Les travailleurs détachés de la COP21


La conférence environnementale à Paris (COP21) génère beaucoup de promesses. Parmi celles-ci, le consommer local dans le choix des entreprises, mais aussi des créations d’emplois. Sur le site officiel de l’événement, les organisateurs se sont engagés à ce que les emplois bénéficient « de façon prioritaire aux personnes habitant le territoire ».

Entre l’installation des stands, l’accueil du public et la préparation des repas, 3 000 personnes vont directement travailler pour l’événement. Mais sur ces milliers de personnes, 200 seulement sont originaires du département de Seine-Saint-Denis où se tiendra l’événement. Et parmi les 38 entreprises prestataires, seules 4 PME sont du département.

200 travailleurs venus d'Europe de l'Est

Quant aux salariés, au moins 200 d’entre eux sont des travailleurs détachés exceptionnellement venus d’Europe de l’Est. Tout est légal tant que leurs conditions de travail et de rémunération sont les mêmes que pour des salariés français. Un ouvrier slovaque nous a cependant confié qu’il gagnait 70 euros pour des journées allant de 10 à 12 heures de travail, soit moins que SMIC.

L’entreprise qui l’emploie serait selon-lui un sous-traitant GL Events. Le leader français de l'événementiel avait déjà suscité la polémique, notamment pour avoir fait appel à 12 ouvriers roumains pour monter les stands de l’université du PS à La Rochelle en août dernier. Nous avons appelé GL Events, l’entreprise ne reconnaît l’embauche que de 6 salariés slovènes via ses sous-traitants. Les organisateurs n’ont pu nous communiquer aucun chiffre sur le nombre de travailleurs détachés. Ils nous ont aussi précisé que certains sous-traitants viennent de Seine-Saint-Denis. Il y a donc bien du local sur ce chantier international.

Publié par L’Œil du 20 heures / Catégories : Non classé