D'une "théorie du genre" qu'ils font semblant de mal comprendre...

figaroLe Figaro s'en frotte les mains, que dis-je, s'en lèche les babines, ce matin : les agité-es de la Manif Pour Tous reviennent en "saison 2" avec un "nouveau cheval de bataille" et ça promet : à la rentrée, ils entreront officiellement en guerre, milices de parents outrés et "comités de vigilance" en ordre de marche contre ce qu'ils appellent la "diffusion subreptice" de la "théorie du genre" dans les crèches et les écoles.

Non, non, ce n'est pas une "diffusion subreptice", c'est un projet assumé de société

Pourquoi "subreptice", d'abord? La volonté politique est claire, et on ne va pas s'en plaindre. Il s'agit de combattre les stéréotypes sexistes à la racine, là où ils se fondent, dans une primo-éducation qui brasse l'amour sincère (et le désir légitime de socialiser nos enfants et de les accompagner dans la construction de leur identité) avec les injonctions normées (et tout ce qu'elles contiennent et fabriquent d'interdit d'être soi et de s'aimer, en faisant seulement accepter ses singularités par la société).

2214114Il n'y a rien de "subreptice" dans ce projet : l'intention est affichée, en particulier dans le projet de loi-cadre sur l'égalité entre les femmes et les hommes, de travailler sur les mentalités, car c'est bien dans cette nébuleuse socio-culturelle baignée d'héritage historique, politique et religieux, que nous puisons tous et toutes, à notre insu le plus souvent et même parmi les plus sensibilisé-es d'entre nous, des certitudes-réflexes sur ce qu'est et doit être un homme ou une femme.

"Tu sais ce que ce sera?" "Un enfant, j'espère!"

images-1Homme ou femme? Ca nous parait si banal comme question que nous y répondons dès avant la naissance d'un nouveau petit humain.

"Et tu sais ce que c'est?", demande-t-on au futur parent qui s'égaie en annonçant la venue prochaine d'un bébé. Enceinte, j'avais pris l'habitude de répondre "un enfant, j'espère", décevant celles et ceux de mes interlocuteurs qui s'attendaient à ce que je transforme la vérité bio-génétique d'un caryotype ("un individu XX" ou "un individu XY" car je ne savais alors rien de plus des traits, du tempérament, des goûts de l'être qui poussait dans mon ventre) en catégorie sociale ("une fille" ou "un garçon", avec tout ce que l'on imagine dès cet instant de ce à quoi ressemblera cet-te enfant, dans quels vêtements il ou elle s'habillera, quelle sera sa coupe de cheveux et quels seront ces jeux, de quoi seront faites ses relations avec sa maman et son papa, quelles ambitions il ou elle nourrira et quels projets il ou elle engagera etc.).

Distinguer le sexe du genre, pour distinguer le prétendu "naturel" des constructions socio-culturelles

65638838Voilà, c'est juste ça, mesdames et messieurs les hérissé-es d'une "théorie du genre" que vous faites semblant de mal comprendre!

Distinguer le sexe du genre, c'est juste faire une utile différence conceptuelle entre ce qui relève du sexe génétique (lequel est d'ailleurs bien moins binaire que vous ne l'imaginez, même si on ne va pas entrer ici dans les détails histoire de ne pas trop vous embrouiller) et ce qui appartient au genre socialement construit, c'est à dire à tout ce qu'on attribue, d'emblée, de caractéristiques flatteuses ou moins flatteuses, à chaque sexe ("les filles sont calmes et douces", "les garçons sont turbulents et maladroits", "les filles sont pleurnichardes", "les garçons savent serrer les dents", "les femmes ont un sens de l'orientation déplorable", "les hommes ne savent pas faire plusieurs choses à la fois", "les femmes ont la fibre littéraire", "les hommes font de bons scientifiques"...) et qui fait le lit bien garni du sexisme.

Le sexisme, une perte de chance

Le sexisme ne fait de bien à personne. Il est toujours, pour tous et toutes, une perte de chance. Il réduit le potentiel de déploiement de toutes les facettes d'une personnalité à ce que les attentes sociales prévoient et légitiment. Il dresse des barrières symboliques (mais d'une dureté implacable) sur le chemin de la construction de sa propre authenticité. Il élabore tout un code de règles non écrites (mais néanmoins autoritaires) qui entravent la seule vraie liberté fondamentale de chaque individu qui ne fait tort à aucun autre : celle d'être soi. Il autorise officieusement (mais cependant résolument) à oeuvrer au redressement par la collectivité de celles et ceux qui expriment des particularités qu'on ne leur a pas assignées, au travers du jugement, de l'insulte ou de la menace.

arton559Le sexisme exerce une vraie violence, oui, et plus seulement figurée, quand il justifie la répartition genrée des rôles, quand il agrée la réification des femmes en en faisant un argument publicitaire, quand il donne sinon des excuses, à tout le moins des explications à la violence conjugale en assimilant passion et possession patriarcale, quand il permet d'examiner le comportement "adéquat" ou pas d'une femme sexuellement agressée aux fins à peines cachées de la co-juger de ce dont elle est victime, quand il banalise l'injure homophobe et les tabassages associées de gouines et pédés...

Se dessiner un parcours plutôt que subir un destin

Dire cela, est-ce couper les queues de vos garçons et raser les seins de vos filles? Allons! Un peu de sérieux. Non seulement, la "théorie du genre" ne nie pas la (ou les) différence(s) des sexes, mais encore ne vise-t-elle pas à uniformiser les comportements en pulvérisant les constructions sociales existantes.

L'enjeu du "genre", c'est avant tout de faire reconnaître que ces constructions sont précisément "construites", qu'elles sont culturelles et contextuelles et non pas "naturelles" ou "normales". Que partant, il est possible d'y échapper comme à tout déterminisme, pour se tracer un parcours plutôt que subir un destin.

2130584Ca ne signifie pas que chacun-e doive renoncer à tout ce qui appartient à son genre, ça implique seulement qu'il est possible de se défaire à son gré de ce qui encombre là-dedans et d'emprunter ce que l'on veut aux privilèges de l'autre genre (du droit de pleurer à celui d'être ambitieux-se, en passant par le plaisir de pouponner, de grimper aux arbres ou de taper dans le ballon, de porter une jupe ou un pantalon selon les jours et les envies, de se pomponner ou ou contraire de s'affranchir de la coquetterie...).

Uniques!

Combattre le sexisme à la racine en démontant les mécaniques de nos certitudes les plus inextensibles sur la féminité ou la masculinité, outre le bien que ça fait à la tête (qui se porte mieux quand les pensées y circulent sans entraves), c'est donc permettre à nos enfants de découvrir l'infinitude de leurs précieuses ressources pour s'émouvoir, pour s'ouvrir au monde et s'y bâtir. C'est créer un environnement favorable à la germination et à l'éclosion de leur originalité et de tous leurs talents. C'est les protéger de la haine inlassablement nourrie par le conformisme.

C'est les aimer, surtout, inconditionnellement, en se laissant surprendre par ce qu'il y a de plus magique dans l'évolution d'un être humain, par delà tous les critères, les classements et les jugements : son unicité, inaliénable.

 

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  • Sylphis Farheit

    L'idée de base de l'indifférenciation [de traitement, de reconnaissance] du genre social peut avoir en effet son intérêt en terme d'égalité des chances dans la mesure où la société de bride pas le développement de ses individus par rapport à leur sexe biologique.
    Cela peut permettre d'élever le niveau de la société avec toute l'énergie humaine disponible.

    ***

    Là où je ne rejoins pas certaines démarches que je qualifie "d'égalitarisme" (idéologie plutôt que concept), c'est le fait de chercher à placer 50% de filles et 50% de garçons (reconnus comme tels biologiquement) dans tous les domaines. Cela se voit surtout en politique, avec la parité; qui a mon avis n'a aucun sens, car des personnes sont justement mises en avant de part leur sexe plutôt que de part leurs compétences et vues politiques.
    De même, l'éducation des plus jeunes à des activités de leur sexe opposé n'a pas grand sens si in fine on les sépare. La vue exposée dans l'article me semble intéressante, les propositions d'application du gouvernement me paraissent pourtant presque contraires. De plus, des mécanismes d'égalité homme/femme ont déjà été déployées dans d'autres pays, il faudrait les prendre en compte et en tirer des leçons plutôt que de copier des démarches.

    A côté de cela, la "théorie du genre", ou plutôt <> possède un biais de réflexion au niveau scientifique dans certaines de ses branches, en négligeant un facteur non social qui est le corps lui-même - dont beaucoup de ses attributs conditionnent le comportement d'un individu (ce qui, à la base, lui permet de survivre et de suivre ses besoins biologiques). Cette étude n'est in fine pas un argument, ni une thèse, permettant à l'idée d'égalité décrit dans l'article de se justifier.

    ***

    Il y a une différence que je constate entre la volonté tout à fait louable d'égalité sociale entre homme et femme (une égalité totale n'ayant pas de sens, le corps d'un homme et celui d'une femme - et autres - sont différents, octroyant des droits/devoirs différents, dont par exemple la procréation) et l'application qui semble se profiler d'un concept plus éloigné issu des études sur le genre, allant non pas éduquer et élever les enfants de la même manière peu importe leur sexe, mais de chercher à les éduquer de telle sorte qu'ils ne se la forgent qu'au barycentre des stéréotypes de sexe.
    C'est l'impression que j'aie des informations que je vois.
    La plupart - si ce n'est toutes - des études sur les enfants montrent que leur identité sexuelle est développée relativement tôt (d'une dizaine de mois à 2 ans) et qu'il me semble absurde de ne pas conforter cette identité, tout en offrant des ouvertures, en faisant participer à des activités tous les enfants sans prendre en compte leur sexe.
    Ce n'est à mon avis pas une éducation à la liberté [sociale sexuée] individuelle qu'il serait intéressant, mais à la liberté d'une société asexuée construite par tous ces enfants.

    Je reprends une phrase de l'article : "la seule vraie liberté fondamentale de chaque individu qui ne fait tort à aucun autre : celle d'être soi".
    J'ajouterais, et parce que c'est important, que ce serait, à mon avis, plutôt: la liberté d'être soi dans une société qu'on a participé à construire. L'Homme est un être social, et la société dans laquelle il vit, il la construit aussi. Un humain seul - hors société - n'est par [cette - la première ou la seconde -] définition pas libre ("être" tout seul n'a pas de sens).

  • CHENARD

    Bonjour,
    Précise description idéologique dans cet article; sur base de plus de "liberté" alors qu'on l'impose fièrement et autoritairement aux parents et directement aux enfants! le sens du mot démocratie et liberté a décidément une polysémie inouie. En attendant je recommande à tous ceux que les faits réels (expérience de la Norvège pendant des années) appuyé par des vrais études scientifiques internationales, ce documentaire norvégien qui explique pourquoi et comment cette pseudo théorie a été expulsée de Norvège. Juste 39 minutes de visionnage, histoire de se faire soi même son opinion,pour une fois (et avoir le son d'autres cloches!) : http://www.youtube.com/watch?v=PfsJ5pyScPs

    • Marie Donzel

      Je ne prône pas l'indifférenciation des sexes... Vous me lisez mal ou faites exprès de ne pas comprendre ce que j'exprime pourtant le plus clairement possible. C'est d'ailleurs bien ce que je reproche à celles et ceux qui partent en croisade contre "la théorie du genre" (qui n'en est d'ailleurs pas une, il s'agit surtout d'études scientifiques, pour la plupart sérieuses et menées depuis au moins trois décennies, sur le genre), de faire exprès de ne pas comprendre ou de comprendre de travers pour défendre au final des idées réactionnaires en les faisant passer pour des vérités naturelles. 

      • CHENARD

         Bonjour, Il est facile de ranger ceux qui n'ont pas votre vision de "réactionnaire" et dire que c'est eux qui ne comprennent rien. Vous ne vous basez sur rien d'objectif mais uniquement sur une idéologie et subjectivité (comme les apôtres de cette dite "théorie des genders" qui est très bien expliqué -interview à l'appui- dans le documentaire sur "le paradoxe norvégien" que j'ai partagé). L'avez vous au moins vu? si la réponse est non, c'est dommage car en voici des faits.

        Et je voulais aussi expliquer que l'ensemble des sciences sociales convergeait toutes aujourd'hui (au XXI° siècle) sur un continuum entre déterminismes et libertés. S"arracher à ses déterminismes (lois de la nature) comme le prone les "modernes" (du XIX° siècle au moins donc pas hier) pour créer un Homme nouveau t libre est démontré comme FAUX! aussi faux que de croire que l'humanité doit se conformer uniquement aux lois de la nature et ne pas créer (philosophes "anciens"). Les doctrines idéologiques et politiques relevant de ces paradigmes "anciens" et "nouveaux" ne sont donc ni l'un ni l'autre à même de créer une société qui permettent aux peuples de disposer d'eux même et d'être libre. Imposer de renier des déterminismes (prouvés dans le documentaires norvégien également) aussi profonds que l’influence des hormones dans le corps humains est anti social et inhumain. tant de négation de la nature même de l'Homme est pire profondément dictatorial et méprisant pour l'espèce humaine dans son ensemble. Je vous laisse prendre connaissance de ces travaux et chercheurs de sciences humaines qui, ne travaillant pourtant pas ensemble en arrivent à la même conclusion : nier les lois de la nature ou en exclure tout autre est la négation même de l'humanité. Les 2 sont inscrits dans un continuum.  http://www.cite-sciences.fr/fr/conferences-du-college/mediaconf/c/1248129690837/-/p/1239022827697/seance/1248126421058

        Vous prendrez bien 2 heures de votre temps pour enrichir votre réflexion à ce sujet (déterminisme et liberté) ou au moins 39 minutes pour le documentaire. A moins que cet article ne soit que pour convaincre et ne cherche pas la vérité ni le débat démocratique mais simplement confirmer vos croyances et justifier ce "genre" de diktat (jeu de mot) pour créer une "jeunesse" nouvelle comme savent le faire les régimes qu'on sait autoritaires et surtout connu chez les fascistes.

        • Pluton92

          Très intéressant ce documentaire norvégien. Il montre l'évidence : cette théorie, dont on veut nous faire croire qu'elle est scientifique, est basée sur du vent et rien d'autre. Ces scientifiques norvégiens démontrent simplement ...qu'ils n'ont pas l'esprit scientifique.

          Quand je vais chez le dentiste, je me jette toujours sur l'éditorial du journal Elle, m'attendant à chaque fois à des surprises drôles. Il y a quelques années, l'une des ultra-féministes et chiennes de garde qui rédigent ces éditoriaux racontait que, révoltée par les (prétendus) "stéréotypes sexistes" de notre société, elle avait offert pour Noël à ses jeunes enfants, une poupée à son fils et une voiture et un pistolet à sa fille. Gros désespoir de la mère qui a eu l'honnêteté de faire part de sa constatation : au bout de 5 minutes les enfants avaient échangé leurs jouets !

          Je m'interroge sur l'extraordinaire puissance de ce lobby ultra-minoritaire qui parvient à imposer aux médias, aux politiciens, aux enseignants cette idéologie insensée.

          • John Arktor

            Mais le but n'est pas de forcer le fils à jouer à la poupée et la fille au pistolet.

            Le but est de laisser le fils jouer à la poupée SI IL VEUT, et de le laisser ne pas y jouer SI SIL VEUT.

            Le but est de laisser l'enfant se développer comme il le souhaite, et pas comme les parents le souhaitent.

            Mon expérience perso : si je m'étais développé comme l'avaient souhaité mes parents, je serais un bien triste ladre... Seulement tout le monde n'a pas la force de s'arracher de soi même à son éducation, et quand bien même, le faire est toujours douloureux.
            Alors que, ne pas enfermer son enfant dans des stéréotypes, machistes, sexistes, religieux, racistes, politiques..., leur permet d'obtenir une vraie liberté.
            En quoi CELA vous gène-t-il ?

            Car c'est celà, dont il est question, et pas, comme vous voudriez le faire croire, de forcer les filles à jouer aux pistolets et les garçons à porter des jupes.

    • Takumo

      appuyé par des vrais études scientifiques internationales...... sources?
      Ce documentaire fait par un homme SEUL, n'explique RIEN, si ce n'est que pour un sexe comme pour l'autre il y a encore du pain sur la planche pour s'affranchir des stereotypes qui existent depuis des siecles!

      • CHENARD

        à Takumo,
         C'est à croire que vous ne l'avez pas vu ce documentaire ou que vous voulez y voir que ce que vous voulez y voir. Des centaines d'études internationales montrent l'importance des déterminismes et notamment ceux des hormones sur le développement même intra utérins! La Norvège, après des années de pratique de cette pseudo théorie, l'a même expulsé tant les faits montraient eux même le contraire : plus on est libre et plus on fait des métiers de femmes quand on est femmes. Si cela ne vous suffit pas comme preuves tout cela, c'est à désespérer! les bénéfices de votre croyance dans cette idéologie (qui elle, n'apporte -cf documentaire AUCUNE preuve scientifiques... même pas une ombre!) doivent être bien importants pour distordre autant l=votre capacité de voir les choses. La plupart, par contre, sont désireux de comprendre et avoir des éléments fiables pour faire leur propre opinion et ce documentaire est, à ce titre, très bien fait et issu de faits et pas de subjectivité. Ecoutez Findelkraut aussi qui sort un peu du manichéisme benêt pour s'approcher un peu plus de la réalité qui elle, est complexe.

      • Pluton92

        Non Takumo, ce documentaire n'est pas fait par un homme seul mais avant tout par des scientifiques exposant leur point de vue et les expériences qui appuient leur position. On peut voir à la fin du documentaire combien les défenseurs norvégiens de cette théorie sont pitoyables, incapables qu'ils sont d'avancer le moindre élément de preuve. Ils ont même le toupet d'oser critiquer les chercheurs américains pour l'énergie qu'ils mettent à démontrer leur position, à savoir que nous sommes avant tout influencé par la biologie. On comprend aisément que le gouvernement norvégien leur ait coupé les vivres tant ils sont nuls. Mais comment auraient-ils pu démontrer une théorie basée sur une idéologie fumeuse ?

      • chatchat

        http://www.enfant-encyclopedie.com/pages/PDF/genre-socialisation-precoce.pdf Etudes scientifiques (en lisant ces études, on peut se rendre compte que leurs idées sont loins d'être au point. Après chacun en déduit ce qu'il veut.

  • Abricot99

    Là aussi, comme avec l'antiracisme, la lutte (que je partage) contre le sexisme est en train de devenir folle. Un certain nombre de personne, dont l'auteurE (il ne faut pas oublier le "e" 😉 ), se sont persuadées que pour lutter contre les inégalités, il faut déconstruire les identités, quitte au passage à nier des différences biologiques établies. Je pense par exemple à la visualisation 3D qui est effectivement meilleure chez les garçons, n'en déplaise à certain(e)s :
    http://www.lefigaro.fr/sciences/2006/12/27/01008-20061227ARTFIG90001-le_sens_de_l_orientation_est_il_masculin.php

    Or, je ne suis pas convaincu que cette déconstruction et la perte de repères qui en suivra sera bénéfique. La confusion n'a jamais été une arme contre le préjugé.
    Surtout, je ne vois pas en quoi le fait que les femmes soient plus présentes en filières littéraires et les hommes en mathématiques soit un problème dramatique. Les mathématiques sont elles supérieures au français ? Non. Différence ne signifie pas inégalité. Mais que proposent les partisans de ''l'égalité'' à outrance ? De forcer les filles à faire des maths ? D'engueuler le garçon qui jouera au ballon plutôt qu'à la poupée ?

    Je ne peux que vous inviter, Marie Donzel et vous qui me lisez (merci !) à écouter cette intervention passionnante sur la théorie du genre :

    https://www.youtube.com/watch?v=qEBc6P9BvvE

    • Marie Donzel

      Vous m'adressez du Finkielkraut, permettez-moi de vous adresser en retour du Vidal...

      http://www.tedxparis.com/talks/catherine-vidal-le-cerveau-a-t-il-un-sexe/

      • Abricot99

        C'est une conférence très intéressante de madame Vidal, merci pour ce lien.

        Mais qu'en est-il du reste ?

    • CHENARD

       Merci Abricot99, de cette interview de Finkhielkraut que je ne connaissais pas. Il explique ce que Annah ARENDT expliquait des "origines du totalitarisme" et dénonçait les mêmes dérives  des politiques "anti racistes" américaines. Les médias de masse ne permettent plus de débat démocratique (pensée unique et stigmatisation des "opposants") et c'est terrible.
      Merci

      • CHENARD

         Erratum, "réflexions sur Little rock" est dans responsabilité et jugement (1959) sur la déségragation des écoles du Sud des USA.

    • Céline Bon

      Le fait que les femmes se restreignent à faire des sciences fait perdre à la société un grand nombre de scientifiques brillantes et vice-versa pour les hommes qui ne vont pas faire des études de lettres "parce que c'est pour les gonzesses". N'est-ce pas un "problème dramatique" pour une société qui aurait besoin de tous ses talents ??

      Et les partisans de l' "égalité à outrance" proposent déjà qu'on arrête d'engueuler/ de se moquer/ de mettre à part le garçon qui préfère jouer à la poupée qu'au ballon (et la fillette qui préfère les autos aux princesses). Je ne vois pas en quoi cela peut-être autre chose qu'un progrès ?

      Enfin, je me méfie beaucoup des études telles que celle que vous citez. Il y a un siècle des études du même genre prouvaient qu'une femme ne pouvait pas être médecin (infirmière, oui, mais médecin ??) ou mathématicienne, et qu'un homme était physiologiquement incapable de prendre soin d'un enfant. Heureusement, la pratique nous a montré que ces études se trompaient !
      Les scientifiques appartiennent à leur époque et ont hélas les préjugés de leur époque.
      En particulier, l'étude que vous citez se base sur une corrélation (entre le taux de testostérone des foetus et des performances en terme de jeu spatial) et ne démontre pas une relation de cause à effet. La même corrélation peut être expliquée avec quelques étapes de plus par l'éducation :
      taux de testostérone sexe éducation différentielle entre filles et garçons performances

      • Pluton92

        Si je me base sur la relation que vous écrivez en dernière ligne, l'éducation aurait une influence sur le taux de testostérone. Auriez-vous un début de commencement de preuve sur cette affirmation qui me paraît pour le moins très osée ?!!!!!

        • Céline Bon

          Les études sur le genre ont déjà montré qu'on éduquait différemment les petites filles et les petits garçons. Or, si les unes ont un taux de testostérone faible, les autres ont un taux plus élevé. Du fait même de leur sexe.
          D'où la corrélation entre éducation reçue et taux de testostérone (dans le sens inverse que celle que vous supposez avoir compris de mes propos).

          • Pluton92

            Merci pour les explications. La flèche à double sens laisse penser que les interactions se font dans les deux sens.

            J'aimerais bien savoir ce que contiennent ces études sur le genre. Car enfin, les enfants passent beaucoup de temps à l'école et il n'y a pas d'enseignement différencié entre filles et garçons. Sur le plan professionnel, on ne cesse de vanter la présence de filles dans ce qui était le domaine soi-disant réservé des garçons et inversement. Je ne vois vraiment pas où se niche la différence d'éducation.

          • John Arktor

            Vous ne voyez pas les atomes. Ils n'existent donc pas ?

          • Pluton92

            Absolument aucun rapport. Vous devriez plutôt me donner des exemples de cette soi-disant éducation différente. Et je vous signale que l'on peut voir les atomes avec un microscope à effet tunnel.

      • Pluton92

        "les femmes se restreignent à faire des sciences"

        Avez-vous un commencement de preuve de ce que vous avancez ? Si c'est le cas, alors pourquoi ne se restreignent-elles pas à faire médecine ? Et si c'était tout simplement parce qu'elles sont moins passionnées en moyenne que les hommes pour ce qui touche ce qui est technique ? Si les femmes se servent autant d'ordinateurs que les hommes, pourquoi trouvez-vous si peu de femmes parmi les clients des grands magasins d'informatique ? Pourquoi vouloir à tout prix que hommes et femmes soient strictement identiques en moyenne dans leurs goûts, leurs comportements ...? Que cache cette volonté de vouloir à tout prix uniformiser notre monde ? 

        • Céline Bon

           Est-ce que les femmes sont moins passionnées naturellement que les hommes pour tout ce qui est technique, ou est-ce que l'éducation qu'elles reçoives les convainc qu'elles seront forcément moins bonnes que les hommes en technique ? De la même manière, est-ce que les femmes sont par nature plus empathiques que les hommes ou est-ce un effet de l'éducation ?
          Les études sur le genre ont pour l'instant largement montré que c'était d'abord et avant tout un effet de l'éducation. Qu'un parent va proposer plus facilement à son fils de venir voir "comment il répare l'ordinateur" et pas à sa fille. Qu'une petite fille va être plus poussée à l'empathie qu'un petit garçon.

          Je ne veux pas qu'on uniformise notre monde, je veux qu'on permette à la fillette passionnée de technologie de pouvoir suivre aussi facilement sa passion qu'un petit garçon avec les mêmes goûts. Je veux qu'on cesse d'imposer à des êtres en formation des stéréotypes d'un autre âge. Qu'on tente de les laisser grandir sans stéréotype pour qu'ils choisissent réellement quels sont leurs centres d'intérêt.
          Vous verrez que le monde, fait ainsi, sera beaucoup plus riche, beaucoup plus divers, beaucoup plus varié - et beaucoup plus intéressant.

          • Pluton92

            "Je veux qu'on cesse d'imposer à des êtres en formation des stéréotypes d'un autre âge."

            Je ne comprends pas ce langage. Qui impose aux petites filles de ne pas faire de technique ? Pourquoi ne pas admettre que garçons et filles n'ont en moyenne pas les mêmes goûts ? Je ne vois pas de nos jours la moindre pression sur les enfants pour leur imposer leurs goûts. Quelles études ont démontré que c'était l'éducation qui créait des différences ? Si le père propose de préférence à son garçon de réparer l'ordinateur, c'est tout simplement que sa soeur a toujours refusé !!!! 

            Lorsque des enfants se retrouvent pour un anniversaire, interdit-on aux filles de ne pas jouer avec une console sur laquelle les garçons jouent à des jeux de guerre ? Jamais je n'ai constaté de telles choses. Ne fait-on pas une grande publicité à ces femmes qui deviennent pilote de chasse ou marin sur porte-avions ? Certains films ne font-ils pas l'apologie de ces super-women devant lesquelles James Bond est un jeune freluquet ? Les femmes trouvent-elles porte close en politique ? Que ce soit dans le monde du travail ou dans la vie de chaque jour, je ne vois pas ces pressions que vous dénoncez.

            Il n'y a jamais eu aussi peu de différence d'éducation entre garçons et filles et pourtant subsistent de grosses différences de goûts et de comportement. J'ai bien peur que ces "stéréotypes" ne soient que de pures illusions avec lesquelles on va empoisonner la vie du plus grand nombre à cause du mal-être de quelques personnes.

          • John Arktor

            Vous êtes tellement de mauvaise foi que c'en est risible.

            Mais à la limite, puisqu'ils n'existent pas, en quoi ça vous gène qu'on essaie de les casser, ces stéréotypes ?

          • Pluton92

            Votre affirmation de ma mauvaise foi manque cruellement de démonstration.
            Parce que le résultat de telles absurdités risque d'être catastrophique. Comme ces expériences stupides en Suède ou même dans le 93 où l'on supprime toute référence au sexe des enfants. Où certains demandent que les hommes urinent assis dans un souci extrémiste d'égalité. Comment des adultes responsables peuvent-ils faire de telles expériences sur des enfants ? Jusqu'où ?
            Je m'inquiète de voir que notre société laisse le champ libre à toutes les minorités les plus excentriques alors qu'elle comporte des populations de plus en plus nombreuses où les traditions se renforcent dans un sens opposé. Est-ce en raison de ces "excentricités" que des personnes "de souche" se tournent en nombre appréciable vers une religion très exigeante et qui impose des coutumes comme le port de la burqa pour les femmes ? A extrémisme, extrémisme et demi !

        • John Arktor

          En quoi "laisser une chance égale à chacun" est une uniformisation ?

          Pour reprendre une comparaison de rôliste :
          Chaque PJ a le même nombre de points à répartir sur sa feuille de perso, et pourtant, il n'y en a pas 2 qui se ressemblent. Vous expliquez ça comment ?

          En fait, c'est simple : vous lisez avec vos préjugés, pas vos yeux.

          • Pluton92

            Prenez un autre exemple que les jeux de rôle car tout le monde ne pratique pas.

            "laisser une chance à chacun" ? Mais où avez-vous vu que l'on interdit à une fille de faire des sciences ou de la politique ? Pourquoi cette parité obligatoire dans les listes électorales ou dans les conseils d'administration ? Cette mesure va simplement conduire à nommer des potiches ou à mettre des incapables au pouvoir au détriment de personnes plus qualifiées. C'est la discrimination positive appliquée aux sexes et comme on l'a vu, c'est une catastrophe. Et cela n'est en aucune façon "laisser une chance égale à chacun". Le seul critère devrait être la compétence et non l'appartenance à un sexe donné. On voudrait déclencher une guerre des sexes que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Comme cette **** de Anne Lauvergeon qui, à compétence égale, embauche tout sauf le mâle blanc.

            Pourquoi je parle d'uniformisation ? Parce qu'en imposant des quotas obligatoires, vous imposez l'idée que les hommes et les femmes ont les mêmes centres d'intérêt et les mêmes capacités. Vous ne retenez comme seule explication que l'éducation pour expliquer les différences et c'est cela que je trouve absurde et infondé. Il suffit d'observer ses propres enfants ou les enfants des voisins pour constater que les enfants ont leur propre personnalité et qu'il est vain de vouloir la modifier en profondeur.

        • Mariam Erradi Latique

          "les filles sont fâcher avec les maths, les filles ne sont pas bonne en maths ... " Voilà le genre de phrase que j'ai entendu tout le long de ma vie (26 ans) et je viens du Maroc (7 ans) en Belgique. Donc deux cultures différentes même mode de rabaissement pour les femmes .une petite anecdote: hier j'ai gardé la petite fille de ma voisine de huit ans elle m'as dit qu'elle attend son prince charment et elle ne chante que ça !!! sur le PC elle ne veut jouer qu'a des trucS de maquillage et chaque 5 minutes je veux du rose du rose ...! je n'ai jamais vu sa mère elle est venu la chercher puta... une barbie sur pâte un visage maquillé à outrance un style vestimentaire digne d'une adolescente à la recherche du prince crament elle aussi pour subvenir à ses besoins je me suis dit pauvre gamine tell mère tel fille.

    • Pluton92

      Je partage totalement vos propos. Cette course à l'égalitarisme me paraît le signe d'une société malade. Que va-t-on gagner à cette casse de la société comme on le voit en Suède ? Que va-t-on gagner à habiller les garçons en robe s'ils le désirent comme on le pratique dans certaines écoles suédoises ? Comme s'l n'y avait pas plus important par les temps qui courent que de perdre son temps à de telles divagations ? Et les mêmes doivent se moquer des débats sur le sexe des anges à la veille de la chute de Constantinople ! La théorie du genre est bien à classer dans les querelles byzantines !!!

    • John Arktor

      On ne parle pas de déconstruction, mais de non-pré-construction.

      On vous parle français, alors faites l'effort de comprendre, bon sang.

      • Pluton92

        Cette non-pré-construction, elle est aussi réalisée avec les enfants-loups ! On en voit le résultat. Que comptez-vous faire pour assurer cette non-pré-construction ? Et que comptez-vous en obtenir en fin de compte qui soit préférable à la situation actuelle ? En quoi cela vous dérange que ce soit les petites filles qui poussent un landau avec leur poupée plutôt que les petits garçons ? Croyez-vous vraiment que les parents ont choisi ce cadeau délibérément plutôt que ce soit un choix de la petite fille ?

  • Pingback: La Théorie du genre expliquée &ag...()

  • http://www.facebook.com/ben.tanguy.7 Ben Tanguy

    Si seulement les gens jouaient plus aux jeux de rôle, jeux dans lesquels le sexe du personnage n'influence ni ses compétences, ni sa classe ni sa capacité à se battre, à réfléchir ou à parlementer. Un style de jeu anti-sexiste quoi (sauf pour les images qui accompagnent les bouquins, images souvent réalisées par des mâles). Moralité: devenez rôlistes ! 😀 

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  • lyseam

    M. Donzel :
    j'adore cet article.
    et j'adorerais une société d'égalité et parité, et où l'individu serait un être humain avant d'être mâle ou femelle et où être femme ou homme n'interviendrait que si raison... 

    Vous parlez d'éducation-instruction ici : reste" l'éducation" ou plutôt le contexte familial ou de l'entourage et le déconditionnement des  adultes sera difficile à une heure où il y a un repli des droits des femmes à l'égalité effective (déjà pour des raisons économiques -chômage, précarité et non -activité-).

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=1668233882 Sophie Julste

    "Les mathématiques sont elles supérieures au français ?" Oui, en fait. Concrètement, les filières scientifiques offrent infiniment plus de débouchés professionnels, de possibilités de carrière et de statut social, que la fac de lettres.

    • http://www.mauvaisemere.fr/ Emma Defaud

      Donc "supérieur" égale "débouchés économiques". C'est triste ce que vous dites

    • John Arktor

      Non, ils ne le sont pas. Justement. Voilà une de nos différences.
      La Société les a déclaré supérieurs, moi je trouve ça anormal.
      2 choix : me conformer apathiquement, ou lutter contre les stéréotypes.

  • martina46

    vous avez bien de la chance d'avoir eu cette grossesse sereine, attendant "un enfant" et non "un garçon" ou "une fille". La première prière de ma vie a été de n'avoir que des garçons. Et Dieu m'a exaucée. En effet, détruite moi-même par ma propre génitrice, je n'aurais pu offrir à une ou à des filles l'affection que j'ai pu offrir à mes garçons. Que faites-vous de l'héritage, du conditionnement précédent, parfois très fort, violent même ? Pour moi, hors de question de me confier pendant dix ans à des psychanalistes tout aussi (et parfois plus) détraqués que nous. Nous poussons tordus. C'est ainsi. Comme les arbres.
    Plus de la moitié des mères démolissent leur enfant de sexe féminin... je ne suis donc pas la seule.
    Si vous avez pu avoir cette attitude, c'est sans doute grâce à des parents aimants, appréciant aussi le sexe que vous représentez. Chance ! Si vous aviez été mise au monde par ma génitrice, vous n'auriez pas pu avoir cette sérénité.
    Donc pour moi (qui ai maintenant 62 ans), oui à la lutte contre les préjugés sexistes, non aux abus ridicules tels qu'obliger des garçons à "faire pipi assis", non au travestissement des garçons sauf anomalie l'exigeant. On ne peut pas non plus transformer toutes les filles en chefs de chantier, en guerriers, en camionneurs musclés, et les gars en papas poules, en pères au foyer,  en travailleurs sociaux...
    Je ne rejoindrai certainement pas ces militants, qui sont sur une ligne de front perdue d'avance. Et pour autant, je ne me fais pas de souci pour les gens qui veulent que leur garçon reste bien un garçon. Ce sera une raison de plus pour eux de s'expatrier. Il y en a tant d'autres.
    Vous ne changerez pas la nature humaine, les contraires continueront à s'attirer pour longtemps. La fille qui aime caresser les cheveux longs de son copain et lui prêter son nécessaire de maquillage restera l'exception ! La majorité continuera à chercher un compagnon si possible sympa certes mais protecteur, donc musclé, et moins fragile qu'elle. Cela fait partie du jeu.
    Ce que les extrémistes obtiendront - et j'espère que vous n'en êtes pas - c'est que tous nos gars iront se chercher de jolies asiatiques.
    Faut être réaliste !

    • Céline Bon

       Bonjour Martina46,

      Comme l'auteur, j'ai eu la chance de grandir avec des parents aimants qui m'ont aidée à me construire. C'est une chance merveilleuse qui devrait être offerte à tous les enfants. Hélas, il existe aussi des parents blessants, souvent parce que blessés eux-même, et qui empêchent leurs enfants d'exaucer tous les dons que la nature, ou Dieu, a mis en eux.

      Ce que veut dire l'auteur, c'est qu'il faut cesser de brimer ces êtres en construction que sont les enfants pour qu'ils puissent devenir eux-même avant tout. Je pense que personne ne veut obliger les garçonnets à se comporter comme des filles, ou les fillettes pour qu'elle se comportent comme des garçons. En revanche, ce qu'un certain nombre de personnes soutiennent (moi y compris), c'est qu'il faut cesser de brimer fillettes et garçonnets pour qu'ils se comportent comme on attend qu'une fille ou un garçon se comporte. N'obligeons pas les garçons à faire pipi assis (apprenons-leur à viser 😉 ) mais ne leur expliquons pas non plus que ne pas faire pipi debout, c'est se comporter en fille, avec la nuance péjorative qui y est associée.

      J'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont laissée être qui je suis. Quand j'ai voulu des jouets roses, ils m'ont offert des jouets roses. Quand j'ai voulu ne mettre que des jupes 'pour ne pas ressembler à un garçon', ils ont soupiré et m'ont mis des jupes, avec un collant chaud en hiver. Quand j'ai voulu jouer aux mécanos, ils m'ont offert des mécanos (et mon père est venu participer à mes jeux). Quand j'ai voulu faire des études scientifiques, ils m'ont encouragés dans cette voie - sans me dire que les maths, c'était trop difficile pour une fille.

      Maintenant, j'ai la chance de pouvoir choisir : choisir d'être 100% femme quand je me maquille et met des hauts talons pour sortir avec mon mari ("se déguiser en fille", comme disait ma soeur ado, une expression que je trouve très juste) ; 100% fille quand je passe une soirée-potins avec mes amies. Et 100% asexuée quand je travaille, quand je fais une rando avec des potes. 100% asexuée quand je ramène les courses avec mon mari et que j'insiste pour porter un poids aussi lourd que lui.

      Et je rêve d'une société qui, quand je marche dans la rue, ne me rabattrait pas uniquement à ce statut de femme, parce que certains hommes ont vu une bretelle ou un bout de jambe dépasser. Une société qui me permette de jouer avec mon genre (parce qu'être une femme est quelque chose de très agréable et que je ne renierais pour rien au monde), mais qui me permette de ne pas être réduite à ça.

      • Delaune

        Je ne crois pas avopir encore lu de témoignage aussi simple que juste ! Merci, Céline

      • http://www.mauvaisemere.fr/ Emma Defaud

        Merci Céline pour ce témoignage très juste :)

      • martina46

         Très juste. Que dire d'autre ? Dans ces conditions, oui, vous donnez envie d'être une femme 😉
        Merci pour ce très beau texte.

        • Takumo

          Donnez envie d'etre une femme..... Meme aux hommes?
          Je ne suis pas bien sure que vous ayez compris le sens du propos que vous louez!

    • Takumo

      « “Dieu
      m'a exaucée. » Le grand barbu n’a rien à voir là-dedans, il faudrait enfin
      vous renseigner sur ce qu’est la procréation.

      « je
      n'aurais pu offrir à une ou à des filles l'affection que j'ai pu offrir à mes
      garçons ». Pourquoi trop peur finalement d’être comme votre mère ?
      Oui trop incapable d’en avoir tiré de votre expérience quelque chose de positif?

      Les arbres
      poussent tordus, pour certains, en effet. Et vivant au Japon, je pense
      forcément à ces bonzaïs tous tordus, tous ratatinés, mais qui sont tellement forts
      et si résistants. Je pense à ces arbres qui poussent sur de la lave refroidie,
      sans terre ou avec si peu et qui des siècles plus tard sont encore là,
      solidement accrochés par tous les moyens possible dans un environnement peu
      propice et qui en plus fabriquent de superbes bébés arbres qui de générations
      en générations, rendent fertile et plein de vie cet environnement qui ne l’était
      pas au départ.

      « Plus
      de la moitié des mères démolissent leur enfant de sexe féminin... »
      Affirmation gratuite qui se base sur quelles sources ? Et combien de pères
      font de même avec leurs filles ET leurs fils ?

      « appréciant
      aussi le sexe que vous représentez » et que représente donc ce sexe pour
      vous ? Je ne me définis certainement pas en fonction de la présence d’un
      vagin dans mon ventre, ma chère dame, ne vous en déplaise.

      « abus
      ridicules tels qu'obliger des garçons à « faire pipi assis" » Et
      en quoi est-ce ridicule ? Surtout quand on les oblige à pisser dans un
      endroit peu adapté à leur morphologie ? Pisser debout pour une femme c’est
      possible aussi le savez-vous ? Les belles de l’aristocratie sous Louis 14
      le faisaient. J’ai moi-même essayé quand j’étais petite, par jeu, et avec un
      peu d’entraînement on y arrive très bien sans s’en mettre partout! « Chose »
      qui m’a d’ailleurs bien servi il y a quelques années, quand je me suis cassée
      la jambe en pleine montagne et qu’avec une énorme attelle et pas de béquilles, entourée
      de sauveteurs à qui je n’avais pas envie de demander de m’aider, une envie
      pressante et insoutenable m’a prise. Toutes les autres femelles de la « création »
      savent très bien le faire par ailleurs.

      « non au
      travestissement des garçons sauf anomalie l'exigeant » de quelle anomalie
      parlez-vous ? Les hommes ont porté des robes sur notre sol pendant DES
      SIÈCLES et vos curés EN PORTENT encore ! Qui plus est je vous mets au défi
      de dire à un Japonais qu’il n’a pas “l’air d’un homme” dans son Kimono, son Yukata
      ou son Hakama!

      « On ne
      peut pas non plus transformer toutes les filles en chefs de chantier, en
      guerriers, en camionneurs musclés, et les gars en papas poules, en pères au
      foyer,  en travailleurs sociaux ». Une affirmation bien péremptoire
      qui se base sur quoi ? Et en quoi cela aurait-il une influence sur la
      féminité ou la masculinité de la personne concernée? Au Japon, par exemple, il
      y a des tas de petites femmes sur les chantiers et quand les camioneuses sont
      au volant de leur 35 tonnes, je ne vois pas la différence avec un camioneur. Je
      ne vois pas en quoi il serait dégradant pour un homme d’être un papa poule
      comme vous dites! Un homme comme une femme à le plus souvent deux bras qui lui
      permettent donc de s’occuper des travaux du foyer, ou un cerveau qui leur donne
      aussi envie de se soucier du bien-être des autres. Si vous préférez rester dans
      les stéréotypes cathos de division des genres (division qui oublie que sans la
      GPA sur Marie, le grand barbu n’aurait visiblement pas pu donner naissance à
      son prétendu rejeton. Division qui oublie que le Jésus en question est toujours
      représenté en robe au milieu de ses 12 amours masculins), cela vous regarde,
      mais soyez gentille, ne tentez pas d’imposer votre vision d’un autre âge aux
      autres.

      « leur
      garçon reste bien un garçon » et c’est quoi votre définition du « vrai
      garçon »? Et pendant qu’on y est de la « vraie fille » ?

      « Ce
      sera une raison de plus pour eux de s'expatrier ». Vous mélangez vraiment
      tout avec n’importe quoi! Ils ne pourront s’expatrier ces garçons, tout comme
      moi, je l’ai fait, fille que je suis, s’ils n’ont les COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES
      nécessaires. Et je puis vous assurer qu’à aucun de mes entretiens dans le pays
      où je vis maintenant, on ne m’a demandé d’examiner ce que j’avais ou non dans
      le pantalon, ni si je savais/souhaitais pouponner, cuisiner, me maquiller….. ou
      pas, par contre on m’a TOUJOURS demandé quelles étaient mes activités bénévoles
      en dehors de mon travail (ce que vous appelez du travail social). Question que
      l’on pose AUSSI aux messieurs.

      « Vous
      ne changerez pas la nature humaine, les contraires continueront à s'attirer
      pour longtemps. » Tout comme vous êtes irrésistiblement attirée par votre
      mère ? Je ne suis ma petite dame, ni le contraire, ni le complément de
      personne.

      « La
      fille qui aime caresser les cheveux longs de son copain et lui prêter son
      nécessaire de maquillage restera l'exception ! »

      Et que
      faites-vous des hommes qui aiment à caresser les cheveux cours de leur compagne ?
      Encore une fois, et PENDANT des siècles, ne serait-ce QUE dans notre monde
      soi-disant judéo-chrétien, les hommes ont eu les cheveux longs et des femmes
      ont sans doute du prendre plaisir à les caresser leurs longs cheveux. Votre
      Jésus n’a pas la coupe en brosse que je sache et pourtant vous continuez de le
      vénérer si j’ai bien compris. Quand au maquillage des hommes, je vous renvoie
      encore à l’histoire de notre pays, à cette époque où poudre et rouge servaient
      à embellir (ou pas) autant les hommes que les femmes, voire plus les hommes que
      les femmes.

      « La
      majorité continuera à chercher un compagnon si possible sympa certes mais
      protecteur, donc musclé, et moins fragile qu'elle. Cela fait partie du jeu. »

      Sympa si
      possible ? Non, sympa et intelligent AVANT TOUT. Pour ce qui est de ma
      protection personnelle, je m’en charge très bien moi-même, besoin de personne
      pour me prendre en main. Ce n’est pas parce que vous avez besoin d’assistance
      qu’il faut prendre votre cas pour une généralité. Mon mari, toujours assis
      devant son bureau est bien moins musclé que moi ce qui ne l’a pas empêché de me
      soutenir quand je me suis vautrée en montagne, ni d’aider des enfants perdus
      dans la neige en sandales à redescendre sains et saufs. Par ailleurs, vous n’êtes
      pas sans savoir que ce sont les femmes qui vivent BIEN PLUS LONGTEMPS que les
      hommes qui finalement ne sont pas aussi si forts que vous décrivez. Je ne joue
      pas ma vie, chère madame, je la vis, du mieux que je peux. Si vous préférer
      rester dans la cours de récréation encore à votre âge, cela vous regarde.
      « tous nos gars iront se chercher de jolies asiatiques. »

      La cerise sur
      le gâteau : stéréotypes sexistes, homophobes ET racistes. Qu’ils y aillent
      vos gars se chercher (comme si c’était des produits !!!) de jolies
      asiatiques comme vous dites ! Je m’en marre à l’avance!!!! Mais s’ils
      aiment se faire mener au bâton vos petits gars, pourquoi pas me direz-vous !

      • Pluton92

        Sûr qu'avec vous on ne risque pas de faire dans le stéréotype féminin de la femme douce et fragile !!! Vous faites quoi au Japon ? Conduire des 35 tonnes ? Je me demande ce qui a pu vous rendre aussi acariâtre dans la vie. Je ne crois pas qu'il suffise d'avoir lu tous les F Magazine ou Cosmopolitan pour faire preuve d'une telle violence !

        • Abricot99

          Excellente réponse Pluton ! Je me demande moi aussi comment la camionneuse peut-être à ce point aigrie pour attaquer tout le monde de la sorte. Mais j'ai renoncé depuis longtemps à lui demander. La meilleure stratégie est de rester indifférent aux insultes, ainsi elle ne me répond plus...

          Pour rebondir sur votre commentaire ci-dessous, la puissance de ces lobbys vient peut-être du fait qu'ils ont noyautés les médias, lesquels cherchent non plus à informer, mais à éduquer. Les journalistes sont devenus une caste, la mixité sociale y est extrêmement faible, de très rares écoles permettent d'être embauché à FTV par exemple, on retrouve donc toujours les mêmes aux manettes. Le ''quatrième pouvoir''.
          Ces gens-là, comme le dit très justement A. Finkielkraut, "se croient à l'avant-garde du progrès historico-planétaire". L'auteure de ce billet s'inscrit d'ailleurs dans cette logique. Pour elle aussi (voir la réponse qu'elle a adressée à Chenard), il n'y a pas de discussion, mais des vestiges. Des ''réactionnaires" qui ne comprennent rien. Elle ne défend non pas une opinion, mais la ''marche de l'histoire'' :

          http://www.dailymotion.com/video/x5wkf6_alain-finkielkraut-contre-le-mariag_news?search_algo=2

          Par conséquent, la théorie du genre étant une réalité implacable à laquelle nous sommes sommés de dire oui, ceux qui pensent encore le contraire sont des ignorants abrutis. C'était le même discours qui était tenu lors du ''mariage pour tous''. Nos arguments sont des préjugés, nos remarques des clichés, nos interrogations des peurs infondées. Il faut se réjouir de ces bouleversements qui sont autant de "progrès".

          Ainsi, la puissance de ces lobbys tient peut-être dans cette promesse d'un avenir meilleur, d'une dynamique radieuse relayée par des médias et intellectuels complaisants qui rêvent de changer le monde depuis Sirius en déconstruisant allègrement les bases de notre société, telle que la complémentarité homme-femme. "Sans peurs et sans reproches" pourrait-on dire.

          J'aimerais parfois leur rappeler que la vie n'est pas un jeu de Lego, les inciter à un peu plus de modestie, de prudence et de respect. La peur peut-être justifiée et bonne conseillère face à certaines dérives. C'est quand même, je le crois, la leçon du XX siècle. Il y a de l'irréparable. La volonté de créer un homme nouveau nous y a amené...

          • Pluton92

            La volonté de crér un homme nouveau est effectivement une folie. Et une folie meurtrière qui a animé nos révolutionnaires coupeurs de tête et toute la clique de massacreurs de masse de part le monde depuis cette époque. Par exemple, Pol Pot a éliminé le tiers de la population du Cambodge pour supprimer tous les plus de 25 ans considérés inaptes à la "révolution". Et où Pol Pot a-t-il fait ses études et son embrigadement politique ? En France bien entendu comme tant d'autres. Le délire continue à voir ce qu'écrit le dénommé Peillon. On n'est guère rassuré devant de tels idéologues incapables de réfléchir autrement qu'avec les béquilles de leur idéologie aberrante.
             
            La théorie du gender fait partie de ces aberrations mentales car elle ne repose sur aucune observation. Quel parent peut croire que ses enfants sont nés sans personnalité propre et que la façon dont on les éduque détermine leur genre ? Comment peut-on nier le rôle des hormones donc du biologique ? Mais je ne pense pas qu'il suffise de noyauter les médias pour imposer ces sornettes. De plus, le lobby LGBT a des effectifs minables (1 200 personnes en France) même s'il est grassement financé . Ce qui m'intrigue, c'est l'aspect mondial(iste) et simultané de l'offensive. Il y a eu en 1993 le vote massif à l'assemblée européenne pour le "mariage" homo et les mêmes droits aux enfants que les hétéros. Mais c'est la même chose aux Etats-Unis et ailleurs. Pourquoi le vice-président américain Joe Biden a-t-il récemment remercié certains dirigeants pour le rôle qu'ils ont joué, au travers d'Hollywood et des réseaux sociaux, pour le rôle joué dans le changement d'attitude vis-à-vis du mariage homo ? Pour moi, les journalistes, même s'ils sont sans doute nombreux à adhérer à ces idées, n'ont pas le choix d'exprimer leur propre opinion. Les médias sont le moyen le plus efficace de manipuler les masses pour les faire adhérer à toutes les inepties imaginables, les enfants étant les victimes privilégiées.
             
            L'autre question que je me pose est quel est l'objectif de toutes ces campagnes mondialistes. Comme s'il n'y avait pas plus important actuellement ! Pourquoi subitement ces aberrations sont-elles devenues aussi urgentes à imposer ? Et à imposer par tous les moyens comme vous l'écrivez. S'opposer à ce soi-diant progrès de la civilisation serait faire preuve de ringardise. Pourquoi ? Parce que ! Et pour l'imposer, tous les moyens même illégaux sont applicables sans que les belles âmes, toujours à l'affût de la moindre entorse à la légalité, n'y trouvent à redire. Pas de liberté pour les réacs qu'on leur a désignés. Ces événements auront au moins eu le mérite de révéler le niveau de tartuferie de ces bien-pensants. On constate combien la tentation totalitaire est à fleur de peau de mouton ! et qu'il suffit de gratter légèrement la laine pour révéler la nature profonde de ces petits dictateurs en puissance.

    • Miss_Niet

      Bonjour martina46,

      Je pense que vous n'avez visiblement pas bien cerner les enjeux de cet article, et j'espère que les commentaires précédents vous aurons amenée à réfléchir.Pour commencer, je suis la fille qui aime caresser les cheveux longs de son copain. Je ne lui prête pas mon maquillage car il ne se maquille pas, mais avec certains de mes exs c'était le cas. Le fait d'avoir les cheveux longs et du maquillage n'est pas une entrave à ce que vous semblez concevoir comme la virilité. Beaucoup d'hommes que j'ai fréquenté (avec les cheveux longs, et le maquillage en option) pratiquaient des sports de combat, arts martiaux, ou faisaient de la musculation. Contrairement à l'image que vous devez vous représenté, la plupart de mes amis à cheveux longs sont des hommes baraqués, sportif. Et croyez le ou non, mais avec la barbe, plus d'1m80 et un poids en conséquence, jamais ils ne sont pris pour des filles.
      Toute ces côtés masculins ne les empêchent pas d'être gaga devant un chiot, un chaton ou bien de laver leur linge et faire la vaisselle. Maintenant, beaucoup d'hommes démarrent leur vie en célibataire, sans maman ni femme pour exécuter ces corvées. En sont-ils vraiment moins "hommes" pour autant ? D'ailleurs je vous rassure, la plupart font pipi debout ;-)Pour ma part, j'ai fait de hautes études. Je paie mon loyer et tout le reste. Comble, j'entretiens mon homme, et je prend souvent les décisions importantes pour le couple. Lui, rêve d'être homme au foyer, tranquille, d'élever ses enfants et d'une maison de campagne. Je rêve de carrière et de prix Nobel. Mais c'est pourtant bien moi qui mets les soutien gorges et me maquille. Quant aux conflits familiaux... ils existeront toujours. L'herbe est rarement plus verte à côté. Non ma mère ne m'a pas détruite. Oui j'en ai bavé (et elle aussi). Par contre mon père a essayé, sans succès (et vraiment en plus !). Chez d'autres, ce sera l'inverse. Je ne sais pas ce que j'aurais comme enfants, si j'en ai un jour. Mais quelque soit leur sexe biologique, je leur en expliquerait les contraintes, les avantages et les règle du jeu.

    • Ikono Cast

      pour info monsieur : il n'y rien de naturel à la domination masculine dans les sociétés patriarcales qui font tout pour bien sur la légitimer. à la limite j'ai envie de vous dire on s'en fout des 10% d'inné à la naissance tellement l'environnement culturel et social nous façonne. on s'en fout que les femmes soient attirées par le pouponnage ça ne les empêche en rien par ailleurs d'être attirées par les camions, tous comme plein de petits garçons ont leur période poupons. le problème est la hiérarchisation des sexes et les discriminations sexistes qui en découlent qui n'ont elles rien de naturelles : dans le monde animal les mâles ne dominent pas les femelles et ne les agressent pas : 
      http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/fondamental/20120124.OBS9673/l-homme-la-seule-espece-dont-les-males-tuent-les-femelles.html

      • Olivier

        Je suppose que ça m'était destiné ? Voyons voir. 10% d'inné. Des sources ? Des études ? Je n'ose prétendre quelle est la part d'inné, la part d'acquis, car ça doit dépendre de pas mal de choses (la personne, la partie ciblée) et de comment on quantifie les choses... Et de savoir si les cultures se sont construites contre l'inné ou pour. Etc.
        On pourrait faire des études là dessus, mais il y a fort à parier que chacun prouvera ce qu'il a cherché à prouver.

        Maintenant le fait que les mâles ne dominent pas les femelles.. voyons voir.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A2le_dominant
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Femelle_alpha

        Ce que je vais dire va surtout être pour les mammifères pour des questions de similarité de système de différentiation sexuelle.
        Il y a des animaux où les mâles et les femelles ont des relations relativement équitables (et non "égales" vu que dans la nature, rares sont les femelles à ne pas porter de petits si possibles, par conséquent il y a des différences au moins niveau reproduction)... il y en a d'autres où c'est un couple dominant qui décide, un où c'est le mâle qui domine (souvent ça consiste juste à prendre les femelles, parfois il y a des vraies prises de décision), d'autres où c'est la femelle qui domine.

        Et quant au fait que l'homme est soit disant le seul à ne pas tuer ses femelles, je vais contredire cette affirmation sur deux points.
        1 même si c'est moins courant, il y a aussi des femmes tuant des hommes.... et des hommes tuant des hommes, et des femmes tuant des femmes. Classer à part tous les meurtres de femmes par des hommes est assez malhonnête. Il y a des meurtres de violences conjugales, des meurtres pour des raisons d'argent, des meurtres pour des questions "d'honneur" etc. Il est impossible de tirer la moindre conclusion avec des histoires aussi variées. Sans tenir compte d'ailleurs des autres catégories de meurtres (voir le début de ce point).

        2 Et puis c'est faux. Tout simplement.
        ..
        .... ah oui des preuves. Ben c'est simple, mettez n'importe quel groupe d'animal dans un lieu trop petit pour lui (même avec assez de nourriture), à un moment ou à un autre il y aura des conflits. Pour avoir vu des hamsters s'entredéchirer (au sens propres, on a dû ramasser les morceaux), pour avoir vu des couples d'oiseaux se taper dessus (mais bon pas mammifère, système différent de différentiation sexuelle etc).
        Et vu que les lions tuent les lionceaux quand ils arrivent dans une meute, si la mère des lionceaux résiste...
        Oh, j'oubliais les dauphins dont des cas de viols ont été vus (tous les dauphins ne sont pas pour autant des violeurs, bien entendu, je ne généralise pas sur quelques cas).

        Et on peut trouver d'autres exemples encore. Comme tous les cas où il peut y avoir des conflits territoriaux et que ça se passe mal (ex : les groupes de rats taupes nus se tuent jusqu'à ce qu'une femelle dominante meure).

        Il est de bon ton de dire que l'être humain est un animal qui a une violence en lui que les autres animaux n'ont pas, que seul l'humain tue sa propre espèce... C'est faux, la nature c'est souvent violent, même entre membres de sa propre espèce si les conditions le permettent.
        Et la guerre des sexes n'est pas limitée à l'homme (ce que je vais dire est mal vu que je vais parler d'oiseau mais renseignez vous sur le pourquoi du pénis chez les canards).

        • John Arktor

          La culture...comme la confiture... on l'étale... Tout ça tout ça...

      • Pluton92

        Je me demande si, derrière ce type de propos, ne se cache pas des problèmes personnels, vécus dans la famille ou ailleurs. Je ne le vois que trop dans mon entourage. Il faudrait aussi rappeler aux femmes qu'il n'y a pas si longtemps, nombre d'entre elles n'avaient d'yeux que pour l'homme macho et costaud qui saurait les défendre. Elles considéraient même qu'un homme qui aide aux tâches ménagères "n'est pas un homme".
        On voit aussi dans certaines sociétés, présentes également en France, les femmes jouer un rôle notable dans la perpétuation des traditions d'infériorité de la femme. Or les femmes françaises "de souche" ne voient pas toutes d'un mauvais oeil l'installation de ces populations en France.

    • John Arktor

      Vous dites n'importe quoi.
      La théorie du genre n'existe pas, c'est une réalité. Il n'y a AUCUN lien de cause à effet entre le sexe et la personnalité. Point. Et que savez-vous de la majorité ? Et quand bien même, que faites-vous de la majorité ?

      Pour vous, donner une égalité des chances signifie obliger les mecs à porter une jupe ou à pisser assis ? Et pourquoi pas simplement faire en sorte que les femmes aient le droit "socialement accepté" de pisser debout ? Oui, une femme peut pisser debout ! Çà vous défrise !

      Et, est-ce tout le débat ? La pisse ? Ne croyez-vous pas qu'il y a plus grave que pisser ? Comme par exemple être sifflées dans la rue ?

      Comme je suis un mec, je devrais aussi siffler les femmes, me battre, par exemple ? Ma femme devrait m'obéir et avoir honte de savoir lire une carte mieux que moi ? Bien sûr, la Société va avancer, comme ça, hein !

      Et, ce n'est pas parce que VOUS avez été victime d'un schéma que vous devez le répéter.

      Dixit un athée "genriste" et "gay-friendly"" élevé dans la religion catholique par des parents patriarcaux et homophobes...

  • Olivier

    L'être humain est un corps. Certains y ajoutent un esprit ou une âme.
    Le comportement humain a une part d'inné et une part d'acquis. Plusieurs études récentes démontrent que le bébé a déjà des processus logiques de réflexions, même les prématurés à 5 mois.
    Comme il n'y a pas encore d'apprentissage (ou à peine, le cerveau n'est formé qu'au bout d'un an après la naissance environ), c'est purement de l'inné. De la même façon, chacun évolue avec le temps en fonction des ses apprentissages, de ses exépriences et autres.

    Maintenant revenons sur l'inné. L'inné vient de nos gènes et de la gestation dans le ventre maternel (des accident congénitaux peuvent changer le fonctionnement de base du corps humain). Or la différence entre un homme et une femme est liée à des gènes. Et beaucoup, la différence est très loin d'être négligeable (supérieure, en nombre de gènes, à la différence humain-chimpanzée, du même sexe bien sûr).
    De plus, chez la plupart des mammifères sexués (tous ?) au moins à un moment il y a des différences comportementales innées liée aux sexes (c'est le cas chez la plupart des animaux sexués au passage mais ce qui fait la différence entre mâles et femelles est différent de ce qui la fait chez les mammifères donc autant ne pas comparer).
    Une expérience a montré que chez les Macaques, il y a une différence sur la préférence voitures - poupées (si vous me dites que le protocole expérimental était biaisé, je vous encourage à lire le lien et à voir que l'expérience a été refaite)
    http://homofabulus.com/les-macaques-males-aussi-preferent-jouer-aux-petites-voitures/

    (et je vous encourage à lire la conclusion de l'article avant de râler)
     
    Vous devriez aussi lire l'histoire de David Reimer (http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Reimer) dont les gènes ont été les plus forts.

    Il y a donc une différence de comportement génétique liée au sexe. Mais est-elle obligatoire ?
    Non bien sûr. Déjà parce que c'est toujours quelque chose de "statistiques", fort heureusement l'être humain n'est pas uniquement constitué d'inné et que même là il y a des variations.

    Le problème de beaucoup de tenants de la théorie du genre c'est de nier le sexe de l'enfant, par exemple en l'éduquant sans faire état de son sexe. C'est le cas parfois dans les pays du nord. Et nier une partie de son corps (ne pas en tenir compte, c'est le nier) c'est oublier une partie importante de son anatomie. Et d'un point de vue hormonal, même jeunes, les garçons et filles ne sont pas identiques (et du'n point de vue physique non plus)

    Bien sûr, il y a l'excès inverse, dont on sort, qui consiste à dire que les hommes doivent faire des choses et les femmes d'autres et interdiction de varier.
    Les deux sont à mon avis aussi mauvais les uns que les autres. La seule solution est de ne pas nier les sexes, mais de ne pas enfermer les uns dans les autres.

    ah mais je vous entends dire "ouais mais il y a des constructions culturelles qui enferment, par exemple les vêtements différents et la cuisine et les pubs qui stéréotypent".

    C'est vrai, il y a des différences entre les sexes PUREMENT CULTURELLES. Et qui peuvent varier avec les âges dans une même civilisation (par exemple les cheveux). Faut-il les supprimer ? Pas sûr non plus. Parce qu'à partir du moment où il y a des différences internes de fonctionnement (et pour ceux qui auraient raté le passage, je vous encourage à me relire plus haut), des différences externes, culturelles, sont assez logiques. Bien sûr sans interdiction qu'un homme prenne tout ou partie des codes culturels "typés féminins" et inversement. Ceci dit, cette dernière partie étant purement culturelle, il est impossible d'avoir une vérité scientifique indiscutable (le premier qui découvre un atome d'égalité ou une présence physique de la vérité gagnera le prix Nobel) et ça risque de n'être qu'une guerre de points de vue.

  • henri martin

    Si je comprends bien l'auteur de cet article, au nom de la destruction des mécaniques de nos certitudes qui façonnent et "enferment" les hommes et les femmes, il faudrait que chacun et chacune puissent "emprunter" (je cite l'auteur) le comportement du sexe opposé, ce qui serait la preuve que tout le monde serait désormais LIBRE, sauvé du déterminisme social et du conformisme qui empêchent tout un chacun de s'exprimer, d'éclore son originalité! Exemple: il faudrait que le président Hollande est le droit de mettre du rouge à lèvre ou un gloss bien "rose" quand il participe à une manifestation officielle, qu'il mette du mascara et qu'il porte une robe (Papa porte une robe...) d'un célèbre couturier français (pour réduire au passage le déficit de la balance commercial)! Euh...j'ai un peu de mal, mais puisqu'il faut se libérer des stéréotypes (dont certaines peuvent me déranger) pour être notamment moderne, je promets de faire un gros effort!!!

    By the way, est-ce que les tenants de la fameuse théorie du genre, ne veulent-ils pas tout simplement détruire une construction culturelle et des stéréotypes pour les remplacer par d'autres? Tout est culturel et contextuel comme...la théorie du genre!!!

    Enfin, est-ce que le but ultime et caché des tenants de théorie du genre, n'est pas d'imposer et de faire accepter (comme le veut Judith butler) toutes les formes de sexualité (à côté de l'hétérosexualité): l'homosexualité (c'est fait dans dans une vingtaine de pays au monde), et la sexualité inter générationnelle (par exemple un enfant et un adulte)? Et s'il faut aller jusqu'au bout de la logique d'abattre les normes dites normales ou naturelles si oppressantes...au nom des libertés individuelles, pourquoi interdire la zoophilie ou la polygamie à partir du moment où ça peut correspondre à l'inclinaison naturelle d'une personne, qui puis est, sincère, qui paie ses impôts, et vote...? Ce qui peut heurter la conscience de l'un, peut correspondre à une exigence de liberté (légitime) pour l'autre! Pourquoi ne pas faire sauter toutes les limites, tous les tabous au nom de la liberté individuelle? Peut-être que l'auteur de cet article a raison, la légalisation et la "normalisation" de la zoophilie et de la polygamie par exemple, au nom de la liberté et de l'Amour "peut permettre à nos enfants de découvrir l'infinitude de leurs
    précieuses ressources pour s'émouvoir, pour s'ouvrir au monde et s'y
    bâtir". Cette conquête pourrait leur permettre de "créer un environnement favorable à la germination et à
    l'éclosion de leur originalité et de tous leurs talents, et de les
    protéger de la haine inlassablement nourrie par le conformisme. Moi, je suis, au minimum pour une expérimentation...!!!!!!!

    P.S.: je suis pour l'égalité salariale homme-femme, et je veux que les garçons fassent pipi debout!

    • jacques de Molay

      Cela fait 55 années que je travaille à la théorie du genre , utilisant mes travaux en éthologie , la science entre le corps et l'esprit , venant de terminer l'oeuvre en 5 romans qui se suivent , le premier, , et pour cause se déroulant sur la planète Elim 189.733 H , par respect envers ceux qui croient , je l'ai intitulé : Le Fantôme de dieu, il sera plus sage que mes petits fils le fassent éditer : Post mortem

  • ange91

    La "théorie du genre" n'existe que dans l'esprit de ses opposants qui veulent imposer leur vision de la différence entre les sexes et qui nient l'existence des identités de genre. Ils refusent l'égalité réelle entre les hommes et les femmes sous des prétexte religio-psycho-anthropologiques (un peu comme pour justifier l'homophobie). Ils refusent de voir qu'il existe des orientations et des identités sexuelles différentes des leurs.

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