Les 10 phrases que les instits ne peuvent plus entendre

Crédit Fred Dufour / AFP

Faites l’expérience. Vous êtes à une soirée ou à un dîner. Orientez la discussion sur l’école. Comptez jusqu’à 10. Ou bien, mieux encore, parlez d’école sur les réseaux sociaux. Comptez jusqu’à 10 commentaires. A coup sûr, vous avez droit à un des dix clichés suivants sur les profs.

Si vous êtes profs, de deux choses l’une. Soit votre interlocuteur est prêt à vous écouter, à entendre ce que vous avez à lui dire, bref, à laisser toute sa place à une réelle discussion. Alors ça vaut le coup d’argumenter. Soit votre interlocuteur ne démord pas, rejette vos propos les uns après les autres sans les entendre vraiment, sa pensée fonctionne par syllogismes, il montre une certaine agressivité et ne vous lâche pas d’un poil, car il est là pour en découdre : vous avez affaire à un troll, ce n’est pas très grave, juste très chiant, alors faites-vous plaisir, ça vaut le coup de clore la conversation d'un revers le long de la ligne.

1.Arrêtez de vous plaindre tout le temps !

Bon, d’accord, il faut reconnaitre que nous les profs, on a une certaine tendance à la plainte, à la déploration, un peu comme ces enfants geignards qui ont toujours un bobo par-ci ou par-là. Ben oui, on est comme 80% de la population de ce pays, voilà tout ! On a la grogne par défaut, on râle par principe, on n’est jamais content de notre sort et on trouve l’herbe plus verte ailleurs : on est français, quoi ! Dans le métro, le bus, au café, dans la rue, à la télé, à la radio, j’entends beaucoup de gens se plaindre, mais je doute qu’ils soient tous profs… Et puis, ce cliché est tellement ancré qu’il suffit qu’un prof parle de son métier, tente d’en expliquer les particularités, pour qu’on l’accuse de se plaindre, même si ce n’est pas le cas, même si son discours est structuré, distancié, constructif. Un discours identique servi par un autre qu’un prof serait-il aussi facilement taxé de plaintif ? Pas sûr. Heureusement, parfois, les profs disent combien ils aiment leur métier.

Réponse spécial troll : « Oui, je me plains, ça me fait du bien, si ça ne te plait pas, personne ne t’oblige à écouter ! »

2.Vous êtes des privilégiés et vous n’en avez pas conscience !

C’est vrai qu’on est des privilégiés (la sécurité de l’emploi, les vacances, rien que ça, déjà…). C’est vrai qu’on l’oublie, parfois, qu’on ferait mieux de tourner sept fois notre langue dans la bouche avant de parler. Mais alors quoi ? Cela devrait nous interdire de dénoncer ce qui ne va pas, dans notre métier ? Je devrais me taire si mes essuie-glaces ne fonctionnent pas sous prétexte que j’ai le GPS ? Et puis, si on parle de privilèges, alors il faut aussi dire tous ceux qu’on n’a pas : pas de médecine du travail digne de ce nom, pas de RH digne de ce nom, pas de formation continue digne de ce nom, pas de 13ème mois, pas de prime d’intéressement, pas d’heures supp’, pas de comité d’entreprise, pas d’arbre de Noël, pas de ticket resto…  Les privilèges, c’est assez subjectif, au fond. Faire un métier que j’aime profondément, voilà qui me semble un grand privilège.

Réponse spécial troll. « Tu sais quel est mon plus gros privilège ? Etre seul dans ma classe, ça m’évite de me farcir des collègues dans ton genre. »

3.Il y a trop de profs, l’éducation coûte trop cher au pays !

Ce n’est pas franchement ce que disent les études ! Il suffit de se pencher sur les chiffres donnés par l’OCDE : trop de profs ? En primaire, le nombre d’élèves par classe est officiellement de 23 en élémentaire (25,8 en maternelle). C’est plus que la moyenne de l’OCDE, qui est de 21 élèves (19 en Finlande, 15 au Luxembourg). Quant au coût de l’éducation, la France investit 5,3% de son PIB dans l’éducation, exactement la moyenne de l’OCDE (mais dans le primaire, 15% de moins que la moyenne). Les dépenses publiques totales d’éducation représentent 8,8% du total des dépenses publiques en France. C’est très en-dessous de la moyenne de l’OCDE, qui est de 11,6%. Ceux qui pensent qu’investir dans l’éducation coûte de l’argent à un pays n’ont rien compris à l’affaire : ce que coûte l’échec scolaire est autrement plus important. En 2014, le Think Tank Terra Nova a évalué à 24 milliards d'euros par an "le coût minimal" de l'échec scolaire, en tenant compte du manque à gagner de recettes fiscales liées aux moindres revenus de personnes sans diplôme et des allocations sociales versées à gens plus souvent inactifs ou au chômage. « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln*.

Réponse spécial troll : « T’aurais pas essayé l’ignorance, toi ? »

4.Vous n’avez connu que l’école, vous êtes complètement déconnectés de la réalité !

Dans l’esprit de certains, un prof est directement passé du statut d’élève à celui d’enseignant et n’a jamais fréquenté le « vrai monde », la « vraie réalité » (vous avez remarqué, le « vrai » monde du travail est toujours celui que fréquente votre interlocuteur ?). Je suis toujours étonné devant ce type de propos : l’école ne ferait donc pas partie de la réalité ? Un prof est-il davantage coupé du monde qui l’entoure que les autres ? Il n’a pas de famille, pas d’amis, il ne sort pas, ne rencontre personne ? Quelle définition de la réalité fait consensus, au fait ? Surtout, cette conception du prof est largement dépassée : de plus en plus de profs ont travaillé pour payer leurs études, nombreux sont ceux qui ont eu une vie professionnelle avant de passer le concours, pratiquant des métiers et des environnements professionnels différents, ce qui leur autorise éventuellement un regard autrement plus avisé que celui qui n’a jamais enseigné.

Réponse spécial troll : « Parce que toi, tu connais l’école ? Tu as enseigné où, déjà ? »

5.Je connais un prof qui… / moi, quand j’étais à l’école…

C’est l’argument massue de votre interlocuteur : il a toujours, dans son entourage proche, l’exemple d’un prof qui vient étayer son propos, qui lui permet d’affirmer que, qui montre bien que les profs sont. Ma sœur est prof, elle fout rien, mon cousin est prof, il bosse 20 heures par semaine, j’ai des amis profs, ils sont les premiers à dire que ce métier est facile, etc. Variante : « moi, quand j’étais à l’école », j’avais un prof qui faisait ça, les profs étaient comme ci, on voyait bien que les profs patati, les élèves patata. Mais qui peut décemment penser qu’un exemple, plus ou moins éloigné ou datant d’une autre époque, suffit à induire une généralité ? C’est un peu comme proposer un sondage avec échantillon de 1, mais ça ne gêne pas certains. L’autre problème, c’est que tout le monde est allé à l’école et croit que ça suffit pour connaitre l’école et les profs.

Réponse spécial troll : « Sous prétexte que tu manges du steak, tu expliques à ton boucher comment couper la viande ? »

6.Vous n’êtes pas assez payés ? Moi je gagne 1400 € par mois !

… et sa variante : « ton métier est dur ? Va faire les 3/8 à l’usine ! ». On comprend l’idée : encore une fois, interdit de se plaindre, pense à ceux qui en bavent plus que toi. Et si on arrêtait plutôt de juger les métiers qu’on ne connait pas ? Et si on considérait plutôt que chaque métier a ses difficultés propres, plus ou moins importantes, mais surtout très différentes : physiques pour certains, nerveuses pour d’autres, psychologiques, organisationnelles, etc. Le problème vient surtout de ce que, dans l’esprit de certains, il ne peut y avoir aucune difficulté à exercer le métier de prof. Pourquoi tant de burn out, alors ?

Quant au salaire, tout dépend de ce que l’on considère : si le salaire moyen des profs reste 14,5% plus élevé que celui perçu par les français toutes professions confondues, il est, à niveau de diplôme équivalent, 30,6% moins élevé que celui de ses collègues fonctionnaires, et 61,2% moins élevé que celui d’un cadre du privé. Et encore, un instit touche 19% de moins qu’un prof de collège, 30% de moins qu’un prof de lycée. Si on compare avec les pays voisins, même constat : un instit français touche 12% de moins que la moyenne des pays de l’OCDE, 68% de moins que son collègue allemand (et depuis 2000, le salaire d’un instit français a baissé de 11%, il a augmenté en moyenne de 14% dans l’OCDE).

Réponse spécial troll : « T’as vu ma Swatch ? Et j’ai même pas 50 ans ! »

7.Pas trop dur, de travailler 15 heures par semaine ?

D’abord, 15 heures par semaines, c’est pour les profs agrégés. Les profs certifiés font eux 18 heures devant élèves. En primaire, un instit a 24 heures de classe devant élèves, à quoi il faut ajouter 108 heures annuelles d’activités pédagogiques complémentaires, de réunions, conseils d’école, etc. Un instit français enseigne 924 heures par an, soit 152 heures de plus que la moyenne de l’OCDE. Bien évidemment, il ne viendrait pas à un esprit sain de considérer qu’il suffit de se pointer en classe sans préparation et sans corrections faites. Une étude de la DEPP datant de 2010 établit à 44 heures le temps de travail hebdomadaire d’un instit (52 heures pour les plus jeunes), soirées et weekend compris. Si tant de gens pensent encore le contraire, c’est qu’ils n’imaginent pas la part invisible du travail d’instit.

Réponse spécial troll : « 15 heures ? Et encore, vu ce que je fous en classe ! »

8.Tiens, encore en vacances !

Qu’on les paie cher, ces vacances ! Elles sont l’alpha et l’oméga des privilèges enseignants, l’argument ultime de leurs pourfendeurs, le point godwin du débat-pugilat. Bien sûr, que c’est un sacré avantage, ces vacances régulières durant l’année, et celles d’été ! Evidemment, comparé aux 6 semaines en moyenne pour les autres salariés français (hors RTT), aux 6,6 des entreprises de + de 1000 employés, c’est énorme. Quelques maigres consolations, pour ceux qui envient les profs ? 1. Un prof travaille 20 jours par an sur ses vacances, d’après l’étude de la DEPP. 2. Un prof paie toujours ses vacances plein pot, étant toujours en période haute. 3. Je tombe systématiquement malade au début de mes vacances.

Réponse spécial troll : « On déjeune ensemble, ces vacances ? Je peux me déplacer à ton boulot, si tu veux. »

9.Quand vous êtes pas en grève, vous êtes absents !

Ah, la grève des enseignants ! C’est un peu comme la grève des cheminots, la grève des hôtesses de l’air, c’est plus qu’un mode d’expression, c’est dans leur ADN ! C’est vrai que la grève est dans la culture enseignante (et plus largement dans la culture syndicale française), mais cela est de moins en moins vrai, les taux de grévistes ne sont plus ce qu’ils étaient, et de plus en plus de voix (ici-même…) s’élèvent pour dire que la grève n’est plus un mode d’expression efficace, qu’il faut trouver autre chose. Il ne faut pas oublier, non plus, que la journée de grève coûte 80,00€, ce qui n’est pas négligeable. A ce prix-là, si on fait grève, c’est qu’on croit vraiment à ce qu’on fait, c’est qu’on pense que la qualité de notre enseignement est en jeu, qu’une certaine idée de l’école est à défendre, pour nos élèves comme pour nous (il semble échapper à certains que l’intérêt de nos élèves EST notre intérêt, que nous sommes sur le même bateau…).

Quant à l’absentéisme des enseignants on a, il y a peu, détaillé trois études qui mettent à mal le cliché et établissent que les profs sont moins absents que la moyenne des salariés. Même le ministère a repris l'argumentaire.

Réponse spécial troll : « Tu crois pas si bien dire. La dernière fois, en faisant jouer les grèves et les arrêts maladie, j’ai réussi à aller des vacances de la Toussaint jusqu’à celles de Noël sans bosser ! »

10.Le corporatisme enseignant, c’est quelque chose !

Ceux qui connaissent bien le milieu enseignant savent que la variété des profils et des opinions des profs nuance quelque peu l’idée d’un corporatisme enseignant. D’autre part, le corporatisme n’est pas l’apanage des seuls profs, loin de là ! Si on juge le corporatisme d’une profession à sa capacité à réagir en faisant corps, alors les taxis, les contrôleurs aériens, les policiers, les patrons de tabac, les agriculteurs, les routiers, les médecins, les avocats, et bien d’autres encore, font preuve d’un indéniable corporatisme. La différence, c’est qu’il y a 800.000 profs, forcément, si on croit qu’ils pensent tous pareils, ça fait beaucoup.

Réponse spécial troll : « Du corporatisme chez les profs ? On est tous d’accord pour dire que ça n’existe pas. »

Suivez l’instit’humeurs sur Facebook et sur Twitter @LucienMarboeuf.

* un lecteur, Pascal, apporte une précision à propos de cette "phrase attribuée on ne sait trop pourquoi à Lincoln par les français... Une petite recherche me montre qu'aux États-Unis ce président n'est jamais cité pour "“If you think education is expensive, try ignorance”. Il semblerait que ce soit l'écrivain Robert Orben qui puisse en être crédité en 1974, ou Eppie Lederer en 1975, même si on trouve l'aphorisme dès 1903: “If education is expensive, ignorance is still more costly”... Deux références: http://www.barrypopik.com/.../if_you_think_education_is... et https://qph.is.quoracdn.net/main-qimg... ". Merci Pascal !

 

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  • petiteriviere

    Rien ne me choque. Et j'en rajoute même une couche, moi le "first troll to comment", les instits sont à 2% des passionnés, les autres ont échoué là car tous les secteurs sont bouchés. Résultat dés mi septembre les bambins les plus insensibles à l'éducation nationale qu'on va leur servir pendant 10 ans se retrouvent au fond de la classe. L'école est à réformer, et ceux qui disent dispenser son enseignement à reclasser à 98% d'entre eux.

    • nini2610

      J'ai juste envie de dire "au secours petiteriviere, comment peut-on écrire des "conneries" pareilles..... Je suis professeur des écoles depuis 20 ans et j'adore mon métier même s'il se complique d'années en années avec les enfants et aussi l'administration. Mais franchement dire que ceux qui sont enseignants n'ont rien trouvé d'autre à faire, c'est du grand n'importe quoi. Tu juges sans savoir, tu sors tes stéréotypes de base "se retrouver au fond de la classe"... Je ne sais pas si tu es au courant mais la pédagogie a bien changé par rapport à ce que tu peux énoncer et notre manière de travailler aujourd'hui n'a plus rien à voir avec ce que tu crois penser. Si c'était aussi facile et simple d'être enseignant, ça se battrait pour passer le concours, et pourtant peu de candidats... c'est bizarre non !! Tu devrais essayer, tu as l'air d'être tellement au-dessus des autres, quand on lit ton commentaire.

      • Manu

        Bien envoyé !

  • Debra

    J'ai probablement déjà dû vous dire ce qui va suivre... je me répète souvent.
    Saviez-vous qu'à l'heure où le peuple français a globalement décidé qu'il était con, et dupe, de croire aux idéaux de la République (en sachant tout de même que ce même peuple a conduit Louis XVI et tant d'autres à la guillotine en les taxant de privilégiés...), et se gargarise d'attaques contre le service public, et l'esprit même de service comme une forme d'esclavage, les Américains sont en train de se battre pour obtenir les avantages qu'ils perçoivent toujours comme appartenant à ce même peuple français !!
    L'esprit révolutionnaire a besoin d'attaquer les "privilégiés", et au besoin, il en fabriquera pour pouvoir les attaquer.
    Des fois, on se dit qu'il vaut mieux en rire.
    Ou bien, rester souverainement impassible par refus de s'abaisser à tant de vilénie. Par honneur ?

  • VBN

    J'ai partagé...j'attends les commentaires sur FB 😉

  • Geneviève Duchene

    A ajouter à la réponse spéciale troll "Tu crois pas si bien dire. La dernière fois, en faisant jouer les grèves et les arrêts maladie, j’ai réussi à aller des vacances de la Toussaint jusqu’à celles de Noël sans bosser ! » et pendant tout ce temps je débattais avec toi sur facebook... ah ben tiens, tu n'étais pas au travail non plus ?

  • Charly Mok

    Dire que ceux qui sont là sont ceux qui ont échoué ailleurs, c'est une baiiverne ! Les étudiants en Master que j'ai cotoyé avaient tous pour la plupart 21-22ans et ceux qui ont eu ce foutu concours ultra - sélectif sont des personnes ayant une intelligence remarquable, polyvalente et sont capables de s'emparer de sujets très diversifiés et de les maîtriser. La formation est à revoir parcqu'elle n'est faite que de bourrage de crâne et n'apprend pas vraiment à enseigner mais cela n'empêche pas d'affirmer que ceux qui y sont inscrits et qui ont décidé de relever ce défi ont une valeur intellectuelle bien supérieure à la moyenne de la population lambda.

    • véroniquetdavina

      Sauf qu'on manque tellement de profs que certains sont pris, notamment en maths, à 2 de moyenne au concours, exactement comme dans les années 1990. Alors, pour l'intelligence supérieure des profs, on repassera!

      • narchlotique

        En fait au concours, toute note inférieure ou égale à 5/20 est éliminatoire, donc avec 2/20 en maths, personne n'a le concours

        • véroniquetdavina

          Non! vu sur pièce : des 3 de moyenne ont eu le concours en maths en 1995! ça a ptêt changé depuis...Faut dire aussi qu'ils notaient à cette époque comme des s...M'enfin, pour enseigner au niveau du secondaire, surtout en collège, ça suffisait amplement.

          • sd

            pour ma part, avec 13 de moyenne au concours, sans ucune note éliminatoire, en 95, j'étais recalée, car la note du dernier admis était au dessus de 14/20... alors, je ne devais pas faire partie de la même académie que vote nièce

      • Mezneth

        ..

  • Quentinus

    Faisons maintenant la liste des phrases préférées des enseignants:
    1. Pas besoin de trop bosser, avec un 6 de moyenne concours tu seras titularisé"
    2. N'insiste pas avec un gamin qui ne comprend rien, c'est son bien-être qui compte pas son niveau scolaire
    3. Tu as été condamné pour pédophilie? Pas de souci, l'Éducation nationale ne vérifie rien, ne contrôle rien, n'a aucune ambition et ne te demandera jamais rien.
    4. Au lieu de coller une bonne gifle bien méritée à un gamin qui t'insulte, mets toi en arrêt maladie sous prétexte que tu es choqué par la violence des mots
    5. En parlant d'arrêt maladie, tu sais qu'on a pas de jour de carence?
    6. Tu peux organiser tes vacances au ski avec le budget d'une sortie scolaire si tu te débrouilles bien. Un alibi pédagogique bidon et tu auras les autorisations.
    7. Plus besoin de préparer des cours. Wikipédia l'a fait pour toi.
    8. Au pire, si tu ne veux pas corriger les copies, note à la gueule de l'élève.

    Pardon aux vrais enseignants qui sont cultivés, passionnés, engagés envers leurs élèves et leur fonction mais vous représentez aujourd'hui une minorité face à toute une génération qui arrive et n'a en tête que le bien-être des enfants (et non pas leur instruction) ou pire, la seule ambition de trouver une planque pour ne rien faire et être payé, que ce soit dans les salles de classe ou au ministère.

    • véroniquetdavina

      excellent! bravo. C'est exactement ça.

    • L’HUMANITÉ

      les biens vieux réac sont de sortie.
      ce vous manque de casser du profs.
      ceux qui vous ont donner la connaissance pour réussir dans la vie.
      une vie que vous ne méritez pas en fin de compte, puisque vous aimez casser du profs à chaque fois.
      Je présume qu'au collège vous faisiez la même chose et vous n'avez pas gravis plus haut les études. je ne me trompe.
      d'où pourquoi vous êtes encore enfermé dans un monde si primaire.
      repliez sous vous, sans cette capacité qui vous manque, d'écouter.

      je dirais même à te lire que tu as très mal vécu ton collège.
      une certaine vérité d'un passé difficile en sort.
      Ce qui atteste ce que je disais plus haut.

      "qui sont cultivés, passionnés, engagés envers les autres et leur fonction"
      il ne manque plus que tu fasses la même chose.
      Apprendre, comprendre, respecter, écouter et appliquer.
      tout un processus à revoir en somme.

      tu conviendras, toi qui manque de respect envers ceux qui se dévoue à leur fonction pour vous sortir de vos "ahre ahre".

      • Quentinus

        Sur le fond et sur la forme votre commentaire est d'un niveau proche de la nullité.

        Nullité dans la construction de vos phrases (syntaxe, orthographe, cohérence entre le vouvoiement et le tutoiement)

        Nullité dans la compréhension de texte puisque je tire à boulets rouges sur une partie seulement des enseignants avec la nostalgie de mes anciens instituteurs qui alliaient culture, bienveillance et investissement dans leur mission d'instruction. Ces enseignants je les mets sur un piédestal car ils sont en voie de disparition.

        Nullité dans votre pseudo analyse de personnalité. Dieu merci j'ai eu des enseignants formidables qui ont fait de moi un étudiant brillant et titulaire de 2 licences, de 2 Masters et d'une maîtrise de gestion des entreprises.

        Faîtes vous du bien. Retournez voir ces BONS enseignants qui autrefois ont tenté de vous apprendre à écrire et à réfléchir par vous-même. Cessez de conseiller aux autres d'ouvrir leur esprit en les qualifiant de "réac", de "fasciste" ou d'autres qualificatifs entendus et appliquez à vous même ce conseil d'ouverture d'esprit. Avec un peu d'honnêteté envers vous-même, vous constaterez peut-être que vous vous ridiculisez en écrivant des stupidités pareilles.

        Vous qui me voyez comme un "réac", vos préjugés vous ont certainement amené à penser que j'étais un partisan de droite voire d'extrême droite. Sachez que mon dernier vote présidentiel est allé au NPA. Chemin normal pour un convaincu de Georges Marchais.

        Bonne réflexion

        • Orion144

          Merci de nous montrer que vous avez si peu de tolérance pour autrui, que vous êtes parfait et les autres non. Hélas, pour l'instant, on ne s'en aperçoit pas.
          Merci de penser que votre cursus est supérieur à celui des professeurs des écoles qui ne sont pas aussi brillants que vous.
          Malgré tout, je vous invite à venir dans ma classe pour apprendre le respect de chacun, la coopération et que l'on peut apprendre de toute personne même des plus déficients.
          Mais si cela ne vous convient pas je vous invite à me montrer comment m'améliorer dans ma pratique et comment mener ma classe sur la voie de la réussite orthographique et syntaxique puisque seul ce point vous intéresse.
          Concernant votre remarque sur la construction de phrase, vous sauriez, si vous aviez suivi un cursus d'enseignant qu'il existe différentes sortes d'intelligences (7). Au vu de vos commentaires vous ne mentionnez qu'1 intelligence sur les 7. Que faites vous des autres ?

          Je ne possède pas 2 licences puisque je suis passée par une classe prépa scientifique, je possède 1 master 2 d'enseignement, et un DEA de physique appliquée tous les deux mention bien, j'ai un doctorat (comme 5% d'autres professeur des écoles) de microoptoélectronique mention très bien.
          Voilà pour mon pédigré, mais contrairement à vous, je sais que j'apprends de mes collègues même s'ils sont moins diplomés, j'apprends des éducateurs qui travaillent en ce moment avec moi, j'apprends des enfants autistes, des atsem ... Il suffit d'ouvrir les yeux et votre esprit brillant se rendra compte qu'il peut apprendre de tous les enseignants comme nous pourrons apprendre de vous avec un autre discours plus constructif et moins méprisant.
          Je maitrise l'orthographe mais dans la précipitation (ou la fatigue ou ...) il m'arrive de faire des fautes (comme tout le monde) d'autant plus que l'intelligence linguistique n'est pas mon intelligence dominante, mais cela ne m'empêche pas de tenir un raisonnement et d'argumenter.

        • Quentanus

          "Nullité dans la compréhension de texte puisque je tire à boulets rouges sur une partie seulement des enseignants avec la nostalgie de mes anciens instituteurs qui alliaient culture, bienveillance et investissement dans leur mission d'instruction. Ces enseignants je les mets sur un piédestal car ils sont en voie de disparition."

          Mais achète toi une Delorean et démarre au lieu de te prendre la tête ma grande. Embarque tes louboutins, ton IEN de Versailles et hop, une petite escapade en 1955... Avec un peu de chance , tu perdras les clés de la caisse....

  • Flore Janvier

    "pas de médecine du travail digne de ce nom, pas de RH digne de ce nom, pas de formation continue digne de ce nom, pas de 13ème mois, pas de prime d’intéressement, pas d’heures supp’, pas de comité d’entreprise, pas d’arbre de Noël, pas de ticket resto…"
    Si la 4 était vraie également, dans ton cas, tu saurais qu'une petite partie des salariés du privés ont accès a tout ça, et même dans les grandes entreprises... Mais sinon pour tout le reste je suis assez d'accord avec toi.

  • Pierre philippe

    ne pas confondre enseignants du primaire et les autres,le but n'est pas le même.

    • L’HUMANITÉ

      ah oui, la vie s'arrête au primaire et les autres ne font plus rien.tu serais pas de ceux a tout hasard qui estiment que les enfant à 8 ans doivent travailler.
      Je crois ne pas être très loin de la vérité.

  • L’HUMANITÉ

    Oui bah, toujours l'intox, toujours venant des même quoi.
    aucune gratitude pour une profession essentiel à un pays et plus encore.

    Souvent ceux qui sortent ces paroles, sont souvent des personnes qui ont un problème avec l'éducation, une éducation mal faite ou incomplète.

    Et souvent, ces personnes n'ont même pas d'enfants, parce que sinon elles discuteraient avec les enseignants et auraient la vérité en face d'elles.

    Préjugé, intox et manipulation, les mêmes chansons qui font danser les mêmes, les mêmes qui ne veulent qu'une chose tout détruire pour se placer en dirigeant.

  • marboeuf

    Vous illustrez très bien une variante du point numéro 5, le "je déduis de mon histoire personnelle une vérité universelle" ! Un peu comme si, parce que j'ai été malade un jour après avoir mangé japonais, je décrétais tous les restos de sushis dangereux !

  • nini2610

    Je comprends mieux maintenant tout votre discours.... Vous avez bien raison, mettez vos enfants dans le privé, ils y sont tellement mieux. Les profs sont bien meilleurs, des vrais, des pros, des très intelligents...pas comme nous, pauvres imbéciles du public (quelle misère !!!) On pourrait discuter des heures, je pourrais argumenter, vous montrer mon travail ainsi que celui de mes collègues, vous n'êtes pas du genre à changer d'avis....les stéréotypes sont bien ancrés et vous me semblez très ......... (je m'abstiens) Pour ce qui est de mon vocabulaire, je l'adapte en fonction des personnes à qui je parle. Ne vous inquiétez pas, mes petits élèves de l'école publique n'entendent pas dire de gros mots par la maîtresse. Elle les réserve pour les gens comme vous. Ce sera là ma dernière réponse. Ne vous fatiguez pas à commenter à nouveau ma réponse avec vos préjugés et vos discours tout faits..... Ou si, faites-le si cela vous amuse.... après tout, ça vous occupe.

    Complètement d'accord avec marboeuf. Vous faites de votre cas personnel un cas général et ce, sur une seule année !!! pas grave...

  • Quentinus

    Bonjour Thaïs,

    Je ne sais pas ce qui est le plus choquant entre votre incapacité à comprendre correctement un texte simple, la (non) pertinence de vos arguments ou votre niveau d'orthographe CATASTROPHIQUE et qui ne peut être expliqué par l'écriture automatique d'un téléphone ou d'une tablette.

    1. Que cela dépende de l'obtention d'un bac+5 ou pas, titulariser des enseignants avec un niveau d'instruction aussi bas que le votre est criminel.

    2. Les décisions ministérielles concernant les stratégies d'enseignement peuvent être remises en cause par les enseignants eux-mêmes. Les grèves pendants lesquelles vous réclamez constamment des augmentations de salaire pourraient être de bonnes occasions de réclamer une VRAIE politique d'instruction mais votre corporation préfère les avantages individuels aux avantages collectifs d'une instruction publique de qualité.

    3. Idem

    4. Je suis heureux de voir que vous vous rendez compte que vous n'avez pas le droit de gifler un élève ou "toute autre personne dans la rue". Peut -etre est-il aussi nécessaire de vous préciser que "la rue" n'est pas le seul endroit où il est interdit de gifler quelqu'un. Cependant, mon discours avait pour dessein de souligner le fait que j'ai vu des enseignant se servir de la moindre insulte reçue en classe comme alibi pour se mettre en arrêt maladie.

    5. 90% des salariés du privé ont des jours de carence. Arrêtez d'halluciner avec vos "2/3". Et le fait d'avoir ou pas des jours de carence n'est pas une excuse de quoi que ce soit. Bon sang mais apprenez à mener un argumentaire. Allez lire Descartes pour savoir ce qu'est un discours construit et argumenté.

    6. J'ai eu des profs qui se sont fait des vacances au ski en nous mettant dans les bras d'une association pour la promotion du ski. Pendant ce temps, ils se faisaient dès journée sur les pistes aux frais de la princesse. Un ami de la famille (inspecteur d'académie en IDF) nous raconte des histoires comme celle la toutes les semaines.

    7. J'avoue que je l'ai inventée celle-ci mais je suis sûr à 100% que cela existe et que cela n'a rien de marginal. Je parie tout mon patrimoine, ma vie, la vie de ma famille là dessus.

    8. A la lecture de votre réponse et pour le bien des élèves, j'espère que vous ne resterez pas prof longtemps car vous êtes incapable de leur apprendre des choses que vous ignorez vous-même. Confiez les a des professionnels.

    Je suis partagé entre la jubilation de vous avoir aussi bien mouchée et la consternation de voir que l'on vous a confié une classe. Que vous ayez bac+5 ou pas ne vous rend pas légitime au titre très honorifique de "professeur" ou à un quelconque niveau de salaire. Je connais des ouvriers non qualifiés qui écrivent et comprennent mieux les textes que vous et malgré cela je ne leur confierais pas mes enfants si je voulais qu'ils reçoivent une instruction correcte.

    Haaaaaa pauvres maîtres, maîtresses, professeurs de mon enfance... Ou êtes vous passés? Remplacés par des incompétents incapables d'aligner 3 mots sans faire 10 fautes d'orthographe et persuadés qu'ils sont à la hauteur. Je suis né en 1986 et je pleure de voir des gens comme vous dans nos écoles. Vous êtes l'illustration de notre déclin intellectuel.

    Vous devriez avoir honte de vous mademoiselle/madame.

    • Jeannie

      Je suis profondément choquée par vos propos Quentinus. Pour quelle raison avez-vous tant de haine envers les professeurs ? Et en l'occurrence, ici, envers Thaïs ?
      Je vous trouve très présomptueux lorsque vous parlez "des profs". Même moi qui suis professeur des écoles et travaille sur 6 écoles différentes, avec donc 6 équipes d'enseignants, tous différents, je ne me permets pas de faire des généralités.
      Alors oui, il doit exister quelque part (et apparemment beaucoup par chez vous, peut-être dans l'école de vos enfants) des enseignants qui ne font pas aussi bien leur travail que d'autres. J'ai envie de dire "comme partout".
      Notre métier est très difficile à évaluer en plus. Parce que nous travaillons avec de l'humain, rien n'est comparable. D'une année sur l'autre, nous n'avons pas les mêmes élèves. Ces élèves qui ont également des vies qui varient au cours du temps, ce qui peut occasionner des journées bien différentes les unes des autres. Alors, comment généraliser ?
      Ce n'est pas parce que j'ai eu à faire une fois avec un plombier qui a mal fait son travail que je vais taper sur le dos de tous les plombiers !!!
      Je vous trouve vraiment très dur.
      Vous parlez d'arguments, mais il n'y en a aucun dans votre discours. Vous ne vous appuyez sur rien d'objectif. Et c'est normal : c'est très difficile d'être objectif avec ce genre de métier : comment savoir si un instit fait bien son job ou pas ?
      En fait, il existe un métier qui consiste à juger le travail des profs : c'est celui d'inspecteur. Là encore, bien sûr, on pourrait critiquer, mais dans ce cas, allez critiquer l'Education Nationale et son ministère, mais laissez-nous tranquilles. Personnellement, je ne vous ai rien fait, et malgré tout, vous critiquez mon travail d'un revers de la main comme s'il n'avait AUCUNE valeur à vos yeux.
      Au fait, je suis née en 1987 et ça me fait mal de voir qu'une personne de ma génération ait des propos aussi venimeux envers des personnes qu'elle ne connait même pas.
      C'est vous qui devriez avoir honte.

      • marboeuf

        Jeannie, ne vous escrimez pas : on a affaire à un magnifique spécimen, de ceux décrits dans le post ! Règle n°1 : les laisser confire dans leur suffisance et leurs certitudes !

        • Olivier Lichtlé

          Jeannie et Marboeuf, je vous trouve bien ingrats envers Quentinus. Ses observations sont d'une objectivité cristalline. Je vous l'accorde, certains de ses arguments manquent un peu de consistance ("je l'ai inventée celle-ci mais je suis sûr à 100% que cela existe et que cela n'a rien de marginal") et sa maîtrise de la langue, qui n'est pas irréprochable ("ils se faisaient dès journée sur les pistes aux frais
          de la princesse"), devrait l'inciter à plus de bienveillance dans l'examen de nos lacunes orthographiques - si criantes soient-elles. Mais ne nous arrêtons pas à cela. Nous, enseignants, avons beaucoup à apprendre, et quand un esprit aussi clairvoyant nous fait l'aumône de quelques conseils, je crois que notre premier devoir est de l'en remercier.

          • Lucien Marboeuf

            ^^

      • Quentinus

        Jeannie,
        Comme pour toute généralité, il y a des exceptions. Des exceptions positives et négatives. Vu votre réflexion et votre manière de vous exprimer, vous me donner l'IMPRESSION d'être dans la moyenne (ce n'est qu'une impression).
        Si je me permets de m'exprimer sur le sujet, c'est que j'en ai une certaine connaissance.
        J'ai suivi de près le parcours d'une amie proche jusqu'à sa titularisation en tant que professeure des écoles et je côtoyé amicalement et depuis longtemps le recteur de l'académie de Versailles.
        Avec toutes l'affection que j'ai pour mon amie, c'est une sotte illettrée et incapable de la moindre autorité. Elle est pourtant sortie dans le top 10 de sa promotion sans savoir écrire une phrase correctement en français. Quand je la compare aux Instituteurs et Institutrices que j'ai eu à l'école, j'ai envie de pleurer tellement le niveau a plongé.
        En donnant des cours à des élèves de CM2 après la classe quand j'étais étudiant, j'ai été frappé de voir qu'à 10 ans, ces 3 élèves (considérés comme bons par leurs professeure) confondaient "été" avec "était", écrivaient "bonne appétit", ne savaient pas ce qu'était un COD, ne connaissaient pas la table de 3...
        "On n'instruit plus à l'école. On n'apprend plus les maths. On essaye de faire en sorte que les enfants parlent français à peu près correctement. Il y a tellement d'étrangers dont les parents ne parlent pas français aujourd'hui que l'on est obligé de sacrifier l'instruction des autres enfants" m'a confié le recteur de l'académie de Versailles qui m'a également confirmé que le niveau des enseignants était abyssale.
        Certes, ce n'est pas votre faute directement. Certes l'Education nationale est totalement démissionnaire de sa mission d'INSTRUCTION (l'éducation c'est la mission des parents) comme énormément de services publics (police, justice, santé...) mais je n'ai jamais vu les enseignants descendre dans la rue et se battre pour que l'école soit un lieu d'exigence et d'apprentissage. Pas une garderie dédiée à la paresse et au "bien être" péchés par des soi-disants pédagogue des années 80. Ces idiots qui ont fait de l'école un aimant aux bonnes âmes qui se vautrent dans médiocrité et la naïveté totale.
        Au lieu de se battre votre profession a baissé les bras et n'a réclamé que des hausses de salaires durant 2 décénnies.
        Et ça, c'est votre faute, c'est la faute de tous ceux qui baissent les bras et abandonnent à la moindre opposition. Cela ne concerne malheureusement pas QUE les enseignants mais l'ensemble de la population française.
        Un peuple de fainéant râleurs et idiots dont je fais parti. Comme quoi, je ne suis pas si prétentieux.

        • marboeuf

          Cher donneur de leçon si sûr de vous, trouverez-vous vos 12 énormes fautes d'orthographe ? (je fais une capture d'écran...)... J'ai presque envie de donner votre texte à mes CM2 pour qu'on en rie demain !

          • Quentinus

            Mais donnez le et riez. J'ai fait de graves erreurs c'est vrai et je suis content que vous me les ayez signalées pour que je les corrige.
            Mais ai-je tord sur le fonds?

          • Mireille D.

            Bravo pour avoir eu le courage de les compter ! Déformation professionnelle ? ;o)

        • Mireille D.

          "VU" votre réflextion, et non pas "vue" !!! Car contraction de "au vu de ..." Pfff ! Il vaudrait mieux d'ailleurs écrire "Au vu de votre réflexion" ; ce serait plus correct !
          Ceci, entre pléthore de fautes d'orthographe grossières venant d'un donneur de leçon !
          Grrrrr !!!

        • Quentanus

          " J'avoue que je l'ai inventée celle-ci mais je suis sûr à 100% que cela existe et que cela n'a rien de marginal. Je parie tout mon patrimoine, ma vie, la vie de ma famille là dessus." ( "Sait bô, on diré du beau de l'air", signé Alfonse, bac plus 8, enseignant en CLM travaillant au noir , marié à une congolaise sans papiers ne parlant pas français . Sinon, parier toute sa vie sur quelque chose "qu'on a inventé mais qui doit exister et même être assez courant", c'est du lourd ... Je pense que vous devriez postuler pour un emploi de juge... ( et on appréciera l'ordre: mon patrimoine, puis ma vie, et enfin la vie de ma famille.... Versailles, Paris, champagne!))

          "J'ai suivi de près le parcours d'une amie proche jusqu'à sa titularisation en tant que professeure des écoles et je côtoyais amicalement et depuis longtemps le recteur de l'académie de Versailles.
          Avec toute l'affection que j'ai pour mon amie, c'est une sotte illettrée et incapable de la moindre autorité." ( quelle bonté d'âme, quelle bienveillance... vous devez être une mère admirable...)

          " Il y a tellement d'étrangers dont les parents ne parlent pas français aujourd'hui que l'on est obligé de sacrifier l'instruction des autres enfants" m'a confié le recteur de l'académie de Versailles qui m'a également confirmé que le niveau des enseignants était abyssale." ( Versailles, Paris, champagne!)

          Ah Ah Ah , sic.... Au passage tu peux compter mes fautes si ça te fait te sentir important et cultivé. C'est cadeaux...

      • Mireille D.

        Je vous approuve et, n'étant pas "de la famille" des enseignants - mais j'ai une cousine qui l'est et qui, en fin de carrière, a hâte de pouvoir prendre sa retraite car lassée d'enseigner, depuis qq années, devant un parterre de "pré-ados" qui se liment les ongles ou papotent pendant les cours sur leurs sorties de la veille ! - j'admire votre métier et j'ai gardé un souvenir ébloui de mes - trop peu d' - années d'études, notamment du fait de la personnalité, du dévouement et de la créativité que mettaient mes chers professeurs à nous intéresser et nous captiver, ou leur patience à répéter et réexpliquer ce que certains élèves n'avaient pas compris.
        Et, avec le recul, j'ai un peu honte d'avoir organisé qq chahuts ... ;o)
        Avec les médecins et les pompiers, vous faites l'un des 3 plus beaux métiers du monde. Et la tournure qu'a pris notre société ne vous y aide pas ! Votre mérite n'en est que grandi !
        NB : Permettez cependant que "l'élève dépasse le maître" en vous corrigeant sur ce qu'on n'a pas "à faire" (la lessive, la vaisselle) à qq'un ou qq chose, mais on y a "affaire" ...

    • aurelie

      Quentinus, c'est quand vous voulez que vous passez le concours, vous reviendrez nous voir avec vos résultats :p

    • Mireille D.

      Concernant les fautes d'orthographe ... c'est l'hôpital qui se moque de la charité ! Vous les enfilez comme des perles !

  • giom

    Posons la question autrement : Pourquoi les gens se sentent autorisés à donner leurs points de vue sur les instits ?
    Pour ma part j'en veux terriblement à l'école car elle a été violente pour moi. Pourtant j'étais en classe unique, dans un milieu social privilégié, j'ai un boulot qui me plait aujourd'hui et j'estime avoir réussi ma vie (jusqu'à maintenant).
    Pendant près de 15 ans de ma vie à l'école, ces représentants m'ont persuadé d'une égalité des chances, de respect, de bienveillance bref des règles qui ont toutes un jour été détournées ou dénaturées.

    Quand j'assiste à la réunion de rentrée de mon fils en PS/MS et que je suis assis sur les bancs minuscules des élèves, je me sens infantilisé et non considéré comme un parent citoyen et responsable. Cela me renvoi à cette douloureuse période de mon enfance.

    Et je suis aussi un peu maso car je vis avec une professeur des écoles 😉

    • http://ici.e-jambon.com e-jambon

      Comme c'est amusant : j'ai la même expérience de la rentrée des classes. Un sentiment de frustration s'est emparé de moi pendant ce jour de "rencontre" avec l'enseignant.

      J'ai partagé avec une bonne trentaine de parents, la joie de me retrouver sur les bancs size eXtra-extra-Small, fesses contre fesses, pour me voir expliquer la technique du coloriage (véridique), comment remplir une trousse (Ahhh il faut refermer la trousse avant de la mettre dans le cartable (diiiingue), comment utiliser le cahier de liaison ( j'en reviens pas, on peut écrire dedans ?), que j'avais le droit de faire la lecture à mon enfant (ouf, un peu plus et c'était le drame), mais que, par contre, il fallait que respecter la méthode utilisée et ne surtout pas en utiliser une autre -- pour ne pas perturber l'enfant.

      Comble de l'amusement : moi aussi, je suis époux d'une enseignante.
      Laquelle fulminait autant que moi.

      • samzefireman

        Comment utiliser le cahier de liaison ? ( j'en reviens pas, on peut écrire dedans ?) --> parce que vous croyez que tous les parents d'élèves vivent en France depuis de nombreuses années, parlent et lisent le français, connaissent le fonctionnement des classes de l'école primaire ? Et quand bien même, vous n'imaginez pas le nombre de parents qui ne regardent jamais le cahier de liaison, même quand il y a une information importante.

        Que j'avais le droit de faire la lecture à mon enfant (ouf, un peu plus et c'était le drame) ? Parce que vous croyez que tous les parents lisent des livres à leurs enfants ? Détrompez-vous... Certains élèves en CP n'ont jamais ouvert un livre avec leurs parents...

        Ça s'appelle gérer hétérogénéité d'une classe : les primo-arrivants, les allophones, les francophones qui arrivent d'un autre pays, les parents qui connaissent déjà le fonctionnement d'une classe...

    • samzefireman

      Le problème, c'est que beaucoup d'anciens élèves (et on est tous des anciens élèves...) ont des comptes à régler avec l'école... Moi, j'ai eu des professeurs merdiques à souhait, alors j'ai décidé de devenir prof pour changer les choses de l'intérieur.

      Pour ce qui est de ta phrase : "Quand j'assiste à la réunion de rentrée de mon fils en PS/MS et que je suis assis sur les bancs minuscules des élèves, je me sens infantilisé et non considéré comme un parent citoyen et responsable."

      C'est fou ce truc des bancs minuscules qui revient tout le temps et l'infantilisation...

      Pour info :
      Inspirée par Marie Pape-Carpantier, Pauline Kergomard est à l'origine de la transformation des salles d'asile, établissements à vocation essentiellement sociale, en écoles maternelles, formant la base du système scolaire.
      En 1881, le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts Jules Ferry la nomme inspectrice générale des écoles maternelles, poste qu'elle occupe jusqu'en 1917. Elle fait acter par les programmes que le jeu est le premier travail du jeune enfant
      -----------> et réclame un mobilier adapté à leur taille, précédant Maria Montessori.

      Les enfants n'étant pas de petits adultes, en primaire, vous aurez souvent à faire à un mobilier ergonomiquement pensé pour eux (et non pour les parents qui ne viennent que 3 ou 4 fois dans les classes durant l'année scolaire).

      Pour ce qui est de l'infantilisation, les PE sont infantilisés par leur ministre, les politiques, l'IEN, le DASEN, les professeurs de l'ESPE, et surtout les parents qui peuvent être régulièrement donneurs de leçons (est-ce qu'ils iraient de la même façon donner des conseils à leur plombier ou à leur mécanicien, pas sûr).

      Mais ne rentrons pas dans le jeu des généralités, je déteste ça et d'autres le font mieux que moi (d'après ce que j'ai pu lire des commentaires précédents). Et puis des parents d'élèves, y'en a des biens.

  • aurelie

    d'ailleurs quand on regarde, il y a beaucoup d'enseignants qui passé un certain âge et avec des enfants n'ont plus le temps de préparer ces voyages scolaires. Si c'était des vacances, crois-moi, plus de classes partiraient!

    • samzefireman

      Bien d'accord aurélie. Ma femme partait avec ses élèves en classe de neige. Elle devait gérer les asthmatiques, les diabétiques, les élèves avec traitement médical ponctuel, les vomis dans le bus (et autres tracas du quotidien en collectivité), partait deux semaines, était d'astreinte 7/7 24/24 avec des élèves qui quittaient pour la première fois leurs parents... Une vraie sinécure... Elle mettait une semaine à s'en remettre. Ce qui comptait pour elle : ses élèves (du 92 REP) qui avaient vu la neige pour la première fois.

  • Smecta

    Honnêtement, je pense que ce genre d'article est contre productif.
    La redondance des mêmes arguments d'articles en articles, au final pour prouver quoi ? pour convaincre qui ? Les autres prof ? Ils sont déjà ralliés à votre cause. Les autres travailleurs alors ? Du coup, pourquoi vouloir les convaincre ? Vous avez besoin d'autant de reconnaissance que ça ?

    Au final, à vouloir démontrer tout ça, vous donnez des arguments à vos détracteurs car chaque point que vous énoncez là peut facilement se nuancer. Question de point de vue. Et ce n'est pas ce sarcasme (désolé du terme) de "bas étage" qui vous servira car il faut l'avouer l'argumentation est assez faible, basée sur des comparaisons boiteuses et des statistiques erronées.

    Non, vraiment je trouve que vous servez mal votre cause et j'en suis navré pour vous.

  • Cha

    Et bien moi je suis professeur des écoles, j'ai bossé pour y arriver, je m'épanouis dans mon boulot, mes élèves sont contents de venir à l'école et j'ai envie de dire que ceux qui ne connaissent pas la profession plus que ce qu'ils en entendent parler sont tout à fait autorisés à penser mais pas à juger. Venez prendre notre place ne serait-ce qu'une semaine, pas certaine que vous teniez une journée...

  • Nico

    Bonjour.

    Juste pour amener un peu d'eau au moulin de Lucien, je travaille en CAF. Je ne suis donc pas fonctionnaire (moi ! 😉 ) mais c'est vrai que les avantages acquis consolident largement notre position. Je ne vais pas me vanter, mais il me semble que mon niveau de vie soit supérieur. En vrac :

    - pas de jour de carence en maladie,
    - tickets resto à 9€,
    - payé 14 mois/an, (mon salaire est de 1550 €/m. sans qualification particulière),
    - CE avec tarifs préférentiels sur les voyages ou des locations de vacances (par exemple, il y a 2 ans, on est partis à 2 au club med' de la Martinique 8 jours pour 900 € à 2, vol compris - C'est 1800€/pers. normalement. C'est juste pour donner le ratio),
    - médiathèque,
    - accès aux organismes de crédit avec le statut de fonctionnaire,
    - prime intéressement (environ 600€),
    - horaires variables (je peux commencer à 7h si je veux et finir à 15h30. J'ai également la possibilité de déjeuner de 11h30 à 14h à loisirs),
    - télétravail,
    - complémentaire santé obligatoire et à prix dérisoire (quoi que... Les prises en charge aussi, donc...)

    J'en oublie sûrement !

  • Sandra

    Personnellement, je ne suis pas prof, et je n'en ai jamais eu la vocation. Donc je ne me permettrai pas de juger. En revanche, ma cousine est institutrice, cette année dans 4 classes différentes réparties dans 4 écoles différentes... (ça, je trouve ça scandaleux) Et quand je vois comme elle s'investit pour ses élèves qui parfois semblent le lui rendre si mal... Elle, elle a la vocation, cette passion. Elle n'en changerait pas... Le problème souvent ce ne sont pas les clichés, ce sont les enfants récalcitrants, ceux qui (mal-élevés faut bien le dire) prennent un malin plaisir à saper le temps de classe, et surtout les parents d'élèves pour lesquels les profs n'ont plus aucun mot à dire à leurs chères têtes blondes...
    Bref, dans l'article "faire d'un cas une généralité", je voudrais témoigner de mon expérience. J'ai eu une scolarité assez riche, bonne élève dans une école et un collège-lycée de la campagne alsacienne, j'ai fait mes études à Strasbourg, sans jamais chercher à partir... Et durant TOUTE ma scolarité, j'ai de très bons instits et professeurs. Ceux qui, à la maternelle, t'apprennent à grandir bien dans tes baskets, en primaire ceux qui t'apprennent à lire, et en CM ceux qui te responsabilisent et te préparent au collège. Sans faire tout un bla-bla rébartatif, aujourd'hui je remercie tous les enseignants que j'ai eus car ils ont été tous compétents dans leur domaine. J'ai fait des études d'anglais parce que mon prof d'anglais en 4è m'a transmis le virus. Prof est métier difficile pour lequel j'ai le plus profond respect, et je voulais juste témoigner de ma chance... Mon fils va faire sa rentrée en septembre en PS et j'espère, ô oui j'espère qu'il aimera et qu'il s'éclatera autant à aller à l'école comme moi j'ai aimé y aller.

  • caro

    je suis prof stagiaire, il s'agit d'une reconversion professionnelle.J'ai travaillé dans plusieurs domaines , tous très différents et je peux vous certifier que le métier de professeur est loin d'être facile.... je suis choquée par certains commentaires qui me paraissent très déplacés!!

  • Quentanus

    Pendant mes vacances de fainéante, je lis des bouquins de pédagogie ( 2 en une semaine, 400 pages, et j'en ai un autre sous le coude...) et en plus je bosse mes préparations et je prépare le matériel. Le pire étant que n'arrivant pas à dormir en rentrant du réveillon de noël , j'ai redoublé de flemmardise en reprenant mes recherches , et que j'ai " adoré grave" .
    J'avais demandé au père-noël un gilet " pare-boulet" pour ne plus être touchée par les balles " anti- profs" tirées par salves sur le net, à la place j'ai eu un DVD " yoga" et un mot "désolé, va faloir t'akrocher..." ( le père-noël m'en voulait personnellement, son niveau de français était lié à l'incompétence de ma corporation...). J'ai pris le risque de me rendre sur des blogs de profs et de lire les commentaires. Et ça m'a fait l'effet d'une gifle donnée par Le joker à un Batman impuissant, je me suis relevée pleine de rage et j'ai préparé un arsenal de guerre ( des enquêtes, rapports blindés et de l'agent Meirieu planqué dans mes talonnettes...), mais finalement j'ai décidé non seulement d'arrêter de regarder des Marvel ( Parce que oui, on peut aimer Purcell et le Wu tang, Batman et Godard, sans les hiérarchiser, c'est ça la vraie culture...) et de m'en amuser et comme Jésus, de tendre l'autre joue. Parce que franchement, lire autant de conneries, c'est hyper tordant et on a bien besoin de rire , c'est bon pour la santé... Je m'entraîne même à tendre les deux joues à la fois, pour avoir deux fois plus d'occasions de rire.. Mais seuls les moines de Shaolin peuvent y arriver selon mon neveu. il aime comme moi les vieux films des années 80...

    • marboeuf

      J'aime beaucoup votre vision de la culture, je m'y retrouve assez ! 😉