"Radio Sarko" à l'écoute de tous les Français ?


Nicolas Sarkozy parle aux Français. Après son livre "La France pour la vie" que nous avons récemment passé au détecteur de mensonges, l'ancien Président a lancé sa radio : Fréquence France. Pour ses débuts radiophoniques, le chef des Républicains a répondu aux questions des agriculteurs. Tous les agriculteurs ? C'est ce que nous avons voulu vérifier.

Stéphane Fautrat, par exemple, est un militant LR. Il est même secrétaire départemental, responsable de fédération. Plutôt actif sur les réseaux sociaux, son profil Twitter montre qu'il n'est pas franchement un opposant de Nicolas Sarkozy.

Stéphane Fautrat

Le deuxième agriculteur, Raymond Vial, vient d'être élu au conseil régional Rhône-Alpes-Auvergne sur la liste conduite par Laurent Wauquiez (Les Républicains). Parmi les autres auditeurs de "Fréquence France", il y a Yannnick Fialip, agriculteur à côté de Brioude. Ce dernier est également une figure syndicale, patron de la FDSEA de Haute-Loire en plus d'être membre du conseil économique, social et environnemental de la grande région.

Quand aux deux autres agriculteurs intervenant sur "Fréquence France", impossible de savoir sur quels critères ils ont été choisis. Ni eux, ni les Républicains n’ont voulu nous le dire. Selon le parti de Nicolas Sarkozy, il ne s'agissait pas de verrouiller le discours des intervenants, c'était juste la solution la plus simple pour trouver des participants à une première émission. L'échantillon devrait donc changer pour la suivante. L’équipe de Nicolas Sarkozy affirme avoir déjà reçu des contributions plus spontanées. 

Coupe Davis : le plan à 3 millions pour battre le Canada


Quand il s'agit de faire gagner son équipe, la France sait employer les grand moyens. Pour battre les Canadiens à la Coupe Davis, les Français viennent de concocter une stratégie à 3 millions d’euros, qui pourrait s'avérer inutile.

Début mars, la France affrontera le Canada au premier tour de la Coupe Davis. L'homme à abattre, c'est Milos Raonic, un cogneur de deux mètres. Pour contrer sa puissance, Yannick Noah, le capitaine de l’équipe de France aurait trouvé la parade en jouant sur terre battue en extérieur. Comme aucune des cinq villes françaises candidates ne réunit ces conditions, Noah a tranché. Ce sera la Guadeloupe. 

Milos Raonic ne serait pas venu si le match avait eu lieu en France

Mais la somme dépensée pour organiser la compétition en Guadeloupe pose question. Entre la transformation d'un vélodrome en court de tennis et le transport de la terre battue depuis le Nord de Paris, il faut compter 3,2 millions d'euros payés par la région de Guadeloupe. Si l'événement avait été organisé en métropole, l'addition aurait été moins salée : 200 000 euros selon plusieurs villes candidates que nous avons contactées.

En outre, la star du tennis français Gaël Monfils a récemment confié que le colosse Milos Raonic n'aurait pas fait le déplacement si le match avait eu lieu dans l'Hexagone, à cause du décalage horaire. En 2014, face aux Suisses l'équipe de France avait demandé de jouer à la Guadeloupe. La fédération française de tennis le lui avait refusé. Motif : "trop compliqué à organiser". Cette fois ce fut plus simple, gagner le sera peut être moins.

 

 

 

Au PS, une condamnation ne vaut pas (toujours) suspension


Peut-on être condamné en première instance tout en continuant de siéger dans un groupe politique ? Dans certains cas, la réponse est oui. Au Parti socialiste, l'élu des Hauts-de-Seine, Philippe Kaltenbach occupe toujours son siège de sénateur malgré sa condamnation le 22 octobre 2015 à deux ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption passive. Ce dernier a fait appel du jugement du tribunal correctionnel de Nanterre. Mais le cas de l'ancien maire de Clamart, reconnu coupable d'avoir accepté de l'argent liquide de la part d'un de ses adjoints contre une promesse d'attribution de logement a suscité l'ire de plusieurs membres du parti socialiste. Comme l'a révélé le magazine Challenges, des militants locaux ont envoyé une lettre en novembre dernier pour se plaindre au premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis.

La charte éthique du parti socialiste a pourtant le mérite de la clarté : "Les élus pourront être suspendus en cas de condamnation en première instance". Philippe Kaltenbach a-t-il été suspendu du parti socialiste ? Non, il a toujours sa carte au PS. Le bureau politique est-il resté sans réaction ? Pas tout à fait selon Philippe Kaltenbach. Depuis sa condamnation, ses camarades lui ont demandé de se faire discret. Nos demandes d'entretien avec le secrétaire national du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis n'ont pas abouti. Son directeur de cabinet nous a cependant fait savoir que la commission nationale des conflits avait bien été saisie par des militants. Quand rendra-t-elle sa décision? "Assez vite", selon lui.

Le PS traite-t-il toujours ces dossiers ainsi ? Pas si sûr. Rappelez-vous, six mois plus tôt, l’Oeil du 20h s'était penché sur le cas de Sylvie Andrieux.  Dès le jour de sa condamnation en première instance à un an de prison ferme pour détournement de fonds public, la direction du PS avait exigé qu'elle se mette en congé du PS le temps de sa procédure en appel.

 

Alain Juppé, le plus jeune d'entre nous ?

Est-il possible avec des gobelets et une balle de Ping Pong de rajeunir un candidat à la présidence de la République ? Cela paraît un peu compliqué, mais c'est le pari des supporters d'Alain Juppé.

Samedi 30 janvier, les "Jeunes avec Juppé" se sont donné rendez-vous dans un pub parisien. Entouré de ses jeunes soutiens et de nombreuses caméras, Alain Juppé a tombé la veste et mis une chemise neuve. Petit détail, l'étiquette est encore collée. Alain Juppé, 70 ans est invité à une partie de "beer pong", un jeu à boire dont le principe est simple : si la balle de l'adversaire atterrit dans votre gobelet, vous devez boire !

Depuis qu'il est en campagne, Alain Juppé tente de casser son image d'homme rigide. A Noël su l'île de la Réunion, il n'a pas hésité à mouiller le maillot pour montrer qu'il n'a pas peur des requins. Dans les mots aussi, Alain Juppé aurait changé. Quand on l’interroge par exemple sur le sujet qui fâche, son âge, l’ancien Premier ministre manie l’humour : "Regardez, les Chinois ont toujours fait confiance à l'âge pour choisir leurs dirigeants". Alain Juppé tente de changer son image, est-ce bien nouveau? Déjà, en 1988, ce dernier s'était prêté au jeu très décalé de l’auto-interview. A l'époque, il rêvait de l'Elysée. Sur ce point là, il n'a manifestement pas changé.

Mais où sont passés les radiateurs gratuits de Ségolène Royal ?


C'était en août dernier, Ségolène Royal avait promis un beau cadeau de rentrée aux Français : un million d'ampoules basse consommation gratuites. Des radiateurs devaient également être distribués aux "personnes à petites retraites". Dès octobre 2015, 100 000 ampoules devaient être distribuées. Où en est-on de cette promesse ?

Chez EDF, un conseiller nous précise que pour les radiateurs, il faudra attendre. Concernant les ampoules, la distribution devait être assurée par les 212 territoires à énergie positive. Mais sur la centaine de collectivités locales qui nous ont répondu, seule une dizaine est au courant du programme et a déjà passé commande à EDF.

Le ministère de l’Ecologie nous a assuré que les premières ampoules arriveront dans quelques semaines. Quant aux radiateurs, le programme n'est pas abandonné. Il est simplement retardé pour des raisons financières. L’Etat cherche actuellement un partenaire pour co-financer sa promesse. Et oui, distribuer gracieusement des radiateurs, ça a un coût.

Crise des migrants, l'Europe en fait-elle assez ?


Pour résoudre la crise des migrants, l'Europe a décrété la mobilisation générale. Il y a un peu plus de quatre mois, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker exhortait les pays membres de l'UE à "agir, maintenant." Nous avons voulu comparer les efforts réalisés par les 28 pays membres.

Depuis un an, un peu plus d'un million de migrants ont traversé la Méditerranée. Le plan européen ne concerne qu'une petite partie d'entre eux, soit 160 000 réfugiés originaires de Syrie, d'Irak et d'Erythrée. Au bout de quatre mois, seuls 414 migrants ont été accueillis dans le cadre de ce programme. Comment l'expliquer ?

Soixante-deux personnes accueillies en France 

Premièrement, un quart des Etats-membres n'ont à ce jour prévu aucune place d'accueil pour les réfugiés de ce programme. C'est le cas de l'Autriche, la Croatie, la République-Tchèque, le Danemark, la Hongrie, l'Estonie et la Slovénie. La Slovaquie a même déposé un recours contre le plan de répartition.

Qu'en est-il de la France ? Notre pays s’est engagé à ouvrir ses portes à 30 700 réfugiés sur deux ans. Mais au bout de 4 mois, seulement 62 personnes ont été accueillies. C’est peu, mais selon le ministère de l’Intérieur, la France attend que l’Europe lui en confie plus.

Le problème se situerait donc en amont, dans ce que l’Europe appelle des “hotspots”, ces centres de répartition où sont enregistrés et orientés les migrants. Le plan européen en prévoit 11 dans les deux pays qui se trouvent en première ligne : l’Italie et la Grèce. Mais seuls quatre de ces "hotspots" fonctionnent : trois en Italie et seulement un en Grèce. Le ministre de l'intérieur grec rejette la faute sur ses partenaires européens. Il n'a pas tort. Sept pays n’ont dépêché aucun agent pour faire fonctionner les "hotspots". D’autres états se sont contentés d’envoyer des renforts qui se comptent sur les doigts d’une main : 4 pour la Belgique et seulement 2 pour la Finlande. La France, elle en a dépêché 59. Soit presque autant de réfugiés qui ont été accueillis. 

Il y a 10 jours, Jean-Claude Juncker a rappelé à l’ordre les Pays européens. Chaque semaine, 12 000 migrants supplémentaires arrivent en Grèce. Il y a urgence à ce que démarre le plan d’urgence. Car en attendant, ce sont les filières clandestines qui prospèrent.

 

 

Effectifs de police, la promesse est-elle tenable ?


Fin 2017, la France devrait compter 249 040 policiers et gendarmes. La promesse de François Hollande est-elle tenable ? En ce jour de grève des chauffeurs de taxis et des enseignants, l’Oeil du 20h n’a pas compté les manifestants mais les forces de l’ordre. 

Fin 2012, il y avait 239 040 policiers et gendarmes sur le terrain. Fin 2013, 1471 postes ont disparu, à l'inverse de ce qui avait été annoncé. Pour le ministère de l'Intérieur, "c'est le bilan de la précédente majorité". De 2013 à fin 2014 en revanche, les effectifs augmentent légèrement, notamment grâce à une astuce comptable. Mis à la disposition d’EDF ou de la SNCF pour surveiller les centrales ou les trains, 1045 gendarmes n’apparaissaient pas dans le budget sécurité. Le gouvernement les a tout simplement réintégrés. Mais malgré le tour de passe-passe budgétaire, fin 2014 il y avait toujours moins de policiers et de gendarmes qu’au début du quinquennat.

Deux ans pour créer 9000 postes

Concrètement, où en sommes-nous aujourd'hui ? Avec 240 000 policiers et gendarmes, les effectifs dépassent pour la première fois ceux de 2012. Mais pour atteindre l’objectif fixé par François Hollande, il ne reste plus que deux ans pour créer 9000 postes. Les écoles de police pourront-elles tenir le rythme ? Certains syndicats en doutent à cause notamment du manque de formateurs et d'écoles.

Le ministère de l’Intérieur assure que la promesse est tenable. Une vaste campagne de recrutements est en cours et les candidats ne manquent pas. En outre, la formation a depuis été réformée : depuis décembre2015, les gardiens de la paix ne sont plus formés en 12 mois mais en 10 mois et demi.

Nous avons vérifié le "livre-vérité" de Nicolas Sarkozy


Le livre de Nicolas Sarkozy est arrivé dans les rayons des libraires, lundi 25 janvier. L'Oeil du 20h a passé au crible les 260 pages de l'ouvrage de l'ancien Président. L'ancien chef de l'Etat revient d'abord sur un des épisodes qui lui a valu le surnom de président "bling-bling", son escapade sur le Yacht du milliardaire Vincent Bolloré. Pour se défendre, Nicolas Sarkozy affirme que "Vincent Bolloré n'avait aucun contrat avec l'Etat". C'est faux puisqu'une filiale de Bolloré, SDV logistique, a bien obtenu des marchés publics auprès de différents ministères. Ces contrats ont été signés avant l’élection de Nicolas Sarkozy grâce à des appels d'offres.

Au fil des pages, l’ancien président de la République déclare longuement son amour à la culture, et revendique un premier rôle dans l’installation du centre Pompidou à Metz. "Lorsque nous avons supprimé un tiers des emplois militaires de la Moselle, j’avais promis à la ville de Metz une activité économique de substitution (...) Nous leur avons offert bien mieux avec ce magnifique musée”. Pourtant, comme on peut le voir sur le site internet du musée, le projet a été lancé officiellement pendant le mandat de Jacques Chirac, en 2003. C'est donc 4 ans avant l'élection de Nicolas Sarkozy et 5 ans avant l'annonce des suppressions de postes militaires.

"Nous n'avons jamais cédé à la rue"

Dans l’inventaire de son quinquennat, Nicolas Sarkozy revendique d’autres succès comme à la page 116 où il affirme n'avoir "jamais cédé à la rue". C’est vrai pour la réforme des retraites ou encore pour celle des universités. Mais la mémoire de Nicolas Sarkozy est un peu sélective. Souvenez-vous du rapport Attali qui prévoyait notamment d’augmenter le nombre de taxis, Nicolas Sarkozy était pour. Sous la pression des taxis qui ont battu le pavé, ce dernier a finalement fait marche arrière. Quelques erreurs émaillent donc le nouvel ouvrage politique de l'ancien Président. Pas sûr qu'il écrive un nouvel ouvrage pour les corriger.

Absentéisme, que vaut la réforme du Sénat ?


Grande nouveauté au Sénat, l'absentéisme est désormais sanctionné. Le Président de la chambre haute, Gérard Larcher l'a annoncé la semaine dernière, 14 sénateurs sur 348 vont se voir retirer 2100 euros de leur indemnité de fonction sur le dernier trimestre 2015. Mais dans sa pêche aux absentéistes, le chef du Sénat n'a-t-il pas choisi un filet aux mailles un peu trop larges ?

Depuis le 1er novembre 2015, le Sénat publie un tableau d'activité. Cet agenda permet en théorie de mesurer le travail de chaque élu dans l'hémicycle et durant les commissions. Impossible cependant de calculer l'assiduité précise de chaque sénateur à partir de ce seul tableau. Le Sénat communique sur les présences, mais ne donne pas le chiffre des absences contrairement au site "nos sénateurs.fr " créé par le collectif Regards Citoyens.

Tableau d'activité de Stéphane Ravier et Brigitte Gonthier-Maurin

Pour comprendre les critères utilisés par le Sénat pour sanctionner les 14 élus, il faut se rendre à l'article 23 bis du règlement du Sénat. Pour être passible d'une sanction, l'élu doit avoir loupé plus de la moitié des séances de questions au gouvernement ou des séances plénières. C'est par exemple le cas de Gérard Collomb (PS), sénateur-maire de Lyon qui a séché trop de questions au gouvernement.

Seul un nombre réduit de commissions est pris en compte pour mesurer les absences

Quand ils ne siègent pas dans l’hémicycle, les sénateurs débattent des lois en commissions. Ces réunions sont toutes obligatoires, mais à droite comme à gauche, certains élus en ont manqué beaucoup au cours des trois derniers mois. Luc Carvounas (PS), élu du Val-de-Marne, n’a assisté qu’à 40 % des réunions de la commission des lois. Jean louis Masson, élu de Moselle sans étiquette, n'était présent qu’à 35 % des réunions de la commission. Quant à Christiane Hummel, sénatrice du Var (Les Républicains), elle n’a assisté qu’à 29 % des réunions de la commission de la culture. Aucun d'entre eux n'a pourtant été sanctionné par le Sénat.

Pourquoi ? En réalité ne sont blâmés que les sénateurs qui sont absents "à plus de la moitié (…) de l'ensemble des réunions des commissions permanentes ou spéciales convoquées le mercredi matin et consacrées à l'examen de projet de loi", soit moins de la moitié de l'ensemble des commissions. Ainsi, en ne comptant qu'une réunion hebdomadaire, Luc Carvounas passe de 40 à 70%, Jan-Louis Masson de 35 à 70% et Christiane Hummel de 29 à 50%.

Outre Gérard Collomb, qui sont donc les 13 élus sanctionnés pour leurs absences ? "Je ne donnerai pas les noms en pâture", a déclaré Gérard Larcher lors de sa conférence de presse du 13 janvier dernier. Mais sur la base des informations publiées au Journal officiel, nous avons identifié 3 sénateurs particulièrement absents en commissions.

David Rachline (FN), 38% de présence

En Nouvelle-Calédonie, Hilarion Vendégou et Pierre Frogier (Les Républicains) ont obtenu respectivement 13 et 20% de présence en commission. Contactée par téléphone, l'équipe de ce dernier confirme la sanction. En métropole, le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline (Front national) a 38% de présence selon nos calculs. Nous lui avons soumis ce chiffre. Réponse de son équipe : "pas de commentaire".

Alors, trop laxiste le Sénat ? "Je demande aux autres d'en faire autant", répond Gérard Larcher. De quoi peut-être inspirer son homologue de l’Assemblée Nationale. Sur les pénalités en cas d’absence, le Sénat a donc rejoint l’Assemblée nationale. Mais pour les députés, pas de tableau d’activité. Sur le dossier transparence et absentéisme, c’est donc le Sénat qui a répondu présent.

Une anti-IVG nommée déléguée à la famille en PACA


Comme tout responsable politique, Christian Estrosi (Les Républicains) aime citer ses modèles. Parmi eux, Simone Veil, l'ancienne ministre de la Santé qui a mené la bataille du droit à l'avortement. Tout juste élu à la tête de la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, Christian Estrosi a pris une décision surprenante en nommant comme déléguée en charge de l'intergénération et de la famille, Catherine Giner.

Cette élue marseillaise est une opposante au mariage homosexuel, et surtout, c’est une militante anti-IVG. Dans un appel publié sur internet, elle s’indigne contre "la loi du silence contre l’IVG et ses risques médicaux et psychologiques". Et dans son mémoire universitaire, elle dénonce "Une société qui permet de tuer tout en interdisant de laisser vivre". A-t-elle depuis changé d’avis ? Sollicitée, Catherine Giner n’a pas donné suite à nos demandes d’interview.

La vidéo du Conseil régional ne démarre plus

Alors comment une anti-IVG a-t-elle pu être nommée déléguée à la famille par un président dont le modèle politique est Simone Veil ? Au téléphone, la réponse du service de presse de Christian Estrosi va nous surprendre. Le Président de la région PACA n’aurait jamais nommé Catherine Giner à ce poste. Si cela a été écrit sur le site internet de la région, c’était une coquille.

Depuis, la page internet du Conseil régional a été modifiée. Le 18 janvier, Catherine Giner était en charge de la famille et de l’intergénération. Le lendemain, il ne lui restait plus que l’intergénération. Quant à la vidéo du conseil régional, elle ne démarre plus. Heureusement, nous avons retrouvé le discours de Christian Estrosi. Catherine Giner a bien été désignée responsable de la famille.

Ce soir, le nouveau délégué à la famille de la région PACA s’appelle Christian Estrosi. Son service de la presse nous l’a confirmé, cette fois, ce n’est pas une erreur.