VIDEO. Sénat : cet absentéisme qui ne se voit pas

Gérard Larcher n'a pas regardé le 20h de lundi, mais depuis, le président du Sénat en a entendu parler. Interrogé mardi matin par un auditeur de France Inter, Gérard Larcher a livré son diagnostic sur l’absentéisme chronique des sénateurs en commission. Et surtout, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre l’absence des élus dans l'hémicycle.

Il faut dire que de ce côté-là, au Palais du Luxembourg, il y a quelques réformes à prévoir. Une procédure - le vote de groupe - permet aux sénateurs de ne pas avoir à se déplacer dans l'hémicycle pour voter. Un parlementaire peut donc voter à la place de dizaines de ses collègues. Voilà comment, dans les comptes-rendus officiels, l’hémicycle est réputé plein, alors qu’en réalité, il est quasiment vide.

VIDEO. Absentéisme : le Sénat et ses “emplois fictifs”

“Certains sénateurs se sont installés dans une situation d’emploi fictif”. Au Palais du Luxembourg, la récente pique de la sénatrice PS Catherine Tasca n’est pas passée inaperçue. Mais l'ancienne ministre n’a dévoilé aucun nom. L’Oeil du 20h a donc voulu vérifier ses propos.

Pour cela, notre équipe a récupéré les données officielles de l'activité de chacun des sénateurs. ces données ont été compilées par le site NosSénateurs.fr. Premier constat : l’activité d’un certain nombre d’élus pose question. Pour en juger, nous avons retenu un critère : leur présence en commission, ces réunions où les sénateurs préparent la loi. Y assister est théoriquement obligatoire, mais visiblement, cela ne suffit pas.

Nous avons décidé d’aller à la rencontre de ces sénateurs de gauche et de droite qui brillent par leur absence. Non sans difficultés.

VIDEO. Tribunal de Tulle : une réouverture politique ?


Pour Christiane Taubira, il a été difficile de redessiner la carte judiciaire sans se faire taxer de favoritisme. Et pour cause, la ville de Tulle, chère au coeur de François Hollande, est concernée par la réouverture de son tribunal de grande instance, fermé en 2010 par Rachida Dati. “Il n’a jamais été question de la part du président, du Premier ministre ou de moi-même de décider d’un régime d’exception pour la ville de Tulle”, déclarait la Garde des Sceaux devant l’Assemblée nationale en novembre 2012.

Le retour d’un tribunal de grande instance était pourtant une promesse qu’avait faite François Hollande à son fief électoral. Christiane Taubira a-t-elle exaucé un vœu présidentiel ou a-t-elle réouvert un tribunal injustement fermé ? L’Oeil du 20h a mis son nez dans ce dossier que la ministre de la Justice assure avoir géré en toute objectivité.

VIDEO. Quand les politiques trouvent du travail pour les chômeurs

Quand on est sans emploi, croiser la route d’un président de la République en exercice, ça peut aider à en retrouver un. Surtout quand c’est sur un plateau télé. Dernier épisode en date, celui de Joëlle Mediavilla. Au chômage depuis deux ans, cette mère de famille a interpellé François Hollande sur le plateau de TF1, il y a un peu moins d’une semaine. Et si Pôle Emploi n’a jamais rien pu pour elle, ses douze minutes de débat face au président lui ont apporté plus qu’une simple photo souvenir. Elle a depuis obtenu un CDD de six mois dans un cabinet d’huissier en région parisienne.

Alors, l’Oeil du 20h s'est posé une question : l'histoire de Joëlle Mediavilla est-elle totalement inédite ? Plongée dans les archives de ces quatre dernières années.

VIDEO. Quand le Medef s'alarme du nombre de suicides chez les petits patrons


Interrogé sur le plateau de BFM Business au lendemain de l'intervention de François Hollande sur TF1, le numéro deux du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux cite un chiffre qu'il a lu dans la presse : “il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours” en France. L’Oeil du 20h a bien cherché et n’a tout bonnement pas trouvé l’existence d'une statistique dans les bases de données officielles.

Alors, d'où vient ce chiffre ? D'un observatoire basé à Montpellier, spécialisé dans l'étude de la santé des patrons de PME. Amarok, c'est son nom, a été fondé en 2009. Problème : le chiffre cité par Geoffroy Roux de Bézieux n’est qu’une évaluation basée sur une étude de l'INSERM, une étude incomplète et surtout vieille de huit ans. Olivier Torrès, le directeur d'Amarok, nous a expliqué comment il est arrivé à cette estimation reprise par le MEDEF… et de nombreux titres de presse.

VIDEO. Grands stades : ce très cher Euro 2016


En juin 2016, la France accueillera l'Euro. Pour cette occasion, rien n'est trop beau. Presque tous les stades où se joueront les 51 matches de la compétition ont été rénovés, voire entièrement reconstruits. Coût total de l’opération : 1,7 milliard d’euros. Mais comment a-t-on financé tout cela à Bordeaux ou à Marseille ? Pour le comprendre, l’Oeil du 20h est allé voir sur le terrain... de football évidemment.

A Marseille, le Vélodrome a bien changé. Au programme de sa rénovation, l’agrandissement des tribunes et la création d’un immense toit pour se protéger du Mistral. De son côté, la ville de Bordeaux va se doter d’un tout nouveau stade de 42 000 places au lieu des 35 000 sièges du stade Chaban-Delmas. Mais pour pouvoir se payer ces stades, les deux villes ont choisi de faire appel aux ressources financières d’entreprises privées et ont signé ce qu'on appelle un partenariat public-privé. Avec un risque : celui que les stades coûtent plus cher pour les finances locales que ce qui est officiellement annoncé dans la presse.

VIDEO. Quand Jean-Claude Juncker enquête… sur les années Juncker


Dans une carrière politique, il faut parfois savoir changer de casquette. Prenons Jean-Claude Juncker, par exemple. En juillet dernier, le nouveau patron de la commission européenne prenait l’engagement devant le Parlement de combattre “l’évasion et la fraude fiscale”. Mais aujourd'hui, certains dossiers fiscaux luxembourgeois lui reviennent comme des boomerangs.

Depuis quelques mois, les limiers de la Commission européenne enquêtent sur les accords fiscaux conclus entre des multinationales du monde entier et le Luxembourg dans les années 2000. Dans leur viseur notamment, une convention signée en 2003 entre le fisc du Grand-Duché et le géant américain Amazon. Et à l’époque, c’est Jean-Claude Juncker qui dirigeait le pays et qui n'ignorait rien de ces accords.

A l'heure où la commission Européenne met la pression sur le Luxembourg pour plus de transparence fiscale, pas facile pour l'actuel patron de l'Europe de faire oublier l'ancien Premier ministre du Grand-Duché…

VIDEO. Quand l'Assemblée annule 130 millions d'économies...


Quelques jours avant chaque élection, c'est la même histoire. Chaque Français reçoit dans sa boîte au lettres des dizaines de prospectus : les programmes des candidats. C'est la Loi et c'est le contribuable qui paie les enveloppes et les timbres. Cout pour les finances publiques : 130 millions d’euros pour les prochaines régionales et cantonales.

Pour faire des économies le gouvernement a donc eu une idée : supprimer l'envoi de “cette propagande électorale” sous forme papier pour les prochaines élections dans le budget 2015. Mais a-t-il réussi à faire passer cette réforme comme une lettre à la poste ? Pas vraiment. L’Oeil du 20h s’est aperçu que sur cette idée, le gouvernement avait fait l’unanimité… contre lui. Même les écologistes et les membres de la majorité présents dans l’hémicycle ont voté contre le projet.

VIDEO. Florange : que sont devenus les ouvriers des hauts fourneaux ?


Pendant deux ans, la France entière à assisté à leur lente agonie. Un soir de novembre 2012, la mort des derniers hauts fourneaux de Lorraine étaient actée par leur exploitant, le groupe franco-indien ArcelorMittal. Au programme : ni nationalisation, ni reprise, les ouvriers sont désespérés. En quatorze mois de combat, les métallos lorrains sont passés par tous les états avec une peur : le chômage. A l’époque, France 2 avait suivi Alain Hartenstein, un ouvrier qui ne donnait pas cher de sa peau.

A l’époque, le président du groupe ArcelorMittal avait néanmoins pris des engagements écrits envers l’Etat français. Ses principales promesses : pas de chômage pour les 629 ouvriers et 180 millions d’euros d’investissement à Florange. Deux ans plus tard, L’Oeil du 20h est retourné dans la région avec une question en tête : l’ancien employeur a-t-il fait ce qu’il avait écrit ?

VIDEO. L'écotaxe abandonnée, Ecomouv poursuit pourtant ses activités


Le 9 octobre dernier, Ségolène Royal mettait l’écotaxe sur une voie de garage. La ministre de l’Environnement annonçait le report sine die de la réforme, en d’autres termes, son abandon. Problème : certains n’ont visiblement pas eu l’information. Mercredi matin, l’équipe de l’Oeil du 20h a appelé la société Ecomouv qui était chargée de gérer les 180 portiques-écotaxe. L’entreprise annonce que l’Etat n’a toujours pas mis formellement fin au contrat.

Sur le terrain, cet état de fait donne lieu à des évènements cocasses. Mardi, Ecomouv a réparé un portique sur l’autoroute A20, près de Châteauroux. Coût de l’opération : 50.000 euros dépensés pour un portique censé collecter une taxe qui n’existera jamais. Au siège de l’entreprise à Paris, des salariés témoignent de réunions organisées pour ne rien se dire.

Mais alors pourquoi Ecomouv fait-elle encore tourner une système promis à l’abandon ? La raison est simple : si l’entreprise ne le fait pas, elle se met en faute et peut donner à l’Etat un argument juridique pour mettre fin à leur accord. Un accord dont l’Etat ne sait toujours pas comment il va réussir à se défaire. D’après Bercy, ce dernier pourrait devoir verser quelques 850 millions d’euros à l’entreprise en cas de rupture. Plutôt cher payé pour une taxe abandonnée avant même d’avoir existé.