La morale laïque en 4 questions

En conférence de presse, le ministre a détaillé les contours de la morale laïque. Ce qu'on en a retenu, en 4 questions.

1 Pourquoi la morale?

Vincent Peillon a insisté. Face à une société en manque de repères, l’école a son rôle à jouer. Et c’est la morale qui fera office de boussole. Ces nouveaux cours répondent à un «fort besoin » exprimé par des enseignants, des Conseillers Principaux d’Education ou encore des parents, selon les rapporteurs qui se sont penchés sur la morale laïque à la demande du ministre.

2 Combien d’heures et pour quels niveaux ?

Les élèves du CP à la Terminale auront des cours de morale. Une heure minimum par semaine du CP à la 3ème et une demie heure au minimum pour les lycéens. Le conseil supérieur des programmes peaufinera les détails.

3 Qui pour enseigner la morale ?

Tous les futurs enseignants seront formés. Ce seront donc les professeurs des écoles qui se chargeront de ces heures de cours à l’école primaire et au collège et lycée, tous les enseignants pourront être amenés à animer ces cours, du professeur de mathématiques au professeur de philosophie.

4 Mais au fait, c'est quoi la morale ?

C’est "une réflexion sur les valeurs communes de la République", dit Vincent Peillon. Ces valeurs, le ministre les a listées :

la liberté, la dignité, l’égalité, la solidarité, la laïcité, l’esprit de justice, le respect, l’absence de discrimination.

Interrogé sur la différence avec l’instruction civique, il a précisé que le civisme, c'était les obligations extérieures à l'individu. La morale, c'est s'obliger soi-même.

Pour Vincent Peillon, cette nouvelle morale "non-confessionnelle" n'est en aucun cas une morale "contre les confessions ou contre les religions. C'est au contraire une morale qui permet la coexistence de toutes ces croyances, de toutes ces religions dans la société."

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  • PDZé89

    Dans le point 1 : "Ces nouveaux cours répondent à un «fort besoin » exprimé par des
    enseignants, des Conseillers Principaux d’Education ou encore des
    parents". A moi, il me semble que le "fort besoin" exprimé par mes collègues ou par les parents porterait plutôt (au choix et sans exclusives ou priorités) sur le nombre d'élève par classe, sur l'empilement des matières, sur les contenus pléthoriques, sur le désert éducatif hors école...
    Dans le point 4, il me semble aussi qu'il manque un point à cette morale : le TRAVAIL, celui qui fait que l'on apprenne (j'ai rarement vu apprendre en s'amusant seulement, mais toujours en travaillant).

  • Yvon

    En 1958 ,en primaire,nous avions le matin ,instruction civique ou morale.Donc on retourne aux anciennes bases.
    Anecdote: En morale ,les morales des fables de La Fontaine étaient utilisées aussi.

  • Yvon

    En complément de mon ancien post ,nous avions du "savoir vivre" au programme.

    (plutôt orienté social)Les cours étaient assez courts .