Comment un député PS veut mettre "L'Etat au régime"

René Dosière présentant son rapport sur le budget de l'Elysée, le 16 juin 2009 (AFP/Patrick Kovarik)

"Un député PS dénonce les folles dépenses des élus locaux !" Belle promotion mercredi 12 septembre à la une du Canard Enchainé pour L'Etat au régime, le livre de René Dosière qui paraît le 20 septembre au Seuil.

Le journal satirique détaille en pages intérieures "les 15 milliards sous le tapis" dénichés par celui qui, sous Nicolas Sarkozy, traquait les dépenses inutiles de l'Elysée. René Dosière (PS) s'en prend cette fois notamment aux collectivités territoriales, majoritairement dirigées par les socialistes. Quelques exemples de gaspillage épinglés  :

  • Les 240 milliards d'euros dévolus aux collectivités locales font vivre 525 000 élus (conseillers municipaux, régionaux, territoriaux...). Conséquence ? La France compte "un élu pour 125 habitants". "Une armée mexicaine" qui se livre à "une effarante course aux indemnités", estime René Dosière.
  • Ces indemnités ont "augmenté de 27,8%" entre 2007 et 2009 " pour atteindre 208 millions d'euros alors que "le nombre de communautés est demeuré stable"
  • Les parlementaires qui exercent aussi une fonction locale peuvent toucher jusqu'à 8272 euros d'indemnités (montant maximum). Voilà qui ne motive guère pour une limitation des mandats.
  • Conclusion ? Une "réforme de l'administration locale", ce serpent de mer, permettrait, selon le parlementaire, 15 milliards d'économies.

Le pourfendeur des gaspillages publics tiendra lundi 17 septembre un point presse pour exposer ses "50 propositions pour un Etat exemplaire", dans les locaux de l'Assemblée trois jours avant la parution du livre. Ouvrage dont je rendrai compte ici, plus longuement, à l'occasion de sa sortie.

Publié par Anne Brigaudeau / Catégories : Actu / Mots-clés : Dosière

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  • Gele Gerard

    chiche René,

    François
    hollande ; en campagne, je serrais le président de la fin des privilèges !
    Chiche.

    Les
    autres solutions possibles pourtant de manquent pas (liste non exhaustive) :
    Ou, comment trouver 120 milliards par an pour la France ! 40 milliards
    pour le budget, 40 milliards pour réduire la dette, 40 milliards pour la
    compétitivité des entreprises, de l’emploi ! Les salaires !

    La
    première réforme à mener dans ce pays est la suppression des inégalités
    entre le public et le privé. Régimes spéciaux de retraite, régimes
    inégalitaires des fonctionnaires, égalité républicaine totale pour tous :
    cotisations, conditions, prestations.
    -réduction de 30/40 % du nombre des élus ; députés, sénateurs, régions,
    département, etc
    -suppression de l’absurde et ruineuse contrainte des 35 heures.
    -fiscalisation raisonnable de tout les revenus ; salaires, indemnités, allocations
    sociale.
    -augmenter le temps de travail des enseignants ; mise en concurrence de l’école
    privée et de l’école publique ( chèque éducation ) Instaurer une stricte
    discipline, virer les élèves qui ne sont là que pour les « allocs » et les
    orienter vers un apprentissage utile au pays ;
    -renoncer aux 60 000 surnuméraires prévus pour l’EN, tenant compte du fait que
    le budget du « mammouth » est déjà le plus élevé de l’OCDE
    -modifier le système d’arrêt-maladie dans la fonction publique et l’aligner sur
    le privé.
    -donner à la Sécu tous les moyens informatiques de contrôle et relier en
    intranet tous les prestataires sociaux ; fiscalisations de toutes les
    allocations. Mise en concurrence de l’Hôpital et des cliniques privés.
    -débarrasser le code du travail des pesanteurs accumulées pour l’adapter aux
    réalités de l’économie moderne.
    -supprimer les subventions publiques à une ribambelle d’associations d’utilité
    douteuse, sinon néfastes : comités théodules, observatoires, conseils, haute
    autorité aux coûts et statuts et motivations troubles.
    -supprimer les subventions a la presse, les niches des journalistes !
    -idem pour les syndicats qui seront d’autant plus crédibles que l’argent
    viendra des adhérents et non de l’Etat ;
    -faire le ménage des subventions aux DOM-TOM et tenter de réduire les
    féodalités insulaires.
    -réformer Pôle-Emploi : que les agents sachent comment fonctionne une
    entreprise ?
    -renoncer au projet « emploi jeune » : les patrons ne réclament pas d’exemption
    fiscale, ils embauchent quand la nécessité s’en fait sentir et veulent rester
    libres de réduire la voilure si la conjoncture se dégrade.
    -tous les services publics du secteur marchands doivent être totalement
    privatisés. La SNCF, EDF, GDF la POSTE, RATP, SNCM, et toutes les sociétés
    d’économie mixtes ou l'état conserve des participations.

    En finir avec notre folie fiscale : stabilité, efficacité, simplicité :
    par un impôt unique ! La flat taxe. Fin de l’ISF de la chasse aux riches, aux
    investisseurs, aux entrepreneurs, créateur d’emplois. Et décider une bonne fois
    de stopper, sans faiblesse et sans larmoiements, le flux incessant d’une
    immigration, inutile à l’économie et ruineuse en coûts sociaux de toutes sortes.

    C’est
    évidemment prêcher dans le désert vu qu’il est dans la culture de gauche de
    distribuer l’argent public à qui le demande (et même à qui ne demande rien) et
    vu qu’il est de constante politique - de gauche comme de droite de créer
    artificiellement du pouvoir d’achat  
    avec la doctrine fallacieuse de Keynes de la relance par la consommation
    ! Echec garanti.

     

     

    • Gérard Manvus-Hibeth

      heureusement que le ridicule ne tue pas…
      la mise en concurrence des hôpitaux étant la plus jolie perle d'un argumentaire idéologiste aberrant.
      (sinon, Keynes c'est celui dont la doctrine a permis aux US de s'en sortir après 1929, rien que ça).

      • Gele Gerard

         Santé: concurrence par la qualité des soins. c'est la cas ! voire le classement des hebdos.

        Sous
        l’emprise de la doctrine fallacieuse de Keynes : l’économie étatique ( nous somme en 2012 ) pas en 1929

        Les
        gouvernements français américains, comme tant d’autres hélas, ont la conviction
        commune que plus la crise s’étend, plus ils doivent intervenir pour maintenir
        l’économie hors de l’eau. Ils ne se rendent pas compte que, ce faisant, ils la
        font couler chaque jour un peu plus.

        En
        pompant les ressources de la société civile au profit de la machine
        étatique, ils sont pompiers pyromanes, ils assèchent les liquidités dont
        l’économie a besoin et ils remettent les décisions d’investissement et de
        consommation en des mains moins expertes, plus coûteuses, plus lentes que
        celles des multiples agents du marché. Ils croient savoir mieux faire parce
        qu’ils ont des agences spécialisées, des énarques et des polytechniciens à
        demeure, mais l’histoire montre que cette science accumulée est aussi un
        handicap car le vrai entrepreneur est souvent un homme d’intuition et de vision
        plus que de savoir. Certes, les entrepreneurs privés aussi peuvent se tromper
        dans leurs investissements, mais c’est avec leur argent, pas avec celui des
        autres. La tentation de jouer à l’entrepreneur est plus forte que jamais en
        France. Le ministre de l’Economie a l’intention de donner des consignes
        précises à des « Commissaires à la Ré-industrialisation »  et aux préfets, et le Ministre de
        l’Intérieur lui-même est mobilisé pour que tous les fonctionnaires aillent au
        secours des PME : voici une belle sortie de crise qui s’annonce !

        La
        France et la plupart des pays du monde occidental avec elle sont malades de
        leur Etat providence. C’est l’excès de leurs dépenses publiques qui a
        augmenté leurs dettes publiques au-delà du raisonnable plutôt que
        l’insuffisance de leurs recettes fiscales. Tout au contraire, la charge fiscale
        qui pèse sur les particuliers et les entreprises entrave déjà considérablement
        la marche de leurs économies et c’est en allégeant ce fardeau qu’ils pourront
        recouvrir la santé, pas en s’engageant dans de nouvelles dépenses qu’ils
        croient à tort utiles et qui sont nuisibles.

        Notre
        pays fait la chasse aux riches aux entrepreneurs et s'étonne de voir fuir le
        gibier ! cela malgré nos 56 % de dépense publique ? record du monde . Avec
        pour credo que la France est ultra-libéral ! 

        les prélèvements fiscaux et
        sociaux sur le travail représentent 71,3 % du salaire moyen. Un pourcentage hallucinant… reste 28,7
        % dans notre poche !

        Selon
        Eurostat, en France la ponction totale du fisc sur le capital (ISF, bien sûr,
        mais aussi taxes foncières, imposition des plus-values, droit de succession,
        impôt sur les bénéfices...) représente, sur un an, 38,8
        % des revenus issus de ce capital. Quant à la taxation du travail,
        elle correspond globalement à 41,4 % des
        salaires. Un écart peu significatif, donc.

        Dès
        lors qu'il est taxé, le capital se trouve donc sensiblement ponctionné. Le
        problème, en France, réside surtout dans les échappatoires à toute imposition.
        Les fameuses niches, ( optimisation fiscale qui n’est pas facile pour le
        français moyen )

         

         

         
         

  • Hoppi_pramol

    René  Dosières va publier son livre. Il va sans doute révéler un grand nombre de choses que nous ne connaissons, nous, que trop  mal.

    Et, si meme son bouquin démontrait à  TOUS les français que la Gabegie est hallucinante , que l'argent soit dilapidé ou  volé, rien ne changera, rien ne changerait.

    POUR QUE LES  CHOSES AIENT UNE TOUTE PETITE  CHANCE D'ETRE CHANGEES,

            ______   Il faudrait  QUE  TOUTE LA PRESSE FRANCAISE  reprenne  chaque jour, sans jamais plus cesser de demander des comptes à tous les politiques français _______ tout ce qui aura ou aurait été porté à la connaissance du plus grand nombre.

    Au mieux, son bouquin sera un succès de librairie, au pire, la presse n'en parlera que le moins possible.

    • Caro59

      C'est ce que nous faisons tous les jours par le bais de nos associations de contribuables. La plus importante "les contribuables associés" est sur Paris. Notre blog (plus modeste) http://contribuables.aubagne.over-blog.com

  • Rachid

    C'est en continuant de dénoncer les gaspillages qu'on peut espérer réformer notre système sclérosé.

    Bravo Monsieur le député. Espérons que vos 576 collègues suivront votre exemple...