18 Oct

Ecobox où comment l’entreprise Silvadec prend ses éco-responsabilités

Ecobox

 

Implantée à Arzal et spécialisée dans la fabrication de bois composite pour aménagement extérieur, la société Silvadec a depuis sa création en 2001 toujours placé l’environnement au cœur de son action.

Une préoccupation qui commence par la fabrication des lames de bardage, clôture ou tersasse qui sortent de son unité de production, (labellisée en 2003 « Installation classée pour la protection de l’environnement »). Toutes sont fabriquées à partir de copeaux, sciure de bois et de plastique recyclé selon un procédé importé des Etats-Unis. Du bois composite écologique qui ressemble fort aux essences exotiques et qui permet à Silvadec de « contribuer à la sauvegarde des forêts tropicales».

Un approvisionnement local

Deuxième étape, en 2014, Silvadec devenue depuis leader européen du bois composite se rapproche de la scierie Joss, leader de la palette et crée la Joint-venture C2J, une usine de fabrication de farine de bois. Cette collaboration permet à la scierie de trouver de nouveaux débouchés pour ses déchets de bois. À Silvadec de pouvoir s’approvisionner en bois au plus près de son site de fabrication et donc de réduire son bilan carbone.

Vers une économie circulaire

Enfin, dernière initiative, 2017 : Ecobox. Depuis le début de l’année, l’entreprise propose aux poseurs professionnels avec lesquels elle travaille de leur livrer des caisses métalliques dans lesquels ils pourront stocker les chutes de bois composite non utilisées qu’elle récupère ensuite une fois pleines. Silvadec produit chaque année plus d’un million de m2 de lames 100% recyclables et on estime à 5% le volume de chute de bois produit sur un chantier qui grâce à Ecobox pourrait ne plus partir en déchetterie.

16 Oct

La plus petite balise de détresse au monde a été conçue à Cesson-Sévigné

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Elle se glisse dans les gilets de sauvetage auto-gonflant. Et quand un homme tombe à la mer, elle se déclenche automatiquement. La balise My-AIS a été conçue à Cesson-Sévigné par la société Syrlinks, spécialisée dans les circuits électroniques résistant aux conditions extrêmes.

Jusque-là, les clients de cette PME qui emploie 80 salariés étaient des entreprises de l’espace, de la défense ou de la sécurité. Syrlinks a notamment conçu des éléments électroniques pour l’atterrisseur spatial Philae, qui s’était posé sur une comète en 2014. Du matériel pour professionnels donc. Mais aujourd’hui, l’entreprise souhaite diversifier son activité en lançant son premier produit grand public.

My-AIS est une nouvelle balise de détresse pour les plaisanciers qui en cas de fortune de mer émet automatiquement un signal de détresse vers les bateaux environnants et indique sa position. Ses atouts ? Sa taille d’abord, plus petite qu’un téléphone portable, on la porte sur soi, sans être gêné pour effectuer les manœuvres sur le bateau. Son prix aussi, moins de 200 euros pour un équipement qui dure plusieurs années. Une assurance-vie à prix réduit.

Article d’Antonin Billet

Le reportage d’Antonin Billet, Bruno Van Wassenhove, Pascal Nau.

Intervenants : Jean-Paul Brulé (Plaisancier),  Daniel Simon (Responsable du bureau d’études Syrlinks), Cyril Boissy (Responsable des produits « balises » Syrlinks)

13 Oct

Le Glanage Solidaire pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Glanage 2

 

En 1554, un édit royal autorisait chaque individu à « glaner » sur les terrains d’autrui, sans outil, à partir du moment où la récolte avait été faite. Cette pratique depuis longtemps oubliée, Horizons Solidaires (pôle économique social et solidaire du pays de Saint-Malo), a décidé de la reprendre à son compte, en lançant en 2015, son projet de glanage solidaire. Continuer la lecture

11 Oct

Brest en communs : le festival des initiatives collectives

Un jardin partagée à Brest

 

Du 13 au 21 octobre, « Brest en communs » est un festival dont l’objectif est de mettre en lumière toutes les initiatives prises par les habitants de la ville en termes de partage de ressources. « Les communs », explique Gaëlle Fily, l’une des deux coordonnatrices de la manifestation, « c’est une manière pour une communauté de gérer collectivement une ressource, un jardin, un habitat, des graines, un savoir, en se donnant des règles pour préserver, partager et utiliser cette ressource. »

Et de telles initiatives, Brest n’en manque pas. De « La fabrique citoyenne et poétique » des Capucins, une aventure qui a permis aux habitants aux côtés d’artistes de participer à l’aménagement de ce nouveau quartier de Brest, à l’école pour apprendre à rouler à vélo, en passant par la création du site collaboratif sur le modèle de Wikipédia, Wiki-Brest, ou d’un jardin partagé en plein cœur d’un quartier résidentiel, en tout 28 animations ont été programmées pendant toute la durée du festival.

Créé en 2009 et coordonné par le service Internet et Expression Multimédia de la ville de Brest, « Brest en communs » se déroule tous les deux ans dans différents lieux de la ville. Ateliers, temps d’échange, conférences, projections, d’édition en édition, le programme ne cesse de s’étoffer. 

Pour tout savoir sur le programme : « Brest en communs 2017 »

 

04 Oct

Biocoop a le vent en poupe

Magasin Biocoop

 

C’est une réalité, le bio a vraiment la cote, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Selon le baromètre Bio/CSA près de neuf Français sur 10 (89%) ont déclaré en 2016 en avoir consommé. Ils étaient 46% à ne l’avoir jamais fait en 2003. Une formidable croissance qui profite à l’un des acteurs historiques de la filière, Biocoop.

51 magasins aujourd’hui en Bretagne

Créé en 1986 par une poignée de consommateurs et producteurs militants, animés par une même volonté de soutenir une agriculture biologique de qualité, Biocoop compte à ses débuts 40 magasins. Ils sont regroupés en association loi 1901, pour mettre en place leur propre réseau d’approvisionnement.

Aujourd’hui, c’est plus de 400 magasins en France, une croissance de 25 % en 2016, 52 nouvelles ouvertures et 850 emplois directs créés. Un formidable engouement pour le bio qui se développe à vitesse grand V et dont profite la grande distribution, n’hésitant pas à se payer grassement au passage . Mais cet emballement pour le bio n’explique pas à lui seul la réussite de Biocoop.

Pour Biocoop, consommer est un acte politique

Si la bio est au cœur de ses préoccupations, Biocoop milite aussi pour une consommation responsable et respectueuse de l’environnement. Elle veille par exemple à ce qu’aucun produit vendu dans ses magasins n’ait été transporté par avion, bannit les OGM, accompagne et soutient filières de productions, entreprises bio, initiatives locales. La gouvernance même de l’association, devenue Société Anonyme Coopérative en 2002, est assurée par l’ensemble des acteurs du réseau, à savoir les agriculteurs, commerçants, salariés et consommateurs. Des valeurs qui trouvent échos auprès de « consom’acteurs » toujours plus nombreux. 

Enquête de Catherine Bazille Morgane Tregouet, Christine Pierret, Philippe Kocheleff.

Intervenants : Céline L’Epinette (co- gérante biocoop), Jean-René Picard (co-gérant biocoop Chapeau rouge), Ludovic Billard  (éleveur et administrateur Biolait), Marc Morelle  (président de la région Grand Ouest Biocoop), André Riaux (directeur de la plate-forme Grand- Ouest), Sébastien Schmitt (responsable adjoint réception des marchandises) et Marc Morelle (président région Grand-Ouest Biocoop)

 

02 Oct

Rencontres intergénérationnelles : ils mettent leurs outils dans la main des enfants

L'Outil à la Main

Rassembler sur un même lieu d’anciens artisans, ouvriers à la retraite, et des enfants qui ne demandent qu’à apprendre à mieux se servir de leurs dix doigts, c’est sur cette idée qu’est née en 1987, l’association L’Outil en Main. Un concept qui en 30 ans s’est largement répandu, puisqu’on dénombre à ce jour 102 ateliers partout en France dont 18 en Bretagne.

Ainsi, en Ille-et-Vilaine, dans la petite commune de La Guerche de Bretagne, 52 enfants âgés de 9 à 14 ans participent chaque mercredi à de vrais ateliers d’initiations aux métiers manuels, avec de vrais outils, encadrés par plus de 70 bénévoles. Des « gens de métiers » comme ils ont l’habitude de s’appeler au sein de l’association. Ils sont couvreurs, menuisiers, fleuristes, peintres… Ils sont heureux comme en témoigne Jean-Claude Chaussée, président de la structure guerchaise, de pouvoir transmettre tout ce qu’ils ont appris : « On a adoré exercer nos métiers. Je suis déjà fier d’avoir été apprenti, fier aussi de transmettre maintenant le savoir-faire que j’ai acquis durant ma vie active. »

Un reportage de Gilles Raoult, Valérie Chopin, Pierre-Yves Cheval.

29 Sep

« Ek’eau système » : pour ne plus gaspiller l’eau en attendant qu’elle soit chaude

Douche

Qui n’a pas trouvé rageant de devoir laisser couler l’eau de sa douche et se perdre dans les canalisations en attendant qu’elle se réchauffe ? Patrice Godel, fait partie de ceux-là.

Entrepreneur et fondateur d’Ingenov à Cherbourg, il est aussi l’inventeur d’« Ek’eau système », un mécanisme « anti-gaspi » primé le 6 septembre dernier lors du tout nouveau concours Étincelles. Lancé par l’agglomération de Dinan, il a pour objectif de soutenir et d’accompagner des projets innovants en matière de gestion de l’énergie, de l’eau ou de déchets.

« Ma femme », confie Patrice Godel, « mettait l’arrosoir du jardin dans la douche pour récupérer cette eau et arroser les plantes avec. Au bout de quelques jours, les plantes n’avaient plus soif et l’arrosoir restait plein. J’en avais marre de le voir dans la douche. J’ai donc cherché une solution sur le net et je n’ai trouvé que des systèmes électriques qui dépensaient de l’électricité pour économiser de l’eau, c’était une ineptie ! Je me suis mis à cogiter pour palier à ce problème, sans apport d’énergie et en utilisant la seule énergie déjà présente dans les tuyaux : la pression de l’eau. »

Ek'eau système

Conçu et breveté en 2009, son invention avait déjà reçu la médaille d’argent lors du concours Lepine en 2012, avant d’être primée à Dinan. « Le principe est simple », explique Patrice Godel, « il s’agit d’un mécanisme qui permet de détourner vers un réservoir tampon l’eau qui n’est pas encore chaude au lieu de la jeter ».

Son coût : autour de 400 €. Un investissement, qui si l’on tient compte du coût moyen en France du prix de l’eau, 4,70 € le m3, peut-être rentabilisé après cinq années d’utilisation. Selon Patrice Godel, « Ek’eau système » devrait en effet permettre à une famille de quatre personnes d’économiser près de 20 m3 d’eau par an.

Grâce à une aide financière, logistique et technique obtenue  au concours Étincelles, Patrice Cordel espère pouvoir enfin concrétiser son projet. « Deux prototypes sont opérationnels, mais il me faut maintenant remplir mon carnet de commandes qui peuvent se faire sur mon site internet. J’espère pouvoir lancer la production au mois de janvier prochain ».

3 laureats redim

Patrice Godel (sur la droite) aux côtés des autres lauréats de la première édition du concours Étincelles.

Marine Akwa (prix créateur) et son projet de transformation de matières premières de la mer à destination de l’aquaculture

Michel et Cédric Le Denmat (Prix coup de cœur et innovation) pour Ortusia, une application pour apprendre à s’occuper de son potager.

28 Sep

La BOSS et Monique-solidaire pour acheter responsable en Bretagne

Monique solidaire

 

La  BOSS et Monique-solidaire sont deux sites dédiés aux achats responsables en Bretagne, à l’initiative de Boutique solidaire de Bretagne.

Le premier s’adressant aux professionnels, le second aux particuliers.

L’objectif étant pour l’association, de permettre aux acteurs locaux qui ont des engagements sociaux, solidaires et environnementaux de mieux se faire connaître par le biais de plateforme où chacun pourra trouver un fournisseur en seulement trois clics !

Regroupant à ce jour près de 250 entreprises, plus de 1 000 produits ou services sont aujourd’hui référencés. Un annuaire qui s’étoffe au fil du temps, chaque offre devant répondre à une charte éthique imposée par bsb, vérifiée par un comité indépendant.