27 Sep

Rotters Damn : le folk pour la vie

il y a six mois sortait But my friend you know that I think I love you, le premier album du groupe mayennais Rotters Damn. A l’époque, j’avais proposé une interview au chanteur du groupe, Timothée Gigan Sanchez. Interview que nous avons réalisée avant qu’elle se perde dans un trou noir de l’univers numérique. Et puis, miracle, elle ressurgit aujourd’hui, un peu à la manière de ces lettres qui parviennent à leurs destinataires avec quelques dizaines d’années de retard. Bon là, il ne s’agit que de quelques semaines mais quand même l’été est passé par là, la rentrée aussi. Timothée et moi l’avons donc relue attentivement et estimé qu’elle est toujours d’actualité. La voici… enfin!

© Simon Hermine

© Simon Hermine

Dans une interview en 2015, vous confiez espérer « continuer, gagner encore en cohésion et tendre vers le mieux ». Mission accomplie ?

Timothée. On l’espère oui. Depuis ce temps-là, on a beaucoup bossé. En 2017, le 6PAR4 (Smac de Laval) a choisi de nous accompagner, avec son dispositif « Ça part en live ». Ça nous a permis de beaucoup avancer, niveau son et scène, et nous permet de travailler dans la salle, avec des intervenants. Notre set live est bien rodé. Reste à jouer, le plus possible, pour montrer tout ça.

Votre premier album est sorti, le 14 avril dernier, c’est pour vous un aboutissement ou le véritable début de l’aventure ?

Timothée. Les deux. L’aboutissement de deux années de travail, de répétitions, de résidences, de compositions, de remises en question, de découvertes… Notre premier vraie expérience studio, avec tout ce que ça implique (budgétisation, stress, plaisir, questionnements, stress, re stress, re plaisir de fou, vie de groupe 7jours/7, etc.). L’aboutissement, aussi, donc, de deux mois de studio (10 jours de prise, 10 jours de mix, et l’attente entre tout ça et après, avec le mastering). Notre premier clip scénarisé, grâce à Jules Marquis et Morgane Moal, de Sourdoreille.

C’est aussi le début d’une aventure car cet album, il faut le défendre, auprès des professionnels, des médias, du public, sur scène. Il faut le jouer pour pouvoir le jouer.

Comment vivez-vous toute cette période de promo et de tournée ?

Timothée. Compliqué. On a eu de supers retours, de la part des médias (Rock & Folk, Sourdoreille, Tohu-Bohu, La Grosse Radio, etc.), du public, on a eu pas mal de touches avec de belles salles, des festivals, des cafés-concerts. Notre album, il est presque totalement épuisé en version CD (on en a fait 500 exemplaires, pour le moment) car on a eu beaucoup de commandes, d’achats… Mais au final, ça a peu mordu côté prog. Aujourd’hui, c’est dur de se dire qu’on a l’objet et les sons qu’il faut mais pas la structure pour nous accompagner, pour faire l’intermédiaire groupe-pros et nous permettre de jouer…

L’album s’appelle « But my friend you know that I think I love you ». Pourquoi ce titre à rallonge ?

Timothée. Long débat, ce titre, au début. Puis, au final, il est devenu évident. La chanson dont il est tirée, ça a été la toute dernière à être composée, deux semaines avant le studio. On voulait de l’espoir dans cet album, de l’amitié, entre nous et dévoilée. Ce nom, il nous correspond totalement : parfois, c’est dur, on est durs entre nous, on se dit des choses – ou pas – mais au final, une chose est sûre, c’est qu’on s’aime. Et c’est comme ça chez tous les gens. Puis, un long titre, au moins, on le voit passer.

Par qui, par quoi, sont généralement inspirés vos textes ?

Timothée. Nos textes, c’est nous à 100%.

Nicolas en a écrit quatre (Horses, Dig, Peaks & Valleys et But my friend). Nico, lui, il est dans le sentiment métaphorisé, dans le vécu qui a besoin d’être évacué par les mots, en anglais. Il parle de lui, de nous, de vous.

J’ai écrit les quatre autres (Night & Day, Calexicoco, We won’t fall et Down the line). Ces quatre-là, elles sont nées d’une volonté de dire qu’on y croit, qu’on continuera à faire de la musique, notre musique, malgré tous les obstacles qu’on va rencontrer. Elles parlent donc de nous, de ce qu’on voit de bien ou pas, autour de nous, des combats à mener, de ce qui nous lie. Seule parenthèse pour Calexicoco. Cette chanson, c’est la seule histoire fictive – ou pas – d’amour western. Il en fallait une. On fait de la folk, quoi.

On sent dans certains titres, notamment Night & Day, de très belles influences musicales folk et rock que vous devez certainement partager avec des gens comme La Maison Tellier ou Cantat. C’est un peu votre famille ?

Timothée. Pas forcément. Dans l’interview de 2015, je te disais nos influences totalement plurielles. Personnellement, j’ai pas mal écouté La Maison Tellier, il y a deux ans. Cantat, notamment par le texte en français de Down the line, on m’a parfois comparé à lui alors que je l’ai finalement peu écouté. Pareil pour 16 Horsepower.

Sur cet album, ça a plus été Other Lives, Bon Iver, Ben Howard ou Half Moon Run qui nous ont réuni. Je parle pour le groupe, car quand j’écoutais du Raphaël, Doré ou Balthazar, les gars pouvaient écouter du BRNS, Dylan ou du Listener.

La famille, c’est la musique qui nous parle et qu’on mélange. C’est un mix de toutes nos références et chacun verra dans chacune de nos chansons l’influence qu’il veut.

Vous vivez en Mayenne, vous avez enregistré l’album à Laval, pensez-vous que l’environnement, votre environnement, imprègne votre musique ?

Timothée. Forcément, oui. C’est la maison, l’origine. On est juste bien entourés, c’est ce qu’on peut dire.

En Mayenne, il y a tout : l’air, le dynamisme musical, les infrastructures – The Apiary Studio n’a rien à envier aux studios parisiens -, les amis, la famille, le 6PAR4… Le seul truc, c’est qu’on nous prend pour des ploucs et que, sans doute, ça nous pénalise. Peut-être que plus haut, dans les hautes sphères ligériennes, il faudrait qu’on nous écoute pour ce que nous faisons et pas pour d’où nous venons…

Vous avez sorti il y a quelques mois le CD puis plus récemment un vinyle. C’est incontournable aujourd’hui pour un groupe ou c’est simplement pour se faire plaisir, pour le côté vintage ?

Timothée. C’est un plaisir d’avoir les deux galettes, la grande et la petite, et de les proposer au public. Ce n’est pas incontournable car il y a plein de groupes qui préfèrent le seul numérique, aujourd’hui. Nous, on reste attachés au support physique.

La seule contrainte, c’est de faire de ces supports d’écoute un véritable objet. Nos CD et vinyles, on les a bossé à fond, sur les visuels, les contenus, l’esthétique et le format.

Quelle scène rêveriez-vous de fouler ?

Timothée. Il n’y en a pas vraiment. En fait, la seule chose qu’on veut, c’est de fouler la scène, où qu’elle se trouve, peu importe sa grandeur. On veut jouer, quoi. C’est pour jouer qu’on a fait cet album, pour jouer qu’on fait de la musique.

Après, évidemment, si La Cigale, le Bataclan ou L’Alhambra nous veulent, on sera méga heureux. La Route du Rock, ce serait le kif, vraiment, car on aime ce festival. Puis, dans le coin, Le Fuzz’Yon, c’est une salle extra.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

Timothée. Que quelqu’un mise sur nous, nous accompagne (manager, tourneur) et prenne le risque de nous faire confiance. Car on est prêts à jouer et à rencontrer les gens, encore.

Merci Timothée, merci Rotters Damn

Propose recueillis par Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici et . Prochaines dates de concerts : 07/10 au Coquelicot à Fougères (35) avec Ouest, 26/10 chez Simone et Simone à La Roche-sur-Yon (85) avec Février, 27/10 au Zinor à Montaigu (85) avec N#rth, 28/10 au Blue Monkeys à Angers (49) avec Février

26 Sep

Pogo Car Crash Control : interview calme et tranquille

Il y a des noms comme ça qu’on retient plus facilement que d’autres. Pogo Car Crash Control est de ceux-là. Mais avoir un nom est une chose, se faire un nom en est une autre ! Et de ce côté-là, le combo lésignien n’a pas mégoté en jetant à grands coups de guitares et de hurlements les bases d’une musique 50% punk, 50% metal, 100% brutale…

Des doigts tranchés en mode graphique côté pile, la même chose en mode photo côté face, la pochette de leur premier EP visible en bas de cette interview annonce la couleur. Pogo Car Crash Control n’est pas là pour nous jouer une berceuse mais pour nous réveiller, nous broyer, nous atomiser sous un flot continu de riffs et de paroles enragées vomies à la face du monde. La pochette est un signe, l’EP une confirmation, avec un peu plus de 17 minutes de musique, pas un silence, pas même une accalmie, que du brutal mais du brutal qui fait du bien.

Pogo Car Crash Control sera en concert vendredi 6 octobre au Ferrailleur à Nantes dans le cadre du festival Someday mais avant ça on avait d’en savoir un peu plus sur le groupe. Rencontre avec son chanteur et leader Olivier Pernot…

© Anne Pique

© Anne Pique

Vous prenez quoi au petit déj’ le matin. Uniquement des produits autorisés ?

Olivier. Rien d’illégal. Du café avec une larme de whisky, comme tout le monde non ?

Rassurez-moi, sortis de scène, vous redevenez des gens calmes et tranquilles ? C’est quoi le quotidien des Pogo en ce moment ?

Olivier. Je te rassure, on redevient calme et tranquille comme des gentils moutons… C’est pour ça que les concerts sont chouettes : ici tu peux pogotter, crier, lancer de la bière, fumer dans la salle (ça c’était avant) …Toutes ces choses et bien d’autre encore sont OK pendant un concert de rock’n’roll. Et le quotidien de Pogo… il très agréable. C’est pour ça qu’on donne le maximum pendant les concerts. Notre job c’est de faire en sorte que les gens s’éclatent donc il faut bien le faire. C’est en voyant Jim Jones Revue que j’ai compris en quoi c’était la classe de faire le show. Alors quand j’ai un coup de fatigue je pense à lui. 

Ce nom a aussi surtout l’avantage de prendre toute la place sur une affiche

Pouvez-vous nous expliquer d’où vient ce nom génialement improbable qui frappe les esprits et n’est certainement pas étranger à votre ascension ?

Olivier. Tu veux dire comme Cannibal Corpse ? Au début c’etait vraiment pas bon mais leur nom était tellement bien que tout le monde voulait les programmer. Et ils sont devenus réellement bons par la suite. Pour Pogo, c’est différent. C’est mon frère qui a trouvé le nom. C’est lui aussi qui réalise les clips du groupe et c’est sa main qui est découpée sur le verso de l’EP  ! Ce nom a aussi surtout l’avantage de prendre toute la place sur une affiche. Donc oui le nom est la clef de notre succès !

En parlant d’ascension, vous avez eu je crois, un été particulièrement chargé en concerts et festivals. Vous êtes avant tout un groupe de scène ?

Olivier. Je comprends bien la distinction entre un groupe « de scène » et un groupe « de studio » mais je crois qu’on essaye de faire correctement les deux. Mais oui, le but ultime du concert, c’est que sa parte en couilles.

Quel est votre formule secrète ? 50% de punk, 50% de metal ?

Olivier. C’est bien résumé ! beaucoup de gens entendent « Bleach » de Nirvana dans notre musique. C’est pas faux du tout.

Et des paroles en Français. C’est assez singulier dans ce style musical non ?

Olivier. Oui ce n’est pas très courant. Mais il y a pas mal de groupes qui chantent en français quand même en cherchant bien. J’adore Lescop (Asyl), Mustang, Usé, Guérilla poubelle…

J’en veux énormément au monde du travail, je le trouve morbide

Des paroles en français ok mais pour quoi dire ? Que raconte Crève par exemple ?

Olivier. Nos paroles sont proches de la veine « death rock ». C’est un style éphémère des années 80 ou le punk était morbide et proche du métal avec un soupçon de « no wave ». Plus tard le style s’est éclaté en Crossover ou metal industriel. La chanson Crève par exemple parle de la vacuité du sens que notre société donne à la vie. A nos vies plus particulièrement. Dans le refrain « ta gueule et crève » il s’agit simplement de notre soumission à l’autorité. « Fatigué de servir, tu multiplies les crises » fait écho au Burn Out. Globalement l’EP est marqué par mon expérience professionnelle qui nourrit en moi une haine infinie. J’en veux énormément au monde du travail, je le trouve morbide. Sur l’album j’espère être passé à autre chose, surtout que je n’écris pas seul. Louis et Simon écrivent des paroles très importantes dans la musique de Pogo. Scoop : sur l’album Simon chante un rap.

Une journaliste de France Culture dans une émission consacrée au punk a parlé de premier degré dans vos paroles, contrairement aux Olivensteins. Vous êtes d’accord ?

Olivier. Je suis d’accord à 100% sur le 1er dégré ! Nous ne sommes pas une blague. Ce n’est pas « pour de faux ». Cela dit, il y a un peu d’humour dans notre musique. A travers les clips de Romain on comprend mieux cet humour propre au groupe. D’ailleurs, les enfants adorent…Pour les Olivensteins, c’est quand même à des kilomètres de ce qu’on fait.

Quelles peuvent être vos influences directes ? Certainement pas les Olivensteins ?

Olivier. Certainement pas, hélas ! Je ne veux pas vexer les vieux punks mais avant ce passage sur France culture, je ne connaissais même pas les Olivensteins ! Pour répondre à ta question, je cite « Direct » : Nirvana, The Melvins, The Eighties Matchbox B-Line Disaster, Retox, Slayer, Birthday party, Dead Kennedys, The Exploited…

De quels groupes français vous sentez-vous proches ?

Olivier. Johnny Mafia, les meilleurs en ce moment.

Après un premier EP plutôt explosif, vous avez annoncé la sortie d’un album d’ici la fin de l’année. Quelle tonalité aura celui-ci ? Encore plus enragé ? Ou apaisé ?

Olivier. Il sera plus long et plus dur avec quelques surprises dedans ! La sortie est à prévoir pour Mars 2018. On part le mixer la semaine prochaine. Le style a évolué, mais ça reste très cohérent avec l’EP. En tout cas il y a évolution, dans le son, les compos, les textes. 

À tous ceux qui hésiteraient à aller vous voir sur scène, vous avez envie de leur dire quoi ?

Olivier. Offrez vous un moment de détente… venez aux Ferrailleur le 6 octobre !

Merci Olivier, merci les Pogo Car Crash Control

Propos recueillis par Eric Guillaud le 22 septembre 2017

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le concert au Ferrailleur

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22 Sep

Scopitone 2017 : 3 questions à Republic of Dahu

Ils sont nantais, se sont rencontrés à l’école de design de Nantes, Jules à la basse et Pierre aux machines- synthés forment les Republic of Dahu, un groupe né en 2013 produisant une musique aussi étrange que le nom du projet, une sorte de « space-punk analogique ». Assez rares sur scène, Jules et Pierrre étaient en concert à La Scène Michelet jeudi 21 septembre dans le cadre du festival Scopitone.

Denis Leroy et Antoine Ropert les ont rencontrés histoire d’évoquer avec eux l’origine de leur nom, le style de leur musique… C’est « 3 questions à… Republic of Dahu »

Sorties de secours : des idées de dernière minute pour un week-end pop en Pays de la Loire (22.09 – 24.09)

© Pe Testard

© Pe Testard

Mais oui mais oui, c’est le week-end ! Et on fait quoi le week-end ? Ah oui tiens, on fait quoi ? On sort. Histoire de vous éviter des soirées en mode pyjama-ronflonflon, voici sur un plateau une sélection de concerts essentiels. Rock, pop, électro, hip hop… C’est parti ? C’est par là.

Heavy music festival for cool people. C’est pas moi qui le dit ou l’écrit, ce sont les organisateurs du Aïnu Fest sur leur compte Facebook. Donc, si vous êtes cool et que vous aimez la musique qui envoie du lourd, alors direction le Zinor à Montaigu les 22 et 23 septembre, vous pourrez y voir et entendre une vingtaine de groupes parmi lesquels Chafouin, Tu Brûles mon esprit, Bras mort, Cuello, Moe, Dead ou encore les Daikiri qui nous viennent de Metz et jouent de la « samba pour chiens de traîneau ». Tout un programme…

La suite ici

20 Sep

Polaroid : le nouveau clip de Cabadzi tourné à Saint-Nazaire

C’est un projet qu’ils portent sur scène depuis quelques mois déjà. Dans quelques jours, pour ne pas dire quelques heures, il sera immortalisé sur une galette bien ronde estampillée Cabadzi X Blier. Histoire de patienter, le duo vient de publier sur les réseaux sociaux Polaroid, un nouveau clip à la réalisation très soignée…
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Il sera dans les bacs le 22 septembre, Cabadzi X Blier, le quatrième album du groupe (re)devenu un duo lorgne du côté du cinéma et plus particulièrement d’un de ses représentants les plus éminents, le sieur Bertrand Blier, responsable et coupable de plusieurs chefs d’oeuvre tels que Les Valseuses, Buffet froid ou encore Tenue de soirée.
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Après Un deux trois et Bouche, le duo vient de partager sur les réseaux sociaux un troisième extrait en images de leur prochain album, un clip élaboré à l’aide de 5283 photographies et d’un drone dans le décor de la cité portuaire de Saint-Nazaire. Lulu aka Olivier Garnier et Vikto aka Victorien Biteaudeau, les Cabdazi, nous en parlent…
« L’idée était à la fois simple dans le pitch mais compliquée dans sa réalisation : suivre 2 colleurs d’affiches dans une ville à la fois au sol et dans les airs, et faire en plus que les affiches s’animent.
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Le choix de la ville était simple et rapide : on aime beaucoup l’architecture de Saint Nazaire, qui est super riche et variée, on se balade autant dans une station balnéaire, que dans un port ou une cité industrielle, sans parler des blockhaus. Bref, dans un périmètre très restreint, on a plein d’architectures différentes. C’était vraiment important pour nous que le spectateur n’ait pas l’impression qu’on ait changé de quartier au cours du clip, on voulait que cette balade soit réaliste.
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C’est grâce aux talents du réalisateur, Marian Landriève, qui est un spécialiste des effets spéciaux, qu’on a pu rendre ce clip très fluide. En gros ça a nécessité 2 jours de tournage mais surtout presque un mois de post production ».
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Le groupe est actuellement en tournée. Il sera notamment à Metz le 29/09, à Paris le 18/10, à Nantes le 2/12, à La Roche-sur-Yon le 8/12, à Cholet le 9/12

15 Sep

Sorties de secours : des idées de dernière minute pour un week-end pop en Pays de la Loire

 

© Jean-Marie Jagu

© Jean-Marie Jagu

Mais oui mais oui, c’est le week-end ! Et on fait quoi le week-end ? Ah oui tiens, on fait quoi ? On sort. Histoire de vous éviter des soirées en mode pyjama-ronflonflon, voici sur un plateau une sélection de concerts essentiels. Rock, pop, électro, hip hop… C’est parti ? C’est par là.

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14 Sep

Animal Walking Pattern : le nouveau clip du groupe castelbriantais PurPulse tourné dans un ancien bâtiment de l’Arsenal de Brest

Avec un nom pareil, on peut se douter que le groupe ne fait pas dans la pop bubblegum pour teenagers, PurPulse envoie du lourd, pas tout le temps, mais souvent. Et quand il joue son titre Animal Walking Pattern, ça peut vous coller des frissons pour l’éternité et au delà…

Formé en 2014, un EP en 2016, des influences allant de Queens of the Stone Age à Jeff Buckley en passant par Radiohead (admirez le jeu de tête du chanteur guitariste !), pas mal de concerts à gauche et à droite, un album en préparation – l’enregistrement serait prévu en fin d’année -, il ne manquait plus qu’un clip au trio originaire de châteaubriant, un clip digne de ce nom. Le voici, tourné chez nos voisins bretons dans un endroit absolument atypique par les élèves de l’ISB, la filière Image & Son de l’Université de Bretagne Occidentale. Jessy Parentaud, Kyrian Liberge et Raphaël Delaunay, les PurPulse au grand complet, nous expliquent…

« Les étudiant de l’ISB de Brest nous ont proposé de venir tourner un clip dans un lieu insolite à Brest : Les Ateliers des Capucins. A l’origine il s’agit d’un ancien batiment de l’Arsenal de Brest qui a recemment été réaménagé en centre culturel. Nous avons effectué la captation en soirée après la fermeture.

Les halles que l’on peut voir dans la vidéo ont apporté une sonorité particulière grâce à l’impressionnante grandeur des lieux, tout à fait adaptée à ce titre. En effet, Animal Walking Pattern aborde le fait que, selon nous, l’homme essaie toujours de se détacher d’avantage de sa condition animale, de voir toujours plus grand, au risque d’oublier qu’il n’est pas invulnérable.

Nous allons faire notre 100e concert ce mois-ci, après avoir joué cette année dans divers cafés, salles de concerts et festivals. Nous avons notamment joué au festival Guitare en Scène (74) avec Scorpions et Popa Chubby, au festival du Schmoul (35) ou encore au VIP de Saint Nazaire (44) qui nous a accueilli pour quelques résidences cette année ». 

Pour découvrir PurPulse en live ? Rien de plus simple, le groupe sera le 15/09 au festival Watagwan à Treffieux (44), le 16/09 au festival Le Sonneur est dans l’pré à Hélléan (56), le 21/09 au festival T’es Rock Coco à Angers (44), le 23/09 au festival C’lac ton son à Joué-sur-Erdre (44), le 06/10 au festival Someday à Nantes (44)…

Plus d’infos sur PurPulse ici