Les profs, moins absents que la moyenne des salariés

AFP

Un article du Figaro.fr, il y a quelques jours, m’a interpellé : « Absentéisme dans la fonction publique, qui remporte la palme ? ». Le site, qui voulait faire suite à sa série d’article sur les absences de profs non remplacées en Seine Saint-Denis (un vrai sujet, alarmant), souhaitait manifestement dégoter les chiffres officiels de l’absentéisme enseignant. En cherchant un peu, la journaliste a pu découvrir que les enseignants sont moins absents que la moyenne des fonctionnaires. En allant chercher un peu plus loin, elle aurait trouvé que les enseignants sont également moins absents que la moyenne des employés français, tous secteurs confondus.

Voilà le mythe des profs champions de l’absentéisme bon à jeter à la poubelle…

Les profs, fonctionnaires fidèles au poste

D’après la DGAFP (Direction générale de l’Administration et de la fonction publique), la durée moyenne annuelle des congés maladie ordinaire (CMO) chez les agents de la fonction publique est de 7,1 jours. A l’Education nationale (EN), tous effectifs confondus (profs et administratifs) on est en-dessous de la moyenne avec 6,7 jours de congés maladie par an et par agent. Parmi les fonctionnaires qui sont encore moins absents : ceux des affaires étrangères (3,9) de la culture (4,1), de l’agriculture (5,2) et des ministères sociaux (5,6). On note des durées de congés maladie plus importantes du côté des ministères du travail (8,5), de la justice (8,7) et surtout dans les services du Premier Ministre (10,2)…

Un autre chiffre intéressant, tiré du rapport annuel sur l’état de la fonction publique, confirme que les profs sont moins absents que la moyenne des fonctionnaires : en 2012, la proportion de salariés absents au moins un jour pour raisons de santé au cours d’une semaine est, tous secteurs confondus, de 3,7% au niveau national. Elle est de 3,6% dans le secteur privé, de 3,8% dans la fonction publique, et de… 2,3% chez les enseignants (on constate qu’à l’EN les profs sont moins absents que le reste des personnels, 3,1%, ce qui nuance encore les chiffres précédents).

Absentéisme moins élevé dans l’enseignement quand dans bien d’autres professions

Si on veut pousser plus loin la comparaison avec l’ensemble des salariés, on peut se reporter à l’étude de la DARES (Direction de l’Animation, de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) réalisée en 2013 et portant sur les absences au travail des salariés, tous domaines d’activités confondus, entre 2003 et 2011.

L'étude confirme que le taux d’absentéisme pour raisons de santé, tous secteurs confondus, est en moyenne de 3,7 % et qu'il est de 3,2 % dans l’enseignement (enseignants et autres personnels). C’est moins que la moyenne de l’administration publique (3,7 %), moins que dans les secteurs de santé et d’action sociale (4,6 %), de la construction, de l’eau et de l’assainissement, des déchets ou que les services administratifs (4 %).

L’absentéisme dans l’éducation nationale est également moins élevé que dans de nombreux secteurs privés : l’hébergement et la restauration (3,9 %), l’industrie manufacturière (3,8 %), le transport et l’entreposage (3,6 %), le commerce et la réparation (3,5 %), l’immobilier (3,3 %)… Des professions plus exposées que d’autres, il faut le noter, aux « contraintes physiques et psychosociales ».

Spécificités de l’absentéisme enseignant

Une note de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la Prospective et de la Performance) datant de février 2015 et portant sur les absences des enseignants, permet de comprendre l’absentéisme enseignant.

- 43,4 % des enseignants face à élèves ont pris au moins un congé de maladie ordinaire (CMO) durant l’année scolaire 2012-2013, de 16,2 jours en moyenne. C’est sensiblement équivalent au reste des travailleurs, qui sont 45% pour ce cas. Rapportée à l’ensemble des enseignants en fonction, la durée par agent s’établit donc à 6,7 jours.

- les profs femmes s’arrêtent globalement plus que les profs hommes (47,6% contre 34,2%), les femmes trentenaires notamment, qui s’arrêtent plus longtemps (20 jours contre 16,2 en moyenne) : cela tient à la présence de femmes ayant pris un congé maternité, presque toujours précédé d’un congé maladie ;

- de la même manière, dans le primaire, où le taux de féminisation est plus élevé qu’en secondaire (84% des instits sont des femmes, contre 58% des profs de collège et de lycée), le taux d’enseignants à prendre au moins un CMO chaque année est plus élevé (45,4%) que dans le secondaire (41,8%) ;

- sans surprise, enseigner en éducation prioritaire augmente les risques de congés maladie : les enseignants en éducation prioritaire sont 49,7% à prendre un CMO dans l’année contre 44,4% pour les autres ; deux raisons : les enseignants y sont plus jeunes (encore le facteur maternité) et les conditions de travail sont évidemment plus difficiles qu’ailleurs.

Résumons

On voit donc que les profs sont parmi les fonctionnaires les moins absents, mais aussi qu’ils sont moins absents que bon nombre de travailleurs, tous secteurs confondus. Pourtant le fort taux de féminisation du métier (notamment en primaire), qui induit des absences pour cause de maternité, vient gonfler mécaniquement l’absentéisme, comparativement à de nombreux secteurs.

Le vrai souci, dans l’absentéisme des enseignants, c’est qu’il se voit comme le nez au milieu de la figure. Passe encore en collège ou en lycée : quand un prof est absent, cela fait un trou d’une ou deux heures dans la journée des élèves. Mais en primaire, un prof absent, c’est 25 à 30 élèves qui restent cartable au dos. Sauf si le prof est remplacé, évidemment. On comprend alors que le fond du problème n’est pas l’absentéisme enseignant, mais le non remplacement des profs absents (c’est même un problème à double effet en primaire, puisque les élèves du prof non remplacé sont répartis dans les autres classes, ce qui gonfle les effectifs et rend les conditions d’apprentissage difficiles).

Or, les corps de professeurs remplaçants tendent à se réduire : entre 2006 et 2012, on a noté une diminution de 40% des effectifs (en secondaire, de 41.000 à 28.000, par exemple), conséquence directe la politique menée par Nicolas Sarkozy, supprimant 80.000 postes dans l’éducation nationale. Le mouvement est depuis enrayé, mais cela ne suffit pas.

Les parents d’élèves ont raison de prendre le taureau par les cornes, sur ce sujet, surtout en Seine Saint Denis. Mais qu’on ne se trompe pas de cible : les profs n’ont pas à être pointés du doigt. Les choix politiques de nos dirigeants, oui.

 

PS : ça n'a rien à voir, mais je ne résiste pas à la tentation de vous livrer ce chiffre, glané au hasard de mes recherches et qui me laisse encore étourdi : en mars 2010, seuls 0,7% des agents de l’EN sont en formation, contre 8,9% des fonctionnaires hors EN. Vous avez dit « déficit de formation continue » des profs ?... 

 

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  • avisiset

    Voilà qui tord le cou à bien des idées reçues et propagées par ceux pour qui la haine des fonctionnaires est une raison d'exister.

    • Yzangard

      On parle d'absentéisme, donc absences non expliquées, il faut faire grandement attention avec les statistiques de ce genre. Le nombre de profs absents pour une raison justifiée n'est pas pris en compte et c'est justement là qu'on trouverait des choses anormales.

      Mais bon, vu qu'il faut "tordre le cou aux idées reçues", tordons...

      • marboeuf

        Non, on parle de congé maladie ordinaire, et de bien d'autres choses parfaitement expliquées.

      • Fabien Bréjard

        Complètement con vous croyez qu'on peu s'absenter comme çà vous ?? j'hallucine!!!

  • Debra

    Je n'ai aucune raison de haïr les fonctionnaires, et regrette que le pays semble parti dans une chasse aux "privilégiés" (oops, "sorcières"...), comme dans son lointain passé.
    Mais l'année où ma gamine en CE2/CM1, (déjà une aberration) a eu droit à 7 institutrices remplaçantes après que sa titulaire est partie en congé de maternité, en tout début d'année, me reste toujours en travers.
    C'est chic, les statistiques, mais elles ne rendent pas compte de VOTRE expérience à vous. Elles sont des généralisations, et pas des particularismes.
    Oui, certes, il ne faut pas être trop individualiste par les temps qui courent, mais on ne se console pas bien avec les statistiques...
    Bon, elle n'est pas morte de son épreuve, la gamine, ouff, mais si elle avait été une élève en difficulté ??...

    • Fred Fondet

      Vous mettez le doigt sur un problème bien réel, la gestion des personnels du plus gros employeur du monde. Quoi de plus difficile à prévoir et à gérer en effet qu'un congé maternité ? L'exemple que vous citez n'a rien d'un cas isolé, des absences prévisibles et qui devraient faire l'objet d'un remplacement immédiat et stable sont gérées avec une légèreté consternante, qui affecte les élèves comme les personnels.

      • Manon Nonam

        c'est clair que le problème des remplacements est un GROS pb de l'EN aussi bien du côté enfant/parents, que du côté du personnel !

    • Julie Marmotte

      Le problème est donc bien la question des remplacements. Si elle avait été remplacée pendant tout son congé maternité par un-e seul-e et même enseignant-e, ça n'aurait pas été un problème, n'est-ce pas ? (et les classes double niveau ont aussi leurs avantages, mais c'est une autre question !)

    • Manon Nonam

      certes mais votre exemple ne dément en rien le fait que les instits ne sont pas plus absents que les autres salariés tous secteurs confondus.

  • xtech

    Avec 14 semaines de congés payés par an pour environ 15h à 20h de travail la semaine manquerait plus qu'on constate le contraire.

    • Manon Nonam

      27 heures hebdomadaire (24 devant élèves + 3h de réunion et APC), sans compter évidemment les temps de préparation/correction, les rendez-vous parents non comptés dans les 27 heures, les retards systématiques des parents pour venir chercher leurs enfants (en moyenne au moins 15 min par jour !), le temps d'accueil bénévole de 20 minutes par jour (10 min matin et 10 minutes midi) sorties scolaires, kermesse, vente de gâteaux, événements en tout genre (soirée pour rapporter des fonds...), tout ça bien sûr non compté dans les 27 heures ! J'ai fait le calcul l'année dernière et nous sommes, instits, environ à 40/45 heures par semaine, pour un instit "moyen" qui bosse à la maison de manière "normale" (c'est à dire qui n'est pas un gros glandeur (oui y'en a !) mais qui n'est pas non plus en début de carrière avec tout à construire). Donc avant de poster des inepties de la sorte renseignez-vous un peu plus car là c'est un peu pathétique ! Et si ça vous intéresse je vous envoie le document word qui reprends exactement le nbr d'heure hebdomadaire calculé.

      • polo42

        sans compté que le travail est compliqué entre les parents dépasser et ceux trop exigeant vue leur progéniture .La responsabilité c'est 25 a 30 gamin par classe 6 a 7 h par jour le suivie les corrections l’écoute la surveillance et parfois même l’éducation des parents, je rêve pas de leurs place pour tous l'or du monde et a tous ceux qui ont un minimum de sérieux je dit bravo

        • Slucsa

          A vous lire , on avait compris que l'enseignement n'était pas votre truc ..

      • Slucsa

        Surtout la vente de gâteaux ..... horrible !

    • MétrèssE

      15 à 20h de travail par semaine ? 14 semaines de "congés" payés ? avez-vous une idée du nombre d'heures passées à corriger des copies et préparer la classe chaque soir de semaine, chaque weekend et chaque période de congés ? avez-vous aussi une idée du nombre de virus auxquels on fait face chaque jour de classe ? mais allez-y, prenez ma place si c'est si facile et si privilégié ! on en reparlera ensuite...

  • FB

    On fait dire ce que l'on veut aux chiffres... Ce "déballage" de sectorisation du mode de comptage de l’absence me semble bien compliqué et surtout bien suspecte !!!!

  • xtech

    C'est drôle, j'avais publié hier un commentaire où j'indiquais qu'avec 14 semaines de congés et en moyenne 15 à 20h de travail hebdomadaire, un absentéisme plus important serait quelque peu surprenant. Mais étrangement ce commentaire a disparu 😉

    • Caroline Pale

      Vous confondez visiblement heure de travail et heure de présence en cours. Il y a 20 heure de présence en cours hebdomadaire. Mais en tenant compte du temps de préparation de chaque cours, la correction des copies, les réunions, les rendez-vous avec les parents d'élèves etc... Certains se sont amusés à calculer une moyenne et cela donne environ 42,5h hebdomadaire de travail.

    • marboeuf

      Vous paraissez bien au courant, vous, pour annoncer 15 à 20 h de travail hebdomadaire ! Mieux vaut en rire !

    • Laure Belli

      Encore un qui a oublié qu'une heure de cours devant 30 gamins n'est pas
      tout à fait du même ressort qu'une heure devant un bureau entre adultes,
      surtout en rep ou je vous invite à essayer. Et puis rappelez vous que
      nos 20h hebdomadaires se couplent avec des heures et des heures de
      travail à la maison: mise en place de séquence, correction de copie,
      réalisation d'évaluation, organisation de travail de groupe, suivi des
      élèves, appel aux parents, etc ... Vous pouvez déjà divisé ces 16
      semaines par deux, vous serez déjà plus juste.

    • Manon Nonam

      non non il est bien là, en dessous, nbreux y ont répondu d'ailleurs !! et pour les autres qui commentent, je ne sais pas d'où vous sortez vos 20 heures .... Un insti c'est 24 heures devant élèves (25 heures si on compte que l'APC c'est devant les élèves) + 2 heures de réunion soit 27 heures hebdomadaire !!! 18 heures ds le secondaire et 20 heures pour les profs de sport, merci de ne pas tout mélanger ...

  • Manon Nonam

    les salariés du privé ont ds 90% des cas bien plus que les seules 5 semaines officielles... RTT, vacances en plus etc. (mon banquier a 9 semaines, mon père, qui travaille chez Cofiroute également, ainsi que tous ses collègues), ils sont également quasiment autant payés que moi alors qu'ils n'ont pas de master, elles sont donc assez chères payées ces vacances en plus moi je trouve... dans ce contexte pas sûre qu'on puisse ENCORE s’appuyer dessus pour cracher sa jalousie.

    • yannlag

      Je ne suis en aucun cas jaloux, mais les cas que vous citez sont des exceptions, 90% des salariés n' ont réellement que 5 semaines de congés payés ( les RTT ne sont pas des congés, se sont des heures de repos en compensation des heures travaillées au dessus de 35 heures par semaine ).
      Je persiste en disant que le corps enseignant bénéficie du triple de vacances par rapport aux salariés et que les chiffres indiqués dans les statistiques de l' article n' ont pas pris en compte ce fait !

      • Caroline Pale

        On a plus de vacances mais on est payés 10 mois. De plus quoi qu'on fasse, on n'a aucune prime.

        • Manon Nonam

          les 10 mois sont en réalité un mythe. mais ça n'empêche pas que nous ne sommes pas cher payés vu notre niveau d'étude et le nbr d'heures réelles annuelles ... (même avec les vacances !! oui c'est dingue je sais !) lol

      • marboeuf

        J'ai donné les chiffres exacts ci-dessus : moyenne du privé = 6 semaines, sans les RTT. Si vous ôtez les RTT des congés, alors vous devez ôter toutes les heures qui dépassent les 35 h dans mon emploi du temps (je bosse en moyenne 50 h par semaine).

        • Manon Nonam

          et bien perso, 90% de ceux que je connais et qui bossent ds le privé ont plus de 6 semaines de vacances (hors RTT)... après, on choisit son métier !

        • yannlag

          Je ré-persiste et je ré-signe. Privé 5 semaines ( je n' ai jamais eu 6 semaines ), enseignants 16 semaines.
          J' admets volontiers les heures passées hors établissement et les préparations de cours, j' admets volontiers la difficulté d' être devant 30 élèves plus ou mois attentifs, je connais: mon frère, sa femme et ma nièce sont enseignants.
          Ce que je n' admets pas , par contre, ce sont les chiffres utilisés dans l' enquête ci-dessus, qui n' utilise pas tous les paramètres, donc bâclée et qui n' a réussi qu' une chose : opposer encore une fois le public et le privé.
          Mais n'était-ce pas leur but ........?
          PS : Je suis à un an de la retraite ( du privé ), alors passer le concours, c'est un peu tard et j' aime le métier que je fais.

          • marboeuf

            Que vous ayez 5 semaines ne signifie pas que ce soit la moyenne nationale... Donc, je persiste et signe aussi, chiffres à l'appui, 6 semaines en moyenne dans le privé, + RTT, et jusqu'à 6,6 semaines dans les boîtes de + de 1000 salariés, + RTT. On a plus de vacances, c'est évident (on le paie assez cher dans les discussions, croyez-moi), mais 47 semaines, c'est pour une minorité de français.

      • Laure Belli

        Et je persiste et signe ... Venez donc vous frotter à une salle de classe en rep pour savourer des bénéfices sur la santé d'une heure de cours avec 30 gamins en zep. Vous multipliez cette heure par 18 ou par 20 pour arriver au total hebdomadaire. Et vous re-multipliez le tout par 0,5 ou 1 ou 2 selon le prof et le temps qu'il passe à préparer une heure de cours, à suivre ses élèves, à corriger les travaux etc ... Quand on s'amuse à comparer, soyons rigoureux et pas seulement avec les chiffres monsieur. Enfin, sachez que le concours est ouvert à tous. On vous attend.

      • Magalie Le Toulouse

        Donc quand je travaille 45h/semaine sur 36 semaines je fais 360 heures supplémentaires soit un peu plus de 10 semaines à récupérer en .... RTT selon vos critères. Donc, j'ai 5 semaines de congés!!!! Et quand je suis dans ma classe dès le 20 août.... finalement vous avez plus de congés que moi. Je suis rigoureuse dans mes paramètres et souvent en fin de période je suis malade pendant ma première semaine de "vacances" donc pas en congé maladie. Et chose qu'on oublie de dire : nous n'avons pas de médecine de travail.... et oui!

    • Smecta

      90% de salariés ... ha ouais même pas peur. Et après ça se plaint des clichés sur les prof ... on croirait rêver. Renseignez vous sur les RTT vous aurez l'air moins bête aussi ... vous croyez peut être aussi que nous avons tous droit au 13ème mois. C'est vrai c'est scandaleux alors qu'il n'y a que 12 mois ans l'année 😀

      • Manon Nonam

        ds quasiment toutes les branches maintenant du privé il y a plus de 5 semaines de CP et ça c'est un fait (le 90% est lâché sans aucun fondement certes, mais c'est mon estimation, je connais ds mon entourage seulement 2 personnes qui n'ont que les 5 semaines strictes de CP, mais elles ont qd même pas mal de RTT !! et pourtant j'en connais un paquet ds le privé !). Et pour le 13 eme mois effectivement bcp de boîte le donne, pourquoi ça non plus vous n'êtes pas d'accord, on ne doit pas côtoyer les mêmes catégories de métier alors ...

        • Smecta

          Vous vous plaignez des - je vous cite - "estimations" des gens et vous faites exactement la même chose.
          Si vous vous appuyez sur des études, merci de me faire part de vos sources, autant pour les RTT que pour le 13ème mois. C'est pas parce que Tonton Gérard et Le cousin de Véronique ont plein beaucoup de RTT et ont droit au 14ème mois (oui oui parfois y'a même 14 mois, c'est ouf hein) que c'est pour tout le monde pareil.
          Désolé mais votre petit monde n'est pas forcément applicable à l'ensemble de la population française.
          Et, je vous confirme, on doit pas côtoyer les mêmes "catégories" (magnifique j'adore ce terme) de métier, vous voyez on peut facilement vous retourner la médisance madame ! :)

          Vous voulez du concret, de l'objectif, ok : étude de l'insee 2008 : " En France, en décembre 2007, sur 2,9 millions d'entreprises, 2,7 sont
          des microentreprises : il s'agit essentiellement de très petites unités
          du commerce, des services ou de l'artisanat. Avec une trentaine de
          salariés en moyenne, les 164 000 PME (non microentreprises) sont
          présentes dans l'ensemble des secteurs. On compte également 4 600
          entreprises de taille intermédiaire employant 650 salariés en moyenne,
          et 240 grandes entreprises."

          Vous pensez vraiment que les micro-entreprises ont de quoi payer des RTT et des 13ème mois à leurs employés ? Vous pensez peut être qu'ils ont des actions-obligations et des intéressements non ? 😀

          Allez y dans le privé si la vie est aussi belle que ça ?! (vous voyez comment votre argument est débile, je l'utilise exprès)

          :)

          • Manon Nonam

            j'ai travaillé dans le privé, mon conjoint également je sais très bien comment c'est, parfois pire, parfois mieux, dans tous les cas chaque métier a ses avantages et ses inconvénients. Le fait est ici qu'on parle des profs et que les faits/chiffres montrent qu'ils ne sont pas plus absents que la moyenne (par rapport aux salariés du privé et du public) et voire même moins absent ! Ceux qui disent le contraire ne font pas d'estimation ils fabulent. Moi je fais une estimation pour répondre au monsieur qui parle bêtement des vacances des profs,OR je confirme il n'y a pas que les profs qui ont bcp de vacances ou la possibilité de rattraper les heures supps (d'où mon estimation), et même en petite entreprise bien souvent les gens ont plus que leurs 5 semaines de vacances et ont aussi des RTT (pour le 13eme mois ça je n'en sais rien je ne tiens pas non plus leur compte) ! Vous retournez donc des arguments que vous faites vous-même (enfin l'interprétation que vous en faite). Et oui vu votre discours vous devez côtoyer des immigrés illégaux embauchés aux black, pas moi d'où les catégories ! moi je parle de salariés en règle, dans des entreprises en règle (petites ou grande) et si vous voulez je réduis mon estimation (peut-être un peu forte c'est vrai, mais c'était surtout pour montrer mon point de vue !) à 80% qui ont plus des 5 semaines (et ont des RTT) mon estimation n'englobait pas le 13ème mois je vous signale !! Ce qui serait intéressant c'est de trouver de vrais chiffres, je reste persuadé que je ne suis pas loin de la réalité avec mon 80% ....

          • Smecta

            Je suis désolé mais les chiffres montrent exactement le contraire. Puisque les heures de PRESENCES ne sont pas les mêmes. Faut être sacrément de mauvaise fois pour oser encore parler de l'étude.
            Mais je vais devoir argumenter quand même. Je vais pas parler des heures que vous faites à la maison (ou pas) puisque nous sommes forcé de vous croire sur parole, mais soit on va dire que vous êtes à 35h et que pour comparer équitablement les autres travailleurs ne font pas d'heures supp et sont aussi à 35h.

            On a donc d'un côté un professeur qui fait en moyenne 20 heures en école + 15 heures (pour blesser personne, faites varier votre curseur, merci) à la maison et de l'autre un employé du privé qui fait 35h sur le lieu de son travail.
            Quand le professeur est à la maison et qu'il est malade est-ce comptabilisé selon vous ?

            En prenant un exemple bien précis (pour bien que vous compreniez) le professeur qui souffre de migraine un après midi où il n'est pas présent à l'école (je n'ai pas dit "travaille pas") ne va pas manquer alors qu'au même moment l'employé du privé, lui de son côté n'aura pas d'autre choix que de partir et posera une journée de maladie. Vous avez bien compris la ?

            Le fait de ne pas comparer le même nombre d'heure de présence sur le lieu de travail, biaise complètement l'étude et la présenter comme un fait est de fait une grosse intox et une manipulation éhontée !

            Pour le reste de votre discours sur les entreprises, vous continuez dans vos affabulations sans aucun chiffre à l'appui, objectivité zéro ! Je note qu'on a perdu 10% depuis hier, je reviendrai la semaine prochaine, vous serez sûrement plus proche de la réalité. :)
            Pas compris le passage sur les immigrés illégaux, apparemment votre expérience dans le privé n'a pas du suffire, faudrait y retourner un peu 😉

          • Manon Nonam

            j'ai arrêté de vous lire quand vous avez dit 20 heures à l'école ... j'ai déjà dit au moins 3 fois que le temps de travail hebdomadaire d'un PE était de 27 heures à l'école donc déjà là ça me gonfle désolée !

          • Manon Nonam

            et au 27 heures vous ajouté 20 minutes par jour de présence obligatoire bénévole (10 min le matin et 10 min le midi) + le retard des parents (y'en a toujours, ne serait-ce que 5 minutes par jours) + le rangement de la classe (obligatoire) et faire les photocopies (rien que ça déjà !!!) et on est déjà à 30 heures. Ce qui nous fait donc 5 heure de travail à la maison (mais ça c'est lissé avec toutes les vacances nous sommes bien d'accord !) mais si vous pensez toujours qu'on ne bosse que 20 heures après venez passer le concours vous allez voir 20 heures par semaine c'est trop le top ! à plus dans une classe ^^

      • Manon Nonam

        et moi c'est marrant mais qd je dépasse les 35 heures (c'est à dire quasiment toutes les 36 semaines scolaires) j'ai jamais de RTT, pourtant je ne me plains pas, le RTT reste du tps libre du coup qu'il convient de compter comme tel !

        • Smecta

          Vous voulez des RTT ? faites vos heures de préparations à l'établissement avec une pointeuse, pas de problème.

          Par contre, j'ai pas compris vous dépasser les 35h, toutes les 36 semaines scolaires ? Ça doit faire énoooOooormément d'heures supp tout ça, je serais vous, je descendrais dans la rue Illico presto ! 😀

          • Manon Nonam

            sur une moyenne de 45/50 heures par semaine x36 + tout le travail pendant les vacances scolaires je pense être a une moyenne de 35 heures sur quasiment toute l'année, allé on enlève 6 semaines complètement libres et oh ba tiens c'est bizarre en fait je travaille autant que n'importe quelle personne du privé qui serait au 35 heures (et qui n'aurait pas d'heures supp !) c'est dingue ça, et après y'en a qui nous traite de faignants, étonnant quand même quand on connait le métier ! (en même tps je n'ai jamais vu quelqu'un qui connait le métier et qui le fait correctement dire qu'on ne fout rien ...)

          • Smecta

            ça c'est ce que vous déclarez. Moi je vais déclarer 70 heures/ semaines parce que j'ai vachement de travail à la maison, et puis je vais demander qu'on me paye les heures supp et vous serez bien gentil de me croire sur parole bien sur. Voilà, je viens de mettre en application vos déclarations dans le privé, vachement réalisable ^^

          • Manon Nonam

            ba après si vous ne me croyez pas ya aucune discussion à avoir, je ne vais sûrement pas vous inviter à venir chez moi constater par vous-même ... bye bye du coup ya plus rien a ajouter !

          • Smecta

            bah si vous faites vraiment ces heures, quelle différence y-a-t-il à les faire dans l'établissement ? aucun problème ! par contre je pense que les heures d'absences et de maladies vont légèrement augmenter du coup 😉

  • Peggy Malusach

    Et bien moi, j'ai rejoint l'EN sur le tard (38 ans). En 15 ans dans le privé, mes seules absences ont été mes deux congés mater (non précédés ni suivis d'AT). Depuis que je suis professeur des écoles, je suis tout le temps malade (enfin, c'est relatif, disons 2 semaines d'absence dans une année scolaire mais je fais souvent classe avec une voix de canard) ! La promiscuité de nos chères petites têtes en devenir est hautement risquée : ça vous tousse à la figure, ça vous touche avec des doigts plein de microbes, sans compter que ça peut vous recoller la galle ou la teigne (quelques foyers sévissent dans le 93, département où j'enseigne) ; bref, l'école est hautement contagieuse. Et ça, faudrait aussi que ça entre en ligne de compte dans les stat !

    • Smecta

      Oui, c'est bien connu il n'y a que les professeurs qui bossent avec des enfants...

  • Yann BOYER

    Je vois aux commentaires que les idées reçues sur les enseignants restent souvent plus fortes que les démonstrations par A+B... Je vais essayer quand même : puisqu'être enseignant permettrait de se la couler douce, qu'on m'explique pourquoi on trouve de moins en moins de candidats aux concours parmi les chômeurs diplômés, de plus en plus nombreux ??

  • コス レナト

    Il serait intéressant de comparer le NOMBRE DE JOURS D'ABSENCES par rapport au NOMBRE DE JOURS DE TRAVAIL ! Les enseignants travaillant, en moyenne, deux fois moins que la grande majorité des gens ... Sauf, bien sûr, si on tient compte de ces milliers d'heures passées à préparer des cours ( qui, bizarrement, sont identiques, année après année ), voire ces autres milliers d'heures passées à corriger les contrôles et autres devoirs ( un travail souvent fait, bien assis devant la télé ... ). Bref, les chiffres, on leur fait dire ce que l'on a envie de leur faire dire ... selon que l'on soit de ... gauche ou de droite ! Désolé, mais il n'y a plus un journaliste crédible dans ce pays !

    • Caroline Pale

      Préparer un cours ne se résume pas à écrire un cours. Cela implique aussi de prendre le temps de préparer comment doit se dérouler le cours, quels seront les éventuels interrogations, comment réagir si... Etc... Une heure de cours se prépare en au moins une heure. La rédaction du cours en lui même est la partie la plus courte.

      • Slucsa

        "les éventuels interrogations" j'allais le dire

    • titchine

      Je suis toujours étonnée de voir tous ces préjugés de favoritisme sur les enseignants alors que les personnes qui ont ces préjugés ne connaissent pas le métier.

      Oui j'ai 25 heures 30 (24 heures de classe + 1h30 de « soutien ») de présence par semaine devant les élèves, mais je ramène du boulot à la maison. Et il ne s'agit pas que de préparer la journée du lendemain. Il faut d'abord corriger les 28 cahiers de maths, les 28 cahiers de français et les 28 leçons du jour. Après ces 1 ou 2 h de correction, je peux m'attaquer à ce que je ferrai le lendemain avec mes loulous. Je prépare alors la séance de maths, celle de sport, celle de grammaire, celle d'anglais, et celle de lecture. Là je pourrai me dire ça y est c'est fini et ben non parce que Mégane et Ryan ont des difficultés en lecture alors je leur prépare un texte simplifié avec des questions adaptées. Jean lui est dyslexique je lui retape alors le texte en police verdana en taille 14 et en laissant deux espaces entre chaque mot. Maram, elle est dispensée de sport, je lui prépare alors une grille d'observation pour qu'elle puisse observer le comportement de ses camarades qui nous permettra ensuite de discuter afin de voir comment on peut améliorer notre façon de jouer. Et ce n'est pas fini car j'ai évidemment des élèves en difficulté en grammaire et en maths. Bon il est tard, j'ai mangé vite fait devant mon ordi, je file prendre une douche et me coucher, car si je veux être patiente demain devant mes élèves il faut que je dorme ; même si toutes mes flashcards d'anglais ne sont pas plastifiées, tant pis, je leur dirai de faire attention en les manipulant et les plastifierai demain. Ceci multiplié par 4 jours et demi par semaine, je n'ai pas fait le calcul mais je pense que je suis au dessus des 35 h 😉
      Mais je vous rassure, j'adore faire tout ça et je ne changerai de métier pour rien au monde ; par contre j'aimerai qu'un jour on arrête de critiquer ce métier que j'aime tant, sans le connaître (oui je sais c'est beau de rêver)

    • Jacques Perrenot

      Expliquez-nous pourquoi ce métier où l'on gagne aussi bien sa vie en travaillant aussi peu est aussi peu attractif ? Il y a de moins en moins de candidats à l'ensemble des concours de recrutement, voire un déficit chronique dans certaines académies et dans certaines spécialités de l'enseignement secondaire. Personnellement, actuellement directeur d'école élémentaire, j'estime mon temps de travail à 55 heures par semaine hors vacances scolaires, et, dans les diverses fonctions que j'ai occupées dans l'E. N., je n'ai jamais travaillé devant la télé ! Par ailleurs, en 32 ans de carrière, j'ai pris 16 jours de congé... Votre haine des enseignants, sans doute générée par une triste expérience, vous égare ! Mais comme l'ont fort bien dit un certain nombre de personnes qui se sont exprimées sur ce site, essayez : vous pourrez ensuite parler à votre aise du paradis que constitue l'Education Nationale...

  • MétrèssE

    Oui, oui, oui, les profs sont des grosses feignasses payés à ne rien foutre, on sait. Et bien allez-y, passez le concours, et venez vous la couler douce vous aussi... ah non ? mais pourquoi ?

  • marboeuf

    1. Rien ne dit que les 2,3% des profs cités dans l'étude de la DARES ne seraient pas 2,3% sur 47 semaines.
    2. Il faut arrêter avec les 47 semaines du privé. Dans l'étude citée de la DGAFP, il est clairement noté (figure 8-3-1), que la durée de congé annuelle est 6 semaines en moyenne dans le privé, et même 6,6 dans les entreprises de plus de 1000 salariés. Sans compter les RTT, que tout le monde n'a pas mais que beaucoup ont. Les profs évidemment plus de vacances (du moins les élèves, moi je bosse une partie des vacances pour préparer leur travail), mais il faut arrêter de nous opposer les 47 semaines pour tous.

  • Slucsa

    "20 heure de présence" j'allais le dire

  • Manon Nonam

    alors déjà instit c'est 24 heures devant élève et 27 heures hebdo !! 18 heures pour un prof du secondaire (20 pour les profs d'EPS) donc je pense que vous êtes profs d'EPS 😀

    • Caroline Pale

      Je suis prof de maths

      • Manon Nonam

        donc vous êtes à 18h par semaine (hors heure supp). Mais chez nous les instits c'est 27 heures hebdo...

  • Jocelyn PFAFF

    Je "fête" en juin prochain les 20 ans de mon dernier CMO....enfin, si tout va bien !

  • Fred Fondet

    ... il est bien connu que les pilotes de ligne ne travaillent que de l'instant du décollage (d'ailleurs ils arrivent souvent cinq minutes avant), jusqu'à l'atterrissage, moment auquel ils s'empressent de rejoindre le bar de l'escadrille pour l'apéro avec leurs potes.

    ... les musiciens c'est pareil, ils découvrent en arrivant au concert que ce soir on joue du Bach, et paf, c'est tout bon du premier coup.

    ... est-il bien moral que les policiers du Raid soient payés en dehors du temps de leurs interventions ? Ils ne jouent pas à la pétanque sinon ?

    C'est bizarre, j'ai entendu une inspectrice de l'éducation nationale dire "quand on est professeur, on ne compte pas ses heures !", elle n'a sûrement jamais lu le Figaro.

    • Smecta

      le pilote et le policier ont un contrat de travail et sont payés soit à l'heure soit au forfait.

      le musicien est un intermittent du spectacle, il est payé à la prestation à lui de gérer ses répétitions.

      on va proposer à tout les salariés français de gérer la moitié de leur temps de travail, comme ils le désirent, je vous prédit que les heures de maladies vont baisser , non ?

      Retournez lire Libé, vous resterez dans vos petits souliers :)

  • Smecta

    Et si on prenait l'étude à l'envers et qu'on liait cela avec la fameuse pénibilité au travail. Ceux qui sont absents c'est assurément qu'ils ont besoin de l'être, si tu n'es pas absent c'est que donc que tu n'en ressens pas le besoin. Les profs sont donc les plus heureux ! cqfd ! Ou alors, vous pensez que vous êtes plus assidus que le reste de la populace (vous savez celle qui n'a pas fait d'étude).

    Après personnellement, si mon employeur me laisse travailler 20 heures sur mes 40h/semaine à la maison sans aucun contrôle (oula je prends des risques) je pense que j'aurais pu m'organiser pour ne pas être absent 2 ou 3 fois dans l'année.

    Et oui, je vous vois tous faire la morale aux gens qui viennent débattre mais il serait préférable parfois de vous mettre à leur place, et, ne me sortez pas l'argument du : " libre à toi de passer le concours" , ça ne fait que conforter mon idée selon laquelle vous êtes bien plus heureux que la plus part des travailleurs de ce pays. Preuve en est cette étude, moins absent, moins malade donc plus heureux.

  • Jeannie

    Cette guéguerre entre les différents corps de métier (et principalement les fonctionnaires de l'Education nationale VS le reste du monde) est passablement fatigante.
    Je suis personnellement prof des écoles. Alors oui, comme la plupart des profs qui se sont exprimés ici, je travaille plus de 27h/semaine. Je rajouterai même un point dont personne n'a parlé : en plus du temps passé en dehors des heures de classe, je ne connais pour ainsi dire aucun métier où le salaire est en partie utilisé pour l'achat de matériel pour le travail (les cartouches d'encre, parce que l'imprimante de l'école ne fonctionne qu'une fois sur 3, les feuilles de papier, les feuilles à plastifier, les livres (pour palier la formation continue qu'on ne nous donne pas),...)
    Alors en effet, ce métier présente des points noirs, mais après,je l'aime beaucoup malgré tout et je m'épanouis dans mon travail.
    EN REVANCHE, ce qui m'exaspère par-dessus tout c'est le manque de reconnaissance. Pire : le dédain des personnes qui ne connaissent pas le métier.
    Jamais je ne me permettrais de critiquer/commenter/jalouser les conditions de travail d'autrui. Chaque métier présente des intérêts et des inconvénients. Personnellement, je ne pourrais pas travailler dans le monde de la santé ou de la mécanique, mais il se trouve que pour d'autres personnes c'est l'inverse, elles ne se voient pas bosser tous les jours avec des enfants.
    ET BIEN TANT MIEUX ! Le monde ne peut que mieux tourner si tous les goûts sont dans la nature ! Mais s'il-vous-plait, qu'on arrête de se taper dessus sans aucune raison ! De toute manière, l'herbe est toujours plus verte chez le voisin, arrêtons de faire les envieux, pourvu que chacun essaye de s'épanouir dans sa vie sans pour cela avoir besoin de rabaisser les autres...

  • Fynna Rgnlt

    Faut pas répondre aux rageux, c'est des trolls 😉

    • marboeuf

      C'est vrai, mais on ne peut pas non plus les laisser se répandre en désinformation et occuper l'espace ainsi ! 😉

      • Smecta

        désinformation ? Padakhor prend des chiffres et argumente si vous appelez ça de la désinformation moi j'appelle ça l'objectivité.

    • Smecta

      c'est vrai qu'être en désaccord avec vous c'est être un rageux ! vous devez être un/une super prof très pédagogue ! (ca c un troLL tovu)

  • Padakhor

    Tous ces taux alambiqués pour faire accroire que les profs sont moins absents que les autres salariés...
    Voici les valeurs absolues (étude du CSA pour Alma consulting datée de septembre 2013): 18,6 jours d'absence par enseignant par an dans l'Education Nationale contre 16,6 dans le privé.
    Rapporté au nombre de jours travaillés, c'est encore plus flagrant: 18,6/162= 11,48. Un enseignant est donc absent 11,48% du temps. Un salarié du privé est quant à lui absent 16,6/227 = 7.31% du temps
    Tirez vos conclusions vous-mêmes...

    • marboeuf

      Vous citez là le nombre de jours d'absences par personne ayant pris un jour de congé maladie au moins dans l'année... Je les cite, relisez bien.
      Quant au nombre de jours "travaillés" :
      - cela fait quelques années que le nombre de jours de classe n'est plus 162 mais 180
      - le nombre de jours travaillés est supérieur, si on compte les heures de weekend et de vacances...
      - au nombre de jours travaillés dans le privé, vous ôterez les RTT.

      • Smecta

        1. 180, ça fait tjrs moins que 220.
        2. dans ce cas la on va compter les heures de travail à la maison des salariés aussi, je parle des heures supp ou ça suffit ?
        3. désolé de vous l'apprendre mais toutes les entreprises n'ont pas de RTT à ôter ! Et oui, comme quoi vous pratiquez bien le fantasme collectif dont vous vous plaignez 😉 . Ha, oui, toutes les entreprises ne pratiquent pas le 13ème mois non plus, je vous vois venir !

        • marboeuf

          1. En effet, 180 < 220.
          2. Ne renversez pas les choses : je n'ai jamais attaqué le nombre de jours travaillés par les autres...
          3. Je suis bien au courant, merci... Mais à vous entendre, tout le monde dans le privé à 5 semaines de congé et personne n'a de RTT... Il se trouve que j'ai un peu travaillé avant d'être prof, je connais donc autre chose que mon métier actuel, contrairement à beaucoup qui sont persuadés de connaitre mon métier sans jamais l'avoir pratiqué.

          • Smecta

            Vous comparez les heures travaillées en demandant de rajouter les heures de travail à la maison, je vous rappelle seulement que beaucoup de salariés AUSSI travaillent à la maison, oui sauf qu'eux ne s'en plaignent pas ... et surtout ça ne rentre pas dans leurs heures payées.
            Concernant les RTT, si vous avez travaillé dans le secteur privé avant comme vous le dites, vous savez donc que bon nombre de salariés ne peuvent pas prendre ces heures et se les font payés ... et oui !
            Qu'en est-il des heures supplémentaires dans le privé. Le fait de faire ces heures accroit automatiquement le temps de travail (La Palice ^^) donc les heures de maladies ...
            Bref, on voit bien que la comparaison est foireuse et essayer de le tourner à votre avantage vous dessert plus qu'autre chose

  • Ben Ji

    Il n'est pas précisé que la baisse de l'absentéisme à tendance à chuter dans L'EN notamment depuis le gouvernement Fillon et l'instauration du jours de carence... pas une mesurette et qui a eu un impacte directe. Même si cette gueguerre public / privé m'intéresse de moins en moins, comme le disent certains ou certaines, tous ces chiffres balancés en vrac seraient plus juste avec plus de paramètres... nombre de jours travaillés, conges, carence ... etc
    Bonne soirée tout le monde

    • Mary

      Ce jour de carence n'existe plus, il a été retiré.

      • Smecta

        oui mais l'étude se base sur 2012 2013 ... :/

  • Smecta

    Oui. On appelle ça la désinformation ou l'intox.

  • Smecta

    oui bien sur de 20h à 42.5h hebdomadière et on est censé vous croire sur parole ... je vais demander à mon employeur si je peux faire la moitié des heures à la maison, on va voir la tête qu'il va faire ^^