culture dans une émission consacrée au punk a parlé de premier degré dans vos paroles, contrairement aux Olivensteins. Vous êtes d’accord ?

Olivier. Je suis d’accord à 100% sur le 1er dégré ! Nous ne sommes pas une blague. Ce n’est pas « pour de faux ». Cela dit, il y a un peu d’humour dans notre musique. A travers les clips de Romain on comprend mieux cet humour propre au groupe. D’ailleurs, les enfants adorent…Pour les Olivensteins, c’est quand même à des kilomètres de ce qu’on fait.

Quelles peuvent être vos influences directes ? Certainement pas les Olivensteins ?

Olivier. Certainement pas, hélas ! Je ne veux pas vexer les vieux punks mais avant ce passage sur France culture, je ne connaissais même pas les Olivensteins ! Pour répondre à ta question, je cite « Direct » : Nirvana, The Melvins, The Eighties Matchbox B-Line Disaster, Retox, Slayer, Birthday party, Dead Kennedys, The Exploited…

De quels groupes français vous sentez-vous proches ?

Olivier. Johnny Mafia, les meilleurs en ce moment.

Après un premier EP plutôt explosif, vous avez annoncé la sortie d’un album d’ici la fin de l’année. Quelle tonalité aura celui-ci ? Encore plus enragé ? Ou apaisé ?

Olivier. Il sera plus long et plus dur avec quelques surprises dedans ! La sortie est à prévoir pour Mars 2018. On part le mixer la semaine prochaine. Le style a évolué, mais ça reste très cohérent avec l’EP. En tout cas il y a évolution, dans le son, les compos, les textes. 

À tous ceux qui hésiteraient à aller vous voir sur scène, vous avez envie de leur dire quoi ?

Olivier. Offrez vous un moment de détente… venez aux Ferrailleur le 6 octobre !

Merci Olivier, merci les Pogo Car Crash Control

Propos recueillis par Eric Guillaud le 22 septembre 2017

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le concert au Ferrailleur

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22 Sep

Scopitone 2017 : 3 questions à Republic of Dahu

Ils sont nantais, se sont rencontrés à l’école de design de Nantes, Jules à la basse et Pierre aux machines- synthés forment les Republic of Dahu, un groupe né en 2013 produisant une musique aussi étrange que le nom du projet, une sorte de « space-punk analogique ». Assez rares sur scène, Jules et Pierrre étaient en concert à La Scène Michelet jeudi 21 septembre dans le cadre du festival Scopitone.

Denis Leroy et Antoine Ropert les ont rencontrés histoire d’évoquer avec eux l’origine de leur nom, le style de leur musique… C’est « 3 questions à… Republic of Dahu »

07 Sep

Levitation France : Angers et Austin unis pour le meilleur du rock psychédélique

Les Beach Fossils seront sur la scène du Quai le 16 septembre

Les Beach Fossils seront sur la scène du Quai le 16 septembre

Depuis cinq ans, la capitale du Texas Austin et la capitale du Maine-et-Loire Angers partagent une passion commune pour le rock et plus largement la culture psyché. Cinq ans de bonheur qui seront dignement fêtés les 15 et 16 septembre sur la scène du Théâtre du Quai…

La suite ici

01 Sep

The City Trucks Festival : une deuxième édition à guichets fermés

© Stéphane Moreau

© Stéphane Moreau

Carton plein pour le festival de La Pommeraye et sa formule magique alliant la passion des camions à celle du son. Malgré plusieurs centaines de pass remis en vente au milieu du mois d’août, le festival se jouera bel et bien à guichets fermés du vendredi 1er au dimanche 3 septembre. Pour les organisateurs, ce succès est dû au concept même du festival mais aussi à « une programmation musicale de premier plan » et à « l’insouciance et l’enthousiasme de l’organisation et de ses 650 bénévoles ».

Au menu, comme l’an passé, pas mal de rendez-vous et de nouveautés autour du camion et du transport routier comme un job dating, avec 100 emplois à pourvoir dans les métiers du transport et de la logistique, l’exposition d’une cinquantaine de camions décorés, « c’est la griffe du festival, une drôle d’exposition qui nécessitait autant d’espace que de passion pour voir le jour ! » , un village regroupant plus de 35 exposants professionnels, des ateliers et conférences sur le bien-être au travail, un village code de la route…

Quelques nouveautés aussi côté concerts avec notamment une nouvelle scène principale ainsi que des aménagements et structures supplémentaires pour le confort et l’immersion des festivaliers.

Mais si le son du camion peut être mélodique, c’est sur la scène que les décibels se disputeront vraiment avec cette année une petite vingtaine d’artistes et de groupes tels que Tryo, Superbus, Broken Back, Matmatah, LEJ, Epsylon ou encore Petit Biscuit, un « petit prince de l’électro » dixit les organisateurs, « la formule peut paraître éhontée, mais elle colle pourtant parfaitement au parcours et à la précocité de ce jeune de 17 ans, enfant du troisième millénaire, à la fois musicien, compositeur et producteur. Multi-instrumentiste depuis son plus jeune âge. Un son électro poétique et rêveur ! »

« Une programmation équilibrée… » précise le programmateur Anthony Jouet, « tout en étant cohérente, en mélangeant à la fois les fers de lance de la chanson française. Des artistes bien établis (Matmatah, Tryo, Superbus) tout en associant des nouvelles stars ( LEJ,  Claudio Capéo) et des artistes de la scène électro montante (Petit Biscuit, Broken Back ). Tout en apportant un soutien à la création musicale d’ordre régionale (Epsylon et La Vaguabonde). Afin de répondre à nos festivaliers (grand public) ».

Plus d’infos sur le festival ici

Eric Guillaud

28 Août

Grat’moila : un p’tit festoche punk qui sent bon la campagne

La Souris déglinguée

La Souris déglinguée

Quoi de mieux en cette veille de rentrée qu’un bon bol d’air pur ? Allez hop, pas de discussion, tout le monde à la campagne comme disait Aristote, ou peut-être Charlotte Julian, je ne sais plus, direction La Chapelle-Palluau dans le 85 samedi 2 septembre pour une petite pause bucolique et néanmoins sonore.

Pour sa 27e édition, le festival Grat’moila redresse la crête mon poulet et propose une affiche pour le moins musclée. Il y aura de l’international, du national et du Vendéen préviennent les organisateurs sur leur compte Facebook, à commencer par les locaux Doggy Strunk qui ont remporté le tremplin Grat’Moila pas plus tard que cet hiver.

Suivront les « so british » Long Tall Texans qui ont dépassé les 30 ans d’âge, les Bob’s Not Dead, Brigitte Bop, les réjouissants Johnny Mafia, Elisa do Brasil ou encore La Souris Déglinguée, véritable légende de la scène alternative française qui mine de rien entame sa quatrième décennie d’existence…

Il reste des places, disponibles sur Ticket net ou France Billet. 15 €. Ouverture des portes à 17h00. Plus d’infos sur le festival ici