L'incompréhensible campagne législative de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon dans le quartier de Mazargues, à Marseille, le 27 mai 2017. (CITIZENSIDE/JULIE GAZZOTI / CITIZENSIDE / AFP)

Incontestablement, Jean-Luc Mélenchon est un tribun politique. Tout aussi incontestablement, l'ancien candidat de la France insoumise est un meneur d'hommes. Et de femmes. Ces deux qualités ne sont pas passées inaperçues pendant la campagne de l'élection présidentielle. Elles lui ont permis de faire une remontée remarquée dans le mois qui a précédé le premier tour de scrutin. Il a d'abord "mangé", puis laissé sur place Benoît Hamon, le candidat "frondeur" du Parti socialiste, avant de venir mordre les mollets de François Fillon, le candidat de la droite, contesté dans son propre camp. Finalement, à son grand désespoir, il a terminé en quatrième position, le 23 avril... Une place non qualificative pour la finale.

Dire qu'il a été déçu par ce qui ne pouvait être, pour lui, qu'un échec personnel est un euphémisme. Longtemps, pendant la soirée électorale, lui, ses lieutenants et ses partisans ont voulu croire que le rapport de forces allait tourner à son avantage pour permettre à la France insoumise d'accéder au second tour. La troupe donnait même l'impression d'être dans la dénégation de la réalité des chiffres. Au demeurant, il est vrai que Mélenchon pouvait l'avoir mauvaise d'échouer si près du but. D'ou le refrain repris en boucle les jours suivants par le chef et son état-major - "il a manqué 600.000 voix... "-, en omettant seulement de préciser qu'il n'était pas troisième mais quatrième.

C'est après que les choses se sont un peu gâtées. Il était hors de question pour Mélenchon d'appeler à voter en faveur d'Emmanuel Macron, symbole à ses yeux de ce qu'on peut (presque) faire de pire en politique. "Son bagage programmatique est aussi ringard et archaïque que sa candidature est "neuve". Loin du camp "progressiste" dont il se revendique quand ça lui prend, Macron remonte le temps vers le catéchisme libéral pur jus des années 1980 et 1990", écrivait-il, en novembre 2016, dans une note de blog sobrement titrée "Un petit tour d'horizon", aussi long qu'un jour sans pain malgré son intérêt politique. Il y suggérait, tout à fait explicitement, que le programme de l'ancien ministre de François Hollande, s'inspirait, pour partie, de celui de... Marine Le Pen.

Il fallait que Macron fasse le score le plus faible possible

"Un bon mix de vocabulaire mielleux et confit de déclarations compassionnelles pour enrober un déballage d’emprunts à la droite et parfois même à l’extrême droite. Pas moins", assurait-il, en effet, au sujet des propositions de Macron. Le personnage et le projet ne trouvaient donc pas grâce à ses yeux. Et selon une analyse binaire, le tout était rangé, en deux temps trois mouvements, dans une case située très à droite. Il est vrai qu'à l'époque, le futur élu du 7 mai n'était pas encore très dangereux puisqu'il était donné troisième dans les sondages d'intentions de vote derrière Le Pen fille et le futur candidat de la droite. Macron méritait donc bien de faire partie du "package", Mélenchon se considérant comme le seul véritable adversaire de ces trois là.

Bref, au soir du premier tour, les données ayant légèrement évolué mais le décor ayant été planté préalablement, il fallait tenter de s'en sortir par le haut. C'est-à-dire ne pas favoriser la candidate d'extrême droite (la vraie) sans appeler à voter pour son adversaire, Macron, dont on avait justement écrit avant qu'il était un peu mâtiné extrême droite. Après s'être retranché devant une consultation populaire des "insoumis" - Mélenchon avait appelé immédiatement et sans barguigner, en 2002, à voter Chirac contre Le Pen père, en se payant le luxe d'engueuler ceux qui ne suivaient pas cette consigne -, le candidat insoumis du premier trouva la formule magique. "Pas une voix pour Le Pen", fut-il décidé, ce qui ne voulait évidemment pas dire "portez-vous sur Macron". Loin de là. Mélenchon ouvrait tout simplement la voie à l'abstention, au vote blanc ou nul.

L'analyse des têtes pensantes insoumises était simple : Macron allait indéniablement gagner mais il fallait que ce soit avec le score le plus faible possible. Mélenchon n'allait quand même pas apporter sa pierre au plébiscite. Le problème de ce puissant raisonnement, c'est qu'il a un revers. Plus bas possible d'un côté signifie automatiquement par voie de conséquence plus haut à craindre de l'autre. Plus Macron était bas, moins il avait de légitimité. Corollaire : la candidate du Front national étant alors à un étiage élevé - 40% ou plus -, elle devenait de facto la leader de l'opposition au président élu. Patatras, rien ne s'est passé comme prévu, ou plutôt envisagé. Macron a gagné avec plus de 66% des voix et Le Pen était donc à moins de 34%. Deuxième échec stratégique après celui du premier tour.

La violente harangue marseillaise nuit aux sondages

Cette évidence n'empêchait pourtant pas deux proches de Mélenchon, Raquel Garrido et Alexis Corbière, d'entrer dans la "post-vérité" en développant un peu des "faits alternatifs". La première, porte-parole de la France insoumise, considérait que Macron était un "président faible", alors que le second, porte-parole de Mélenchon, assurait que le président en question était "minoritaire". N'ayant pas peur de contredire ses lieutenants, Mélenchon lançait, dès le 7 mai au soir, un appel à ses électeurs en vue des législatives pour s'opposer au "nouveau monarque présidentiel". Monarque qui était donc, quand même, "faible" et "minoritaire" ! A l'évidence, le candidat insoumis de la présidentielle voulait sortir au plus vite de cette séquence un peu calamiteuse pour lui de l'entre-deux tours. Mais ces adversaires, le premier ministre Bernard Cazeneuve en tête, ne l'entendait pas de cette oreille.

Et c'est la là que la campagne législative de Mélenchon a commencé à dangereusement déraper. Jusqu'à devenir incompréhensible, en raison de sa violence verbale. Répondant à Cazeneuve qui avait évoqué, à nouveau, cette séquence du "non choix" pour le 7 mai, Mélenchon, désormais candidat à la députation à Marseille dans une circonscription détenue par la PS, a répondu en invectivant l'ancien ministre de l'intérieur, "le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Remi Fraisse", ce jeune militant écologiste tué par le jet d'une grenade offensive des gendarmes sur le chantier de Sivens (Tarn). Mis à part qu'on ne comprenait pas pourquoi ce mort était "utilisé", pour ne pas dire "instrumentalisé", dans ce débat, Mélenchon donnait l'impression de régler un compte personnel. Pis, il donnait l'image d'un homme ne sachant pas tenir ses nerfs, alors même même qu'il avait brigué la magistrature suprême quelques semaines auparavant.

L'effet boomerang ne s'est pas fait attendre. Reprise sur les chaine de télé en continu, disséquée par les observateurs, soumise à une plainte en diffamation de Cazeneuve, la violente harangue marseillaise de Mélenchon a provoqué un trouble dans son électorat présidentiel. Sur le sismographe des instituts de sondage, la courbe des intentions de vote au premier tour des législatives a marqué un fléchissement. Alors qu'il se devait rassembleur pour conforter la frange socialiste qu'il avait décroché de Hamon pendant la présidentielle, il s'est montré agressif à son égard, de façon collatérale, et il a braqué une partie de cet électorat... qui a réintégré sa famille d'origine. Et pour ne pas faire dans la demi-mesure, il s'est aussi fâché avec la direction du PCF considérée comme une alliée peu sûre. Ces erreurs stratégiques vont peut-être coûter cher aux candidats de la France insoumise aux législatives. Peut-être coûter un groupe parlementaire à Mélenchon à l'Assemblée nationale. Et risquent ainsi de signer un troisième échec en deux mois. 

Publié par Olivier Biffaud / Catégories : Actu

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  • Stephanie Martin

    Dommage que vous ne parliez pas du fond des débats... Mais on est hélas habitués avec les médias français.

    Ce qui me sidère, en revanche, c'est que vous ne compreniez pas (visiblement, vous ne faites pas semblant : vous n'y comprenez rien !) la cohérence de l'analyse de M. Mélenchon qui évoque le « nouveau monarque présidentiel » en précisant qu'il est "faible" et "minoritaire" . C'est pourtant le fondement même de la crise permanente de la Ve République : un homme qui concentre tous les pouvoirs, mais, très vite, se révèle (comme cela a été le cas de M. Sarkozy, puis de M. Hollande) impopulaire. M. Macron sera donc à la tête d'une majorité confuse (LREM et morceaux du PS et de LR) qui sera défaite aux régionales, aux départementales et aux municipales, avant d'être rejetée en 2022.

    • Jean-Pierre Coutant

      D'accord avec vous. On peut être monarque et faible. La preuve par Louis XVI bientôt, avant la fin du quinquenat.

    • Pierre Maurice

      J'ai fait un commentaire qui a été effacé par ces messieurs qui n'acceptent pas les critiques, même proposée calmement. 66/34% C'est le rapport entre les candidats pas avec l'ensemble du corps électoral. Donc M. Macron = 43.64% de suffrage et en dessous des 50% des électeurs inscrits. Donc et je le répète les analyses politiques ne vont que pour encenser les pouvoirs en place.

      • Jimbee

        Étant donné la pléthore de candidats au premier tour, il serait bon que vous expliquassiez comment un candidat peut faire plus de 50% des inscrits. Quant au deuxième tour, l'abstention est, entre autre, due à l'appel peu subtil -pour rester correct !- de M. Mélenchon et le nombre de votants à un soleil ardent mais pas malicieux pour deux sous !
        Quant à votre conclusion, elle est tout simplement incompréhensible : n'est légitime à demander des comptes que celui qui vote ! C'est la démocratie ! Vous ne pouvez pas faire un procès en légitimité en vous appuyant sur ceux qui n'ont pas voté pour des raisons diverses ! Ça n'a pas de sens... à moins d'obliger les inscrits à aller voter... ce qui aurait des allures de tyrannie ou de dictature... ou de plébiscite "à la Poutine" !
        Même M. Mélenchon était prêt à accepter une élection à la "mode V° république" et à passer ensuite à la VI° République avec un autre mode de gouvernance ! Seulement il aurait fallu plus de convaincus ! Manque de bol ! Allez, ne soyez pas désespéré, peut-être que dans cinq ans...

        • Pierre Maurice

          C'est justement ce qu'il faut analyser et ne pas ce limiter au seul rapport 66%/34%. Comprendre pourquoi l'ensemble blanc/nul/abstention est plus haut que les voix Le Pen. Comprendre l'élection c'est regarder ce qui se passe dans la réalité des chiffres. C'est cette analyse que j'attends des commentateurs et pas seulement les chiffres qui gonflent artificiellement la légitimité d'un élu. A 66%, on pourrait croire qu'une large majorité de Français a élu ce monsieur, alors qu'il n'a pas reçu + de 43.61% des électeurs inscrits. Cela mérite l'analyse. Ce qui est vrai aujourd'hui était bien sur vrai au précédents scrutins présidentiels.

          • Marie Noelle Marino

            Marino

      • Fred Hô

        En suivant vos calculs, aucun président de la république n'a fait plus de 50%! C'est vrai pour Mitterand, Chirac, $arkozy ou Hollande!
        Macron n'est pas un cas isolé!
        A coté d'autre système électorale, ce score n'est pas négligeable!
        Il existe des pays dans lesquels vous pouvez être président avec 35% du corps électorale!
        Donc, votre raisonnement ne tient pas la route!
        Quoi que vous en pensiez, Macron est président, il va falloir vous y faire, ne vous en déplaise!

        • LéoFaible

          Aucun président de la République Française ne s'est appelé « Mitterand ». Ensuite, si vous souhaitez réellement savoir à quel niveau d'adhésion de la part du corps électoral dans son entier a été choisi monsieur Macron, c'est justement au même niveau que François Mitterrand en 1981. Ce n'est pas très élevé, ça le place environ au cinquième rang de la Vème République.

          • Fred Hô

            Oui et alors? Vous pouvez faire les calculs que vous voulez!
            C'est bien Macron qui a été élu ne vous en déplaise, vous allez devoir faire avec!
            aucun président de la 5ème république n'a obtenu plus de 50% du corps électoral, c'est notre système qui est fait ainsi!
            Et Mélenchon a été éliminé, il a bien fini 4ème, ne vous en déplaise!

        • Pierre Maurice

          Je parlais des analyses que les commentateurs politiques peuvent faire en se limitant aux seuls nombres des votes qu'ont recueillis les candidats du second tour. Imaginons un instant que la candidate perdante ai obtenu la moitié des voix qu'elle a effectivement reçues, disons 5 millions de voix et que Macron ai fait le même score, il aurait eu 80% de vote pour 25 millions d'électeur sur un nombre de 47, 5 millions d'électeurs inscrits. On ne peut se limiter dans l'analyse au seul rapport des voix entre les candidats si l'on veut comprendre le moment politique. Il faut aussi se pencher sur les motifs de l'abstention et des votes blancs nuls. Ce qui n'empêche pas que le président soit élu, et que l'on puisse dire aussi qu'il n'a pas de vraie majorité politique dans le pays, ce que le seul rapport de 66%/34% ne traduit pas.

    • Fred Hô

      Ce que vous faites semblant de ne pas comprendre, c'est que Mélenchon n'aurait pas été mieux que Macron comme monarque présidentiel!
      Il a déjà le culte de la personnalité très très développer au sein de son parti, il est peu probable qu'il ne se soit pas comporté de cette façon si par malheur il avait été élu!
      Il suffit de voir comment le naturel à repris le dessus après le 1er tour!
      Le vieux sage poser et réfléchit qu'il a joué avant le 1er tour, ce n'était que de l’esbroufe, une supercherie, une mascarade, de la comédie série B!
      Maintenant, vous voulez parler du fond, mais cette attitude de camouflage en fait parti!
      Si Mélenchon est capable de se travestir pour tromper l'électeur, il aurait été tout autant capable de mentir sur son programme!
      Ca fait parti du fond! Ne vous en déplaise!

      • Elp

        Non monsieur, le fond, c'est le programme! Vous, vous en êtes l'opposé, le bruit de fond.

        • Subhuman

          Rien a voir, personne ne suit le programme. Le fond c'est les actions, réactions et croyances de la perrsonne c'est ça qui va guider leurs actions futures, et en matière, Mélenchon ressemble plus à un dictateur qu'à un démocrate.

          • Elp

            ... ou plutôt, on essaye de vous faire croire que c'est un dictateur. JLM n'a jamais gouverné de pays à ce que je sache. Par contre, il tient à la disparition du 49.3 et à la possibilité pour le peuple de révoquer les élus. Quel dictateur voudrait de ça et du reste du programme de la France Insoumise. Le programme que beaucoup on suivi jusque dans leur bulletin de vote. A vous: montrez moi ce qui vous permet de le traiter de dictateur?

          • Subhuman

            C'est du bla bla Méluche. Il admire les dictateurs comme Castro, Chavez et j'en passe, il n'a jamais critiqué la misère apportée par les soit-disant révolutions d'Amérique Latine d'extrême gauche, il déteste la presse comme tous les bons despotes et développe le culte de la personalité au sein de son parti (votre admiration aveugle en est la preuve). Mélenchon, ne vous en déplaise, est un homme qui admire des individus dangereux, qui a des croyances dangereuses, et les mecs comme lui finissent dictateurs quand ils le peuvent :)

          • sissi

            Sachez que "son" programme est le fruit de réflexions collectives ET citoyennes. Votre Macron n'a combiné qu'avec des Enarques, des banquiers, et le Medef....
            Bref, la casse sociale est au bout de nos rues (Loi travail inégalitaire, Santé privatisée, Écoles privées...) On va droit vers l'enrichissement des actionnaires aux dépends de la classe moyenne, des petites gens, des retraités...du monde du travail !

          • Subhuman

            Son programme c'est le fruit de BLA BLA BLA. J'aime pas Macron mais je voterai 1000x pour un banquier qui privatise tout que pour un Trotskyste d'extrême gauche qui idôlatre Robespierre et des dictateurs.

          • Valérie Palanque Dousson

            Moi ce qui me sidère c'est votre mauvaise foi !!! A vous écouter M. Mélenchon serait un monarque totalitaire qui laisse décider ses soutiens de leur vote en toute démocratie mais mdrrrr vous ne la voyez pas votre propre contradiction là !!! Personne ne suit le programme ?!?! Parlez pour vous et pour les électeurs de Macron président de télé-réalité élu sur sa belle gueule et sur les habits de marque prêtés durant la campagne à sa femme Brigitte. On va allez loin avec ça !!!

          • Subhuman

            Dès qu'on critique Méluche on est forcément pro Macron alors qu'on est juste pas bête ;). Si vous pensez vraiment qu'il a "décidé de laisser ses soutiens décider de leur vote", vous êtes pire que les "moutons" dont vous vous moquez à tour de bras(c'est comme ça que vous appelez les non phi n'est-ce pas?).

            Laisser les militants voter, tout comme d'ailleurs l'adoucissement de son discours (facile quand avant on était au level "energumène") c'est juste une manoeuvre politique car il ne pouvait pas appeler à voter blanc et voulais cependant que Macron fasse le score plus faible possible pour diminuer sa légitimité et pouvoir renforcer ses chances de lidérer une opposition.

            Si vous prenez une manoeuvre politico-politicienne pour dire qu'un mec est loin d'être un despote, vous en avez visiblement pas beaucoup dans la cervelle. Dans tous les cas, Méluche et ses simpatisants = Extrême gauche, donc à être combatue avec autant de force que l'extrême droite car tout autant dangereuse.

      • Valérie Palanque Dousson

        Moi ce qui me sidère c'est votre mauvaise foi !!! A vous écouter M. Mélenchon serait un monarque totalitaire qui laisse décider ses soutiens de leur vote en toute démocratie mais mdrrrr vous ne la voyez pas votre propre contradiction là !!!

    • Fred Hô

      Mélenchon n'a besoin de personne pour se discrédité!
      Il se suffit à lui même!
      Mélenchon s'estime victime d'une campagne de diabolisation!
      Il a raison!
      Mais c'est bien Mélenchon qui diabolise Mélenchon, personne d'autre!

      • Elp

        Discréditer avec er plutôt. Si jlm s'autodiscrédite, pourquoi réagissez-vous, sinon pour le discréditer? Ça ne teint pas. Et en attendant, on ne parle pas du fond et vous travaillez pour Macron et son programme dont on connait les finalités sociales.

        • Robert Darnai

          Tu critiques l'orthographe de Fred Hô et tu écris "ça ne teint pas"...

        • Fred Hô

          Ca ne teint pas!
          Vous pouvez me corriger, vous pouvez aussi vous relire!

    • Fred Hô

      Le programme de Mélenchon a été disqualifié en même temps que lui à la présidentielle!
      Il est tant de s'en rendre compte!

      Dites moi, Mélenchon s'en prends encore aujourd’hui à Cazeneuve et instrumentalise encore la mort de Fraisse!
      C'est de cette façon qu'il compte parler du fond!
      Un conseil, balayer devant votre porte pour que ca sent moins mauvais avant de donner des leçons de bonne conduite!

    • Alain RODRIGUEZ

      Absolument !

  • Volt Ere

    "Ces erreurs stratégiques vont peut-être coûter ... un groupe parlementaire à Mélenchon ..... Et risquent ainsi de signer un troisième échec en deux mois. "

    Pour un homme politique qui a, avec autant de méchanceté gratuite que d'amertume au cœur, autant d'inconséquence que de lâcheté, parié sur l'échec de tout le monde et, contre toute attente, méprisé les valeurs républicaines en espérant une faible légitimité accordée au nouveau président, cette claque électorale annoncée serait un juste retour de monnaie de sa pièce et le prix à payer de tous les dégâts politiques de ces divisions nombreuses dont son incommensurable égocentrisme est l'auteur.

    • Rolaulau

      Erreur stratégique ? C'est votre opinion de groupie macroniste, pas celle des français. Au fait où en est la fameuse plainte en diffamation de Monsieur Cazeneuve ? Mmmm ? Oubliée dans un tiroir ? C'est bien joli de jouer les matamores mais devant un tribunal il faudra que ce Monsieur en dise plus sur le rôle qu'il a joué dans cette douloureuse affaire.

    • Elp

      Donnez moi un exemple de méchanceté gratuite de JLM Svp. Je n'en trouve pas.

  • Marianne

    Avec 19,6% des suffrages au premier tour, M. Mélenchon "avait le pouvoir d'asseoir tout le monde autour de la table, en chef d'orchestre, mais a fait le choix de se comporter comme un caporal de forteresse", regrette Eric Piolle, le maire de Grenoble.
    Piolle ne peut pas être taxé d'être a priori hostile à Mélenchon: élu maire en 2014 grâce à une alliance inédite entre EELV et le parti de gauche, il a appelé à voter Mélenchon au 1er tour des présidentielles contre l'avis de la direction EELV.

    N'empêche que pour lui aussi, la stratégie adoptée par la FI pour les législatives passe mal. 4 candidatures concurrentes au 1er tour des législatives (PS, PC, EELV et FI), c'est "une occasion manquée" , "en contradiction avec l'envie de rassemblement": "Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour à Grenoble mais on va se retrouver avec ce score fractionné".
    "Cette logique de terre brûlée n'est pas à même d'amener des députés humanistes et citoyens de la gauche écologiste à l'Assemblée nationale", dit-il.

    • Jimbee

      Complètement d'accord avec vous ! D'autant plus que, passées les présidentielles, l'invective tourne à l'affrontement Menucci VS Mélenchon ! C'est honteux !

      M. Mélenchon avait plein d'atouts, il les a joués contre son camp et ceux qui auraient pu l'accompagner ! Il a beau se référer à une culture méridionale pour espérer aguicher les électeurs, il ne comprend rien à la belote !
      Il faut dire qu'il a un staff de conseillers qui n'ont pas su gérer jusqu'au bout son caractère et qui en rajoutent aujourd'hui dans l'invective.

    • Rolaulau

      Et s'il y a quatre candidats, c'est bien sûr la faute de Mélenchon, c'est sûr, puisque tous les media le disent. A qui appartiennent ces media ?

  • Ljubljana

    Pour moi, l'incompréhensible est davantage dans le dernier paragraphe que dans les arguments cités plus hauts (Cazeneuve ...) qui en découlent : Mélenchon ne veut pas rassembler mais éliminer des voisins politiques.
    Est-ce par vindicte personnelle ou parce qu'il n'a pas compris assez tôt que le PS a déjà explosé ? L'éparpillement qu'il a lui-même provoqué se retourne contre lui.

    • Rolaulau

      Rassembler qui ? Hamon qui ne fut que l'arrière garde de Macron ?
      Montebourg ? Qui a disparu du paysage politique ?
      Nous sommes le rassemblement de la gauche et des vrais anti-libéraux.
      Macron c'est du Hollande nouveau, ça n'est pas parce qu'il est frais que ça n'est pas le même fromage.

    • LéoFaible

      Le PS n'est pas encore mort. C'est l'analyse que fait certainement monsieur Mélenchon, et son objectif est bien de le faire disparaitre.

      Si on analyse les choses et son action sans inclure cette dimension, on ne peut éclairer les choix de monsieur Mélenchon.

  • Alextpe

    L'auteur de cet article ne comprend pas que l'on puisse être monarque et faible, même minoritaire. Je me demande si ce Monsieur Biffaud a vraiment suivi cette campagne. Doit-on rappeler qui était en face de M. Macron ? J'ai MOI-MÊME voté Macron et je suis un très très ferme opposant à sa politique de sape sociale, que M. Biffaud ne vienne pas me repeindre en Macron pour autant !!!!

    Cet article est détestable pour ça, car comme toute votre clique de corrompus pourris jusqu'à la moelle, vous avez instrumentalisé honteusement le Macron pour dégager Le Pen et maintenant vous vous servez de ce vote comme d'une onction suprême pour sa politique.

    Les gens comme M. Biffaud sont haïssables de cynisme. Je sais qu'ils le savent.

  • Pier78000

    Mélenchon ne fera jamais rien de grand, il est trop perso...
    Il se fâche même avec ses amis : les communistes et les socialistes.
    Comment compte t il gouverner s'il est incapable de rassembler ?
    FI ne fera pas 10% aux législatives.

    • Elp

      Il rassemble autour du programme de la France Insoumise. Vous savez, le programme qui a été certifié faisable, utile et nécessaire par beaucoup d'économistes, ( j'ai dit économistes, je n'ai pas dit lobbyistes, ou pseudo experts des médias). Pensez programme!

  • divinfo

    Ce que j'aime beaucoup dès que l'on parle de Mélenchon pour évoquer son résultat à la présidentielle et celui de Macron, c'est qu'il y a le ban et l'arrière ban des soutiens mélenchonesques qui vient faire des "mathématiques alternatifs" histoire de nous expliquer que nous n'avons rien compris, que c'est eux qui ont gagné, que de toute façon Macron va être rejeté en 2022 (dans 5 ans), qu'ils sont la seule force d'opposition, que Mélenchon est passé tout près d'être au deuxième tour (Jospin était 3 fois plus près) et que de toute façon ils ont raison et nous tort parce que.... ben....parce que eux ils ont la vérité infuse et pas nous et que donc ils sont dans le vrai et pas nous et que si Mélenchon était devenu président de la république, l'Europe toute entière aurait applaudi des deux mains avant de dire oui et d'accepter toutes les conditions de renégociations avec enthousiasme...j'en passe et des meilleures...

  • Citoyen atterré

    Ah, je constate que les commentaires critiques ne sont pas publiés....

    Belle preuve de démocratie et de liberté d'expression de la part de ce blog...

  • sca

    Ce qui va être drôle un jour, c'est que Mélenchon ne sera plus leader et qu'alors vous serez bien en peine car vous n'arriveriez pas à "casser" le programme de l'avenir en commun, cela se voit déjà, vous vous acharnez sur la personne alors que ce programme est LA solution pour l'écologie, l'enseignement, la culture, les petites et moyennes entreprises... Le seul qui aurait pris des mesures contre l'évasion fiscale... Quand vous ne pourrez plus avoir votre bouc émissaire préféré (enfin celui des grands patrons des médias) la parole et le fond du programme aura fait son chemin et il éclatera sans que vous ne puissiez rien faire médiatiquement...

  • Max Albert

    Mélenchon a beaucoup beaucoup donné. Il faut qu'il se repose.

  • sandrine pdc74

    les journalistes continuent à ne voir que le grand chêne sans mettre en lumière la forêt autour!!! la france insoumise est un mouvement! et donc ça bouge! dans les quartiers, dans la rue, au café du coin...y a des discussions, des tables rondes, des actions, des prises de paroles...autour du programme l'AVENIR EN COMMUN. et je pense que la chasse à JLM des journalistes montrent bien que ce mouvement inquiète! pour ce qui est des regroupements avec des partis ce n'est qu'une question d'argent. pour les cadres l'avenir financier de leur personne est plus important que l'avenir de la société. désolé mais ceux qui sont dans le mouvement ne veulent plus de ces tambouilles politiciennes. alors JLM respecte notre choix. sinon la France insoumise présente un duo dans toutes les circonscription pour avoir le max de député et faire reculer le FN. on ne peut pas en dire autant d' EM qui ne met pers dans plus de 50 circonscriptions...ça veut dire quoi?...le FN a la voix libre?
    et arrêtez svp de dire que JLM souhaite la fin des vieux partis avec un air arrogant alors que vous en avez plein la bouche quand vous dites la même chose de M. Macron qui a foutu en l'air les républicains et le ps aussi avec un goût de renouveau!

    • Elp

      Je suis d'accord avec vous. Le programme est un bon programme, qui correspond à mes valeurs et à ceux de millions d'autre. Il mérite d'être porté au plus haut niveau. Qu'il soit porté par JLM ou un autre n'est pas l'important. L'important, c'est le Programme et ses valeurs.

  • christian telliag

    Pas besoin d'avoir de "prodigieuses capacités divinatoires" mais un simple raisonnement de bon sens pour comprendre ce qui se passera en 2022 !

  • christian telliag

    Alors on a des "éditorialistes" qui donnent leur avis en "analysant" et maintenant on a un "journaliste" qui donne également son "analyse". J'ai cru quand j'étais petit, que les journalistes étaient là pour annoncer les "news" sans pour autant donner leur "sentiment" ! J'étais bien naïf apparemment !

  • sandrine pdc74

    oh ben mon message n'apparait pas! pourtant je ne disais rien de mal! enfin juste ma vision de la situation dans un vocabulaire correct!

    • olivierbiffaud

      Bonjour,
      En dehors des propos diffamatoires, insultants ou grossiers, aucun commentaire n'est censuré ici. Par moi, en tout cas ! La critique des lectrices et des lecteurs est libre, comme est libre l'analyse de l'animateur du blog. Qu'elle fasse plaisir ou non :-)
      Cordialement.

  • Antoine Bouveret

    Vous racontez décidément n'importe quoi. En tant qu'Insoumis qui aurais suivi Mélenchon s'il s'était rallié à Macron? réponse: Personne. Quand au PCF à quoi sa sert de se rallié à ses boulets qui ne pense qu'a leur carrière et qui sont près à renier toutes leurs idées pour la place au sénat de monsieur Pierre Laurent.

  • Bu lut

    Tout le paragraphe sur le 34%/66% du second tour est une véritable erreur d'analyse...

    Ces scores ne comptent justement pas les absents/blancs que selon cet article toujours aurait cherché Mélenchon.

    Et les faits font mal, c'est le plus gros taux d'absentéisme du second tour et macron si on compte le pourcentage de voix sur l'ensemble des votants potentiels ne possède même pas 45% des voix.

    Je ne sais pas si c'est ce que recherchait Mélenchon comme vous dites, mais si c'est le cas, il est franchement peu pertinent de prendre ce score historique d'absentéisme alors que le FN était l'opposant comme un échec.
    Au contraire.

    Un peu d'objectivité que diable, même dans la critique !

    • olivierbiffaud

      Bonjour,
      S'il y a une erreur d'analyse (mathématique, si on comprend bien votre propos), elle ne se trouve pas dans ce post de blog.
      Vous utilisez cette notion de "votants potentiels" qui n'existe, je le crains, que dans votre imaginaire et dans celui de vos amis.
      Les seules notions sérieuses (et retenues par tous les analystes) sont celles d'électeurs inscrits, de votants et de suffrages exprimés.
      Par rapport aux exprimés, nous connaissons le score de Macron. Par rapport aux votants, il est de 58,5% et par rapport aux inscrits, il est de 43,61%.
      Vous pourriez dire, voilà bien la preuve que Macron n'est pas majoritaire dans le pays ! Le problème est que sur 10 scrutins présidentiels, de 1965 à 2017, un seul a donné plus de 50% au vainqueur par rapport aux inscrits : celui dans lequel Chirac a battu Le Pen, en 2002. Il était à 62%.
      Et sur les 9 autres, Macron (43,61) se classe 4e derrière de Gaulle (45,27% en 1965), Giscard (43,78% en 1974) et Mitterrand (43,76% en 1988).
      Cordialement.

  • Fred Hô

    Combien de temps pending?, un jour, 2 jours, toujours !?

  • Rolaulau

    Tiens, on efface mes commentaires ? Il n'y avait pourtant aucune injure ni grossièreté dans ce que j'ai écrit. On ne voudrait pas que l'on égratigne Monsieur Macron sur ce site ?

  • Elp

    Vous venez d'apporter la preuve que la division ne vient pas de FI, mais bien du PC. Et que le PC roule pour Macron. Merci!

  • alain allione

    fn 3 mélenchon 0 voilà le bilan comptable de la méluche!!!!!
    allez il va revenir à son vrai poids électoral: 10% et 5 élus maxi!!

  • alain allione

    coome presque tous les présidents de la 5eme! au lieu de répéter des idioties mélenchonnesques REFLECHISSEZ par vous même

  • Robert Darnai

    Piégé par sa propre volonté de faire de la tactique politicienne...
    Comme son alter ego de droite, plombée elle pour avoir mésestimé les qualités de débatteur d'Emmanuel Macron, il ne manquera pas au paysage politique français...

  • Robert Darnai

    En tous cas, lire les commentaires confirment que FI fonctionne comme une secte! Sachant qu'ils vont avoir environ 10% des voix aux législatives et une vingtaine de députés, ça fait peur!

  • naboleon

    🔻φ LA-FRANCE-INSOUMISE.FR - Le bashing subit par la gauche - JL Mélenchon - YouTube

    https://www.youtube.com/watch?v=cJWLBoRGCIk

  • Fred Hô

    Vous pouvez rester focaliser sur le 1er tour!
    Grand bien vous fasse!
    Macron est bel et bien président, ne vous en déplaise, et tous les autres candidats ont fait moins de voix que lui!
    Tous!

  • Fred Hô

    Vous pouvez minimiser autant que vous le voulez!
    On en reparle le 18 juin, nous verrons la majorité de Macron, s'il fait mieux que les autres avant!

    Ce qui permettra d'une certaine façon de voir si son programme est validé pour une majorité 😉

  • Fred Hô

    De toute façon, quelque soit celui qui est élu, il a toujours des personnes pour faire un procès en illégitimité!
    Rien de nouveau sous le soleil!

  • Michel Ferret

    Ce vote universel que vous dites a été acquis chèrement grâce au combat de citoyen masculin dans un premier temps puis grâce au combat déterminé de millions de femmes dans le monde. Ceux qui restent chez eux pour regarder un programme TV, se dorer sur une plage ou faire les magasins ou ne prennent même pas la peine de déléguer par procuration ne méritent pas cet héritage de nos ancêtres : ils étaient combien à Marseille ceux et celles qui sont aller voter ? et c'étaient probablement ceux qui gueulaient le plus.

  • LéoFaible

    Il peut rejeter le parti mais récupérer les personnes de valeur. Cela se produira le jour où un autre parti de gauche que le PC disposera d'investitures avec des postes à la clé en grand nombre. Les gens vont là où ils ont des chances d'être élus.

  • Volt Ere

    Mais arrête de crier comme ça ! 😉

  • Volt Ere

    un espace qui sera certainement comblé mais pas forcément par Mélenchon... entre le populisme d'une gauche gouroutisée par un homme caractériel et le social-libéralisme pondéré d'un Macron, il y a certainement de la place pour une gauche modérée. A voir... donc

  • Valérie Palanque Dousson

    Macron a eu autant de voix dès le 1er tout parce que ça fait un an au moins que tous les médias nous serinent qu'il serait le seul rempart au FN qui devait faire 30%, au secours tous aux abris. Se faire élire sur cette manipulation de masse n'est rien d'autre que la suite de cette manipulation de masse.

  • Valérie Palanque Dousson

    Ce qui est absolument ahurissant c'est que vous décidiez de tronquer une partie des échanges Cazeneuve/Mélenchon. Vous relayez sempiternellement la réponse de Mélenchon sans jamais rappeler la 1ère attaque, ou le faire qu'évasivement. M. Cazeneuve a dit que Monsieur ne respectait pas son devoir républicain en n'appelant pas à voter contre Lepen. D'une part c'est faux et Cazeneuve pourrait être accusé de diffamation, M. Mélenchon a dit et redit pas une voix pour le FN. D'autre part vous vous faites traiter de collabos et vous ne dites rien vous ?

  • Pier78000

    Peut être mais E MAcron est arrivé premier donc il est président...

  • Jean Meyer

    PUR Représentant de la POPULACE ET CINquième du capitaliste TRès Dangereux cet individu; électeurs de Marseille virez-l'e (merci)

  • Labat Marie

    Ce n'est pas la "harangue" de Mélenchon, le problème (deux secondes dans un discours de trois quarts d'heure) mais le détournement qu'en font les médias, allant, comme vous même jusqu'à affirmer qu'il s'agit d'une déclaration, ce qui sous entend que Mélenchon n'aurait pris la parole que pour parler de Cazeneuve. Bref, vous montez un minuscule passage d'une longue campagne en épingle, vous nous le passez en boucle et vous laissez croire que la stratégie de campagne de Mélenchon est juste d'invectiver, vous passez aussi sous silence le fait que Mélenchon, en l'occurrence REPONDAIT à Cazeneuve qui avait ouvert le premier les hostilités. Bref, vous déformez, salissez et passez sous silence le programme du mouvement dans le but de faire perdre la FI.

  • ILG

    Je viens de lire les quelques commentaires qui suivent : pro Mélenchon = sectaires et pas une once d'analyse politique et déontologique ! Incroyable, c'est pire que ce que je percevais...

  • Maëlan Le Toon Perdu

    hahahaha un beau macroniste qui ne sait même pas pour quelles idées il vote