La BD de la semaine : sous l’eau, la fable écolo d'"Underwater"

SUIIKI © Yuki Urushibara / Kodansha Ltd.

Ni robot, ni combat, tel pourrait être le mantra de Yuki Urushibara, une mangaka révélée en France avec Mushishi (éd. Kana), un très beau récit qui plaçait la nature au centre de l’intrigue. Avec Underwater, la Japonaise invente le manga écologique. Une ode à la tolérance, aussi efficace qu’une séance de méditation. Explications.

De quoi ça parle ?

Alors que le Japon fait face à un été caniculaire, la jeune Chinami perd connaissance lors d'un entraînement d’athlétisme au collège. Pendant qu'elle est évanouie, la jeune fille fait un rêve étrange dans lequel elle se réveille sur les berges d’une sublime rivière bordant un petit village où tout semble idyllique. Elle y fait la connaissance d’un vieil homme et d’un petit garçon qui lui semblent curieusement familiers. Mais est-ce vraiment un rêve ?

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Pourquoi on adore ?

Parce que ce récit en deux volumes (d’environ 250 pages chacun) est, comme dirait Frédéric Lopez, une parenthèse enchantée dans l’univers de la bande dessinée. Yuki Urushibara réinvente le manga naturaliste en y insufflant des problématiques environnementales. Sa maîtrise parfaite des paysages japonais nous entraîne dans des voyages oniriques aussi rafraîchissants que mélancoliques. Une ode au Japon verdoyant, bien loin des néons tokyoïtes.

Notez que ces deux ouvrages sont publiés aux éditions Ki-oon en version deluxe et bénéficient d'un travail de couverture absolument remarquable.

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C’est pour vous si…

Vous avez envie de vous mettre à la méditation mais que vous ne voulez pas "perdre" votre temps. Si vous aimez la nature et la façon dont Hayao Miyazaki décrit son Japon dans Le Voyage de Chihiro. Sinon, ça marche aussi si vous avez voté EELV aux dernières élections.

Underwater - Le Village immergé (tomes 1 et 2) de Yuki Urushibara, coll. Latitudes, éd. Ki-oon, 248 p., 15 euros le volume.

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