"Papa + maman", "homofolie", Femen agressées... Tout ce que j'ai retenu des manifs contre le mariage des homos

Un week-end à battre le pavé contre l’ouverture du mariage aux couples homos. Samedi, à l'appel du collectif "La Manif pour tous", quelque 70 000 manifestants ont été recensés à Paris, selon la préfecture de police, 200 000 selon les organisateurs. Et dimanche, l'institut Civitas, mouvement catholique intégriste qui a également défilé à Paris, a rassemblé 9 000 personnes, selon la police. Deux façons très différentes de manifester mais un but commun : "Réveiller l'opinion" et pousser le gouvernement à renoncer à son projet. J'ai suivi ces deux manifestations, mais aussi les contre-manifestations organisées le samedi et le dimanche. Voici ce que j'ai vu et entendu dans les cortèges.

Samedi 17 novembre, la "manif pour tous"

13h50, dans le métro vers la place Denfert-Rochereau. On ne peut plus s'asseoir, les rames du métro sont pleines. L'immense majorité des voyageurs s'apprête à manifester contre l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples homos. Look BCBG et serre-têtes pour les femmes, cabans pour les hommes. On les reconnaît facilement, ils portent des écharpes bleues et roses, comme le dress-code l'exigeait.

14h10, place Denfert-Rochereau. La place se remplit calmement, déjà beaucoup de monde. Des ballons bleus et roses. Les manifestants ne semblent pas tout jeunes. Je croise @koztoujours, célèbre blogueur catho, il tient une pancarte "Papa + maman : y a pas mieux pour un enfant".

14h20, place Denfert-Rochereau. Avant que la manifestation ne s'élance, une conférence de presse est organisée sur une terrasse d'un bar de la place. Pour répondre aux questions des médias, il y a Tugdual Derville, délégué général d'Alliance Vita (qui avait organisé un happening fin octobre), Xavier Bongibault, jeune gay et militant UMP fondateur de l'association Plus gay sans mariage, mais surtout Frigide Barjot, porte-parole de la manifestation. Humoriste, chroniqueuse mondaine, "catho déjantée", comme elle se décrit : tout pour plaire aux médias. Elle est assaillie de questions. Frigide Barjot est rodée, elle prend plaisir à expliquer aux journalistes qu'elle est une "fille à pédés", qu'elle "adore les homos", mais que le mariage "c'est un homme et une femme, des testicules et un vagin, pour construire une famille".

 

14h50, place Denfert-Rochereau. La place est noire de monde, on a du mal à circuler. Frigide Barjot fait un discours pour se féliciter de l'affluence et chauffer les manifestants. Dans la foule, un couple de retraités se réjouit de la place prise par Frigide Barjot dans le mouvement : "C'est bien, elle est très drôle", me disent-ils.

15 heures, boulevard Raspail. La manifestation est partie. Au micro un animateur tente de lancer des slogans. Mais on sent que les manifestants ne sont pas des "habitués" de la contestation. Ils défilent dans une ambiance détendue mais ne reprennent pas les slogans lancés par l'animateur légèrement à la peine.

15h20, boulevard Raspail. Pour dynamiser cette marche polie et silencieuse, la sono crache de la pop (MGMT, Mika...). Sur le char qui ouvre le cortège, des jeunes et des très jeunes se déchaînent sur ces refrains connus. Comme un air de gaypride... Mais le parallèle s'arrête ici. Les organisateurs ont donné des consignes strictes aux participants ("garder toujours le sourire", "ne pas répondre aux journalistes", "ne reprendre que les slogans des organisateurs", "serre-tête prohibé", "raie sur le côté oubliée", "pour les enfants : Cyrillus s'abstenir..."). Ces consignes sont plus ou moins respectées mais on sent le réel effort des organisateurs pour éviter tout dérapage et avoir l'air cool, pas ringard, pas homophobe. Une caméra s'approche d'un couple de manifestants, la femme lance alors son mari : "France 2 nous filme, alors souris !"

15h40, boulevard Raspail. Entre les chansons, les animateurs mobilisent les manifestants contre le projet de loi du gouvernement. "Tous les enfants ont besoin d'un papa et d'une maman. C'est un mensonge de faire croire le contraire. Défendons le droit des enfants ! Il n'y a pas de droit à l'enfant. On ne les distribue pas. Ils veulent instaurer le partage d'enfants, comme pour les Vélib. Ça s’appellera 'enfantslib'", explique une jeune femme au micro. "Les enfants auront un parent 1 et un parent 2, ils devront se présenter comme ça en classe", poursuit l'animatrice, suscitant les huées des manifestants.

16 heures, boulevard du Montparnasse. Tout le long du cortège, des volontaires en jaune fluo assurent l'encadrement et la sécurité. Ils veillent aussi aux pancartes. En cas de message violent, homophobe ou insultant, les "jaunes fluos" sévissent, comme pour ce manifestant écarté alors qu'on peut lire sur sa pancarte un "conte", dans lequel "papa 1 sodomise papa 2" (la photo est à voir sur le compte Twitter de Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart). Un peu plus loin, une bande de jeunes s'interrogent : que répondraient-ils s'ils étaient interrogés par des journalistes ? "Il ne faut pas dire 'pédale' pour homos quand tu parles avec eux", conseille un ado à ses copains.

16h30, boulevard du Montparnasse. Je croise un couple de retraités ravis par l'ambiance de la manifestation "détendue et festive" et par "l'affluence des grands jours". Après notre conversation, la femme lance à son mari : "On ne fait pas assez de manifs, c'est sympa quand même !" Frigide Barjot a réussi son coup, elle a fait descendre dans la rue des personnes peu habituées à défiler pour exprimer leur désaccord. La démarche se voulait officiellement "aconfessionnelle et apolitique". Quand je parle aux manifestants tous se disent de droite et catholiques (certains se revendiquent d'extrême droite). Mais la forte mobilisation et la maîtrise calibrée de la communication en font une indéniable réussite.

17 heures, rue de Rennes, au pied de la tour Montparnasse. Je rejoins des partisans du mariage et de l'adoption, environ 200, très encadrés par la police. L'ambiance est tendue. Les CRS ont tenté de disperser les contre-manifestants pour les tenir à bonne distance des manifestants. Une bousculade a suivi et depuis, les contre-manifestants se sont assis pour faire face aux CRS.

17h30, rue de Rennes, au pied de la tour Montparnasse. "Retournez à Versailles !", "Le Moyen Age, c'est fini", "J'en ai plein le cul des hétéros tordus", scandent les contre-manifestants sans se faire entendre des manifestants. Je ressens une certaine inquiétude face à la démonstration de force des anti-mariage, "on ne s'attendait pas à une telle mobilisation", me confie un jeune contre-manifestant. D'autres réfléchissent déjà à de prochaines actions : "Difficile de mobiliser pour un projet qui est quasiment acquis d'autant qu'on ne doit pas tomber dans une bataille de chiffres entre les différentes manifestations."

 Dimanche 18 novembre, la manif de Civitas

14 heures, métro Ecole militaire. Pas de métro bondé aujourd'hui, on circule normalement dans les couloirs. Avant de sortir de la station, je croise Garlonn. "La contraction de Gabrielle-Léonne mais sans le 'e', car je suis bretonisante", m'explique-t-elle, ravie que je m'intéresse à elle. On ne peut pas la louper avec sa cape rouge, "signe d'appartenance à l'ordre du Christ Roi de l'univers", et sa crinière blonde. Sur la cape de Garlonn, un pin's discret "J'aime Marine" (Le Pen), "la seule qui puisse nous sortir de là". Elle vient avec son ordre religieux pour "s'insurger contre cette société qui fait la promotion de l'alcool, de la drogue et des homosexuels".

14h10, avenue Duquesne. Le départ de la manifestation doit avoir lieu devant le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Musique sacrée, chapeaux, bérets, drapeaux français et royalistes... L'ambiance est particulière. Contrairement à la manif de la veille, on ne s'encombre pas de dress-code et le mot d'ordre est ouvertement homophobe : "Non à l'homofolie".

14h20, avenue Duquesne. L'avenue se remplit peu à peu. Parmi les organisations présentes, on note l'Alliance royale (parti royaliste), Renouveau français (groupuscule nationaliste catholique d'extrême droite), le Parti de la France (de Carl Lang, ex-FN). Un mouvement polonais a également fait le voyage. Les banderoles commencent à être déroulées. L'une d'elles cite le catéchisme de l'église catholique : "La tradition a toujours déclaré que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés." A la vue de cette banderole, une jeune manifestante auprès de ses proches : "On va se faire défoncer. C'est débile, on les insulte. Ça m'énerve, ils ne savent pas s'y prendre !" A côté de moi, un membre des Renseignements généraux est au téléphone, il dicte mot pour mot le contenu de la banderole.

14h30, avenue Duquesne. Le cortège va s'élancer alors que la 9e symphonie de Beethoven retentit. Ordres religieux, mouvements intégristes, manifestants en soutane brandissant des croix chrétiennes, quelques skinheads... Tout le monde se met en ordre pour défiler. Le côté grandiose de Beethoven et les messages haineux sur les banderoles donnent un côté surréaliste à la scène. Comme une croisade moderne.

14h35, avenue Duquesne. J'apprends que des incidents ont eu lieu avant le départ de la manif. Des militantes féministes Femen et la journaliste et essayiste Caroline Fourest ont été violemment prises à partie"J'ai été tabassée d'abord parce que je filmais, ils m'ont mise à terre, mon bonnet est tombé, là ils m'ont reconnue et ils m'ont poursuivie, insultée et retabassée", a relaté Caroline Fourest à l'AFP, disant avoir "pris des coups dans les côtes, dans le genou et dans le poignet". Et certaines des militantes Femen ont été prises en chasse et rouées de coups. Ces deux vidéos montrent bien la violence de la scène.

 

14h50, boulevard des Invalides. Certains manifestants que j'interroge défilent pour la deuxième en fois deux jours. "C'était drôle hier avec Brigitte Bardot (sic)", s'enthousiasme Christiane, la soixantaine. "C'est important de faire les deux manifestations, car je suis totalement opposée à ce mariage gay", me confie-t-elle. Mais tous ne partagent pas sont avis. "Ici au moins, c'est clair. Hier, il y avait trop d'homos", m'explique une femme âgée.

En tête du cortège, Alain Escada, président de Civitas, déroule ses arguments devant les caméras : "L'homosexualité est un mauvais penchant qui nécessite d'être corrigé. Le mariage homosexuel va permettre à d'autres de revendiquer le mariage polygame ou l'inceste." Derrière lui, les slogans s'enchaînent : "Non aux pédés, la famille c'est sacré", "la France veut du boulot, pas le mariage homo", "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'hétéros". Des manifestants marchent avec leur chapelet à la main. D'autres tiennent de grandes croix chrétiennes ou des statues de la Vierge Marie "pour rappeler que la loi divine est supérieure", me dit une manifestante. Les enfants sont mis à l'avant du cortège. Bérets et culottes courtes, la France tradi est dans la rue.

 

15h10, rue de Sèvres. Le dispositif de sécurité est impressionnant. Une dizaine de fourgons de CRS ouvrent la marche, en plus du service de sécurité de Civitas. L'atmosphère est lourde. A un balcon, des pro-mariage interpellent les manifestants, réponse : "Communistes !" Une militante LGBT parvient à se faufiler et brandit un drapeau arc en ciel, symbole de la lutte pour les droits LGBT, devant le cortège. Mais elle ne reste qu'une petite minute car "c'est risqué". Homophobie, incitation à la violence, incitation à la haine... Les propos tombant sous le coup de la loi fusent et on sent qu'il suffirait d'une étincelle pour que la manifestation dégénère.

15h30, place Saint-Michel. J'ai quitté l'ambiance anxiogène de la manif pour retrouver la contre-manifestation du jour. Pas un défilé avec un parcours déclaré en préfecture mais un rassemblement sur la place Saint-Michel, histoire de "ne rien lâcher face aux homophobes". Les deux manifs ne se croiseront pas, ce n'est pas le but. On sent que les deux actions du week-end contre le mariage ont porté un coup au moral des pro-mariage. "Comment lutter contre ce déferlement de haine homophobe ?", s'interroge Joël, 26 ans, venu avec son copain. "Il faut réagir et ne pas leur laisser la main", dit une jeune femme. "Egalité !", scandent les contre-manifestants. Les slogans visent les opposants au mariage des homos : "Je suis folle à brûler", "We are family", "L'Eglise persécute les homos depuis 2000 ans. Elle continue !", "Silence les curés !"

 

 

Conclusions du week-end : le contraste entre les deux manifestations est saisissant. Emaillée d'incidents et de dérapages, cantonnée à son intégrisme, la manif de Civitas a faiblement mobilisé. L'organisation intégriste a "raté le coche", comme l'écrivent les journalistes spécialistes de l'extrême droite au Monde sur leur blog. C'est d'autant plus frappant au regard du succès de la manifestation de samedi. Les organisateurs ont d'ailleurs prévu de remettre le couvert le 13 janvier, avant que le projet de loi ne soit débattu à l'Assemblée.

Les opposants à l'ouverture du mariage aux couples homos ont trouvé leur voix, le défi sera maintenant de faire vivre la contestation, la faire croître tout en évitant les dérapages. De son côté, l'Inter-LGBT a annoncé une action pour le 16 décembre pour ne pas laisser la rue aux opposants et accorder une "visibilité aux LGBT et à leurs alliés dans le débat public". Pour l'Inter-LGBT, "les manifs anti-égalité de samedi et de dimanche sont les deux faces d'une même pièce". Dernier constat du week-end : trop jeune pour me souvenir des débats sur le Pacs, je n'avais jamais entendu un tel déferlement de propos homophobes décomplexés et assumés. Ce qui me rend plutôt pessimiste pour la "qualité des débats" pendant les trois à quatre prochains mois.

A lire aussi

  • Regis11

    On reconnait la mauvaise foi des journalistes de   Francetélévision ............... télévision financée par les contribuables français.
    Au fait, vous avez oublié de préciser que Caroline Fourest était envoyée à titre d'agitatrice par France télévision avec comme alibi un soit disant reportage..... Là encore financement public pour faire dégénérer une manifestation .

    • Frederic Roinat

       Comment disait Coluche déjà ?

      Régis est un contribuable 😉

    • Covorp

      parfaitement, ce "journaliste" oublie que les femen ont ouvert les hostilités en gazant les manifestants ...
      encore un "professionnel" de la désinformation et une honte pour la profession
      mauvaise foi, quand tu nous tient

  • Fredcho1

    Le plus fou, c'est que la défense de " l'hétérosexualité" soit noyautée par les intégristes cathos ; depuis au moins trente ans, on (cherchez les lobbys!) dévalorise la famille "traditionnelle" (forcément ringarde), le couple "classique" (forcément pas gai), et le sexe masculin (forcément brutal et hégémonique). L'homosexualité est un droit, ce n'est certainement pas une avancée ; je me souviuens du directeur du "Gai-Pied" qui écrivait, au début des années 80 (je cite de mémoire) : "l'homosexualité est une sexualité infantile, prolongement direct de la masturbation", sans scandaliser personne!. Le politiquement correct a bien remplacé l'esprit critique.

  • Jaizkibel

    Les journalistes ;  Il ne faut pas confondre "Liberté de la presse" avec " libertinage de la presse" Et lorsque la presse désinforme c'est du libertinage. 

    • Ivan Jakic

       tout-à-fait

  • Ivan Jakic

     

    Et alors "l'impatience" qu'on peut lire à la fin
    d'un article d'Emma est absolument triste et inqualifiable, comment peut-on se réjouir
    de la venue d'un pauvre enfant innocent au sein d'un couple homosexuel où il ne
    pourra jamais jouir de l'équilibre harmonieux pour son développement d'une mère
    et d'un père, comment va-t-il vivre cela en tant qu'adultes, il ne connaîtra
    jamais sa "mère" biologique ni n'aura eu la chance d'avoir une image
    maternelle dans le courant de toute son enfance !!!

  • Mn Escoffier

     Caroline Fourest peut-elle encore se prétendre journaliste ?
    Là où les choses sont plus graves, c’est quand on
    entend Caroline Fourest raconter qu’elle suivait ces militantes, et travaillait
    au service de France 2. C’est-à-dire
    du service public.La question n’est pas de savoir si on est d’accord ou pas avec avec le projet
    gouvernemental ou les mots d’ordre de la manifestation. Celle-ci a été
    officiellement autorisée, et est donc légale. Par contre, ce qui s’apparente à
    une contre-manifestation n’a pu être autorisée sur le même lieu que la marche de
    protestation, c’est contraire aux pratiques de la préfecture de police. Cela
    signifie donc que cette contre-manifestation était totalement illégale.

    Or, Caroline Fourest, qui prétend l’avoir suivie au nom de France 2 ne pouvait
    pas l’ignorer. Tout comme personne ne peut ne pas savoir que cette militante
    LGTB, qui se dit journaliste, était
    également présente et active dans les squelettiques contre-manifestations de
    la veille, à Paris.
    Elle paraît pour le moins complice des militantes de Femen.
    On est donc à même de s’interroger sur son rôle, connaissant sa proximité avec
    ce groupe. S’est-elle comporté en journaliste, ou en meneuse politique ?
    A-t-elle vraiment cherché à informer, ou à diffamer délibérément ?

    Nul journaliste ne peut ignorer qu’en allant contre-manifester, exibées en
    soubrettes déshabillés, devant un cortège de catholiques, Femen allait forcément
    provoquer des incidents. Or, il s’avère
     qu’une des personnes qui paraît avoir
    orchestré cette provocation, et l’avoir encouragé comme journaliste, est une
    habituée des plateaux de télévision, et s’appelle Caroline Fourest, et qu’elle
    est par ailleurs proche du PS. Au-delà du fait qu’elle affirme avoir été
    agressée (ce qu’aucune image ne confirme), n’y a-t-il pas un véritable problème
    déontologique, quand une militante de la cause homosexualiste se prétend
    journaliste, qui plus est sur une chaîne publique, et qu’elle se comporte en
    complice de personnes qui attaquent des militants manifestant démocratiquement,
    pour discréditer leur cause, et essayé d’obtenir des images choc ? Est-ce
    vraiment cela, le journalisme ?

  • Tquedepassage

    pas de chiffres ?? vos sources sont pauvres... aller je vous aide :
    contre le projet et pour le droit à l'enfant davoir 1 papa et 1 maman : 170.000 selon les rg samedi 17, 20.000 le lendemain.
    pour le mariage et le droit du couple d'avoir un enfant : 200 samedi + une douzaine de nénettes à poil dimanche....

    • VincentDaniel

      Relisez. Les chiffres sont dans le premier paragraphe.

  • happydays

    je cite : "Tous les enfants ont besoin d'un papa et d'une maman. C'est un mensonge de faire croire le contraire. Défendons le droit des enfants ! Il n'y a pas de droit à l'enfant. On ne les distribue pas. Ils veulent instaurer le partage d'enfants, comme pour les Vélib. Ça s’appellera 'enfantslib'"...
    Alors question :
    - que fait-on contre l'adoption monoparentale?
    - que fait-on des couples ayant des enfants qui divorce?
    - que fait-on lorsqu'un parent décède?
    -...
    Dans tous ces cas, et bien d'autres encore les enfants n'ont pas un papa et une maman habitant dans le même foyer, alors que faut-il faire? les renvoyer à l'orphelinat car leurs familles ne correspondent pas aux "bons critères"?!?!

    Il faut être logique parfois, soit un enfant a besoin d'un papa est d'une maman, dans ce cas retirons les enfants à tous les parents qui ne respectent pas ces critères, soit on accepte l'homoparentalité.

    Dans tout les cas, arrêter l'hypocrisie, un enfant à surtout besoin d'amour!

  • Patlemoine

    C'est incroyable la provocation de la part des homosexuels, absolument dégoûtant, des parades indécentes où sont témoins obligés des enfants, des hétéros seraient ce genre d'exhibitionnisme, ils se feraient arrêter? J'ai vu des commentaires scientifiques et objectifs être proprement effacés parce que considérés comme dérangeants par les homosexuels
    Et alors "l'impatience" d'une certaine Emma qu'on peut lire à la fin d'un article est absolument triste et inqualifiable, comment peut-on se réjouir de la venue d'un pauvre enfant innocent au sein d'un couple homosexuel où il ne pourra jamais jouir de l'équilibre harmonieux pour son développement d'une mère et d'un père, comment va-t-il vivre cela en tant qu'adultes, il ne connaîtra jamais sa "mère" biologique ni n'aura eu la chance d'avoir une image maternelle dans le courant de toute son enfance !!!
    Ce n'est pas de la modernité, c'est de la folie contre l'homme et la création.
    Si la gauche permet cela, la droite supprimera cette loi, que la Nature reprenne ses droits et sa normalité.

    • Jean-daniel Tapoul

      parce que vous croyez que les millions de névrosé qu'il ya sur terre ont étaient conçut par des homos???

  • Antoinegrangeac

    La manifestation qui s'est déroulée samedi contre le mariage
    homosexuel a donné lieu à des accrochages avec quelques contre-manifestants
    venus  là chercher la bagarre et des
    images. Opération réussie d’autant plus que 
    Caroline Fourest  y fut bousculée
    (agressée). Bien entendu, les provocatrices aux seins nus, vêtues d’une  petite culotte et arborant le voile (celui
    des bonnes sœurs  et non l’autre, le
    tchador) ont été quelque peu molestées et passent désormais pour victimes. Tout
    le monde les plaint et la porte-parole du gouvernement en tête. Ainsi va le
    débat tel que voulu par certain(e)s et tel que traité par les médias.

    Mais plus sérieusement, doit-on nécessairement modifier de
    fond en comble le code de la famille pour fournir plus de garanties aux couples
    homosexuels et leur permettre, par exemple, d'adopter l'enfant de leur
    conjoint ? Toute autre est, par ailleurs, la question de l'adoption (simple
    ou plénière ?) par un  couple
    homosexuel et celle de la PMA, procréation médicale assistée. Une réflexion que
    j’entame sur mon blog

     http://antoinegrangeac.wordpress.com/

    L’égalité est au centre de l’argumentaire en faveur du
    mariage homosexuel,  mais de quelle
    égalité parle-t-on ? Si c’est celle qui fonde la République, l’égalité en question
    est alors une égalité en droit et elle s’applique à la naissance « Les
    hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit … » ; ainsi,
    que l’on soit né prince ou gueux, homme ou femme, blanc ou noir, riche ou
    pauvre… le droit serait le même pour tous. Mais là, dans cette affaire de
    mariage pour tous, on ne saurait invoquer ce principe fondamental car on ne
    naît pas homosexuel, on le devient ; et en devenant homosexuel, sur cette
    question du mariage, on s’écarte naturellement et nécessairement du droit
    commun. ..

  • Amae

    Je ne reviendrais pas sur les attitudes déplorables de tous ces gens qui se prétendent non homophobes. Bref. Je vais juste reprendre un de leur slogan qui est "on ne ment pas aux enfants".
    Je crois qu'il serait de ce fait urgent de créer une loi qui oblige que chaque conception d'enfants dans "les mariages hétéro bien comme il faut"  soit soumis à un test de paternité car si d'après les études, 1 enfant sur 5 est issu d'un père biologique différent de celui qui l'élève (sans que celui ci n'en sache rien!!!!), cela fait de nombreux enfants spoliés de leur réelle origine. Qui est-ce qui ment alors?
    Bien à vous

  • nosalvation

    quand on voit ce que font certains papa et maman  avec leurs enfants, qu'il s'agisse de maltraitance de violence verbale physique, d'éducation a grand coup de télédebilité, de préceptes religieux... sans considérer que l'enfant sera un jour libre de pensée et d'acte).
    Fait-on des enfants pour en faire des porte paroles de nos opinions ?
    L'amour est il un acte scientifiquement prouvé tel que cette "pseudo déviance" que l'on nomme homoséxualité ?
    l'évolution est un mot que grand nombre n'intègre pas dans le dictionnaire, alors c'est sur il peuvent prier par internet...  bravo, mais il n'accepteront pas l'évolution des moeurs, c'est un fait il est la.Mais les entendront nous manifester contre  les reseaux pédophiles  qui donne satisfactions à tant de notables et religieux, les premiers coupables  de pédophilie ne sont pas homosexuels.

    Concernant "la contre nature" que ces braves gens attaquent, pourquoi ne manifestent ils pas contre la chirurgie esthétique, les ogm, et tout le reste...
    La Religion est l'école de l'hypocrise... restez enfermés dans votre pays des merveilles. Si l'on est pas capable de s'adapter à l'évolution des moeurs, retournons à la barbarie et aux clans, aux haches, aux tortures à l'ecartelement ....
    Qu'il est consternant de constater la pauvreté mentale de ce pays, nous retournons a l'obscurantisme. "
    "Je vous dis bravo et vive la mort. ... "

  • http://www.facebook.com/noemie.vaselli Noémie Vaselli

    Un enfant à avant tout besoin d'affection et d'un cadre stable. Dans les pays où l'adoption et la pma pour les couples de même sexe sont autorisé, les enfants d'homosexuels trouvent l'équilibre dont ils ont besoin. Les opposants auxmariage pour tous passe leur temps à dire qu'il faut "penser aux enfants", "rendrer sa voix à l'enfant", mais ils refusent d'écouter les témoignages depersonnes élelevées par des homosexuels qui ont eu une enfance heureuse et sont devenus des adultes équlibré et épanouis.

  • tirid

    Que les personnes du même sexe s’aiment c’est une chose " aimez vous " mais pour l’adoption d’un enfant non. Un enfant est issu et a besoin d’une mère et d’un père c’est la nature qu’ils ne touchent pas à la " famille "

  • CharenCharenCharentais

    "15h20, boulevard Raspail. Pour dynamiser cette marche polie et silencieuse, la sono crache de la pop (MGMT, Mika...)."

    Marrant, ça, comme choix de programmation pour des intégristes cathos contre les droits des homosexuels… sachant que Mika aime les hommes.